conseil administratif

  • Conseil administratif : lorsque la campagne et les valeurs dérapent

    En pleine période de crise sanitaire et économique, la conseillère administrative Sandrine Salerno prend le temps d’appeler à voter ouvertement, sur son profil facebook, pour la candidate du PDC tant elle craint mon élection. Le tout sous couvert d’attaques personnelles indignes et injustifiées. Voire relevant de la diffamation. Chacun jugera. Mais vous m'accorderez qu'une telle attitude est indigne d'une magistrate qui prône le vivre-ensemble et l'inclusion. A croire que l'indécence est permise quand on est en charge de ses questions vu que personne ne semble trouver anormal ces propos. Cette violence n'est pas nouvelle, je la vis depuis le début de la campagne.

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    Il est vrai que je me suis toujours opposé à la politique de Sandrine Salerno. Son inhumanité avec les locataires de la GIM, sa volonté d'aliéner notre passé en féminisant les noms de rues ou encore la pose d'un clitoris géant en lieu et place des couleurs nationales lors de la fête du 1er août. Et de rappeler que si les budgets ont toujours été excédentaires, c'est parce que la loi sur l'administration des communes le réclame à son article 103 alinéa 3 (voir ). Pourtant, je n'ai jamais été insultant ou méprisant envers elle comme elle l'est aujourd'hui avec moi. Mais encore une fois, chacun jugera. Notamment de la qualité de mon programme qui m'a permis d'être soutenu par 10'932 électeurs et de finir en 5ème position au 1er tour (voir ici).

    La candidate PDC accueille avec bonheur ce soutien socialiste et refuse de l’autre côté de recevoir ceux du MCG et de l’UDC avec qui elle a pourtant travaillé pendant 5 ans. Pire que cela, elle ne prend pas une seule fois ma défense face à la violence des attaques de Sandrine Salerno. De quoi se poser des questions sur sa volonté d'apaisement et de rassemblement tant celle-ci semble tourner au gré du vent. Et de rappeler qu'elle n'a même pas pris la peine de m'envoyer un simple message lors des moments difficiles que j'ai vécu (voir ici), au contraire de Maria Pérez et Christina Kitsos. Idem pour les actuels membres du Conseil administratif en dehors d'Esther Alder. Ce qui veut dire beaucoup pour moi sur les valeurs et l’humanité de chacun.

    En décembre dernier, on a essayé de m’abattre en montant un dossier judiciaire de toutes pièces et en me traitant comme un criminel (voir ici). Cela a raté. On a ensuite tenté de me mettre des bâtons dans les roues pendant toute ma campagne du premier tour, cela a encore raté. Et maintenant, au second tour, certains font l’union sacrée du copinage et de la bien-pensance tant ils craignent mon élection au Conseil administratif.

    Pourquoi fais-je si peur à certains? Tout simplement parce que je refuse de faire des compromissions avec mes valeurs. Que je me suis toujours battu pour l’intérêt général et contre l’entre-soi du monde politique. Et que je suis trop atypique pour rentrer dans le moule du politicien lambda. Raison pour laquelle on me traite souvent d’autiste ou d’asocial comme je l'ai expliqué dans un précédent billet (voir ici).

    Pourquoi fais-je si peur? Tout simplement parce que je suis différent. Parce que je ne suis pas attiré par le pouvoir pour en abuser mais pour améliorer les choses. Parce que je ne fais pas de la politique pour l’argent mais bien par passion du bien commun (voir ) et surtout parce que je ne suis pas quelqu’un qui supporte l’injustice d’où qu’elle vienne. Je suis donc dangereux pour beaucoup car on ne peut pas acheter mes valeurs et ma loyauté. Si je suis prêt aux compromis, je suis allergique aux compromissions. Vous commencez maintenant à comprendre l'enjeu? Je suis un grain de sable dans la mécanique du copinage et du clientélisme. Mais qu'ont-ils donc encore à cacher?  Et de rappeler que je suis prêt à travailler avec n'importe qui, tant qu'il ne s'agit pas de renier mes valeurs et mon honnêteté.

    Je ne peux ainsi pas vous promettre que je serais meilleur que les autres. Mais je peux vous promettre que je ferai de mon mieux avec toujours l’intérêt général en ligne de mire. Et de prendre l’engagement de ne jamais abuser du pouvoir qui me sera confié. A vous maintenant de choisir si vous voulez réformer les pratiques de votre classe politique ou poursuivre les errements qui ont lieu depuis trop longtemps. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité (politique) différente au Conseil administratif.

  • Conseil administratif : une représentation pour la droite et le centre-droit

    conseil administratif,election,plrPar la présente, je souhaite remercier de tout cœur les 10'932 électeurs qui m'ont soutenu et permis de terminer en 5ème position au 1er tour de l'élection du Conseil administratif de la Ville de Genève. Soit dans la dernière position éligible après les 4 candidats de la coalition rose-verte qui seront élus dans un fauteuil si nous ne faisons rien pour tenter de rééquilibrer le pouvoir. Et de permettre aux 45% d'électeurs n'ayant pas voté pour les partis de gauche d'être dignement représentés à l'exécutif municipal.

    Alors qu’en 2012, le PLR Ville de Genève renonçait à présenter un candidat à la succession de Pierre Maudet au Conseil administratif et permettait l’élection de l’actuel conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone (voir ici), nous ne pouvons que regretter l’attitude du PDC qui devrait respecter ses engagements passés, et ainsi aider son partenaire historique à reconquérir un siège, plutôt que de nous mettre des bâtons dans les roues. Je souhaite donc rappeler certains faits et souligner quelques incohérences.

    Tout d’abord, il convient de rappeler qu’en 2015, les partis PLR-PDC-UDC-MCG signaient une plate-forme commune pour la législature (voir ici et ). Nous avons ainsi travaillé ensemble durant 5 ans sans que personne ne trouve rien à redire sur ce rapprochement qui nous a permis de former une majorité au Conseil municipal. Laquelle a permis notamment la baisse du prix des places en crèche, l’augmentation des postes d’Agents de la Police Municipale ou encore le financement à l'année de l'accueil des sans-abri sur ma proposition. Et au magistrat PDC Guillaume Barazzone de disposer d’une majorité pour réaliser ses objectifs politiques. Avec des séances régulières entre nos différentes formations pour en discuter sans que je n'entende jamais le PDC refuser d'y participer vu qu'il était partie prenante de celles-ci. A cet égard, je ne peux que m’étonner que certains parlent de « valeurs » incompatibles quand je vois qu’ils s’allient sans vergogne aux socialistes et aux Verts à Onex et Meyrin pour faire barrage aux candidats PLR. On ne peut ainsi pas jouer l’Entente en Ville de Genève et la détruire ailleurs selon ce qui nous arrange. Ni prétendre ne pas vouloir travailler avec l'UDC et le MCG quand on a formé une majorité avec eux durant toute une législature. Et encore moins faire, comme aujourd'hui, des appels du pied à la gauche (voir ici) tant la culture de l'entre-soi et des petits arrangements doit laisser la place à celle de l’intérêt général qui est d'avoir une vraie diversité des opinions au sein du Conseil administratif. Du moins si l'on souhaite que les errements du passé ne se reproduisent pas à nouveau. Car si je suis un adepte de la politique du compromis, je ne serais jamais celui de la compromission (voir ).

    Pour sa part, le PLR Ville de Genève ne s’est pas allié avec l’UDC et le MCG n'en déplaise à ceux qui tentent de faire oublier leur comportement passé en colportant des contre-vérités. Il a simplement voulu poursuivre le travail commun entamé avec eux et le PDC depuis maintenant 5 ans, ni plus, ni moins. A cet égard, vous pourrez constater sur votre bulletin de vote que je ne suis le candidat que du PLR et de personne d’autre (voir ici). Je refuse cependant de renier ma parole et de stigmatiser des partis avec qui nous avons collaboré en bonne entente durant l’entier de la législature, tant il est possible de travailler ensemble quand on y met un peu de bonne volonté. Chose qui me semble primordiale dans les temps difficiles que nous vivons actuellement. Nous devons ainsi nous rassembler plutôt que nous diviser. Et avoir des actes en conformité avec nos engagements et notre comportement passé. Notamment le soutien donné par le PDC à l'UDC Yves Nidegger en 2011, pour l'élection de la Cour des Comptes, en échange du soutien de l'UDC au candidat PDC Luc Barthassat pour le Conseil des Etats (voir ici et ). Preuve encore une fois que des accords sont possibles entre nos différents partis malgré des "valeurs" soi-disant incompatibles.

    A ce jour, les partis n’appartenant pas à la gauche municipale représentent près de 45% des suffrages de la population. Pourtant, ils s’apprêtent à laisser le bloc rose-vert, qui en a obtenu 40%, truster 80% des sièges de l’exécutif municipal par le mécanisme du scrutin majoritaire. Tout cela parce que certains refusent de se remettre en question et préfèrent tenter de conserver leurs acquis plutôt que de penser à l’intérêt général d'avoir un gouvernement représentatif de la population. Ce n'est pourtant pas comme cela qu'on doit faire de la politique en général et dans la crise que nous vivons en particulier. Surtout lorsqu'on prétend rassembler.

    La logique et le respect du travail passé auraient ainsi voulu que les formations n’appartenant pas à la gauche municipale soutiennent mutuellement leurs différents candidats à l’exécutif. Ceci dans la même logique qui nous a vu travailler ensemble durant toute la législature. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour que les valeurs de la droite et du centre-droit soient représentées au Conseil administratif qui ne doit pas être monocolore à gauche. Et d'amener un peu de bon sens là où on en manque cruellement aujourd'hui.

    Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire ici mon analyse sur la pandémie du Covid-19 et ici mon interview sur la manière dont nous surmonterons cette crise.

  • Conseil administratif : amener de la neurodiversité

    conseil administratif,electionDepuis que je fais de la politique, je suis fasciné de constater que les chantres de l'inclusion, de la diversité et de l’altérité, sont souvent les premiers à pointer du doigt ceux qui sont différents. Depuis toujours, je me fais traiter d'autiste ou d'asocial par des gens qui ne comprennent simplement pas que je suis différent d'eux, des gens qui me prêtent des lacunes vis-à-vis de la norme. Cette même norme qu’ils combattent sous couvert de progressisme dans d’autres domaines. Durant cette campagne, j’ai vu de nombreux commentaires désobligeants sur les réseaux. Leurs auteurs se reconnaîtront. C’est ainsi.

    Je revendique pourtant haut et fort mes particularités qui me font juger les choses sans à priori. Je ne suis pas un mondain, je fuis le champagne et les petits fours et me méfie de l’entre-soi du monde politique. Je n'aime pas voyager et ne m'intéresse à l'argent que dans la mesure il me permet de vivre. Pourtant, depuis 15 ans, je mets mes compétences d’analyse, ma mémoire et ma sensibilité, au service du bien commun. Je ne me suis jamais laissé décourager par la lenteur de la politique, ni par ses absurdités. J’ai siégé dans de nombreuses commissions et présidé de nombreuses assemblées, avec mon style. Dans le débat, j’ai toujours privilégié le fond, en me méfiant des idéologues. Et je me remets constamment en question tant j'estime qu'il est dangereux de s'engoncer dans des certitudes.

    J’ai la peau dure, l’actualité récente vous l’a prouvé. Je ne supporte pas les injustices quoi que cela me coûte. Et cela fait de moi quelqu'un qui n'entre pas dans la norme du politicien lambda. A cet égard, je fais miennes les paroles du candidat à la mairie de Paris, lauréat de la médaille Fields en 2010, Cédric Villani que l'on questionnait sur son possible autisme (voir ici) :"Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire diagnostiquer et qu'est-ce que ça changerait? Toujours, dans tous mes combats, j'y suis allé avec mon cœur, avec ma sincérité, sans chercher à me gommer, tel que je suis. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres". Je ne crois ainsi pas seulement à la diversité des opinions, je crois aussi à celle des esprits.

    Que ceux qui me jugent dans mon dos, ou sur les réseaux, aient une fois pour toutes le courage de me parler en face. Je serai heureux de leur démontrer ce que ma différence peut amener à l’intelligence collective d’un exécutif. Par exemple sur la crise du Coronavirus (voir ici). L’addition de plusieurs types de fonctionnements neurologiques est indispensable dans notre société. C’est une forme de biodiversité. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité différente au Conseil administratif de la Ville de Genève dès le 1er juin 2020.

  • Conseil administratif : des mesures pour gérer la crise du Coronavirus

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Nous ne devons cependant pas perdre de vue les conséquences immédiates et dramatiques induites par la paralysie de notre économie et la précarité qui débute pour nombre de nos concitoyens. Nous devons ainsi  lutter de toutes nos forces pour ce faire et les pouvoirs publics prendre conscience qu'ils ont plus que jamais un rôle à jouer.

    Si les mesures de soutien à l’économie et à la population prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (taxes professionnelles, taxe sur le domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise. Les petits commerçants et entrepreneurs ont autre chose à faire actuellement que de remplir des formulaires administratifs et d’autres soucis que de s’acquitter des taxes municipales. Il faut également repourvoir les organismes de cautionnement pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Les finances publiques accumulent des réserves lorsque l’économie est clémente. Elles mettent des noisettes de côté. Toute la droite (PLR, PDC, MCG, UDC) s’est battue pendant 5 ans pour que la Ville de Genève ne déroge pas à ce principe, avec le renfort des Verts Libéraux quand certains étaient muets sur l’affaire des notes de frais.  Lorsque l’économie se détériore, les finances publiques doivent être en mesure d’atténuer le choc. Et donc d’utiliser les réserves constituées pour ce faire (elles redistribuent les noisettes).

    Ce principe voté par le peuple suisse s’appelle le frein à l’endettement, il a été souhaité à tous les échelons des institutions publiques. Avec l’atomisation totale (confinement) de notre ville, l’économie se détériore à une vitesse jamais vue. L’équilibre socio-économique d’une municipalité comme Genève est un château de cartes, et toutes ces cartes, sans exceptions, doivent être protégées de la chute, sinon, la reconstruction sera longue et pénible. Nous sommes conscients que la société dans laquelle nous vivions hier ne sera plus jamais la même et il faudra accepter les nécessaires remises en question qui s’imposeront après cette crise. 

    Par ailleurs, alors que le personnel médical est en première ligne pour combattre cette pandémie, qu’attendons-nous pour lui faciliter la tâche en lui permettant de loger à proximité des Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) pour ceux qui le souhaitent? La Ville est propriétaire d’hôtels, qu’on les mettent à disposition des héros de la santé devant parcourir de longs trajets parfois, après de dures journées passées au chevet des malades. Permettons aussi aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité en leur réservant une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi leur anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque.

    Enfin, qu’attend-on pour mettre un système de livraison à domicile pour les personnes confinées? Comment peut-on laisser de côté les entrepreneurs et les indépendants qui font vivre au quotidien notre économie? C’est aujourd’hui et maintenant que nous attendons de nos autorités de se montrer à la hauteur des enjeux et de communiquer sur ce qui est entrepris. Je préconise ainsi les mesures suivantes pour combattre directement et indirectement les effets du Covid-19 :

    1. Suspendre temporairement les taxes municipales (professionnelle, domaine public, etc)

    2. Cautionner des prêts à taux zéro pour les PME et les indépendants

    3. Mettre à disposition des chambres d’Hôtel pour le personnel soignant à proximité des HUG

    4. Réserver une plage horaire dans les commerces pour les personnes vulnérables

    5. Organiser la livraison à domicile des courses pour les personnes confinées

    6. Mobiliser la Protection Civile pour venir en aide à la population

    7. Communiquer sur les mesures prises et renseigner les ménages et les entreprises sur les modalités des aides diverses.

    En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire (voir ici).

  • Conseil administratif : mon constat et mes propositions face à la crise

    A l'occasion du second tour des élections aux exécutifs communaux, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 23 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Et de souligner qu'en cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de la crise que nous vivons actuellement.

    Arrivé en cinquième position au premier tour, le candidat du PLR au Conseil administratif de la Ville talonne les deux socialistes et les deux Verts. Il est ainsi la meilleure chance du centre-droit d'être représenté au Conseil administratif.

    Comment jugez-vous votre résultat au premier tour des élections en Ville?

    Il est sans fausse modestie excellent. Avec 10'932 voix, je fais un score largement supérieur à ceux obtenus par les candidats du PLR dans la Commune de Genève lors des derniers scrutins majoritaires. Je me réjouis ainsi d’avoir pu rassembler au-delà du seul électorat de mon parti et me félicite que mon parti ait maintenu ses positions au Conseil municipal malgré les 10 sièges supplémentaires obtenus par les Verts. Une chose est claire, le PLR Ville de Genève doit être représenté au Conseil administratif, vu qu’il est de loin le plus grand parti après le bloc rose-vert.

    Pourquoi les partis n’appartenant pas à la gauche ne se rassemblent-ils pas?

    C’est effectivement incompréhensible. Nous avions une occasion unique de conquérir un second siège au Conseil administratif de la Ville de Genève. Pour cela, il suffisait simplement de poursuivre le programme commun PLR-PDC-UDC-MCG que nos différents partis ont signé en 2015 et de nous soutenir mutuellement. Je ne peux ainsi que regretter que certains préfèrent la conservation de leurs acquis à l’envie de rééquilibrer le pouvoir. Avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement, nous devrions travailler tous ensemble, plutôt que nous diviser.

    Justement. Comment réagissez-vous à la situation? Avez-vous des propositions?

    Il ne faut pas se le cacher, la situation est grave. Car si le Covid-19 semble être bénin dans la majorité des cas, c’est bien pour protéger les personnes à risque (seniors, malades chroniques, etc.) que les mesures de confinement ont été prises. A cet égard, afin de permettre aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité, je jugerais adéquat de leur réserver chaque jour une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi l’anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque des porteurs asymptomatiques. Car c’est justement ce mélange des populations et des générations qui permet au virus de circuler et a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

    Quel rôle pourra jouer la Ville de Genève?

    D’ici peu, la Protection civile, les pompiers du Service d’incendie et de secours (SIS), ainsi que les agents de la Police municipale, vont avoir un rôle grandissant pour venir en soutien aux différents services d’urgence cantonaux. Et la coordination des ressources entre les échelons fédéral, cantonal et municipal sera capitale. En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité, qui chapeaute ces services, pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons.

    Que peut-on faire pour faciliter le confinement demandé?

    Nous pourrions mettre en place un système de livraison des courses à domicile, afin de diminuer encore les sorties. En particulier pour les personnes à risque, qui sont parfois isolées. Dans tous les cas, nous ne devons laisser personne sur le bord de la route et devons mettre tous les moyens nécessaires à ce que les choses reviennent dans l’ordre le plus vite possible.

    Que proposez-vous pour soutenir les entreprises touchées?

    Si les mesures de soutien à l’économie prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des Communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (professionnelles, domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise et fasse office d’organisme de caution pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur, pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Vous êtes le seul candidat à avoir un programme en faveur des animaux. Un lien avec cette crise?

    Oui. Car cette question est plus d’actualité que jamais. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 résulte de l’exploitation et de la maltraitance d’animaux par la Chine, qui entasse des animaux sauvages de diverses espèces dans des cages et des marchés insalubres. Nous devons réfléchir profondément à notre rapport au règne animal si nous ne voulons pas revivre à moyen terme une nouvelle crise de cette ampleur. Les précédentes épidémies (MERS, SRAS, etc.) nous le démontrent: que ce soit l’élevage intensif, la déforestation ou la consommation d’animaux sauvages, nous devons repenser notre relation avec le règne animal. La Ville de Genève a un rôle à jouer en la matière, en tant que siège des Organisations internationales et temple des principes et des lois internationales; notre Cité pourrait ainsi devenir le berceau d’une Convention du bien-être animal.

    Quelle serait votre priorité en cas d’élection au Conseil administratif?

    Plus que jamais, la priorité des pouvoirs publics n’est pas de féminiser des noms de rues ou nos panneaux de signalisation. Le symbolique doit faire place au concret. Nous devons prendre des mesures pour améliorer la qualité de vie et trouver des solutions à la crise actuelle. Je ne veux pas devenir conseiller administratif pour faire de l’idéologie, mais bien pour améliorer notre quotidien par une action concrète et réfléchie. Et souligner que nous ne devons pas gouverner selon un clivage gauche/droite, tant notre seul objectif doit être de bien faire fonctionner notre Cité.

    On entend rarement cela. Vous êtes atypique pour un homme politique.

    Je pense l’être tout court. En effet, je n’aime pas voyager, je ne m’intéresse à l’argent que dans la mesure où il me permet de vivre et me remets constamment en question. A cet égard, je pense que la crise que nous vivons doit nous amener à réfléchir profondément sur nos fondamentaux, que ce soit notre modèle économique ou encore le fonctionnement de notre société en général.

    Pour conclure, une bonne raison de voter pour vous?

    Je veux représenter l’électorat de droite et de centre-droit, qui représente 45% de celui de la Ville de Genève. Et je pense être le mieux placé pour cela, au vu de mon expérience et de ma sensibilité qui permettent d’apprécier les choses différemment, avec mesure.

  • Coronavirus : soigner tout le vivant

    https://img.huffingtonpost.com/asset/5e26fd552200002e003eb1ba.jpeg?cache=HLBmQ1azGU&ops=1200_630

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Lorsque ce sera le cas, il sera alors temps de s’interroger sur les causes structurelles de cette situation. Et de comprendre comment nous avons pu en arriver là.

    Fervent défenseur de la cause animale (voir ici), mes recherches et mes lectures m’amènent à constater que les différentes épidémies auxquelles nous avons fait face durant les 20 dernières années ont souvent, voire toujours, un rapport avec notre relation aux animaux. Jugez plutôt :

    H5N1 (1997) : Élevage de poulets en Asie (voir ici)

    SRAS (2002) : Chauve-souris (?) en Chine (voir ici)

    H1N1 (2009) : Élevage de porcs au Mexique (voir ici)

    MERS (2012) : Chameau dans la péninsule Arabique (voir ici)

    H7N9 (2013) : Marché de volailles à Shanghai (voir ici)

    Covid-19 (2019) : Marché d'animaux sauvages (?) à Wuhan (voir ici)

    Ces précédentes épidémies étaient pourtant un avertissement clair. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 semble résulter de l’exploitation et de la maltraitance de diverses espèces d’animaux sauvages entassés dans des cages et des marchés insalubres (voir ici et ). Nous devons ainsi réfléchir profondément à notre rapport avec le règne animal, voire notre relation aux autres animaux si l'on considère que l'homme en est un, si nous ne voulons pas revivre une nouvelle crise de cette ampleur (voir ici). Chose à laquelle nous devons nous engager.

    https://focus.nouvelobs.com/2020/02/24/0/0/1999/998/1377/667/75/0/b35e01d_MQD0HmmYouXQY9COR4dR3z0k.jpg

    Le biologiste Rob Wallace, auteur du livre « Big Farm Make Big Flu » déclarait récemment dans un entretien (voir ici) : « Le véritable danger de chaque nouvelle flambée virale est l'échec - ou mieux - le refus opportun de comprendre que chaque nouveau coronavirus n'est pas un incident isolé. Quiconque cherche à comprendre pourquoi les virus deviennent plus dangereux doit enquêter sur le modèle industriel de l'agriculture et, plus spécifiquement, de l'élevage. À l'heure actuelle, peu de gouvernements et peu de scientifiques sont prêts à le faire. Bien au contraire. Lorsque les nouvelles épidémies surgissent, les gouvernements, les médias et même la plupart des établissements médicaux sont tellement concentrés sur chaque urgence distincte qu'ils écartent les causes structurelles qui poussent plusieurs pathogènes marginalisés dans une célébrité mondiale soudaine, l'un après l'autre. »

    Le Covid-19 n’échappe pas à la règle et semble avoir pour origine un marché animalier en Chine (wet market) dont l’hygiène et le bien-être animal sont le dernier des soucis. Alors même que depuis plusieurs années, des scientifiques suivent les incidences sur la santé publique de cette exploitation des animaux et tirent la sonnette d’alarme, tout comme le Dr. Wallace, au sujet de l’élevage intensif (voir ).

    En effet, les virus grippaux en circulation chez l’animal représentent des menaces pour la santé de l’homme. L’être humain peut être malade en étant infecté par des virus d’origine animale, comme les sous-types H5N1 et H9N2 de la grippe aviaire et les sous-types H1N1 et H3N2 de la grippe porcine. Le principal facteur de risque d’infection humaine semble être l’exposition directe ou indirecte à des animaux vivants ou morts infectés ou à des milieux contaminés. Chose qui est expliquée de manière détaillée (voir ici) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    D’aucuns prétendent qu’au lendemain de cette pandémie, nous devrons modifier nos comportements notamment en matière de libre-échange, de production et de consommation. Ils ont raison. Nous devrons ainsi remettre du bon sens et de la mesure là où l’absence de règlementation est devenue la règle. Et nous rendre enfin compte que l’argent est un outil et non un idéal.

    Force est de constater que si nous ne modifions pas profondément nos rapports et notre comportement envers les animaux, nous devrons à nouveau faire face à de telles pandémies dans le futur. Avec des conséquences potentielles chaque fois plus grave pour notre planète et notre société. Raison pour laquelle nous devons nous intéresser aux droits des animaux avec la même acuité que les droits humains. Par exemple dans l’aide au développement comme je l’ai proposé il y a plusieurs mois (voir ici et ).

    En tant que siège de nombreuses conventions et organisations internationales, berceau des droits de l’homme et Ville internationale, Genève a le pouvoir et le devoir de mener cette réflexion. Et de rappeler que nous sommes la capitale mondiale du multilatéralisme, au carrefour entre l’OMS et le WWF. Car si nous ne prenons pas à bras le corps le problème dès que l’actuelle crise sanitaire sera terminée, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’une nouvelle recommence (voir ).

    La Ville de Genève présente chaque année un festival international du film sur les droits humains, pourquoi ne pas ainsi créer un festival du film sur les droits des animaux et leur exploitation? Ainsi que lancer l’idée d’une convention internationale sur le sujet dans le but de mettre fin aux excès de certains pays dans le traitement qu’ils infligent aux animaux (voir ici et ), ainsi que mettre en place des programmes de sensibilisation au respect des animaux dès le plus jeune âge (voir ici)? Élu au Conseil administratif, je m’engagerai ainsi de toutes mes forces pour aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous vivons et permettre une telle réflexion. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire.

  • Conseil administratif : mon autobiographie de campagne

    conseil administratif,election,plrJe suis né en 1984 en Ville de Genève et vis actuellement dans le quartier de Champel. J'ai grandi dans le quartier de Plainpalais puis celui des Eaux-Vives au sein d'une famille devenue monoparentale lorsque j'avais une dizaine d'années. J'ai suivi ma scolarité à l'école de Contamines et au Cycle de la Florence avant d'obtenir ma maturité gymnasiale au Collège de Candolle (Option Spécifique Economie et Droit ; Option Complémentaire Géographie).

    Politologue de formation, je suis diplômé des Universités de Genève (Bachelor en sciences politiques) et Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie électorale, au fonctionnement des administrations mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières qui ont fait l'objet de mes mémoires de recherche.

    Passionné de politique depuis toujours, je consacre la majeure partie de mon temps libre à celle-ci depuis maintenant une quinzaine d’années. D’abord comme militant puis comme parlementaire suite à mon élection au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2005. En sus de mes diverses fonctions présentes et passées au sein de mon parti (président du PLR Ville de Genève, chef du groupe parlementaire municipal, etc), j’ai également participé à de nombreuses campagnes politiques en tout genre et suis un rédacteur régulier du Nouveau Genevois (journal du PLR Genève).

    Dans le cadre de mon mandat de Conseiller municipal, je me suis ainsi engagé sur de nombreux dossiers dans des domaines divers et variés. Par exemple la  rénovation des Vernets et la  construction  de la nouvelle patinoire,  l’augmentation  des compétences des Agents de la Police Municipale ou encore le  renforcement  des pouvoirs du contrôle financier afin de mieux encadrer la gestion des deniers publics. J'ai aussi proposé la création d'un Musée de la Bande Dessinée et la baisse des salaires du Conseil administratif.

    Dans cette même logique, j'ai contribué à faire annuler la votation municipale de septembre 2017, suite à la tentative du maire de l'époque de tromper la population via la brochure de vote officielle. J'ai également dénoncé les notes de frais excessives du Conseil administratif et de certains hauts fonctionnaires mis en exergue par la Cour des comptes. Sur un autre registre, j'ai aussi proposé et obtenu le financement à l'année de l'accueil des sans-abris et réclamé le financement d'une rente-pont pour les fonctionnaires mis en retraite forcée à 62 ans.

    Sur le plan professionnel, je travaille actuellement comme adjoint scientifique au sein de la Direction Stratégique de la Police Genevoise. Ceci après avoir travaillé à l'état-major de l'ancien département de la Sécurité et de l’Économie (DSE). Auparavant, j'ai effectué plusieurs stages et recherches académiques pendant et après mes études.  

    Mes loisirs sont également mes passions. Tout d'abord la lecture qui occupe une place très importante dans ma vie. Je possède ainsi plusieurs milliers de livres et de bandes dessinées (Tintin, Blake et Mortimer, Buck Danny, Alix, Johan et Pirlouit, Gil Jourdan, Corto Maltese, etc). Je lis aussi de manière assidue des essais politiques et sociologiques ainsi que des biographies ou monographies historiques. Mes ouvrages de référence vont du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas au Prince de Machiavel, ainsi qu'aux Catilinaires de Cicéron en passant par le Savant et le Politique de Max Weber. Cet intérêt poussé pour l'histoire et la littérature m'amène également, à mes moments perdus, à écrire des textes uchroniques qui reposent sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

    Grand fan des trilogies de Star Wars, du Seigneur des Anneaux et de Batman (The Dark Knight) que je peux réciter quasiment par cœur, je joue également à Stacraft II et à Warhammer : Total War lorsque j'en ai le temps. Je suis aussi un fan assidu du Genève-Servette Hockey Club (GSHC)  et vous aurez donc de bonnes chances de me croiser dans les travées de la patinoire des Vernets lorsque nous jouons à domicile. 

    En dehors de la politique, je suis également membre de plusieurs associations (Club des Patineurs de Genève, Refuge de Darwyn). Conscient des enjeux écologiques, je ne prends que très rarement l'avion, ne possède pas de voiture et me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Ma famille a plusieurs chats et chiens, la plupart adoptés de refuges. Ceci fait que j'ai été sensibilisé très tôt aux questions relatives aux droits des animaux et à la protection animale. 

    Peu enclin à la communication à outrance, je préfère la discrétion du travail de fond à l'omniprésence médiatique. Je possède aussi la particularité d'avoir une mémoire quasi photographique qui me permet d'être, je l'espère, à la fois perfectionniste et efficace dans ma vie politique et personnelle. 

    Candidat du PLR Ville de Genève au Conseil administratif, j’aurais à cœur de porter les valeurs de notre parti au sein de l’exécutif municipal et d’amener les réformes nécessaires afin que la Ville de Genève puisse affronter en toute sérénité les enjeux de demain. Je vous invite ainsi à prendre connaissance de mes projets et propositions sur mon site internet et, surtout, de ne pas hésiter à prendre contact avec moi si vous avez la moindre question.

  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève (bis)

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 2 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Alors que la campagne municipale bat son plein depuis plusieurs semaines, force est de constater que le candidat PLR au Conseil administratif Simon Brandt a le programme le plus complet du lot pour ramener la sérénité en Ville de Genève. Innocenté des accusations lui ayant valu en décembre dernier une arrestation digne des films de Costa-Gavras, il mène le combat avec énergie et engrange de nombreux soutiens de citoyens souhaitant un retour à l’éthique dans le gouvernement de la Ville. Il nous a précisé ses vues en matière de logement, d’aménagement et de sécurité.

    Votre slogan est «une nouvelle ère en Ville de Genève», que signifie-t-il?

    Je souhaite amener une nouvelle manière de faire de la politique. Et faire tabula rasa des pratiques que nous connaissons depuis trop longtemps. Par exemple en matière d’urbanisme, où nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends la vision de bâtir à taille humaine et de respecter l’identité des quartiers. Je souhaite aussi maintenir, voire augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas. C’est le dernier moment pour le faire avant son extinction.

    Et pour l’important bailleur qu’est la Gérance Immobilière Municipale (GIM)?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Il faut aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. Sur ce point, la facilitation de la transformation de bureaux en logements est une solution, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par les rénover. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures. Au surplus, je propose de profiter des taux d’intérêts négatifs pour lancer l’émission d’obligations vertes (green bonds), qui permettront de financer la rénovation dudit parc.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Que proposez-vous en matière de sécurité?

    Je préconise la mise en place d’une police coordonnée avec le Canton. Ce qui permettrait aux agents de la police municipale (APM) de reprendre la totalité des missions de proximité et de libérer des policiers cantonaux afin de renforcer police-secours. Dans le même temps, on devra reprendre de fond en comble le catalogue des missions de la police municipale et déterminer les besoins de formation (brevet fédéral de policier) et d’équipement (arme à feu) pour mener au mieux celles-ci.

    Que permettrait une telle réforme?

    Tout d’abord de libérer des effectifs supplémentaires. Si j’étais en charge de la police municipale, je ferais aussi occuper davantage le terrain par une présence accrue de patrouilles dans les secteurs sensibles, comme la Jonction ou les Pâquis, afin de mieux lutter contre le deal de rue C’est juste une question de volonté politique et de hiérarchisation des priorités. Et cette volonté, je l’ai.

    Vous avez des propositions pour la sécurité des seniors?

    Je propose d’affecter des îlotiers spécifiques pour les seniors, qui feraient notamment le lien avec les clubs d’aînés, ainsi que de veiller davantage à la sécurisation de la voirie. La place des vélos et des trottinettes est sur les pistes cyclables, par sur les trottoirs où ils mettent en danger les piétons et peuvent causer des accidents lourds de conséquences.

    Vous proposez aussi de favoriser le rapprochement entre les seniors et leurs familles?

    Oui. L’idée provient d’un de mes colistiers au Conseil municipal, Kevin Schmid, et consiste à prioriser les seniors ayant leurs familles en Ville de Genève dans l’attribution des places en EMS. Ceci afin de leur permettre de garder un lien avec leurs proches. Le maintien du lien social est une priorité.

    Vous critiquez une déperdition de notre identité au profit d’une certaine idéologie?

    Que ce soit la disparition du terme de Promotions pour celui de «fête des écoles» ou l’absence du drapeau national aux festivités du 1er août, force est de constater que l’actuel Conseil administratif semble avoir un problème avec notre patrimoine et notre identité. Je peux ainsi vous garantir que nos couleurs nationales seront bien présentes si je devais organiser la fête du 1er aout en tant que Maire de la Ville de Genève.

    Que pensez-vous de la féminisation des panneaux de signalisation et de la débaptisation des noms de rues au profit de personnalités féminines?

    Je trouve cela inutile et dispendieux. La priorité des Autorités municipales doit être d’assurer la propreté des rues, la sécurité dans nos quartiers et de trouver des solutions concrètes aux problèmes du quotidien. Pas de créer des problèmes là où il n’y en a pas.

    Quelques autres raisons de voter pour vous?

    Parce que je dispose d’une empreinte écologique inférieure de 50% à la moyenne suisse. Blague à part, je souhaite être un magistrat à l’écoute des gens. Je réponds toujours aux courriels que je reçois et pense que c’est en résolvant les problèmes qu’on avance. Pas en les cachant. Et à ceux qui hésitent encore de voter pour moi, je leur pose la question suivante: vivez-vous mieux à Genève aujourd’hui qu’il a 10 ou 20 ans? Si la réponse est non, vous avez tout à gagner à voter pour moi, car je prétends justement faire les choses différemment.

  • Elections municipales : le temps d'une nouvelle ère en Ville de Genève

    C’est sous ce slogan que les 34 candidats au Conseil municipal (14 femmes pour 20 hommes), dont un tiers ont moins de 35 ans, font campagne depuis plusieurs semaines pour les élections municipales. A titre personnel, j’ai l’honneur d’avoir été désigné comme tête de liste avec pour objectif de récupérer le siège perdu par le PLR au Conseil administratif en 2012.

    Depuis maintenant 25 ans, la Ville de Genève est gouvernée par une majorité de gauche qui semble considérer notre Cité comme sa propriété privée. Pour preuve les abus relevés par la Cour des Comptes (voir ici) et les nombreux scandales qui ont émaillé cette législature. Mais sur un plan plus pratique, je souhaite vous poser les questions suivantes afin de juger du succès de la gouvernance actuelle :

    - Avez-vous l'impression que le Conseil administratif est à l'écoute de vos problèmes?

    - Trouvez-vous qu'il y a suffisamment d'espaces verts?

    - Est-ce que la politique d’aménagement urbain est une réussite?

    - Estimez-vous que nos rues sont suffisamment propres?

    - Est-il normal que des sans-abris dorment encore dehors?

    - Avons-nous une Police municipale digne de ce nom?

    - Les commerces locaux sont-ils suffisamment soutenus?

    - La nouvelle patinoire a-t-elle été construite comme promis?

    Enfin, et c’est la seule chose qui importe, vivez-vous mieux à Genève aujourd'hui qu'il y a 10 ou 20 ans?

    La réponse à ces questions est évidemment non. Et ce résultat est la conséquence de 25 ans de gestion par la même majorité politique qui essaye, aujourd'hui, de nous faire croire qu'elle fera les choses différemment. Je prétends ainsi qu'il n'est pas seulement nécessaire de changer les membres du Conseil administratif, il est aussi vital de le rééquilibrer politiquement. Et d'avoir des projets pour ramener notre Cité sur les bons rails afin de démarrer une ère nouvelle dans celle-ci. Ce que je souhaite vous présenter ci-dessous.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera tout d’abord ramener la confiance et la sérénité. En étant exemplaire sur la gestion de l’argent public mais aussi et surtout d’avoir le courage de rendre public les dysfonctionnements plutôt que de vouloir les cacher. Ce sera aussi de construire ensemble la Ville de demain, ceci en augmentant les zones vertes existantes et en protégeant le poumon de verdure que constitue la zone Villa. Ainsi que construire de manière qualitative en respectant l’identité des quartiers pour que nous reconnaissions encore la Genève que nous avons connu dans les prochaines décennies.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera aussi une Cité plus belle, plus propre, plus sûre. Ceci via la mise en place d’une police coordonnée entre la Ville et le canton, l’adaptation de la formation et l’équipement des Agents de la Police Municipale (APM) afin de mieux lutter contre la criminalité. Ainsi que l’amélioration des fréquences de nettoyage des rues afin de ne plus voir des déchets déborder.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera celle de l’audace et de la créativité. Nous devons avoir une ligne claire non seulement en politique, mais également en matière culturelle. Je pense ici au projet de Musée de la Bande Dessinée mais aussi à la mise en place d’expositions virtuelles comme le connaissent le British Museum ou celui du Louvre. Ainsi qu’à la construction de la nouvelle patinoire promise depuis 10 ans par les différents magistrats socialistes en charge du dossier.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce seront des projets qui nous permettront d’être pionniers en matière de biodiversité et d’écoresponsabilité. Des exemples ? La mise en place de programme d’insertion sociale avec les refuges locaux pour animaux (SPA, Refuge de Darwyn, Centre Ornithologique, etc). Mais aussi et surtout la création d’une filière complète de recyclage du plastique en partenariat avec le secteur privé. Ainsi que la systématisation des écopoints permettant de recycler tous les types de déchets.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, c’est celle qui permettra à chacun de trouver sa place dans notre société. Que ce soit l’extension des capacités d’accueil pour les sans-abris afin que plus personne ne dorme dehors, le versement d’une prime aux familles qui souhaitent passer davantage de temps avec leurs enfants plutôt que les mettre en crèche. Mais aussi le respect de notre passé avec le retour des « Promotions » en lieu et place de la Fête des écoles. Ayons ainsi le courage de nos actes et de notre pensée plutôt que nous le faire imposer par quelques bien-pensants.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, c’est une Ville prospère, dynamique et démocratique. Dans laquelle un magistrat ne truque pas une brochure de vote, confond ses cartes de crédit ou dépose des plaintes pénales intempestives afin de masquer ses dysfonctionnements. Ou pire encore, voit un exécutif municipal s’opposer aux travaux de la Cour des Comptes afin de cacher des actes iniques, immoraux et illégaux. Et qui arrive encore à dissimuler nos couleurs nationales lors de la Fête du 1er août.

    Le 15 mars 2020, vous aurez l’occasion de reprendre le contrôle de votre Ville en votant pour la liste 2 au Conseil municipal comme au Conseil administratif. Nous comptons sur votre soutien.

  • Opération Cumulus : entre Mise au point et Antipresse

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    Deux mois après l’opération « Cumulus », qui est le nom de code (si, si vous avez bien lu…) donnée par certains éléments de la Police Judiciaire à la mascarade dont j’ai été la victime le vendredi 13 décembre 2019, chose qui est très bien illustrée par le dessin de Charly Calfelis, je suis heureux de constater que certains médias commencent à prendre un peu de recul sur cette affaire. Notamment en soulignant la disproportion totale entre la violence de l’action policière et les faits qui me sont reprochés (violation du secret de fonction), lesquels ne reposent sur rien. Jugez plutôt.

    Sur le volet police, on me reproche d’avoir cherché des informations dans une base de données à laquelle je ne me suis jamais connecté (chose que le 20 Minutes relaye ici). De même, j’étais en vacances, sans aucun accès à distance, le jour où je suis censé l’avoir fait. L’accusation ne tient donc pas la route un seul instant. A plus forte raison quand vous lirez ce troublant article de septembre 2018 qui montre que le scénario de cette histoire a été écrit bien en amont. Posez-vous la question à qui profite ce qui s'est passé et, surtout, pourquoi j'ai été traité ainsi à trois mois des élections municipales.

    Sur le volet des notes de frais, on me reproche d’avoir rendu public un rapport constatant les manquements du Conseil administratif et les abus de certains hauts-fonctionnaires. Ici, le délit est impossible vu que le document a été jugé non-confidentiel par le préposé cantonal à la protection des données. Par ailleurs, quand bien même je l'aurais fait, qui pourrait me reprocher d’avoir voulu rendre public le dilettantisme du Conseil administratif? Comment pourrait-on m'en vouloir d'avoir dit la vérité lorsqu'on reproche leurs mensonges à d'autres? Nous devons au contraire avoir le courage de rendre public les dysfonctionnements plutôt que de vouloir les cacher. Chose que je revendique haut et fort, n’en déplaise à certains qui ont manifestement beaucoup de choses à se reprocher vu leur comportement. Sinon comment comprendre ce qui m'est arrivé? Je n'ai en effet pas le souvenir que les différents magistrats à qui l'on reproche des faits autrement plus graves (acceptation d'avantage, gestion déloyale des intérêts publics, etc), respectivement des policiers (voir ici et ), aient été traité avec la même violence que moi. Et heureusement tant je ne souhaite à personne de vivre ce qui m'est arrivé. Mais ce n'est pas pour autant que je baisserais les bras dans mon combat politique et ma volonté de faire la lumière sur ce qui se passe dans notre Cité.

    Surtout, je relève que mon affaire a été entachée d’un nombre impressionnant de violations partielles et partiales du secret de fonction. Lesquelles ne semblent pas intéresser le Ministère Public vu qu’il n’a ouvert, à ma connaissance, aucune enquête contre ces infractions pourtant poursuivies d’office. Par ailleurs, alors que la presse sort chaque semaine des informations couverte par le secret de fonction, pourquoi un tel acharnement envers moi et pas sur les autres? Le dernier exemple en date étant la parution d’un article du Courrier (voir ici) qui relaye une information interne au Conseil administratif, sa publicité ne peut donc être le fait que d'un membre de l'actuel exécutif. Est-ce que le Ministère Public va ainsi ouvrir une enquête et faire saisir les téléphones des 5 auteurs potentiels ainsi que perquisitionner à leur domicile? Blague à part, pourquoi y a-t-il deux poids, deux mesures? Car c'est bien ce qu'on me reproche d'avoir fait avec le rapport sur les notes de frais excessives de l'administration. Avec une différence majeure cependant, celui-ci n'est pas confidentiel selon l'autorité compétente qu'est le préposé cantonal à la protection des données (voir ).

    Je vous invite ainsi à regarder le reportage de Mise au Point du 9 février 2020 et à lire l’excellente analyse de Slobodan Despot dans l’Antipresse du même jour (voir ici). Deux médias aux antipodes l’un de l’autre mais qui ont pris la peine de juger des faits plutôt que des conjectures. Ceux-ci font suite aux éditoriaux de Giancarlo Mariani du GHI (voir ici) et de Pascal Décaillet (voir ). Respectivement à mon portrait dans le Temps. Et de rappeler qu'en cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera de procéder à un audit complet du fonctionnement de la municipalité et de l'usage qui est fait des deniers publics, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines.

    Le 15 mars 2020, vous aurez l’occasion de montrer que tout ce qui s'est passé est anormal. Ceci en votant pour la liste 2 au Conseil municipal comme au Conseil administratif (voir ici). Je compte sur votre soutien.

    Avec l'accord de son auteur, vous trouverez ci-dessous l'article d'Antipresse sur mon affaire.

    LE BRUIT DU TEMPS par Slobodan Despot

    L’affaire Simon Brandt, un «signal faible» — mais assourdissant!

    Un scandale peut en cacher un autre. On découvre ici comment un espoir de la politique genevoise est devenu un dégât collatéral de la chute de son mentor, Pierre Maudet. Mais la persécution du lanceur d’alerte Simon Brandt par le procureur Jornot est bien plus choquante. Elle nous montre comment nous sommes médiatiquement dressés à voir l’accessoire plutôt que l’essentiel et comment l’intimidation morale l’emporte de plus en plus sur le langage des faits.

    L’«affaire Maudet» a été un feuilleton politique retentissant en Suisse romande. Pour mémoire, l’ambitieux conseiller d’État (ministre cantonal) Pierre Maudet a été pincé la main dans le sac à mentir de façon répétée sur un voyage à Abu Dhabi qui lui avait été offert par le cheikh du lieu. Entraîné dans une spirale de mensonges, l’enfant prodige de la politique suisse s’est retrouvé dans la position du paria encombrant de la société genevoise et en particulier de son parti, le PLR. Même s’il s’accroche à son poste, celui qui fut le plus jeune candidat au Conseil fédéral n’est plus aujourd’hui qu’un astre mort.

    La publication du livre de Philippe Reichen, Pierre Maudet, le vertige du pouvoir, vient raviver l’imbroglio. Elle m’a incité à me replonger dans ce «House of Cards» helvétique et dans les mirages médiatiques qui l’entretiennent.

    Préambule: le mot qu’on ne prononce pas en Suisse

    Le 5 septembre 2018, j’étais invité dans l’émission de débats Infrarouge pour commenter les déboires de Pierre Maudet. Je m’y retrouvais dans le camp des «accusateurs» aux côtés de la présidente du Parti socialiste genevois, Carole Anne Kast, et de Raphaël Leroy, le journaliste par qui le scandale Maudet est arrivé — avec le susnommé Philippe Reichen en appui. En face de nous, des éléphants de la droite bourgeoise, Christian Lüscher, le revenant Guy-Olivier Segond et le très consensuel ex-ministre vaudois Claude Ruey, qui, devant les caméras, ont vigoureusement réfuté mes interventions. En coulisses, le ton était fort différent. Avant de défendre avec ferveur l’honnêteté de son camarade de parti à la suite de ses aveux forcés, Christian Lüscher l’avait déclaré cliniquement mort. Un diagnostic qu’il allait valider lui-même en le lâchant quelque temps plus tard. Ce fut un moment baroque de la fourbe comédie humaine!

    Mon intervention n’allait pas rester sans suites. Le lendemain, j’étais interpellé par un jeune homme alors que je faisais mes courses. «Je vous ai vu hier soir. Vous avez dit un mot qu’on n’ose pas prononcer dans ce pays: corruption!» C’est vrai: j’avais dit qu’en Suisse la corruption était couverte d’un voile de pudeur, car systémique. Il aura fallu élaborer tout un dispositif d’œillères juridiques et d’alibis moraux pour la soustraire à la conscience des citoyens.(1)

    Il m’avait paru naturel de souligner cette réalité dans le contexte de l’affaire Maudet, sans trop m’appesantir dessus. La «lutte contre la corruption», on l’a vu tout au long de l’histoire récente, n’a souvent été qu’un prétexte au flicage et à la répression qui a fait plus de dégâts que le mal qu’elle prétendait combattre. Il n’empêche, mon mot a mal passé. Au retour du studio, dans le train qui nous emmenait vers Lausanne, Claude Ruey, qui fut lobbyiste en chef de SantéSuisse et donc un maître de l’action de coulisses, s’employa à me détailler l’argument qu’il avait brandi durant le débat: que le «surmoi» et l’éthique protestante» des hommes politiques suisses (non catholiques, donc!) étaient un véritable bouclier contre les tentations qui font trébucher le commun des mortels. Pour ma part, tenant la Suisse, sur ce chapitre, pour un pays comme un autre, j’en ai surtout conclu qu’une des meilleures manières d’ignorer un vice consiste à ne point le nommer.(2)

    Le jeune homme n’était pas le dernier client du confessionnal, ce jour-là. Un peu plus tard, je recevais l’appel d’un Genevois à qui je ne me souvenais pas d’avoir donné mon numéro de téléphone. Il me proposa une entrevue pour évoquer entre quatre yeux les affaires «sérieuses» du canton.

    Nous nous sommes rencontrés comme dans un roman de Grisham, au petit matin, dans une cafétéria de l’aéroport. Cet homme d’affaires excédé m’a déroulé une version business de l’air du Catalogue de Dom Juan. Madamina, il catalogo è questo/Della gente che comprò il padron mio… Genève est une plaque tournante mondiale, et pas seulement de la finance. Il trouvait vraiment «minable» de s’en prendre à Maudet pour un week-end à 60 ou 80’000 francs lorsque tel ou tel… La galerie pittoresque de corrupteurs et de corrompus qu’il m’a dépeinte donnerait du blé à moudre pour plusieurs années à une équipe d’enquêteurs.

    C’était gravissime et cocasse en même temps. L’image la plus drôle qui m’en est restée est celle de ce coffre-fort jamais verrouillé, dans une boîte où il avait travaillé, une caverne d’Ali-Baba où les cadres partant en mission dans le «tiers-monde» puisaient au jugé les boîtes de montres de luxe avant de sauter dans l’avion. Le retour sur investissement était, paraît-il, assuré. Rien ne séduit tant que la qualité suisse!

    Il est toujours bon de replacer les choses dans leur contexte. A la réflexion, j’avais été sévère pour Maudet. Son erreur — en tant que politique de vocation et de métier — était une faute professionnelle. Il lui eût peut-être suffi de déclarer la nature et les modalités de son déplacement. Combien d’élus suisses, avant et après lui, sont allés «consolider leurs réseaux» à l’étranger au frais de l’invitant? Et peut-on sérieusement reprocher aux élus de percevoir des avantages susceptibles de contreparties dans un pays où le financement des partis politiques est entièrement confidentiel? Pour un week-end dans le Golfe, combien de promesses — et pour quels montants? — faites aux bétonneurs, chaque année électorale, dans chacun des 26 cantons suisses? (Aucune, bien entendu! Le «surmoi et l’éthique protestante» protègent nos élus!)

    Le moteur caché

    Mais voici que débarque Philippe Reichen, le correspondant de la presse alémanique immergé dans la réserve d’Indiens romande. Reichen ne veut pas assassiner son sujet. Il en trace un portrait minutieux fondé, nous dit-il, sur des dizaines d’entretiens. Nous connaissons même la couleur de son fauteuil d’étudiant et le parfum (cigare et single malt) de ses péchés mignons.

    Sous la plume de l’enquêteur, M le Maudet apparaît comme le héros de cinéma qu’il deviendra peut-être un jour. Toute sa vie n’aura été qu’une préparation à la brillante trajectoire qu’un mensonge mesquin aura suffi à briser. On voit d’ici l’ado tête à claques qui, déjà, joue des coudes pour être le premier partout et se fait, à quatorze ans, appeler «Président». Le jeune Rastignac est «implacable» dans la construction de son pouvoir. Il est intelligent, volontaire, convenable mais point trop embarrassé de scrupules. Il incarne une nouvelle génération de carriéristes politiques qui n’ont plus grand-chose à voir avec les idéaux si helvétiques de service et de bien commun que défendaient leurs prédécesseurs.

    Happé par la lecture du livre, j’avais oublié de noter un détail qui, dans l’arrière-plan, me gênait un peu. Il a fini tout de même par émerger lors de notre entretien avec l’auteur aux Beaux parleurs de la RTS, le 2 février dernier. Comment avait-il monté son enquête? Ce procès-verbal d’audition chez le procureur Bertossa livré quasi verbatim, en p. 131–132, d’où Philippe Reichen le tenait-il? Ce ne pouvait être qu’une fuite venant d’un magistrat ou d’un avocat. «Protection des sources!» me répondit-on alors même que je n’avais rien objecté à cela. Le délit était du côté des informateurs: le journaliste pouvait tout au plus éprouver un cas de conscience, mais il en était loin. Personne, à mon grand étonnement, ne semblait voir «l’éléphant au milieu de la pièce», comme diraient les Anglais: le fait que le secret de l’instruction, dans l’affaire Maudet et ses ramifications, n’existe tout simplement plus. Cela me semblait infiniment plus important, sur le coup, que le sujet de couverture.

    «Opération Cumulus», des méthodes totalitaires près de chez vous

    Lorsque l’illégalité crève les digues et qu’elle se répand partout, elle tient lieu de loi. J’ai repris contact avec Simon Brandt. Entre 2014 et 2018, Brandt a été un adjoint proche de Pierre Maudet avant d’être congédié par le ministre. Depuis, il travaille comme analyste à la Direction stratégique de la Police, où il mène des recherches académiques sur l’évolution de la criminalité, du terrorisme ou de la délinquance dans les communes genevoises. Avec sa silhouette longiligne d’éternel étudiant, sa mémoire sans failles et ses introversions surprenantes, Simon Brandt est un «haut potentiel» type. Humble et discret, il était à ma connaissance, dans les trentenaires de la vie publique suisse, l’un des derniers Mohicans passionnés par la lutte des idées et le bien commun. A ce titre, il comptait redorer le blason de son parti, le PLR, en se portant candidat à l’administration de la ville de Genève lors des élections du printemps qui vient.

    Ceci jusqu’à ce que le procureur Jornot le convoque pour un entretien. Il aurait pu le faire discrètement, par exemple à son poste de travail, dans un immeuble accessoirement truffé de policiers. Mais non. La méthode dit tout des intentions. La police genevoise, quoiqu’en en sous-effectif chronique, aura réussi à mobiliser onze inspecteurs pour arrêter le citoyen Brandt! On a même affecté un nom de code approprié à cette pantalonnade: «Opération Cumulus»!

    Le 13 décembre dernier, à 7h15 du matin, Simon sort de chez sa mère pour se rendre en tant que député à une session du Grand Conseil lorsqu’il est interpellé et emmené au poste de l’Inspection Générale des Services (IGS). Là, il est mis en cellule et menotté avant qu’on l’embarque dans une série de perquisitions: à son bureau, à son domicile, au domicile de sa mère et même chez son ex-compagne. On saisit son téléphone et la totalité du matériel informatique, y compris des appareils qui ne lui appartiennent pas. Son équipement ne lui sera rendu que six semaines plus tard, fin janvier, alors que toute sa documentation politique s’y trouve et qu’il est déjà en campagne.

    Mais il y a pire. De manière répétée, pendant sa détention, on présente à Simon un «deal» à l’américaine: tout se passera mieux s’il livre des informations sur Maudet. Un inspecteur l’humilie en le faisant mettre à nu et en le forçant à faire ses besoins naturels devant lui, et sous les yeux de sa mère. Simon en est encore effaré en me racontant l’épisode:

    «Un inspecteur est devenu très agressif lorsqu’il a trouvé à mon domicile une affiche en faveur de la Loi sur la Police dont les syndicats policiers ont été de virulents opposants. Il m’a traité de menteur en prenant son collègue à témoin et j’ai bien cru que j’allais me faire frapper tellement ils étaient en colère. La haine qu’ils avaient envers Pierre Maudet était palpable car c’est lui qu’ils visaient à travers moi.»

    C’est seulement une fois ramené en cellule, vers 16h30, qu’il comprend, avec l’arrivée de son avocat, la raison de ce déchaînement.

    Ce qu’on lui reproche? D’abord, d’avoir transmis à Pierre Maudet des éléments issus de la base de données de la police — donc une opération de hacking informatique. Ensuite d’avoir rendu public un rapport du Contrôle financier de la Ville de Genève sur les notes de frais excessives du Conseil administratif (exécutif de la mairie) et de certains hauts fonctionnaires.

    Simon Brandt a été libéré après six heures d’audition et de vérification, aux alentours de 22h30. Entre-temps, on a pu constater qu’il ne s’était jamais connecté à la base de données de la police. Le jour où il était censé l’avoir fait, il se trouvait en vacances et sans aucune possibilité d’accès à distance. Toutes les connexions laissent une trace permettant de déterminer la date du login ainsi que les recherches effectuées.

    Il n’a pas pour autant été blanchi de cette accusation. Au contraire, il doit encore subir une audition, probablement destinée selon lui à vérifier ses dires.

    «Ils savent aujourd’hui que je ne l’ai pas fait, me dit-il, et je ne comprends pourquoi cette procédure se poursuit, sinon parce que certains craignent de devoir rendre des comptes. La question doit être posée à l’inspecteur de police concerné qui soit a fait exprès soit a négligé de le faire. Dans les deux cas, son incompétence saute aux yeux, de même que se pose la question de son impartialité.»

    Le Procureur aurait pu faire effectuer ces vérifications élémentaires avant d’envoyer une brigade arrêter un citoyen manifestement inoffensif. L’autre chef d’accusation paraît encore plus absurde. Le rapport qu’on l’accusait d’avoir divulgué était considéré comme public par le préposé genevois à la protection des données. Épinglant le coûteux dysfonctionnement de l’administration, il était d’un intérêt public évident. Et il se trouvait de toute façon entre les mains des journalistes.

    La loyauté, cette tare…

    Brandt persiste. Il estime que la population à le droit de savoir l’usage qui est fait de l’argent public, à plus forte raison quand des magistrats ou des fonctionnaires abusent de celui-ci à des fins privées. Il est convaincu qu’on cherche à le punir pour avoir potentiellement dit la vérité et révélé des malversations, alors que ceux qui les ont commises n’ont pas été inquiétés. Dans sa campagne électorale, il a introduit un thème qui ne doit pas plaire à tout le monde. Il souhaite faire auditer le fonctionnement de la ville dans son ensemble, estimant que «les notes de frais ne sont que la pointe de l’iceberg». Est-ce pour écarter le danger qu’une partie du «deep state» genevois tente de le compromettre aussi spectaculairement? Est-ce pour le punir de sa loyauté irrationnelle envers Pierre Maudet, même après que celui-ci l’eut lâché? Or cette intégrité sans rétribution est peut-être le trait le plus estimable de son caractère.

    «J’ai eu l’impression d’une sorte d’hallali ou tout le monde a voulu participer à un assassinat public. Les plus folles rumeurs ont couru, des articles spécieux ont été écrits et tout le monde voulait aboutir à une conclusion: celle de la culpabilité judiciaire de Pierre Maudet avant l’heure. C’est l’une des raisons qui font que je l’ai soutenu à l’époque tant je ne supportais pas l’injustice qui se déroulait sous mes yeux.»

    Ce n’est de toute évidence pas par intérêt clanique ou personnel que Brandt a agi et réagi, mais par principe. Or au temps de la politique-spectacle, de la politique-people, ce mobile est devenu incompréhensible, pour ne pas dire incongru.

    Voilà en quoi l’«affaire Simon Brandt» est plus poignante, et plus révélatrice, que l’affaire Maudet. M, après tout, peut être vu comme un apparatchik sabordé par son hybris, sa propre folie des grandeurs. Le personnage, intérieurement, apparaît trivial. B, à ce titre, est son contraire. A cause de sa pureté, et non malgré elle, il constitue le bouc émissaire idéal — et un révélateur de la corrosion du système.

    Au premier abord, on est intrigué par la vacuité du dossier qui a motivé l’arrestation spectaculaire de Simon Brandt, et sidéré par la brutalité avec laquelle il a été traité. Puis l’on comprend que ces choses vont de pair. Plus le lanceur d’alerte est irréprochable, et plus il sera criminalisé.

    Cette épreuve aura définitivement fait sortir Simon Brandt de sa peau de jeune binocleux. Commentateur sagace des affaires genevoises, Pascal Décaillet lui a adressé un poignant hommage dans GHI, le 5 février:

    «Un homme qui tient, un homme qui se bat, un homme qui ne capitule pas, mérite non seulement notre respect humain, mais aussi notre admiration politique. Plongé dans une affaire qui rappelle les premières pages du Procès de Kafka, l’homme a traversé la tourmente. Il a tenu.»

    Mais les tribulations de Simon Brandt nous intéressent bien au-delà de son cas personnel.

    Avec le journalisme Pampers, le pouvoir peut dormir tranquille

    Comme dans la saga Maudet, le feuilleton médiatique est constamment alimenté par les fuites judiciaires. Sans elles, ces deux affaires auraient sans doute fait long feu. Les divulgations viennent aussi bien de l’intérieur du PLR, d’où l’on «exfiltre» des documents relevant parfois du secret de fonction, que de la magistrature et de la police. Dans le cas Brandt, les indiscrétions commencent le jour même de son arrestation. Son avocat est informé de son arrestation après les journalistes, lesquels étaient au courant des motifs de celle-ci avant l’intéressé lui-même. Lorsqu’il est relâché, tard le soir, Brandt a la surprise de constater que le contenu de son audition devant la police avait été transmis à la presse en temps réel. Des conséquences? Aucune. Les auteurs de cette violation du secret de fonction et de l’instruction sont pourtant facilement identifiables, vu qu’il n’y avait que trois policiers présents lors de l’interrogatoire. Aucune enquête non plus au sujet de la publication d’un échange de SMS par Le Matin, obtenu par une source, peut être policière, qui aura encore violé son secret de fonction.

    Dans ces affaires genevoises, la violation du secret de fonction et de l’instruction est devenue la règle. Elle est si ordinaire désormais qu’on ne la remarque même plus. Elle alimente, comme en France, un «journalisme Pampers» voué à recueillir les fuites et à présenter comme de l’enquête ce qui est en premier lieu une divulgation d’informations utilisées à des fins de chantage ou de pression.

    Dans un de ses derniers textes, le grand enquêteur Pierre Péan, décédé en 2019, dénonçait cette «alliance de circonstance entre une petite fraction du monde judiciaire et une tête d’épingle du monde médiatique». Il rappelle que l’exploitation des informations ainsi obtenues repose sur la violation de deux lois, la présomption d’innocence et le secret de l’instruction, au nom du droit à l’information.

    En ne poursuivant pas ces fuites qui semblent les arranger, les procureurs laissent ainsi se développer une justice de rue où les journalistes, comme l’a affirmé Philippe Reichen lors de notre entretien radio, s’attribuent une mission de «clarification» réservée à la justice. Par une pente naturelle, l’attention du public est focalisée sur les personnes visées par ces fuites, la présomption d’innocence vole en mille morceaux et — bien entendu — plus personne ne songe à inspecter les mobiles et les mécanismes d’une telle «information». L’accusé reste seul, broyé à la fois par la machine judiciaire et la machine médiatique qu’elle actionne.

    Dans les faits, le journalisme Pampers est devenu un auxiliaire de la dictature des magistrats qui tendent à personnaliser et moraliser toujours plus leurs enquêtes. Dans le cas Simon Brandt, l’action du procureur entrave manifestement le processus démocratique en maintenant une pression injustifiée, et spectaculaire, sur le citoyen-candidat. En ne poursuivant jamais les délits liés aux «fuites» et en déléguant ainsi la «clarification» des affaires aux journalistes, ces magistrats contournent l’État de droit et font de leur mission un outil de pouvoir.

    Les journalistes bénéficiaires de ces indiscrétions auraient pu s’interroger sur les mobiles de leurs informateurs. Ils auraient peut-être pu faire le lien entre le fuitage des sources policières et la mise au pas des syndicats de police genevois par Maudet. Ou se demander si le procureur Jornot, par ailleurs habitué aux débordements, n’aurait pas accumulé des griefs personnels contre Maudet, par exemple lors de sa récusation par la Chambre pénale de recours dans une affaire qu’il co-instruisait avec une procureure qui se trouvait aussi être sa concubine? Et aussi, pourquoi pas, superposer l’agenda des procureurs avec les échéances électorales des partis auxquels ils seraient potentiellement liés? Tout au moins auraient-ils pu dénoncer le traitement dégradant infligé à Simon Brandt lors de son arrestation, se demander s’il est vraiment proportionné à son «crime» et, si tel n’était pas le cas, ce que cet abus signifiait.

    Mais ce seraient là des efforts de pensée et de véritables enquêtes, coûteuses et risquées, du «banal journalisme lent», selon Pierre Péan. Qui constate qu’il est beaucoup plus simple d’«attendre une fuite». Entrer dans la profondeur des événements,voir «dans les choses plus que les choses» est devenu, semble-t-il,un luxe.

    Grâce à cette alliance stratégique entre une certaine presse et la magistrature, on assiste à un effacement progressif des contrepouvoirs internes au système judiciaire. Cette transformation de la justice démocratique en outil de règlement de comptes se déroule sous nos yeux et pourtant nous ne la voyons pas, accaparés que nous sommes par la feuilletonisation des affaires judiciaires et leur focalisation sur des problèmes de personnes. La dérive de la justice genevoise est autrement plus significative que les cafouillages d’un ministre à propos de ses billets d’avion. Mais nous sommes conditionnés à ne plus voir que des phénomènes sans jamais réfléchir aux principes et aux causes. Telle une foule primitive, nous réclamons sans cesse des sorcières à brûler en espérant que cela remettra l’ordre du monde à l’endroit.

    NOTES

    1. Ce sont curieusement les écrivains — les Frisch, Zorn, Dürrenmatt — ou les cinéastes qui ont déchiré le rideau de la «matrice». Un dévoilement qui, cependant, ne s’est pas traduit par des actes concrets. Il est — par exemple — parfaitement admis, aujourd’hui encore, que plus de 90% des parlementaires fédéraux, à peine élus, soient recrutés dans des conseils d’administration pour des raisons qui ne semblent pas toujours liées à leurs compétences professionnelles.
    2. Et, partant, que la charge subversive des prophètes et des poètes tient justement dans leur besoin incongru d’appeler les choses par leur nom!
  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 27 janvier. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Première question qui s’impose après l’incroyable déploiement policier de l’an dernier contre un élu: comment allez-vous?

    Je vais bien. Je me réjouis de pouvoir de nouveau parler de politique après les événements du vendredi 13 décembre 2019 qui n’ont pas été faciles à vivre pour moi, ma famille et mon entourage. Je souhaiterais d’ailleurs remercier une nouvelle fois les centaines de personnes ayant pris la peine de me contacter directement ou indirectement pour me soutenir. Elles se reconnaîtront.

    Votre priorité en cas d’élection?

    Le déclenchement d’un audit général sur le fonctionnement de la Ville de Genève, cela en partenariat avec la Cour des Comptes. En effet, les frais professionnels du Conseil administratif, les notes de frais excessives de certains hauts fonctionnaires, l’usage abusif des cartes de crédit sous prétexte qu’on les confond ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Il faut faire table rase de ces pratiques et pour ce faire, il est nécessaire d’identifier les problèmes en procédant à un tel audit. Ce que refuse l’actuel Conseil administratif et la plupart des candidats qui y prétendent.

    Comment améliorer le fonctionnement de l’Administration?

    Les nombreux manquements identifiés ne l’ont été que parce que des gens ont eu le courage de les dénoncer, malgré les représailles qu’ils pouvaient craindre de la part de leur hiérarchie. A cet égard, je juge nécessaire de mettre en place un système de lanceurs d’alerte et de transparence au sein de l’Administration. Cela pour mettre fin aux dysfonctionnements avant qu’ils n’aient des conséquences graves. Un véritable système de contrôle interne doit aussi être instauré et les pouvoirs du Contrôle financier renforcés. Chose que j’ai proposé en juin 2018 via le PRD-183.

    Vous proposez aussi la baisse des salaires du Conseil administratif?

    Oui. En juin 2015, je déposais un texte (PRD-104) demandant leur diminution, au motif que les conseillers administratifs étaient mieux payés (255 398 francs annuels) que les membres du Conseil d’Etat du canton. Cette proposition a été refusée par la quasi-totalité des partis politiques, alors qu’il est nécessaire que la classe politique fasse aussi des efforts, vu qu’on en demande beaucoup à la population. Avec le recul, je ne peux que constater que les faits m’ont donné raison, vu l’incompétence manifeste dont certains magistrats municipaux ont fait preuve durant leur mandat. Si je suis élu au Conseil administratif, je proposerais ainsi à mes collègues une baisse de 10% de nos salaires, puisque le Conseil municipal ne souhaite curieusement pas entrer en matière! A titre personnel, je m’engage à verser chaque année un pourcentage de mon salaire à des œuvres caritatives pour les hommes ou les animaux. Ce n’est qu’à ce prix qu’on parviendra à ramener un minimum de confiance envers la classe politique.

    Que proposez-vous en matière d’environnement?

    Je propose la mise en place d’une filière complète de recyclage du plastique, en partenariat avec le secteur privé. La technologie existe, mais les pouvoirs publics trouvent que cela coûterait trop cher. Je prétends pour ma part que la sauvegarde notre planète n’a pas de prix. Il faut donc avoir le courage d’aller de l’avant et d’utiliser la principale ressource naturelle de notre pays, soit la matière grise.

    Vous avez également une proposition phare en matière culturelle?

    Oui. Je rêve d’ouvrir un Musée de la Bande Dessinée, afin de rendre hommage à nos auteurs locaux (Zep, Exem, le pionnier Töppfer, etc.) ainsi que les monstres sacrés que sont Hergé, Jacques Martin, Hugo Pratt ou encore Goscinny et Uderzo, qui ont tous fait passer leurs héros respectifs à Genève ou en Suisse.

    Et en matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu’on en a chassé la classe moyenne au profit d’usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros.

    Que proposez-vous pour y remédier?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l’immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, il faut aussi cesser d’expulser les personnes à l’AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Je veux aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements est une partie de la solution, l’échange d’appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d’aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d’utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j’ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d’introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu’aujourd’hui, un changement d’affectation ne peut avoir lieu qu’une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s’adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L’animation et l’attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Quelle est votre vision en matière d’urbanisme?

    La politique actuelle menée par des magistrats de gauche depuis 25 ans doit cesser. Je veux dire par là que nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends une vision de construire à taille humaine et le respect de l’identité des quartiers. Ainsi que maintenir, mais aussi augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas.

    Avez-vous aussi un plan B pour la nouvelle patinoire?

    Oui. Je me bats depuis dix ans pour ce projet et vois les promesses se succéder sans que rien ne se réalise. En cas d’échec du projet au Trèfle-Blanc, je propose ainsi de réaliser la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie, adjacent à l’actuelle surface de glace des Vernets. Les avantages sont nombreux (terrains publics, absence de voisinage, mutualisation des coûts de fonctionnement) et cela permettrait de rester dans le périmètre historique. Surtout, on irait bien plus vite que le délai de 2028 annoncé jusqu’alors. J’en ferai une priorité en cas d’élection.

    Un dernier mot pour conclure?

    Je ne supporte pas l’injustice sous toutes ses formes et me suis toujours battu contre celles-ci. Et même si je ne pensais pas en vivre une aussi flagrante dans le cadre de ma vie personnelle et politique, je continuerai à me battre pour remettre de l’ordre en Ville de Genève.

  • Conseil administratif : reconstruire la confiance via la transparence

    En novembre 2018, la Cour des Comptes publiait un rapport sur les notes de frais du Conseil administratif (voir ici) qui ouvrait une crise politique majeure en Ville de Genève. Tout d'abord en raison de la violation des règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence par le Conseil administratif mais aussi et surtout lorsqu'on apprenait qu'il avait tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail (voir ici).

    Quelques semaines plus tard, en décembre 2018, un rapport du Contrôle financier sur les notes de frais de la fonction publique municipale a été envoyé à une cinquantaine de hauts-fonctionnaires puis à l'ensemble des 80 conseillers municipaux, lequel nous faisait constater des dysfonctionnements majeurs dans certains services de l'administration municipale. Des exemples? Des dépenses privées effectuées avec de l'argent public, des voyages aussi inutiles que dispendieux ou encore une absence quasi-totale de contrôle interne qui aurait pu empêcher cela.

    Aujourd'hui, en décembre 2019, ce rapport n'a toujours pas été rendu public par le Conseil administratif alors même que son intérêt pour la population est manifeste et permettrait de juger sur pièce de la situation sans aucun filtre. Pire que cela, le Conseil administratif a déposé plainte pénale suite à la publication d'éléments dudit rapport dans la presse (voir ici et ), chose qu'il s'est évidemment bien gardée de faire contre certains fonctionnaires ayant abusé de l'argent public. Vous avez dit deux poids, deux mesures? Il aurait été en effet cocasse de les voir sanctionner des fonctionnaires qui ont fait exactement ce que la Cour des comptes leur reproche.

    Cette attitude ne peut plus durer. Alors que le Conseil administratif a déjà tenté d'empêcher la Cour des comptes de publier son rapport sur leurs notes de frais, il continue à cacher quantité d'éléments ayant un intérêt public. Parmi lesquels ce rapport ainsi que jusqu'à récemment celui sur les notes de frais du Grand-Théâtre. Est-ce ainsi trop demander à l'exécutif municipal de faire preuve de transparence en publiant ce rapport pour que la population sache ce qui se passe en Ville de Genève? Manifestement oui. Il est vrai que ce serait tellement plus confortable pour eux de continuer à abuser de l'argent public en paix.

    Pour cette raison, le PLR Ville de Genève, par l'intermédiaire de son président Vincent Latapie, a fait une demande LIPAD auprès du préposé cantonal à la protection des données pour que ce document soit enfin rendu public. Malgré l'opposition du Conseil administratif, le préposé a rendu un préavis favorable courant novembre en soulignant que ce rapport n'était soumis à aucune confidentialité et que les informations qu'ils contenaient avaient un intérêt public manifeste.

    Alors qu'on aurait pu penser que le Conseil administratif respecterait ce préavis, celui-ci se borne dans son refus (voir ici) avec une attitude de déni analogue à celle utilisée contre la Cour des comptes. Alors même qu'il apparaît aujourd'hui clairement que la plainte pénale déposée était abusive et que les informations contenues dans le rapport d’intérêt public. Que souhaite ainsi cacher le Conseil administratif via son refus de respecter le préavis du préposé cantonal à la protection des données? Pourquoi refuser la transparence à nos concitoyens? Ce refus est d'autant plus scandaleux que les frais judiciaires seront encore une fois à la charge du contribuable qui va donc financer le recours visant à lui cacher ce qu'on fait de son argent. Pour toutes ces raisons, le PLR Ville de Genève (via son président Vincent Latapie) a déposé recours auprès de la Chambre administrative afin que le préavis du préposé cantonal à la protection des données soit respecté. Nous déposerons également une motion urgente au Conseil municipal afin d'exiger la publication immédiate de ce rapport, caché depuis trop longtemps à la population genevoise, ainsi que la mise en place d'une véritable culture de la transparence. De même, nous réclamons que l'exécutif  mette fin à sa politique de menace envers le Conseil municipal, la presse et la fonction publique lorsque leur sont demandés des comptes sur leur activité politique (voir ici mon intervention au Conseil municipal de septembre sur le sujet).

    Pour ma part, je pense que la population à le droit de savoir quel usage est fait de l'argent public et ainsi être informée du contenu des rapports du Contrôle financier comme ceux de la Cour des comptes. Le retour à la confiance ne se fera qu'en rendant public les nombreux dysfonctionnements et en prenant les mesures nécessaires pour y remédier, pas en les cachant et en menaçant comme le font les magistrats Sami Kanaan et Rémy Pagani. Il convient encore de souligner que la bonne marche de l'administration ne serait ainsi en aucun entravée par la publication dudit rapport, notamment au vu du coming-out public de la cheffe des bibliothèques municipales dans la Tribune de Genève alors même que son nom ne figurait pas dans le rapport (voir ici).

    En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera ainsi de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines et transparentes. Ce n'est qu'à ce prix que nous parviendrons à retrouver un début de confiance et à ramener la sérénité en Ville de Genève.

  • Conseil administratif : ma vision pour Genève

    Alors que la plupart des partis politiques ont choisi leurs candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève pour les prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature dans son édition du 8 avril. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous.

    Il est indéniablement atypique. Réservé et sérieux, mais plein d’humour. Combatif et tenace, mais toujours calme et posé. Passionné de politique, mais honnête et loyal. Le président d’un autre parti l’avouait récemment à l’issue d’un débat télévisé: «Le plus convaincant parmi nous, c’était Simon Brandt». Cet élu municipal, puis cantonal, trentenaire pourrait passer pour un homme de dossiers – il les maîtrise généralement mieux que quiconque – mais il a tranquillement, avec beaucoup d’avance sur ses concurrents, conquis le statut de candidat PLR au Conseil administratif de la Ville en 2020 et d’ores et déjà constitué son programme et son équipe de campagne. Alors, nous aussi, prenons de l’avance et interrogeons-le!

    Simon Brandt, qui êtes-vous?

    J'ai 34 ans. Je suis né à Genève et ai grandi avec ma mère, originaire de Zurich, ainsi que ma sœur. Politologue de formation, je suis diplômé de l’Université de Genève (Bachelor en sciences politiques) et de l’Université de Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie du vote, au fonctionnement des administrations, mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières, dont j'ai fait mon domaine de recherche principal. Raison pour laquelle je travaille dans ce secteur aujourd’hui.

    Pourquoi vous présentez vous au Conseil administratif?

    Parce que j’ai la passion de la politique, à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre depuis que j’ai le droit de vote. Je veux changer les choses et démontrer qu’il est possible de faire de la politique pour servir la collectivité et non pas se servir. L’affaire des notes de frais du Conseil administratif, qui voit deux élus de l’Exécutif municipal mis en prévention et deux autres appelés à donner des renseignements, étant l’exemple type de ce qui n’est pas acceptable. En cas d'élection au Conseil administratif, je prends l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec l’argent de la collectivité et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique; de rendre des comptes en tout temps à la population; surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé et celui du contribuable!

    Justement. Quel regard portez-vous là-dessus?

    Un regard horrifié, tant il semble clair que comme on dit, «il n'y en a pas un pour rattraper l'autre». Pensez: un magistrat en charge de l'Aménagement qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable; une responsable des Finances qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci, ou encore un conseiller administratif qui confond ses cartes de crédit privée et professionnelle (elles seraient paraît-il de la même couleur!)… Force est de constater que l’on a bel et bien là un problème institutionnel. Raison pour laquelle je pense qu’aucun des actuels magistrats ne devrait se représenter. Je m’étonne aussi de voir le fossé entre les actes et les paroles du parti socialiste, qui devrait adapter son slogan en «pour toutes et tous sans privilèges mais avec une carte de crédit».

    Vous avez la réputation d’être travailleur et de connaître vos dossiers sur le bout des doigts...

    Je m'y efforce en tout cas. A titre d'exemple, j'ai déposé avec mon groupe plus de 120 textes parlementaires depuis mon entrée au Conseil municipal en novembre 2005. J'ai présidé sa Commission des finances et ai aussi été rapporteur général sur le budget. Je tente toujours de trouver des solutions concertées pour que les dossiers avancent et m'implique à fond dans mon activité politique. A l'inverse, je peine à comprendre les personnes qui prétendent à un poste dans un Exécutif alors que leur activité politique est proche du néant. Qui peut donc croire que quelqu'un qui ne travaille pas au Conseil municipal le fera au sein du Conseil administratif?

    Quelle majorité au sein du prochain Conseil administratif?

    La sociologie électorale de la Ville de Genève est foncièrement différente de celle du canton. La force électorale du PLR Ville de Genève (actuellement 17,68%) ne lui permet ainsi pas de postuler à plus d'un siège au Conseil administratif dans lequel il n'est d'ailleurs plus représenté actuellement. Si nous pouvons espérer gagner un second siège au Conseil administratif avec le PDC dans le cadre de l'Entente, nous ne pouvons par contre pas prétendre à un troisième siège à moins d'élargir l'alliance à l'UDC et/ou au MCG, avec qui nous travaillons au sein de la droite élargie depuis le début de la législature, ce qui nous permettrait alors d'avoir la masse critique nécessaire pour réclamer la majorité à l'Exécutif municipal. Cette question devra ainsi être tranchée par nos partis respectifs qui devront déterminer quelle est la meilleure stratégie à adopter pour redonner le bon cap à notre Ville.

    Quelle est votre vision politique?

    Je crois sincèrement en la notion de justice sociale, ainsi qu'en la liberté d'entreprendre. Je pense qu'une société sans garde-fou engendre le chaos. Nous devons ainsi veiller à ne laisser personne de côté, tout en fixant des conditions-cadres adéquates à la création de la richesse qui permet de financer l’État. La prochaine votation sur la RFFA en est d'ailleurs l'exemple type; la RFFA doit être soutenue si l'on souhaite maintenir un tissu économique suffisamment fort pour aider ceux qui en ont besoin.

    En matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu'on en a chassé la classe moyenne au profit d'usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées sont en tête des gens concernés, car certaines d'entre elles se sentent dépassées par les menaces de résiliation de bail et sont démunies pour y répondre. J'ai en tête l’exemple d’une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d’une résiliation de bail, faute d’avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu’elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite. Ce n'est pas acceptable pour une régie publique!

    Que proposez-vous?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est un, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées par l'adoption d'une telle mesure.

  • Conseil administratif : un devoir d'exemplarité

    Lorsque vous ne rendez pas le détail de vos revenus dans les délais, la Gérance Immobilière Municipale (GIM) menace de vous résilier votre bail. Quand vous oubliez un détail dans un dossier de subvention, votre association voit sa demande rejetée. Pareil pour les fonctionnaires mis en retraite forcée dont certains ont eu pour seul crime de ne pas faire une demande de prolongation dans les délais. Les exemples qui voient le Conseil administratif être impitoyable avec le citoyen lambda ne manquent pas.

    Ainsi, alors que l'audit de la Cour des comptes (voir ici) a ouvert une crise politique majeure en Ville de Genève, il est plus que problématique de constater à quel point les règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence ont été violées par le Conseil administratif. A plus forte raison lorsqu'on apprend qu'il a tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail.

    A cet égard, il semble clair qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Entre un magistrat en charge de l'aménagement (Rémy Pagani) qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable, une responsable des finances (Sandrine Salerno) qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci ou encore un Guillaume Barazzone qui confond sa carte de crédit privée et professionnelle, force est de constater que c'est bel un bien un problème institutionnel auquel nous sommes confrontés.

    En avril 2015, je proposais ainsi de baisser les salaires du Conseil administratif de 20% (voir ici et ) au motif que le montant total de leurs revenus (frais professionnels compris) étaient supérieurs à ceux du Conseil d’État. En dehors du PLR Ville de Genève, l'ensemble des partis politiques avaient refusé cette proposition avec, en prime, une intéressante déclaration de Sami Kanaan qui affirmait que : «le diminuer affaiblira aussi la fonction de conseiller administratif face aux lobbies privés». Faut-il lui rappeler que si une telle affaire avait eu lieu dans le secteur privé, c'est un licenciement pur et simple qui guetterait les cinq membres du Conseil administratif? On ne peut ainsi pas réclamer un salaire aligné sur le privé quand on refuse ensuite d'appliquer les règles éthiques de celui-ci.

    En mars 2008, je demandais une forte restriction des voyages à l'étranger du Conseil administratif (voir ici) au motif que certains de ses membres abusaient du système et se rendaient dans des pays qui ne respectent pas les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l'homme. Là-aussi, l'ensemble des partis politiques représentés au Conseil municipal avaient refusé cette demande. Est-ce à dire que la morale est à géométrie variable selon la couleur politique? Manifestement oui vu que certains ne trouvent rien à redire au récent voyage de Rémy Pagani au Nicaragua aux frais, là-encore, du contribuable.

    Ai-je eu raison trop tôt dans ces deux cas? Il semble que oui au vu de l'actualité. Mais une chose est sûre, je ne changerais pas mon fusil d'épaule au gré de la situation et je continuerais à défendre les valeurs qui ont toujours été les miennes. Notamment en réclamant que la totalité des notes de frais des années précédentes soient rendus publics afin de faire toute la lumière sur cette pratique aussi délétère que scandaleuse.

    Pour ma part, je souhaite rappeler que je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais uniquement des miennes. Je ne dédouane ainsi personne dans cette triste affaire de frais professionnels mais, selon moi, il convient de faire la part des choses entre celui qui admet ses erreurs et ceux qui ne trouvent rien à redire à leurs tristes agissements. Car si on peut légitimement penser que celui qui se rend compte avoir fait faux ne recommencera pas, ce n'est pas le cas de ceux qui restent dans le déni de réalité en niant leurs errements.

    En cas d'élection au Conseil administratif, je prends ainsi l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec mes notes de frais et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique. De rendre des comptes en tout temps à la population et, surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé avec celui du contribuable.

  • Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

    Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

    S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

    Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

    Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

    Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

    Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.

  • Conseil administratif : les raisons d'une candidature

    Il y a maintenant une semaine, une très large majorité des membres du PLR Ville de Genève m'ont désigné afin de porter les couleurs de notre parti pour la prochaine élection au Conseil administratif. Je souhaite ici les remercier sincèrement pour leur confiance et les assurer que j'essayerais de m'en montrer digne. Ceci avec la même motivation que lorsque j'ai repris la présidence du parti municipal en juin 2015.

    Alors que le PLR n'est plus représenté au Conseil administratif depuis 2012, et l'élection de Pierre Maudet au Conseil d’État, il est aujourd'hui plus que temps pour notre parti de récupérer un siège à l'exécutif afin de pouvoir participer aux affaires de la cité.

    La raison n'est pas seulement politique. Elle est aussi institutionnelle. Aujourd'hui, l'équilibre politique voudrait que l'exécutif municipal comporte au moins deux sièges de droite afin d'être véritablement représentatif des forces en présence en Ville de Genève. Ce qui serait aussi un gage de meilleur fonctionnement de la municipalité par rapport à la présente législature municipale qui est pour le moins chahutée. Ceci en raison du déséquilibre total entre un Conseil administratif composé à 80% de magistrats de gauche et un Conseil municipal possédant une légère majorité à droite (43 sièges sur 80).

    L'arrivée d'un second élu de droite au sein de l'exécutif permettrait ainsi à notre Ville de retrouver un équilibre politique en adéquation avec celui du Conseil municipal. Ce serait alors le début de la fin des conflits car le Conseil administratif serait alors beaucoup plus représentatif des forces politiques en présence en Ville de Genève.

    Pour ma part, je souhaite montrer d'ici les prochaines élections que notre projet politique peut contribuer à améliorer la qualité de vie pour l'ensemble de nos concitoyens. Nous devons à la fois écouter la légitime volonté d'une majorité de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires intempestives, mais également ceux qui souhaitent voir une partie de l'argent public être mieux redistribué. Tant il n'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui profitent des subventions publiques.

    Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 250 millions de francs en 16 ans vu qu’il se monte à 1'228'408'191 francs pour le budget 2019. Le tout pour une population de 202'000 habitants. Est-ce que la qualité de vie est pour autant au rendez-vous pour chacun d'entre nous? Avons-nous vu notre cité s'embellir au vu des montants investis?

    En comparant l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs et d'atteindre 6039 francs de dépenses par habitant en 2015.

    Aujourd’hui, nous en sommes à 6081 francs de dépenses prévisionnelles par habitants pour 2019. Vivons-nous pour autant mieux à Genève? La réponse est non. Nous ne devons cependant pas forcément dépenser moins mais dépenser mieux. Car si nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit (financier et écologique) sur le dos des générations futures, nous devons cependant garantir des prestations publiques suffisantes et répondre aux légitimes besoins culturels et sociaux de nos concitoyens.

    Dans les quelques 18 mois qui nous séparent des élections 2020, nous allons nous atteler à construire et proposer un projet politique afin d'améliorer les choses en Ville de Genève. Ceci dans la droite ligne de notre action au Conseil municipal et des différents retours que nous avons eu de nos concitoyens. N'hésitez donc pas à prendre contact si vous souhaitez faire part de vos préoccupations ainsi que de votre vision pour le futur de la Ville de Genève.