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  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève (bis)

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 2 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Alors que la campagne municipale bat son plein depuis plusieurs semaines, force est de constater que le candidat PLR au Conseil administratif Simon Brandt a le programme le plus complet du lot pour ramener la sérénité en Ville de Genève. Innocenté des accusations lui ayant valu en décembre dernier une arrestation digne des films de Costa-Gavras, il mène le combat avec énergie et engrange de nombreux soutiens de citoyens souhaitant un retour à l’éthique dans le gouvernement de la Ville. Il nous a précisé ses vues en matière de logement, d’aménagement et de sécurité.

    Votre slogan est «une nouvelle ère en Ville de Genève», que signifie-t-il?

    Je souhaite amener une nouvelle manière de faire de la politique. Et faire tabula rasa des pratiques que nous connaissons depuis trop longtemps. Par exemple en matière d’urbanisme, où nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends la vision de bâtir à taille humaine et de respecter l’identité des quartiers. Je souhaite aussi maintenir, voire augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas. C’est le dernier moment pour le faire avant son extinction.

    Et pour l’important bailleur qu’est la Gérance Immobilière Municipale (GIM)?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Il faut aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. Sur ce point, la facilitation de la transformation de bureaux en logements est une solution, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par les rénover. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures. Au surplus, je propose de profiter des taux d’intérêts négatifs pour lancer l’émission d’obligations vertes (green bonds), qui permettront de financer la rénovation dudit parc.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Que proposez-vous en matière de sécurité?

    Je préconise la mise en place d’une police coordonnée avec le Canton. Ce qui permettrait aux agents de la police municipale (APM) de reprendre la totalité des missions de proximité et de libérer des policiers cantonaux afin de renforcer police-secours. Dans le même temps, on devra reprendre de fond en comble le catalogue des missions de la police municipale et déterminer les besoins de formation (brevet fédéral de policier) et d’équipement (arme à feu) pour mener au mieux celles-ci.

    Que permettrait une telle réforme?

    Tout d’abord de libérer des effectifs supplémentaires. Si j’étais en charge de la police municipale, je ferais aussi occuper davantage le terrain par une présence accrue de patrouilles dans les secteurs sensibles, comme la Jonction ou les Pâquis, afin de mieux lutter contre le deal de rue C’est juste une question de volonté politique et de hiérarchisation des priorités. Et cette volonté, je l’ai.

    Vous avez des propositions pour la sécurité des seniors?

    Je propose d’affecter des îlotiers spécifiques pour les seniors, qui feraient notamment le lien avec les clubs d’aînés, ainsi que de veiller davantage à la sécurisation de la voirie. La place des vélos et des trottinettes est sur les pistes cyclables, par sur les trottoirs où ils mettent en danger les piétons et peuvent causer des accidents lourds de conséquences.

    Vous proposez aussi de favoriser le rapprochement entre les seniors et leurs familles?

    Oui. L’idée provient d’un de mes colistiers au Conseil municipal, Kevin Schmid, et consiste à prioriser les seniors ayant leurs familles en Ville de Genève dans l’attribution des places en EMS. Ceci afin de leur permettre de garder un lien avec leurs proches. Le maintien du lien social est une priorité.

    Vous critiquez une déperdition de notre identité au profit d’une certaine idéologie?

    Que ce soit la disparition du terme de Promotions pour celui de «fête des écoles» ou l’absence du drapeau national aux festivités du 1er août, force est de constater que l’actuel Conseil administratif semble avoir un problème avec notre patrimoine et notre identité. Je peux ainsi vous garantir que nos couleurs nationales seront bien présentes si je devais organiser la fête du 1er aout en tant que Maire de la Ville de Genève.

    Que pensez-vous de la féminisation des panneaux de signalisation et de la débaptisation des noms de rues au profit de personnalités féminines?

    Je trouve cela inutile et dispendieux. La priorité des Autorités municipales doit être d’assurer la propreté des rues, la sécurité dans nos quartiers et de trouver des solutions concrètes aux problèmes du quotidien. Pas de créer des problèmes là où il n’y en a pas.

    Quelques autres raisons de voter pour vous?

    Parce que je dispose d’une empreinte écologique inférieure de 50% à la moyenne suisse. Blague à part, je souhaite être un magistrat à l’écoute des gens. Je réponds toujours aux courriels que je reçois et pense que c’est en résolvant les problèmes qu’on avance. Pas en les cachant. Et à ceux qui hésitent encore de voter pour moi, je leur pose la question suivante: vivez-vous mieux à Genève aujourd’hui qu’il a 10 ou 20 ans? Si la réponse est non, vous avez tout à gagner à voter pour moi, car je prétends justement faire les choses différemment.

  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 27 janvier. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Première question qui s’impose après l’incroyable déploiement policier de l’an dernier contre un élu: comment allez-vous?

    Je vais bien. Je me réjouis de pouvoir de nouveau parler de politique après les événements du vendredi 13 décembre 2019 qui n’ont pas été faciles à vivre pour moi, ma famille et mon entourage. Je souhaiterais d’ailleurs remercier une nouvelle fois les centaines de personnes ayant pris la peine de me contacter directement ou indirectement pour me soutenir. Elles se reconnaîtront.

    Votre priorité en cas d’élection?

    Le déclenchement d’un audit général sur le fonctionnement de la Ville de Genève, cela en partenariat avec la Cour des Comptes. En effet, les frais professionnels du Conseil administratif, les notes de frais excessives de certains hauts fonctionnaires, l’usage abusif des cartes de crédit sous prétexte qu’on les confond ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Il faut faire table rase de ces pratiques et pour ce faire, il est nécessaire d’identifier les problèmes en procédant à un tel audit. Ce que refuse l’actuel Conseil administratif et la plupart des candidats qui y prétendent.

    Comment améliorer le fonctionnement de l’Administration?

    Les nombreux manquements identifiés ne l’ont été que parce que des gens ont eu le courage de les dénoncer, malgré les représailles qu’ils pouvaient craindre de la part de leur hiérarchie. A cet égard, je juge nécessaire de mettre en place un système de lanceurs d’alerte et de transparence au sein de l’Administration. Cela pour mettre fin aux dysfonctionnements avant qu’ils n’aient des conséquences graves. Un véritable système de contrôle interne doit aussi être instauré et les pouvoirs du Contrôle financier renforcés. Chose que j’ai proposé en juin 2018 via le PRD-183.

    Vous proposez aussi la baisse des salaires du Conseil administratif?

    Oui. En juin 2015, je déposais un texte (PRD-104) demandant leur diminution, au motif que les conseillers administratifs étaient mieux payés (255 398 francs annuels) que les membres du Conseil d’Etat du canton. Cette proposition a été refusée par la quasi-totalité des partis politiques, alors qu’il est nécessaire que la classe politique fasse aussi des efforts, vu qu’on en demande beaucoup à la population. Avec le recul, je ne peux que constater que les faits m’ont donné raison, vu l’incompétence manifeste dont certains magistrats municipaux ont fait preuve durant leur mandat. Si je suis élu au Conseil administratif, je proposerais ainsi à mes collègues une baisse de 10% de nos salaires, puisque le Conseil municipal ne souhaite curieusement pas entrer en matière! A titre personnel, je m’engage à verser chaque année un pourcentage de mon salaire à des œuvres caritatives pour les hommes ou les animaux. Ce n’est qu’à ce prix qu’on parviendra à ramener un minimum de confiance envers la classe politique.

    Que proposez-vous en matière d’environnement?

    Je propose la mise en place d’une filière complète de recyclage du plastique, en partenariat avec le secteur privé. La technologie existe, mais les pouvoirs publics trouvent que cela coûterait trop cher. Je prétends pour ma part que la sauvegarde notre planète n’a pas de prix. Il faut donc avoir le courage d’aller de l’avant et d’utiliser la principale ressource naturelle de notre pays, soit la matière grise.

    Vous avez également une proposition phare en matière culturelle?

    Oui. Je rêve d’ouvrir un Musée de la Bande Dessinée, afin de rendre hommage à nos auteurs locaux (Zep, Exem, le pionnier Töppfer, etc.) ainsi que les monstres sacrés que sont Hergé, Jacques Martin, Hugo Pratt ou encore Goscinny et Uderzo, qui ont tous fait passer leurs héros respectifs à Genève ou en Suisse.

    Et en matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu’on en a chassé la classe moyenne au profit d’usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros.

    Que proposez-vous pour y remédier?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l’immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, il faut aussi cesser d’expulser les personnes à l’AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Je veux aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements est une partie de la solution, l’échange d’appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d’aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d’utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j’ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d’introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu’aujourd’hui, un changement d’affectation ne peut avoir lieu qu’une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s’adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L’animation et l’attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Quelle est votre vision en matière d’urbanisme?

    La politique actuelle menée par des magistrats de gauche depuis 25 ans doit cesser. Je veux dire par là que nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends une vision de construire à taille humaine et le respect de l’identité des quartiers. Ainsi que maintenir, mais aussi augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas.

    Avez-vous aussi un plan B pour la nouvelle patinoire?

    Oui. Je me bats depuis dix ans pour ce projet et vois les promesses se succéder sans que rien ne se réalise. En cas d’échec du projet au Trèfle-Blanc, je propose ainsi de réaliser la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie, adjacent à l’actuelle surface de glace des Vernets. Les avantages sont nombreux (terrains publics, absence de voisinage, mutualisation des coûts de fonctionnement) et cela permettrait de rester dans le périmètre historique. Surtout, on irait bien plus vite que le délai de 2028 annoncé jusqu’alors. J’en ferai une priorité en cas d’élection.

    Un dernier mot pour conclure?

    Je ne supporte pas l’injustice sous toutes ses formes et me suis toujours battu contre celles-ci. Et même si je ne pensais pas en vivre une aussi flagrante dans le cadre de ma vie personnelle et politique, je continuerai à me battre pour remettre de l’ordre en Ville de Genève.

  • Conseil administratif : reconstruire la confiance via la transparence

    En novembre 2018, la Cour des Comptes publiait un rapport sur les notes de frais du Conseil administratif (voir ici) qui ouvrait une crise politique majeure en Ville de Genève. Tout d'abord en raison de la violation des règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence par le Conseil administratif mais aussi et surtout lorsqu'on apprenait qu'il avait tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail (voir ici).

    Quelques semaines plus tard, en décembre 2018, un rapport du Contrôle financier sur les notes de frais de la fonction publique municipale a été envoyé à une cinquantaine de hauts-fonctionnaires puis à l'ensemble des 80 conseillers municipaux, lequel nous faisait constater des dysfonctionnements majeurs dans certains services de l'administration municipale. Des exemples? Des dépenses privées effectuées avec de l'argent public, des voyages aussi inutiles que dispendieux ou encore une absence quasi-totale de contrôle interne qui aurait pu empêcher cela.

    Aujourd'hui, en décembre 2019, ce rapport n'a toujours pas été rendu public par le Conseil administratif alors même que son intérêt pour la population est manifeste et permettrait de juger sur pièce de la situation sans aucun filtre. Pire que cela, le Conseil administratif a déposé plainte pénale suite à la publication d'éléments dudit rapport dans la presse (voir ici et ), chose qu'il s'est évidemment bien gardée de faire contre certains fonctionnaires ayant abusé de l'argent public. Vous avez dit deux poids, deux mesures? Il aurait été en effet cocasse de les voir sanctionner des fonctionnaires qui ont fait exactement ce que la Cour des comptes leur reproche.

    Cette attitude ne peut plus durer. Alors que le Conseil administratif a déjà tenté d'empêcher la Cour des comptes de publier son rapport sur leurs notes de frais, il continue à cacher quantité d'éléments ayant un intérêt public. Parmi lesquels ce rapport ainsi que jusqu'à récemment celui sur les notes de frais du Grand-Théâtre. Est-ce ainsi trop demander à l'exécutif municipal de faire preuve de transparence en publiant ce rapport pour que la population sache ce qui se passe en Ville de Genève? Manifestement oui. Il est vrai que ce serait tellement plus confortable pour eux de continuer à abuser de l'argent public en paix.

    Pour cette raison, le PLR Ville de Genève, par l'intermédiaire de son président Vincent Latapie, a fait une demande LIPAD auprès du préposé cantonal à la protection des données pour que ce document soit enfin rendu public. Malgré l'opposition du Conseil administratif, le préposé a rendu un préavis favorable courant novembre en soulignant que ce rapport n'était soumis à aucune confidentialité et que les informations qu'ils contenaient avaient un intérêt public manifeste.

    Alors qu'on aurait pu penser que le Conseil administratif respecterait ce préavis, celui-ci se borne dans son refus (voir ici) avec une attitude de déni analogue à celle utilisée contre la Cour des comptes. Alors même qu'il apparaît aujourd'hui clairement que la plainte pénale déposée était abusive et que les informations contenues dans le rapport d’intérêt public. Que souhaite ainsi cacher le Conseil administratif via son refus de respecter le préavis du préposé cantonal à la protection des données? Pourquoi refuser la transparence à nos concitoyens? Ce refus est d'autant plus scandaleux que les frais judiciaires seront encore une fois à la charge du contribuable qui va donc financer le recours visant à lui cacher ce qu'on fait de son argent. Pour toutes ces raisons, le PLR Ville de Genève (via son président Vincent Latapie) a déposé recours auprès de la Chambre administrative afin que le préavis du préposé cantonal à la protection des données soit respecté. Nous déposerons également une motion urgente au Conseil municipal afin d'exiger la publication immédiate de ce rapport, caché depuis trop longtemps à la population genevoise, ainsi que la mise en place d'une véritable culture de la transparence. De même, nous réclamons que l'exécutif  mette fin à sa politique de menace envers le Conseil municipal, la presse et la fonction publique lorsque leur sont demandés des comptes sur leur activité politique (voir ici mon intervention au Conseil municipal de septembre sur le sujet).

    Pour ma part, je pense que la population à le droit de savoir quel usage est fait de l'argent public et ainsi être informée du contenu des rapports du Contrôle financier comme ceux de la Cour des comptes. Le retour à la confiance ne se fera qu'en rendant public les nombreux dysfonctionnements et en prenant les mesures nécessaires pour y remédier, pas en les cachant et en menaçant comme le font les magistrats Sami Kanaan et Rémy Pagani. Il convient encore de souligner que la bonne marche de l'administration ne serait ainsi en aucun entravée par la publication dudit rapport, notamment au vu du coming-out public de la cheffe des bibliothèques municipales dans la Tribune de Genève alors même que son nom ne figurait pas dans le rapport (voir ici).

    En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera ainsi de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines et transparentes. Ce n'est qu'à ce prix que nous parviendrons à retrouver un début de confiance et à ramener la sérénité en Ville de Genève.

  • Conseil administratif : un devoir d'exemplarité

    Lorsque vous ne rendez pas le détail de vos revenus dans les délais, la Gérance Immobilière Municipale (GIM) menace de vous résilier votre bail. Quand vous oubliez un détail dans un dossier de subvention, votre association voit sa demande rejetée. Pareil pour les fonctionnaires mis en retraite forcée dont certains ont eu pour seul crime de ne pas faire une demande de prolongation dans les délais. Les exemples qui voient le Conseil administratif être impitoyable avec le citoyen lambda ne manquent pas.

    Ainsi, alors que l'audit de la Cour des comptes (voir ici) a ouvert une crise politique majeure en Ville de Genève, il est plus que problématique de constater à quel point les règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence ont été violées par le Conseil administratif. A plus forte raison lorsqu'on apprend qu'il a tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail.

    A cet égard, il semble clair qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Entre un magistrat en charge de l'aménagement (Rémy Pagani) qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable, une responsable des finances (Sandrine Salerno) qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci ou encore un Guillaume Barazzone qui confond sa carte de crédit privée et professionnelle, force est de constater que c'est bel un bien un problème institutionnel auquel nous sommes confrontés.

    En avril 2015, je proposais ainsi de baisser les salaires du Conseil administratif de 20% (voir ici et ) au motif que le montant total de leurs revenus (frais professionnels compris) étaient supérieurs à ceux du Conseil d’État. En dehors du PLR Ville de Genève, l'ensemble des partis politiques avaient refusé cette proposition avec, en prime, une intéressante déclaration de Sami Kanaan qui affirmait que : «le diminuer affaiblira aussi la fonction de conseiller administratif face aux lobbies privés». Faut-il lui rappeler que si une telle affaire avait eu lieu dans le secteur privé, c'est un licenciement pur et simple qui guetterait les cinq membres du Conseil administratif? On ne peut ainsi pas réclamer un salaire aligné sur le privé quand on refuse ensuite d'appliquer les règles éthiques de celui-ci.

    En mars 2008, je demandais une forte restriction des voyages à l'étranger du Conseil administratif (voir ici) au motif que certains de ses membres abusaient du système et se rendaient dans des pays qui ne respectent pas les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l'homme. Là-aussi, l'ensemble des partis politiques représentés au Conseil municipal avaient refusé cette demande. Est-ce à dire que la morale est à géométrie variable selon la couleur politique? Manifestement oui vu que certains ne trouvent rien à redire au récent voyage de Rémy Pagani au Nicaragua aux frais, là-encore, du contribuable.

    Ai-je eu raison trop tôt dans ces deux cas? Il semble que oui au vu de l'actualité. Mais une chose est sûre, je ne changerais pas mon fusil d'épaule au gré de la situation et je continuerais à défendre les valeurs qui ont toujours été les miennes. Notamment en réclamant que la totalité des notes de frais des années précédentes soient rendus publics afin de faire toute la lumière sur cette pratique aussi délétère que scandaleuse.

    Pour ma part, je souhaite rappeler que je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais uniquement des miennes. Je ne dédouane ainsi personne dans cette triste affaire de frais professionnels mais, selon moi, il convient de faire la part des choses entre celui qui admet ses erreurs et ceux qui ne trouvent rien à redire à leurs tristes agissements. Car si on peut légitimement penser que celui qui se rend compte avoir fait faux ne recommencera pas, ce n'est pas le cas de ceux qui restent dans le déni de réalité en niant leurs errements.

    En cas d'élection au Conseil administratif, je prends ainsi l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec mes notes de frais et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique. De rendre des comptes en tout temps à la population et, surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé avec celui du contribuable.

  • Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

    Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

    S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

    Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

    Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

    Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

    Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.