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  • Coronavirus : soigner tout le vivant

    https://img.huffingtonpost.com/asset/5e26fd552200002e003eb1ba.jpeg?cache=HLBmQ1azGU&ops=1200_630

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Lorsque ce sera le cas, il sera alors temps de s’interroger sur les causes structurelles de cette situation. Et de comprendre comment nous avons pu en arriver là.

    Fervent défenseur de la cause animale (voir ici), mes recherches et mes lectures m’amènent à constater que les différentes épidémies auxquelles nous avons fait face durant les 20 dernières années ont souvent, voire toujours, un rapport avec notre relation aux animaux. Jugez plutôt :

    H5N1 (1997) : Élevage de poulets en Asie (voir ici)

    SRAS (2002) : Chauve-souris (?) en Chine (voir ici)

    H1N1 (2009) : Élevage de porcs au Mexique (voir ici)

    MERS (2012) : Chameau dans la péninsule Arabique (voir ici)

    H7N9 (2013) : Marché de volailles à Shanghai (voir ici)

    Covid-19 (2019) : Marché d'animaux sauvages (?) à Wuhan (voir ici)

    Ces précédentes épidémies étaient pourtant un avertissement clair. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 semble résulter de l’exploitation et de la maltraitance de diverses espèces d’animaux sauvages entassés dans des cages et des marchés insalubres (voir ici et ). Nous devons ainsi réfléchir profondément à notre rapport avec le règne animal, voire notre relation aux autres animaux si l'on considère que l'homme en est un, si nous ne voulons pas revivre une nouvelle crise de cette ampleur (voir ici). Chose à laquelle nous devons nous engager.

    https://focus.nouvelobs.com/2020/02/24/0/0/1999/998/1377/667/75/0/b35e01d_MQD0HmmYouXQY9COR4dR3z0k.jpg

    Le biologiste Rob Wallace, auteur du livre « Big Farm Make Big Flu » déclarait récemment dans un entretien (voir ici) : « Le véritable danger de chaque nouvelle flambée virale est l'échec - ou mieux - le refus opportun de comprendre que chaque nouveau coronavirus n'est pas un incident isolé. Quiconque cherche à comprendre pourquoi les virus deviennent plus dangereux doit enquêter sur le modèle industriel de l'agriculture et, plus spécifiquement, de l'élevage. À l'heure actuelle, peu de gouvernements et peu de scientifiques sont prêts à le faire. Bien au contraire. Lorsque les nouvelles épidémies surgissent, les gouvernements, les médias et même la plupart des établissements médicaux sont tellement concentrés sur chaque urgence distincte qu'ils écartent les causes structurelles qui poussent plusieurs pathogènes marginalisés dans une célébrité mondiale soudaine, l'un après l'autre. »

    Le Covid-19 n’échappe pas à la règle et semble avoir pour origine un marché animalier en Chine (wet market) dont l’hygiène et le bien-être animal sont le dernier des soucis. Alors même que depuis plusieurs années, des scientifiques suivent les incidences sur la santé publique de cette exploitation des animaux et tirent la sonnette d’alarme, tout comme le Dr. Wallace, au sujet de l’élevage intensif (voir ).

    En effet, les virus grippaux en circulation chez l’animal représentent des menaces pour la santé de l’homme. L’être humain peut être malade en étant infecté par des virus d’origine animale, comme les sous-types H5N1 et H9N2 de la grippe aviaire et les sous-types H1N1 et H3N2 de la grippe porcine. Le principal facteur de risque d’infection humaine semble être l’exposition directe ou indirecte à des animaux vivants ou morts infectés ou à des milieux contaminés. Chose qui est expliquée de manière détaillée (voir ici) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    D’aucuns prétendent qu’au lendemain de cette pandémie, nous devrons modifier nos comportements notamment en matière de libre-échange, de production et de consommation. Ils ont raison. Nous devrons ainsi remettre du bon sens et de la mesure là où l’absence de règlementation est devenue la règle. Et nous rendre enfin compte que l’argent est un outil et non un idéal.

    Force est de constater que si nous ne modifions pas profondément nos rapports et notre comportement envers les animaux, nous devrons à nouveau faire face à de telles pandémies dans le futur. Avec des conséquences potentielles chaque fois plus grave pour notre planète et notre société. Raison pour laquelle nous devons nous intéresser aux droits des animaux avec la même acuité que les droits humains. Par exemple dans l’aide au développement comme je l’ai proposé il y a plusieurs mois (voir ici et ).

    En tant que siège de nombreuses conventions et organisations internationales, berceau des droits de l’homme et Ville internationale, Genève a le pouvoir et le devoir de mener cette réflexion. Et de rappeler que nous sommes la capitale mondiale du multilatéralisme, au carrefour entre l’OMS et le WWF. Car si nous ne prenons pas à bras le corps le problème dès que l’actuelle crise sanitaire sera terminée, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’une nouvelle recommence (voir ).

    La Ville de Genève présente chaque année un festival international du film sur les droits humains, pourquoi ne pas ainsi créer un festival du film sur les droits des animaux et leur exploitation? Ainsi que lancer l’idée d’une convention internationale sur le sujet dans le but de mettre fin aux excès de certains pays dans le traitement qu’ils infligent aux animaux (voir ici et ), ainsi que mettre en place des programmes de sensibilisation au respect des animaux dès le plus jeune âge (voir ici)? Élu au Conseil administratif, je m’engagerai ainsi de toutes mes forces pour aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous vivons et permettre une telle réflexion. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire.

  • Budget municipal 2020 : l'épitaphe d'une politique

    Quelques semaines après le vote du budget 2020 de la Ville de Genève, il convient de revenir sur les priorités et les choix affichés pour le dernier budget de la législature. Et de constater encore une fois le manque total de vision politique de certains partis qui préfèrent démolir des projets plutôt que d'en proposer des concrets.

    Au surplus, alors que le Conseil administratif ne gouverne plus rien en Ville de Genève depuis plus d'une année, c'est une nouvelle fois le Conseil municipal qui a pris les devants pour doter la municipalité d'un budget en faisant le travail que l'exécutif n'a pas fait. Soit dégager des priorités, se mettre d'accord, et constituer une majorité pour ce faire. A ce titre, le PLR Ville de Genève a pris ses responsabilités en tant que plus grand parti du Conseil municipal non représenté au Conseil administratif.

    Nous avons ainsi proposé et obtenu l'octroi de subventions à des associations actives dans la réinsertion (Comptabilis, Integration pour Tous), la lutte contre l’homophobie et la transphobie (Antenne LGBTI Le Lab), la lutte contre l’antisémitisme (CICAD), la culture (Geneva Camerata, Orchestre Symphonique Genevois) ainsi que les soins aux animaux (Centre Ornithologique Genevois) et soutenu divers projets en faveur de la jeunesse et des seniors. De même, nous avons voté une augmentation des effectifs du Service d’Incendie et de Secours (SIS) dont le manque de personnel est problématique. A titre personnel, j'aurais aimé voté en faveur du rétablissement de la subvention de Post Tenebras Rock, qui avait été injustement coupée par le conseiller administratif socialiste Sami Kanaan, mais n'ai pas pu le faire en raison de mon absence involontaire et malencontreuse à la séance budgétaire du Conseil municipal. Raison pour laquelle je n'ai pas non plus réussi à sauver la subvention du Refuge de Darwyn, coupée pour la seconde année consécutive par les partis de gauche (PS-Ve-EàG) renforcés une nouvelle fois du PDC (voir ici).

    Une fois de plus, nous nous sommes opposés à la politique clientéliste du Conseil administratif de considérer les subventions municipales comme des droits acquis, ceci afin de permettre à d'autres de recevoir un soutien public. Pour preuve le fait que les entités susmentionnées n'avaient pas trouvé grâce auprès de l'exécutif municipal alors qu'elles le méritaient sans doute plus que d'autres.

    Pour rappel, lors du budget 2019, la principale proposition du PLR Ville de Genève avait été d'assurer le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens dorment dehors dans notre Ville, nous avions aussi permis le subventionnement du Refuge de Darwyn malgré une coupe budgétaire intempestive des partis de la gauche municipale (PS-Ve-EàG) qui avaient amputé la subvention de 85% pour des motifs aussi fallacieux que mensongers. Raison pour laquelle nous sommes revenu à la charge cette année et obtenu en commission des finances l'octroi d'une pleine subvention, avant de voir une nouvelle fois une majorité PS-Ve-EàG-PDC réduire celle-ci en séance plénière. Pas mal pour des partis qui disent soutenir la biodiversité et l'inclusion sociale vous ne trouvez pas?

    Dans le même ordre d'idées, nous ne pouvons que regretter qu'une majorité du Conseil municipal ne nous ait pas suivi dans la création d'un fonds de 350'000 francs pour soutenir les associations locales actives dans la défense des animaux et de la biodiversité. Idem pour l'octroi d'une gratuite de loyer de la patinoire des Vernets au Geneve-Servette Hockey Club (GSHC) suite au non-respect de l'engagement des pouvoirs publics de lui construire une nouvelle patinoire. Certains ayant manifestement toujours de la peine à comprendre l'importance du sport pour notre Ville et, de manière générale, à joindre leurs actes à leurs promesses électorales.

    Enfin, nous avons proposé (sans succès) une baisse du centime additionnel afin de donner une bouffée d'oxygène aux contribuables de la Ville de Genève. Celle-ci était réalisable sans baisser aucune prestation à la population car il suffirait simplement, pour commencer, de diminuer des dépenses inutiles telles que les notes de frais excessives du Conseil administratif, leurs voyages ou encore certains frais de réceptions dont sont friands les actuels magistrats.

    Une nouvelle fois, le PLR Ville de Genève a été à la pointe du combat pour améliorer les prestations à la population tout en écoutant la volonté populaire de ne pas faire d'économies intempestives. Plus que jamais, nous sommes prêts à assumer à nouveau des responsabilités gouvernementales tant il est nécessaire de faire tabula rasa de la politique menée jusqu'alors. Je m'y engage avec un projet clair (voir ici).

    En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines. Ce n'est qu'à ce prix que nous parviendrons à retrouver un début de confiance et à ramener la sérénité en Ville de Genève. Je continuerais aussi à me battre pour la transparence de l'action publique malgré les menaces, les manœuvres dilatoires et les intimidations (voir ici et ) dont j'ai fait l'objet. Je revendique ainsi, n'en déplaise à certains, le fait de dire la vérité et de ne rien cacher sur l'usage qui est fait des deniers publics.

    Le 15 mars 2020, vous aurez l’occasion de reprendre le contrôle de votre Ville en votant pour la liste numéro 2 du PLR Ville de Genève et ses 34 candidats au Conseil municipal.

  • Budget municipal 2019 : du social plutôt que des privilèges

    Une légende urbaine tenace prétend que la gauche se préoccupe des plus pauvres et la droite des plus riches. Je crois cependant pouvoir dire que rien n'est plus faux suite au récent vote du budget de la Ville de Genève. En effet, ce dernier nous a permis de constater que les partis socialistes et écologistes, parfois renforcé par Ensemble à Gauche, sont davantage occupés à défendre les notes de frais excessives du Conseil administratif, et de certains fonctionnaires municipaux, plutôt que de se préoccuper d'améliorer le quotidien de nos concitoyens les plus faibles.

    Relevons donc quelques faits pour étayer cette thèse.

    Tout d'abord, le fait que c'est le PLR Ville de Genève qui a proposé – et obtenu - le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens continuent à dormir dehors dans notre Ville, chose qu'une majorité du Conseil administratif n'a pas jugé prioritaire de réaliser alors même que quatre magistrats sur cinq sont issus des partis de gauche.

    Ensuite, le fait que c'est une majorité composée du Parti socialiste, des Verts, d'Ensemble à Gauche ainsi que de quelques PDC qui a décidé de réduire la subvention attribuée au Refuge de Darwyn de 150'000 à 25'000 francs (voir ici). Ceci pour des motifs aussi fallacieux que mensongers dès lors que cette proposition du PLR avait reçu le soutien de la totalité des partis politiques lors du vote en commission des finances. Ce projet était en effet convaincant. Il visait à financer l'insertion sociale d'enfants, de résidents d'EMS et de personnes handicapées, domiciliés pour nombre d’entre eux en Ville de Genève, à travers l'équithérapie. En d’autres termes, il permettait l’accès à la thérapie à travers des animaux à des populations fragilisées n'ayant pas les moyens et la possibilité de le faire actuellement.

    La raison de cette coupe budgétaire? Tout d'abord, le mépris de certains pour la cause animale ainsi que celle de l’insertion sociale de personnes fragilisées, mais aussi et surtout le besoin de trouver une économie équivalente afin de financer des associations n'ayant fait aucune demande formelle (au contraire du Refuge de Darwyn). Il est vrai que lorsqu'on est dans les bons papiers de certains partis, on n’a pas besoin de se justifier pour recevoir une aide financière. Et que les sans-abris, comme les animaux, ne votent pas au contraire de « clientèles » qui soutiennent des partis en fonction des subventions et des prébendes attribuées. Il est ainsi navrant que ce soit le Refuge de Darwyn qui en fasse les frais tant leur projet était utile et nécessaire.

    Ainsi, lorsque je lis aujourd'hui que des élus se plaignent de cette coupe, alors même que leurs propres partis ont démantelé ce magnifique projet, je ne peux que m'étonner devant cette tentative grossière de récupération politique. A cet égard, j'annonce d'ores et déjà que je proposerai à nouveau l'octroi de cette subvention lors du prochain exercice budgétaire et me réjouis de voir si la proximité des élections amènera certains partis à retourner leurs vestes. Les chevaux et les ânes vous en remercient déjà.