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  • Conseil administratif : lorsque la campagne et les valeurs dérapent

    En pleine période de crise sanitaire et économique, la conseillère administrative Sandrine Salerno prend le temps d’appeler à voter ouvertement, sur son profil facebook, pour la candidate du PDC tant elle craint mon élection. Le tout sous couvert d’attaques personnelles indignes et injustifiées. Voire relevant de la diffamation. Chacun jugera. Mais vous m'accorderez qu'une telle attitude est indigne d'une magistrate qui prône le vivre-ensemble et l'inclusion. A croire que l'indécence est permise quand on est en charge de ses questions vu que personne ne semble trouver anormal ces propos. Cette violence n'est pas nouvelle, je la vis depuis le début de la campagne.

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    Il est vrai que je me suis toujours opposé à la politique de Sandrine Salerno. Son inhumanité avec les locataires de la GIM, sa volonté d'aliéner notre passé en féminisant les noms de rues ou encore la pose d'un clitoris géant en lieu et place des couleurs nationales lors de la fête du 1er août. Et de rappeler que si les budgets ont toujours été excédentaires, c'est parce que la loi sur l'administration des communes le réclame à son article 103 alinéa 3 (voir ). Pourtant, je n'ai jamais été insultant ou méprisant envers elle comme elle l'est aujourd'hui avec moi. Mais encore une fois, chacun jugera. Notamment de la qualité de mon programme qui m'a permis d'être soutenu par 10'932 électeurs et de finir en 5ème position au 1er tour (voir ici).

    La candidate PDC accueille avec bonheur ce soutien socialiste et refuse de l’autre côté de recevoir ceux du MCG et de l’UDC avec qui elle a pourtant travaillé pendant 5 ans. Pire que cela, elle ne prend pas une seule fois ma défense face à la violence des attaques de Sandrine Salerno. De quoi se poser des questions sur sa volonté d'apaisement et de rassemblement tant celle-ci semble tourner au gré du vent. Et de rappeler qu'elle n'a même pas pris la peine de m'envoyer un simple message lors des moments difficiles que j'ai vécu (voir ici), au contraire de Maria Pérez et Christina Kitsos. Idem pour les actuels membres du Conseil administratif en dehors d'Esther Alder. Ce qui veut dire beaucoup pour moi sur les valeurs et l’humanité de chacun.

    En décembre dernier, on a essayé de m’abattre en montant un dossier judiciaire de toutes pièces et en me traitant comme un criminel (voir ici). Cela a raté. On a ensuite tenté de me mettre des bâtons dans les roues pendant toute ma campagne du premier tour, cela a encore raté. Et maintenant, au second tour, certains font l’union sacrée du copinage et de la bien-pensance tant ils craignent mon élection au Conseil administratif.

    Pourquoi fais-je si peur à certains? Tout simplement parce que je refuse de faire des compromissions avec mes valeurs. Que je me suis toujours battu pour l’intérêt général et contre l’entre-soi du monde politique. Et que je suis trop atypique pour rentrer dans le moule du politicien lambda. Raison pour laquelle on me traite souvent d’autiste ou d’asocial comme je l'ai expliqué dans un précédent billet (voir ici).

    Pourquoi fais-je si peur? Tout simplement parce que je suis différent. Parce que je ne suis pas attiré par le pouvoir pour en abuser mais pour améliorer les choses. Parce que je ne fais pas de la politique pour l’argent mais bien par passion du bien commun (voir ) et surtout parce que je ne suis pas quelqu’un qui supporte l’injustice d’où qu’elle vienne. Je suis donc dangereux pour beaucoup car on ne peut pas acheter mes valeurs et ma loyauté. Si je suis prêt aux compromis, je suis allergique aux compromissions. Vous commencez maintenant à comprendre l'enjeu? Je suis un grain de sable dans la mécanique du copinage et du clientélisme. Mais qu'ont-ils donc encore à cacher?  Et de rappeler que je suis prêt à travailler avec n'importe qui, tant qu'il ne s'agit pas de renier mes valeurs et mon honnêteté.

    Je ne peux ainsi pas vous promettre que je serais meilleur que les autres. Mais je peux vous promettre que je ferai de mon mieux avec toujours l’intérêt général en ligne de mire. Et de prendre l’engagement de ne jamais abuser du pouvoir qui me sera confié. A vous maintenant de choisir si vous voulez réformer les pratiques de votre classe politique ou poursuivre les errements qui ont lieu depuis trop longtemps. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité (politique) différente au Conseil administratif.

  • Conseil administratif : une représentation pour la droite et le centre-droit

    conseil administratif,election,plrPar la présente, je souhaite remercier de tout cœur les 10'932 électeurs qui m'ont soutenu et permis de terminer en 5ème position au 1er tour de l'élection du Conseil administratif de la Ville de Genève. Soit dans la dernière position éligible après les 4 candidats de la coalition rose-verte qui seront élus dans un fauteuil si nous ne faisons rien pour tenter de rééquilibrer le pouvoir. Et de permettre aux 45% d'électeurs n'ayant pas voté pour les partis de gauche d'être dignement représentés à l'exécutif municipal.

    Alors qu’en 2012, le PLR Ville de Genève renonçait à présenter un candidat à la succession de Pierre Maudet au Conseil administratif et permettait l’élection de l’actuel conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone (voir ici), nous ne pouvons que regretter l’attitude du PDC qui devrait respecter ses engagements passés, et ainsi aider son partenaire historique à reconquérir un siège, plutôt que de nous mettre des bâtons dans les roues. Je souhaite donc rappeler certains faits et souligner quelques incohérences.

    Tout d’abord, il convient de rappeler qu’en 2015, les partis PLR-PDC-UDC-MCG signaient une plate-forme commune pour la législature (voir ici et ). Nous avons ainsi travaillé ensemble durant 5 ans sans que personne ne trouve rien à redire sur ce rapprochement qui nous a permis de former une majorité au Conseil municipal. Laquelle a permis notamment la baisse du prix des places en crèche, l’augmentation des postes d’Agents de la Police Municipale ou encore le financement à l'année de l'accueil des sans-abri sur ma proposition. Et au magistrat PDC Guillaume Barazzone de disposer d’une majorité pour réaliser ses objectifs politiques. Avec des séances régulières entre nos différentes formations pour en discuter sans que je n'entende jamais le PDC refuser d'y participer vu qu'il était partie prenante de celles-ci. A cet égard, je ne peux que m’étonner que certains parlent de « valeurs » incompatibles quand je vois qu’ils s’allient sans vergogne aux socialistes et aux Verts à Onex et Meyrin pour faire barrage aux candidats PLR. On ne peut ainsi pas jouer l’Entente en Ville de Genève et la détruire ailleurs selon ce qui nous arrange. Ni prétendre ne pas vouloir travailler avec l'UDC et le MCG quand on a formé une majorité avec eux durant toute une législature. Et encore moins faire, comme aujourd'hui, des appels du pied à la gauche (voir ici) tant la culture de l'entre-soi et des petits arrangements doit laisser la place à celle de l’intérêt général qui est d'avoir une vraie diversité des opinions au sein du Conseil administratif. Du moins si l'on souhaite que les errements du passé ne se reproduisent pas à nouveau. Car si je suis un adepte de la politique du compromis, je ne serais jamais celui de la compromission (voir ).

    Pour sa part, le PLR Ville de Genève ne s’est pas allié avec l’UDC et le MCG n'en déplaise à ceux qui tentent de faire oublier leur comportement passé en colportant des contre-vérités. Il a simplement voulu poursuivre le travail commun entamé avec eux et le PDC depuis maintenant 5 ans, ni plus, ni moins. A cet égard, vous pourrez constater sur votre bulletin de vote que je ne suis le candidat que du PLR et de personne d’autre (voir ici). Je refuse cependant de renier ma parole et de stigmatiser des partis avec qui nous avons collaboré en bonne entente durant l’entier de la législature, tant il est possible de travailler ensemble quand on y met un peu de bonne volonté. Chose qui me semble primordiale dans les temps difficiles que nous vivons actuellement. Nous devons ainsi nous rassembler plutôt que nous diviser. Et avoir des actes en conformité avec nos engagements et notre comportement passé. Notamment le soutien donné par le PDC à l'UDC Yves Nidegger en 2011, pour l'élection de la Cour des Comptes, en échange du soutien de l'UDC au candidat PDC Luc Barthassat pour le Conseil des Etats (voir ici et ). Preuve encore une fois que des accords sont possibles entre nos différents partis malgré des "valeurs" soi-disant incompatibles.

    A ce jour, les partis n’appartenant pas à la gauche municipale représentent près de 45% des suffrages de la population. Pourtant, ils s’apprêtent à laisser le bloc rose-vert, qui en a obtenu 40%, truster 80% des sièges de l’exécutif municipal par le mécanisme du scrutin majoritaire. Tout cela parce que certains refusent de se remettre en question et préfèrent tenter de conserver leurs acquis plutôt que de penser à l’intérêt général d'avoir un gouvernement représentatif de la population. Ce n'est pourtant pas comme cela qu'on doit faire de la politique en général et dans la crise que nous vivons en particulier. Surtout lorsqu'on prétend rassembler.

    La logique et le respect du travail passé auraient ainsi voulu que les formations n’appartenant pas à la gauche municipale soutiennent mutuellement leurs différents candidats à l’exécutif. Ceci dans la même logique qui nous a vu travailler ensemble durant toute la législature. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour que les valeurs de la droite et du centre-droit soient représentées au Conseil administratif qui ne doit pas être monocolore à gauche. Et d'amener un peu de bon sens là où on en manque cruellement aujourd'hui.

    Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire ici mon analyse sur la pandémie du Covid-19 et ici mon interview sur la manière dont nous surmonterons cette crise.

  • Conseil administratif : amener de la neurodiversité

    conseil administratif,electionDepuis que je fais de la politique, je suis fasciné de constater que les chantres de l'inclusion, de la diversité et de l’altérité, sont souvent les premiers à pointer du doigt ceux qui sont différents. Depuis toujours, je me fais traiter d'autiste ou d'asocial par des gens qui ne comprennent simplement pas que je suis différent d'eux, des gens qui me prêtent des lacunes vis-à-vis de la norme. Cette même norme qu’ils combattent sous couvert de progressisme dans d’autres domaines. Durant cette campagne, j’ai vu de nombreux commentaires désobligeants sur les réseaux. Leurs auteurs se reconnaîtront. C’est ainsi.

    Je revendique pourtant haut et fort mes particularités qui me font juger les choses sans à priori. Je ne suis pas un mondain, je fuis le champagne et les petits fours et me méfie de l’entre-soi du monde politique. Je n'aime pas voyager et ne m'intéresse à l'argent que dans la mesure il me permet de vivre. Pourtant, depuis 15 ans, je mets mes compétences d’analyse, ma mémoire et ma sensibilité, au service du bien commun. Je ne me suis jamais laissé décourager par la lenteur de la politique, ni par ses absurdités. J’ai siégé dans de nombreuses commissions et présidé de nombreuses assemblées, avec mon style. Dans le débat, j’ai toujours privilégié le fond, en me méfiant des idéologues. Et je me remets constamment en question tant j'estime qu'il est dangereux de s'engoncer dans des certitudes.

    J’ai la peau dure, l’actualité récente vous l’a prouvé. Je ne supporte pas les injustices quoi que cela me coûte. Et cela fait de moi quelqu'un qui n'entre pas dans la norme du politicien lambda. A cet égard, je fais miennes les paroles du candidat à la mairie de Paris, lauréat de la médaille Fields en 2010, Cédric Villani que l'on questionnait sur son possible autisme (voir ici) :"Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire diagnostiquer et qu'est-ce que ça changerait? Toujours, dans tous mes combats, j'y suis allé avec mon cœur, avec ma sincérité, sans chercher à me gommer, tel que je suis. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres". Je ne crois ainsi pas seulement à la diversité des opinions, je crois aussi à celle des esprits.

    Que ceux qui me jugent dans mon dos, ou sur les réseaux, aient une fois pour toutes le courage de me parler en face. Je serai heureux de leur démontrer ce que ma différence peut amener à l’intelligence collective d’un exécutif. Par exemple sur la crise du Coronavirus (voir ici). L’addition de plusieurs types de fonctionnements neurologiques est indispensable dans notre société. C’est une forme de biodiversité. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité différente au Conseil administratif de la Ville de Genève dès le 1er juin 2020.

  • Conseil administratif : des mesures pour gérer la crise du Coronavirus

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Nous ne devons cependant pas perdre de vue les conséquences immédiates et dramatiques induites par la paralysie de notre économie et la précarité qui débute pour nombre de nos concitoyens. Nous devons ainsi  lutter de toutes nos forces pour ce faire et les pouvoirs publics prendre conscience qu'ils ont plus que jamais un rôle à jouer.

    Si les mesures de soutien à l’économie et à la population prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (taxes professionnelles, taxe sur le domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise. Les petits commerçants et entrepreneurs ont autre chose à faire actuellement que de remplir des formulaires administratifs et d’autres soucis que de s’acquitter des taxes municipales. Il faut également repourvoir les organismes de cautionnement pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Les finances publiques accumulent des réserves lorsque l’économie est clémente. Elles mettent des noisettes de côté. Toute la droite (PLR, PDC, MCG, UDC) s’est battue pendant 5 ans pour que la Ville de Genève ne déroge pas à ce principe, avec le renfort des Verts Libéraux quand certains étaient muets sur l’affaire des notes de frais.  Lorsque l’économie se détériore, les finances publiques doivent être en mesure d’atténuer le choc. Et donc d’utiliser les réserves constituées pour ce faire (elles redistribuent les noisettes).

    Ce principe voté par le peuple suisse s’appelle le frein à l’endettement, il a été souhaité à tous les échelons des institutions publiques. Avec l’atomisation totale (confinement) de notre ville, l’économie se détériore à une vitesse jamais vue. L’équilibre socio-économique d’une municipalité comme Genève est un château de cartes, et toutes ces cartes, sans exceptions, doivent être protégées de la chute, sinon, la reconstruction sera longue et pénible. Nous sommes conscients que la société dans laquelle nous vivions hier ne sera plus jamais la même et il faudra accepter les nécessaires remises en question qui s’imposeront après cette crise. 

    Par ailleurs, alors que le personnel médical est en première ligne pour combattre cette pandémie, qu’attendons-nous pour lui faciliter la tâche en lui permettant de loger à proximité des Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) pour ceux qui le souhaitent? La Ville est propriétaire d’hôtels, qu’on les mettent à disposition des héros de la santé devant parcourir de longs trajets parfois, après de dures journées passées au chevet des malades. Permettons aussi aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité en leur réservant une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi leur anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque.

    Enfin, qu’attend-on pour mettre un système de livraison à domicile pour les personnes confinées? Comment peut-on laisser de côté les entrepreneurs et les indépendants qui font vivre au quotidien notre économie? C’est aujourd’hui et maintenant que nous attendons de nos autorités de se montrer à la hauteur des enjeux et de communiquer sur ce qui est entrepris. Je préconise ainsi les mesures suivantes pour combattre directement et indirectement les effets du Covid-19 :

    1. Suspendre temporairement les taxes municipales (professionnelle, domaine public, etc)

    2. Cautionner des prêts à taux zéro pour les PME et les indépendants

    3. Mettre à disposition des chambres d’Hôtel pour le personnel soignant à proximité des HUG

    4. Réserver une plage horaire dans les commerces pour les personnes vulnérables

    5. Organiser la livraison à domicile des courses pour les personnes confinées

    6. Mobiliser la Protection Civile pour venir en aide à la population

    7. Communiquer sur les mesures prises et renseigner les ménages et les entreprises sur les modalités des aides diverses.

    En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire (voir ici).

  • Conseil administratif : mon constat et mes propositions face à la crise

    A l'occasion du second tour des élections aux exécutifs communaux, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 23 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Et de souligner qu'en cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de la crise que nous vivons actuellement.

    Arrivé en cinquième position au premier tour, le candidat du PLR au Conseil administratif de la Ville talonne les deux socialistes et les deux Verts. Il est ainsi la meilleure chance du centre-droit d'être représenté au Conseil administratif.

    Comment jugez-vous votre résultat au premier tour des élections en Ville?

    Il est sans fausse modestie excellent. Avec 10'932 voix, je fais un score largement supérieur à ceux obtenus par les candidats du PLR dans la Commune de Genève lors des derniers scrutins majoritaires. Je me réjouis ainsi d’avoir pu rassembler au-delà du seul électorat de mon parti et me félicite que mon parti ait maintenu ses positions au Conseil municipal malgré les 10 sièges supplémentaires obtenus par les Verts. Une chose est claire, le PLR Ville de Genève doit être représenté au Conseil administratif, vu qu’il est de loin le plus grand parti après le bloc rose-vert.

    Pourquoi les partis n’appartenant pas à la gauche ne se rassemblent-ils pas?

    C’est effectivement incompréhensible. Nous avions une occasion unique de conquérir un second siège au Conseil administratif de la Ville de Genève. Pour cela, il suffisait simplement de poursuivre le programme commun PLR-PDC-UDC-MCG que nos différents partis ont signé en 2015 et de nous soutenir mutuellement. Je ne peux ainsi que regretter que certains préfèrent la conservation de leurs acquis à l’envie de rééquilibrer le pouvoir. Avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement, nous devrions travailler tous ensemble, plutôt que nous diviser.

    Justement. Comment réagissez-vous à la situation? Avez-vous des propositions?

    Il ne faut pas se le cacher, la situation est grave. Car si le Covid-19 semble être bénin dans la majorité des cas, c’est bien pour protéger les personnes à risque (seniors, malades chroniques, etc.) que les mesures de confinement ont été prises. A cet égard, afin de permettre aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité, je jugerais adéquat de leur réserver chaque jour une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi l’anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque des porteurs asymptomatiques. Car c’est justement ce mélange des populations et des générations qui permet au virus de circuler et a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

    Quel rôle pourra jouer la Ville de Genève?

    D’ici peu, la Protection civile, les pompiers du Service d’incendie et de secours (SIS), ainsi que les agents de la Police municipale, vont avoir un rôle grandissant pour venir en soutien aux différents services d’urgence cantonaux. Et la coordination des ressources entre les échelons fédéral, cantonal et municipal sera capitale. En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité, qui chapeaute ces services, pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons.

    Que peut-on faire pour faciliter le confinement demandé?

    Nous pourrions mettre en place un système de livraison des courses à domicile, afin de diminuer encore les sorties. En particulier pour les personnes à risque, qui sont parfois isolées. Dans tous les cas, nous ne devons laisser personne sur le bord de la route et devons mettre tous les moyens nécessaires à ce que les choses reviennent dans l’ordre le plus vite possible.

    Que proposez-vous pour soutenir les entreprises touchées?

    Si les mesures de soutien à l’économie prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des Communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (professionnelles, domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise et fasse office d’organisme de caution pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur, pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Vous êtes le seul candidat à avoir un programme en faveur des animaux. Un lien avec cette crise?

    Oui. Car cette question est plus d’actualité que jamais. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 résulte de l’exploitation et de la maltraitance d’animaux par la Chine, qui entasse des animaux sauvages de diverses espèces dans des cages et des marchés insalubres. Nous devons réfléchir profondément à notre rapport au règne animal si nous ne voulons pas revivre à moyen terme une nouvelle crise de cette ampleur. Les précédentes épidémies (MERS, SRAS, etc.) nous le démontrent: que ce soit l’élevage intensif, la déforestation ou la consommation d’animaux sauvages, nous devons repenser notre relation avec le règne animal. La Ville de Genève a un rôle à jouer en la matière, en tant que siège des Organisations internationales et temple des principes et des lois internationales; notre Cité pourrait ainsi devenir le berceau d’une Convention du bien-être animal.

    Quelle serait votre priorité en cas d’élection au Conseil administratif?

    Plus que jamais, la priorité des pouvoirs publics n’est pas de féminiser des noms de rues ou nos panneaux de signalisation. Le symbolique doit faire place au concret. Nous devons prendre des mesures pour améliorer la qualité de vie et trouver des solutions à la crise actuelle. Je ne veux pas devenir conseiller administratif pour faire de l’idéologie, mais bien pour améliorer notre quotidien par une action concrète et réfléchie. Et souligner que nous ne devons pas gouverner selon un clivage gauche/droite, tant notre seul objectif doit être de bien faire fonctionner notre Cité.

    On entend rarement cela. Vous êtes atypique pour un homme politique.

    Je pense l’être tout court. En effet, je n’aime pas voyager, je ne m’intéresse à l’argent que dans la mesure où il me permet de vivre et me remets constamment en question. A cet égard, je pense que la crise que nous vivons doit nous amener à réfléchir profondément sur nos fondamentaux, que ce soit notre modèle économique ou encore le fonctionnement de notre société en général.

    Pour conclure, une bonne raison de voter pour vous?

    Je veux représenter l’électorat de droite et de centre-droit, qui représente 45% de celui de la Ville de Genève. Et je pense être le mieux placé pour cela, au vu de mon expérience et de ma sensibilité qui permettent d’apprécier les choses différemment, avec mesure.

  • Coronavirus : soigner tout le vivant

    https://img.huffingtonpost.com/asset/5e26fd552200002e003eb1ba.jpeg?cache=HLBmQ1azGU&ops=1200_630

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Lorsque ce sera le cas, il sera alors temps de s’interroger sur les causes structurelles de cette situation. Et de comprendre comment nous avons pu en arriver là.

    Fervent défenseur de la cause animale (voir ici), mes recherches et mes lectures m’amènent à constater que les différentes épidémies auxquelles nous avons fait face durant les 20 dernières années ont souvent, voire toujours, un rapport avec notre relation aux animaux. Jugez plutôt :

    H5N1 (1997) : Élevage de poulets en Asie (voir ici)

    SRAS (2002) : Chauve-souris (?) en Chine (voir ici)

    H1N1 (2009) : Élevage de porcs au Mexique (voir ici)

    MERS (2012) : Chameau dans la péninsule Arabique (voir ici)

    H7N9 (2013) : Marché de volailles à Shanghai (voir ici)

    Covid-19 (2019) : Marché d'animaux sauvages (?) à Wuhan (voir ici)

    Ces précédentes épidémies étaient pourtant un avertissement clair. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 semble résulter de l’exploitation et de la maltraitance de diverses espèces d’animaux sauvages entassés dans des cages et des marchés insalubres (voir ici et ). Nous devons ainsi réfléchir profondément à notre rapport avec le règne animal, voire notre relation aux autres animaux si l'on considère que l'homme en est un, si nous ne voulons pas revivre une nouvelle crise de cette ampleur (voir ici). Chose à laquelle nous devons nous engager.

    https://focus.nouvelobs.com/2020/02/24/0/0/1999/998/1377/667/75/0/b35e01d_MQD0HmmYouXQY9COR4dR3z0k.jpg

    Le biologiste Rob Wallace, auteur du livre « Big Farm Make Big Flu » déclarait récemment dans un entretien (voir ici) : « Le véritable danger de chaque nouvelle flambée virale est l'échec - ou mieux - le refus opportun de comprendre que chaque nouveau coronavirus n'est pas un incident isolé. Quiconque cherche à comprendre pourquoi les virus deviennent plus dangereux doit enquêter sur le modèle industriel de l'agriculture et, plus spécifiquement, de l'élevage. À l'heure actuelle, peu de gouvernements et peu de scientifiques sont prêts à le faire. Bien au contraire. Lorsque les nouvelles épidémies surgissent, les gouvernements, les médias et même la plupart des établissements médicaux sont tellement concentrés sur chaque urgence distincte qu'ils écartent les causes structurelles qui poussent plusieurs pathogènes marginalisés dans une célébrité mondiale soudaine, l'un après l'autre. »

    Le Covid-19 n’échappe pas à la règle et semble avoir pour origine un marché animalier en Chine (wet market) dont l’hygiène et le bien-être animal sont le dernier des soucis. Alors même que depuis plusieurs années, des scientifiques suivent les incidences sur la santé publique de cette exploitation des animaux et tirent la sonnette d’alarme, tout comme le Dr. Wallace, au sujet de l’élevage intensif (voir ).

    En effet, les virus grippaux en circulation chez l’animal représentent des menaces pour la santé de l’homme. L’être humain peut être malade en étant infecté par des virus d’origine animale, comme les sous-types H5N1 et H9N2 de la grippe aviaire et les sous-types H1N1 et H3N2 de la grippe porcine. Le principal facteur de risque d’infection humaine semble être l’exposition directe ou indirecte à des animaux vivants ou morts infectés ou à des milieux contaminés. Chose qui est expliquée de manière détaillée (voir ici) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    D’aucuns prétendent qu’au lendemain de cette pandémie, nous devrons modifier nos comportements notamment en matière de libre-échange, de production et de consommation. Ils ont raison. Nous devrons ainsi remettre du bon sens et de la mesure là où l’absence de règlementation est devenue la règle. Et nous rendre enfin compte que l’argent est un outil et non un idéal.

    Force est de constater que si nous ne modifions pas profondément nos rapports et notre comportement envers les animaux, nous devrons à nouveau faire face à de telles pandémies dans le futur. Avec des conséquences potentielles chaque fois plus grave pour notre planète et notre société. Raison pour laquelle nous devons nous intéresser aux droits des animaux avec la même acuité que les droits humains. Par exemple dans l’aide au développement comme je l’ai proposé il y a plusieurs mois (voir ici et ).

    En tant que siège de nombreuses conventions et organisations internationales, berceau des droits de l’homme et Ville internationale, Genève a le pouvoir et le devoir de mener cette réflexion. Et de rappeler que nous sommes la capitale mondiale du multilatéralisme, au carrefour entre l’OMS et le WWF. Car si nous ne prenons pas à bras le corps le problème dès que l’actuelle crise sanitaire sera terminée, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’une nouvelle recommence (voir ).

    La Ville de Genève présente chaque année un festival international du film sur les droits humains, pourquoi ne pas ainsi créer un festival du film sur les droits des animaux et leur exploitation? Ainsi que lancer l’idée d’une convention internationale sur le sujet dans le but de mettre fin aux excès de certains pays dans le traitement qu’ils infligent aux animaux (voir ici et ), ainsi que mettre en place des programmes de sensibilisation au respect des animaux dès le plus jeune âge (voir ici)? Élu au Conseil administratif, je m’engagerai ainsi de toutes mes forces pour aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous vivons et permettre une telle réflexion. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire.

  • Conseil administratif : mon autobiographie de campagne

    conseil administratif,election,plrJe suis né en 1984 en Ville de Genève et vis actuellement dans le quartier de Champel. J'ai grandi dans le quartier de Plainpalais puis celui des Eaux-Vives au sein d'une famille devenue monoparentale lorsque j'avais une dizaine d'années. J'ai suivi ma scolarité à l'école de Contamines et au Cycle de la Florence avant d'obtenir ma maturité gymnasiale au Collège de Candolle (Option Spécifique Economie et Droit ; Option Complémentaire Géographie).

    Politologue de formation, je suis diplômé des Universités de Genève (Bachelor en sciences politiques) et Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie électorale, au fonctionnement des administrations mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières qui ont fait l'objet de mes mémoires de recherche.

    Passionné de politique depuis toujours, je consacre la majeure partie de mon temps libre à celle-ci depuis maintenant une quinzaine d’années. D’abord comme militant puis comme parlementaire suite à mon élection au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2005. En sus de mes diverses fonctions présentes et passées au sein de mon parti (président du PLR Ville de Genève, chef du groupe parlementaire municipal, etc), j’ai également participé à de nombreuses campagnes politiques en tout genre et suis un rédacteur régulier du Nouveau Genevois (journal du PLR Genève).

    Dans le cadre de mon mandat de Conseiller municipal, je me suis ainsi engagé sur de nombreux dossiers dans des domaines divers et variés. Par exemple la  rénovation des Vernets et la  construction  de la nouvelle patinoire,  l’augmentation  des compétences des Agents de la Police Municipale ou encore le  renforcement  des pouvoirs du contrôle financier afin de mieux encadrer la gestion des deniers publics. J'ai aussi proposé la création d'un Musée de la Bande Dessinée et la baisse des salaires du Conseil administratif.

    Dans cette même logique, j'ai contribué à faire annuler la votation municipale de septembre 2017, suite à la tentative du maire de l'époque de tromper la population via la brochure de vote officielle. J'ai également dénoncé les notes de frais excessives du Conseil administratif et de certains hauts fonctionnaires mis en exergue par la Cour des comptes. Sur un autre registre, j'ai aussi proposé et obtenu le financement à l'année de l'accueil des sans-abris et réclamé le financement d'une rente-pont pour les fonctionnaires mis en retraite forcée à 62 ans.

    Sur le plan professionnel, je travaille actuellement comme adjoint scientifique au sein de la Direction Stratégique de la Police Genevoise. Ceci après avoir travaillé à l'état-major de l'ancien département de la Sécurité et de l’Économie (DSE). Auparavant, j'ai effectué plusieurs stages et recherches académiques pendant et après mes études.  

    Mes loisirs sont également mes passions. Tout d'abord la lecture qui occupe une place très importante dans ma vie. Je possède ainsi plusieurs milliers de livres et de bandes dessinées (Tintin, Blake et Mortimer, Buck Danny, Alix, Johan et Pirlouit, Gil Jourdan, Corto Maltese, etc). Je lis aussi de manière assidue des essais politiques et sociologiques ainsi que des biographies ou monographies historiques. Mes ouvrages de référence vont du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas au Prince de Machiavel, ainsi qu'aux Catilinaires de Cicéron en passant par le Savant et le Politique de Max Weber. Cet intérêt poussé pour l'histoire et la littérature m'amène également, à mes moments perdus, à écrire des textes uchroniques qui reposent sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

    Grand fan des trilogies de Star Wars, du Seigneur des Anneaux et de Batman (The Dark Knight) que je peux réciter quasiment par cœur, je joue également à Stacraft II et à Warhammer : Total War lorsque j'en ai le temps. Je suis aussi un fan assidu du Genève-Servette Hockey Club (GSHC)  et vous aurez donc de bonnes chances de me croiser dans les travées de la patinoire des Vernets lorsque nous jouons à domicile. 

    En dehors de la politique, je suis également membre de plusieurs associations (Club des Patineurs de Genève, Refuge de Darwyn). Conscient des enjeux écologiques, je ne prends que très rarement l'avion, ne possède pas de voiture et me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Ma famille a plusieurs chats et chiens, la plupart adoptés de refuges. Ceci fait que j'ai été sensibilisé très tôt aux questions relatives aux droits des animaux et à la protection animale. 

    Peu enclin à la communication à outrance, je préfère la discrétion du travail de fond à l'omniprésence médiatique. Je possède aussi la particularité d'avoir une mémoire quasi photographique qui me permet d'être, je l'espère, à la fois perfectionniste et efficace dans ma vie politique et personnelle. 

    Candidat du PLR Ville de Genève au Conseil administratif, j’aurais à cœur de porter les valeurs de notre parti au sein de l’exécutif municipal et d’amener les réformes nécessaires afin que la Ville de Genève puisse affronter en toute sérénité les enjeux de demain. Je vous invite ainsi à prendre connaissance de mes projets et propositions sur mon site internet et, surtout, de ne pas hésiter à prendre contact avec moi si vous avez la moindre question.

  • Conseil administratif : ma vision pour Genève

    Alors que la plupart des partis politiques ont choisi leurs candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève pour les prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature dans son édition du 8 avril. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous.

    Il est indéniablement atypique. Réservé et sérieux, mais plein d’humour. Combatif et tenace, mais toujours calme et posé. Passionné de politique, mais honnête et loyal. Le président d’un autre parti l’avouait récemment à l’issue d’un débat télévisé: «Le plus convaincant parmi nous, c’était Simon Brandt». Cet élu municipal, puis cantonal, trentenaire pourrait passer pour un homme de dossiers – il les maîtrise généralement mieux que quiconque – mais il a tranquillement, avec beaucoup d’avance sur ses concurrents, conquis le statut de candidat PLR au Conseil administratif de la Ville en 2020 et d’ores et déjà constitué son programme et son équipe de campagne. Alors, nous aussi, prenons de l’avance et interrogeons-le!

    Simon Brandt, qui êtes-vous?

    J'ai 34 ans. Je suis né à Genève et ai grandi avec ma mère, originaire de Zurich, ainsi que ma sœur. Politologue de formation, je suis diplômé de l’Université de Genève (Bachelor en sciences politiques) et de l’Université de Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie du vote, au fonctionnement des administrations, mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières, dont j'ai fait mon domaine de recherche principal. Raison pour laquelle je travaille dans ce secteur aujourd’hui.

    Pourquoi vous présentez vous au Conseil administratif?

    Parce que j’ai la passion de la politique, à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre depuis que j’ai le droit de vote. Je veux changer les choses et démontrer qu’il est possible de faire de la politique pour servir la collectivité et non pas se servir. L’affaire des notes de frais du Conseil administratif, qui voit deux élus de l’Exécutif municipal mis en prévention et deux autres appelés à donner des renseignements, étant l’exemple type de ce qui n’est pas acceptable. En cas d'élection au Conseil administratif, je prends l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec l’argent de la collectivité et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique; de rendre des comptes en tout temps à la population; surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé et celui du contribuable!

    Justement. Quel regard portez-vous là-dessus?

    Un regard horrifié, tant il semble clair que comme on dit, «il n'y en a pas un pour rattraper l'autre». Pensez: un magistrat en charge de l'Aménagement qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable; une responsable des Finances qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci, ou encore un conseiller administratif qui confond ses cartes de crédit privée et professionnelle (elles seraient paraît-il de la même couleur!)… Force est de constater que l’on a bel et bien là un problème institutionnel. Raison pour laquelle je pense qu’aucun des actuels magistrats ne devrait se représenter. Je m’étonne aussi de voir le fossé entre les actes et les paroles du parti socialiste, qui devrait adapter son slogan en «pour toutes et tous sans privilèges mais avec une carte de crédit».

    Vous avez la réputation d’être travailleur et de connaître vos dossiers sur le bout des doigts...

    Je m'y efforce en tout cas. A titre d'exemple, j'ai déposé avec mon groupe plus de 120 textes parlementaires depuis mon entrée au Conseil municipal en novembre 2005. J'ai présidé sa Commission des finances et ai aussi été rapporteur général sur le budget. Je tente toujours de trouver des solutions concertées pour que les dossiers avancent et m'implique à fond dans mon activité politique. A l'inverse, je peine à comprendre les personnes qui prétendent à un poste dans un Exécutif alors que leur activité politique est proche du néant. Qui peut donc croire que quelqu'un qui ne travaille pas au Conseil municipal le fera au sein du Conseil administratif?

    Quelle majorité au sein du prochain Conseil administratif?

    La sociologie électorale de la Ville de Genève est foncièrement différente de celle du canton. La force électorale du PLR Ville de Genève (actuellement 17,68%) ne lui permet ainsi pas de postuler à plus d'un siège au Conseil administratif dans lequel il n'est d'ailleurs plus représenté actuellement. Si nous pouvons espérer gagner un second siège au Conseil administratif avec le PDC dans le cadre de l'Entente, nous ne pouvons par contre pas prétendre à un troisième siège à moins d'élargir l'alliance à l'UDC et/ou au MCG, avec qui nous travaillons au sein de la droite élargie depuis le début de la législature, ce qui nous permettrait alors d'avoir la masse critique nécessaire pour réclamer la majorité à l'Exécutif municipal. Cette question devra ainsi être tranchée par nos partis respectifs qui devront déterminer quelle est la meilleure stratégie à adopter pour redonner le bon cap à notre Ville.

    Quelle est votre vision politique?

    Je crois sincèrement en la notion de justice sociale, ainsi qu'en la liberté d'entreprendre. Je pense qu'une société sans garde-fou engendre le chaos. Nous devons ainsi veiller à ne laisser personne de côté, tout en fixant des conditions-cadres adéquates à la création de la richesse qui permet de financer l’État. La prochaine votation sur la RFFA en est d'ailleurs l'exemple type; la RFFA doit être soutenue si l'on souhaite maintenir un tissu économique suffisamment fort pour aider ceux qui en ont besoin.

    En matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu'on en a chassé la classe moyenne au profit d'usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées sont en tête des gens concernés, car certaines d'entre elles se sentent dépassées par les menaces de résiliation de bail et sont démunies pour y répondre. J'ai en tête l’exemple d’une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d’une résiliation de bail, faute d’avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu’elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite. Ce n'est pas acceptable pour une régie publique!

    Que proposez-vous?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est un, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées par l'adoption d'une telle mesure.

  • Conseil administratif : les raisons d'une candidature

    Il y a maintenant une semaine, une très large majorité des membres du PLR Ville de Genève m'ont désigné afin de porter les couleurs de notre parti pour la prochaine élection au Conseil administratif. Je souhaite ici les remercier sincèrement pour leur confiance et les assurer que j'essayerais de m'en montrer digne. Ceci avec la même motivation que lorsque j'ai repris la présidence du parti municipal en juin 2015.

    Alors que le PLR n'est plus représenté au Conseil administratif depuis 2012, et l'élection de Pierre Maudet au Conseil d’État, il est aujourd'hui plus que temps pour notre parti de récupérer un siège à l'exécutif afin de pouvoir participer aux affaires de la cité.

    La raison n'est pas seulement politique. Elle est aussi institutionnelle. Aujourd'hui, l'équilibre politique voudrait que l'exécutif municipal comporte au moins deux sièges de droite afin d'être véritablement représentatif des forces en présence en Ville de Genève. Ce qui serait aussi un gage de meilleur fonctionnement de la municipalité par rapport à la présente législature municipale qui est pour le moins chahutée. Ceci en raison du déséquilibre total entre un Conseil administratif composé à 80% de magistrats de gauche et un Conseil municipal possédant une légère majorité à droite (43 sièges sur 80).

    L'arrivée d'un second élu de droite au sein de l'exécutif permettrait ainsi à notre Ville de retrouver un équilibre politique en adéquation avec celui du Conseil municipal. Ce serait alors le début de la fin des conflits car le Conseil administratif serait alors beaucoup plus représentatif des forces politiques en présence en Ville de Genève.

    Pour ma part, je souhaite montrer d'ici les prochaines élections que notre projet politique peut contribuer à améliorer la qualité de vie pour l'ensemble de nos concitoyens. Nous devons à la fois écouter la légitime volonté d'une majorité de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires intempestives, mais également ceux qui souhaitent voir une partie de l'argent public être mieux redistribué. Tant il n'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui profitent des subventions publiques.

    Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 250 millions de francs en 16 ans vu qu’il se monte à 1'228'408'191 francs pour le budget 2019. Le tout pour une population de 202'000 habitants. Est-ce que la qualité de vie est pour autant au rendez-vous pour chacun d'entre nous? Avons-nous vu notre cité s'embellir au vu des montants investis?

    En comparant l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs et d'atteindre 6039 francs de dépenses par habitant en 2015.

    Aujourd’hui, nous en sommes à 6081 francs de dépenses prévisionnelles par habitants pour 2019. Vivons-nous pour autant mieux à Genève? La réponse est non. Nous ne devons cependant pas forcément dépenser moins mais dépenser mieux. Car si nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit (financier et écologique) sur le dos des générations futures, nous devons cependant garantir des prestations publiques suffisantes et répondre aux légitimes besoins culturels et sociaux de nos concitoyens.

    Dans les quelques 18 mois qui nous séparent des élections 2020, nous allons nous atteler à construire et proposer un projet politique afin d'améliorer les choses en Ville de Genève. Ceci dans la droite ligne de notre action au Conseil municipal et des différents retours que nous avons eu de nos concitoyens. N'hésitez donc pas à prendre contact si vous souhaitez faire part de vos préoccupations ainsi que de votre vision pour le futur de la Ville de Genève.

  • Grand Conseil : vision et perspectives pour Genève

    A l'occasion des élections cantonales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Grand Conseil dans son édition du 19 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

    - Vous êtes depuis douze ans conseiller municipal de la Ville de Genève. Pourquoi vous présentez-vous au Grand Conseil?

    De par cette expérience politique au niveau communal, ainsi que ma formation de politologue, je pense avoir toutes les cartes en main pour pouvoir me rendre utile au niveau cantonal. Ceci même si ma fonction de Conseiller municipal me passionne encore plus qu'au premier jour et que quoi qu'il arrive, j'escompte continuer de m'impliquer pour améliorer les choses en Ville de Genève.

    - Vous plaidez toujours pour une gestion rigoureuse des finances publiques, mais quel grand projet, quel rêve avez-vous pour Genève?

    Si j'écoute ma raison, je dirais justement de cesser de vivre au détriment des générations futures par l'augmentation de la dette publique. Mais si j'écoute mon cœur, je dirais la construction d'une nouvelle patinoire pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

    - Quel est, à vos yeux, l’urgence numéro 1 à Genève?

    L'urgence numéro 1 est de proposer des solutions aux problèmes des Genevois. Parmi celles-ci, mettre fin à la hausse constante des primes d'assurance-maladie, permettre à l'ensemble de la population de se loger ou encore mettre fin à l'augmentation de la dette publique qui est un fardeau pour les générations futures. Ainsi que redonner du pouvoir d'achat à la population.

    - Le logement reste un casse-tête pour les Genevois. Que proposez-vous sur ce plan?

    La crise du logement résulte de l'inadéquation entre l'offre et la demande. Pour y répondre, il faut non seulement construire davantage mais aussi et surtout proposer des logements qui répondent aux besoins de l'ensemble de la population. Soit de la PPE, du loyer libre et pas uniquement du logement social, dont la classe moyenne est d'ailleurs exclue en raison des barèmes d'accès.

    A cet égard, je suis partisan d'une généralisation des Habitations Mixtes (HM) lors de la construction de logements par l’État. Avec ce système, le loyer est fixé selon la situation financière de chacun avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils voient leurs revenus dépasser un certain seuil. Ce faisant, nous pourrons créer de la mixité sociale tout en augmentant les revenus du parc locatif. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est une.

    - Le Grand Genève suscite désormais beaucoup de méfiance : problème de transport, nombre de frontaliers, pression sur le prix des logements. Le Grand Genève est-il encore un objectif souhaitable?

    Il est non seulement souhaitable mais nécessaire car nous ne pouvons pas affronter ces défis de manière isolée. Nous devons au contraire renforcer notre collaboration pour relever ceux-ci. Par exemple en élargissant les coopérations dans les politiques publiques transfrontalières et, de manière plus concrète, en remettant sur le tapis la construction de P+R à la frontière.

    Si la libre-circulation a amené des externalités négatives que nous devons corriger à travers la mise en place de mesures d'accompagnements, je relève surtout qu'elle a permis à notre pays, comme à notre canton, de voir sa prospérité et sa richesse augmenter. L'absence de coopération avec nos voisins serait ainsi bien pire pour tout le monde car nous additionnerons nos problèmes plutôt que de tenter de les résoudre en commun.

    - A 33 ans, vous avez déjà une longue expérience politique. Qu’est-ce que votre engagement politique vous a apporté et que pensez-vous pouvoir encore apporter à votre canton?

    Tout d'abord une profonde connaissance de nos institutions et du monde politique. Et l'envie toujours plus grande de m'impliquer pour améliorer les choses à Genève. Je pense ainsi pouvoir apporter mon enthousiasme et ma capacité d'écoute pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par la population genevoise.

    - Quels sont vos hobbies?

    Mon principal hobby est la lecture, principalement d'ouvrages traitant d'histoire, de politique ou de sociologie ainsi que de bandes dessinées. J'apprécie également les longues balades à pied et me rendre à la patinoire des Vernets en tant que fan assidu du Genève-Servette Hockey Club.