Politique Municipale

  • Conseil administratif : lorsque la campagne et les valeurs dérapent

    En pleine période de crise sanitaire et économique, la conseillère administrative Sandrine Salerno prend le temps d’appeler à voter ouvertement, sur son profil facebook, pour la candidate du PDC tant elle craint mon élection. Le tout sous couvert d’attaques personnelles indignes et injustifiées. Voire relevant de la diffamation. Chacun jugera. Mais vous m'accorderez qu'une telle attitude est indigne d'une magistrate qui prône le vivre-ensemble et l'inclusion. A croire que l'indécence est permise quand on est en charge de ses questions vu que personne ne semble trouver anormal ces propos. Cette violence n'est pas nouvelle, je la vis depuis le début de la campagne.

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    Il est vrai que je me suis toujours opposé à la politique de Sandrine Salerno. Son inhumanité avec les locataires de la GIM, sa volonté d'aliéner notre passé en féminisant les noms de rues ou encore la pose d'un clitoris géant en lieu et place des couleurs nationales lors de la fête du 1er août. Et de rappeler que si les budgets ont toujours été excédentaires, c'est parce que la loi sur l'administration des communes le réclame à son article 103 alinéa 3 (voir ). Pourtant, je n'ai jamais été insultant ou méprisant envers elle comme elle l'est aujourd'hui avec moi. Mais encore une fois, chacun jugera. Notamment de la qualité de mon programme qui m'a permis d'être soutenu par 10'932 électeurs et de finir en 5ème position au 1er tour (voir ici).

    La candidate PDC accueille avec bonheur ce soutien socialiste et refuse de l’autre côté de recevoir ceux du MCG et de l’UDC avec qui elle a pourtant travaillé pendant 5 ans. Pire que cela, elle ne prend pas une seule fois ma défense face à la violence des attaques de Sandrine Salerno. De quoi se poser des questions sur sa volonté d'apaisement et de rassemblement tant celle-ci semble tourner au gré du vent. Et de rappeler qu'elle n'a même pas pris la peine de m'envoyer un simple message lors des moments difficiles que j'ai vécu (voir ici), au contraire de Maria Pérez et Christina Kitsos. Idem pour les actuels membres du Conseil administratif en dehors d'Esther Alder. Ce qui veut dire beaucoup pour moi sur les valeurs et l’humanité de chacun.

    En décembre dernier, on a essayé de m’abattre en montant un dossier judiciaire de toutes pièces et en me traitant comme un criminel (voir ici). Cela a raté. On a ensuite tenté de me mettre des bâtons dans les roues pendant toute ma campagne du premier tour, cela a encore raté. Et maintenant, au second tour, certains font l’union sacrée du copinage et de la bien-pensance tant ils craignent mon élection au Conseil administratif.

    Pourquoi fais-je si peur à certains? Tout simplement parce que je refuse de faire des compromissions avec mes valeurs. Que je me suis toujours battu pour l’intérêt général et contre l’entre-soi du monde politique. Et que je suis trop atypique pour rentrer dans le moule du politicien lambda. Raison pour laquelle on me traite souvent d’autiste ou d’asocial comme je l'ai expliqué dans un précédent billet (voir ici).

    Pourquoi fais-je si peur? Tout simplement parce que je suis différent. Parce que je ne suis pas attiré par le pouvoir pour en abuser mais pour améliorer les choses. Parce que je ne fais pas de la politique pour l’argent mais bien par passion du bien commun (voir ) et surtout parce que je ne suis pas quelqu’un qui supporte l’injustice d’où qu’elle vienne. Je suis donc dangereux pour beaucoup car on ne peut pas acheter mes valeurs et ma loyauté. Si je suis prêt aux compromis, je suis allergique aux compromissions. Vous commencez maintenant à comprendre l'enjeu? Je suis un grain de sable dans la mécanique du copinage et du clientélisme. Mais qu'ont-ils donc encore à cacher?  Et de rappeler que je suis prêt à travailler avec n'importe qui, tant qu'il ne s'agit pas de renier mes valeurs et mon honnêteté.

    Je ne peux ainsi pas vous promettre que je serais meilleur que les autres. Mais je peux vous promettre que je ferai de mon mieux avec toujours l’intérêt général en ligne de mire. Et de prendre l’engagement de ne jamais abuser du pouvoir qui me sera confié. A vous maintenant de choisir si vous voulez réformer les pratiques de votre classe politique ou poursuivre les errements qui ont lieu depuis trop longtemps. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité (politique) différente au Conseil administratif.

  • Conseil administratif : une représentation pour la droite et le centre-droit

    conseil administratif,election,plrPar la présente, je souhaite remercier de tout cœur les 10'932 électeurs qui m'ont soutenu et permis de terminer en 5ème position au 1er tour de l'élection du Conseil administratif de la Ville de Genève. Soit dans la dernière position éligible après les 4 candidats de la coalition rose-verte qui seront élus dans un fauteuil si nous ne faisons rien pour tenter de rééquilibrer le pouvoir. Et de permettre aux 45% d'électeurs n'ayant pas voté pour les partis de gauche d'être dignement représentés à l'exécutif municipal.

    Alors qu’en 2012, le PLR Ville de Genève renonçait à présenter un candidat à la succession de Pierre Maudet au Conseil administratif et permettait l’élection de l’actuel conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone (voir ici), nous ne pouvons que regretter l’attitude du PDC qui devrait respecter ses engagements passés, et ainsi aider son partenaire historique à reconquérir un siège, plutôt que de nous mettre des bâtons dans les roues. Je souhaite donc rappeler certains faits et souligner quelques incohérences.

    Tout d’abord, il convient de rappeler qu’en 2015, les partis PLR-PDC-UDC-MCG signaient une plate-forme commune pour la législature (voir ici et ). Nous avons ainsi travaillé ensemble durant 5 ans sans que personne ne trouve rien à redire sur ce rapprochement qui nous a permis de former une majorité au Conseil municipal. Laquelle a permis notamment la baisse du prix des places en crèche, l’augmentation des postes d’Agents de la Police Municipale ou encore le financement à l'année de l'accueil des sans-abri sur ma proposition. Et au magistrat PDC Guillaume Barazzone de disposer d’une majorité pour réaliser ses objectifs politiques. Avec des séances régulières entre nos différentes formations pour en discuter sans que je n'entende jamais le PDC refuser d'y participer vu qu'il était partie prenante de celles-ci. A cet égard, je ne peux que m’étonner que certains parlent de « valeurs » incompatibles quand je vois qu’ils s’allient sans vergogne aux socialistes et aux Verts à Onex et Meyrin pour faire barrage aux candidats PLR. On ne peut ainsi pas jouer l’Entente en Ville de Genève et la détruire ailleurs selon ce qui nous arrange. Ni prétendre ne pas vouloir travailler avec l'UDC et le MCG quand on a formé une majorité avec eux durant toute une législature. Et encore moins faire, comme aujourd'hui, des appels du pied à la gauche (voir ici) tant la culture de l'entre-soi et des petits arrangements doit laisser la place à celle de l’intérêt général qui est d'avoir une vraie diversité des opinions au sein du Conseil administratif. Du moins si l'on souhaite que les errements du passé ne se reproduisent pas à nouveau. Car si je suis un adepte de la politique du compromis, je ne serais jamais celui de la compromission (voir ).

    Pour sa part, le PLR Ville de Genève ne s’est pas allié avec l’UDC et le MCG n'en déplaise à ceux qui tentent de faire oublier leur comportement passé en colportant des contre-vérités. Il a simplement voulu poursuivre le travail commun entamé avec eux et le PDC depuis maintenant 5 ans, ni plus, ni moins. A cet égard, vous pourrez constater sur votre bulletin de vote que je ne suis le candidat que du PLR et de personne d’autre (voir ici). Je refuse cependant de renier ma parole et de stigmatiser des partis avec qui nous avons collaboré en bonne entente durant l’entier de la législature, tant il est possible de travailler ensemble quand on y met un peu de bonne volonté. Chose qui me semble primordiale dans les temps difficiles que nous vivons actuellement. Nous devons ainsi nous rassembler plutôt que nous diviser. Et avoir des actes en conformité avec nos engagements et notre comportement passé. Notamment le soutien donné par le PDC à l'UDC Yves Nidegger en 2011, pour l'élection de la Cour des Comptes, en échange du soutien de l'UDC au candidat PDC Luc Barthassat pour le Conseil des Etats (voir ici et ). Preuve encore une fois que des accords sont possibles entre nos différents partis malgré des "valeurs" soi-disant incompatibles.

    A ce jour, les partis n’appartenant pas à la gauche municipale représentent près de 45% des suffrages de la population. Pourtant, ils s’apprêtent à laisser le bloc rose-vert, qui en a obtenu 40%, truster 80% des sièges de l’exécutif municipal par le mécanisme du scrutin majoritaire. Tout cela parce que certains refusent de se remettre en question et préfèrent tenter de conserver leurs acquis plutôt que de penser à l’intérêt général d'avoir un gouvernement représentatif de la population. Ce n'est pourtant pas comme cela qu'on doit faire de la politique en général et dans la crise que nous vivons en particulier. Surtout lorsqu'on prétend rassembler.

    La logique et le respect du travail passé auraient ainsi voulu que les formations n’appartenant pas à la gauche municipale soutiennent mutuellement leurs différents candidats à l’exécutif. Ceci dans la même logique qui nous a vu travailler ensemble durant toute la législature. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour que les valeurs de la droite et du centre-droit soient représentées au Conseil administratif qui ne doit pas être monocolore à gauche. Et d'amener un peu de bon sens là où on en manque cruellement aujourd'hui.

    Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire ici mon analyse sur la pandémie du Covid-19 et ici mon interview sur la manière dont nous surmonterons cette crise.

  • Conseil administratif : amener de la neurodiversité

    conseil administratif,electionDepuis que je fais de la politique, je suis fasciné de constater que les chantres de l'inclusion, de la diversité et de l’altérité, sont souvent les premiers à pointer du doigt ceux qui sont différents. Depuis toujours, je me fais traiter d'autiste ou d'asocial par des gens qui ne comprennent simplement pas que je suis différent d'eux, des gens qui me prêtent des lacunes vis-à-vis de la norme. Cette même norme qu’ils combattent sous couvert de progressisme dans d’autres domaines. Durant cette campagne, j’ai vu de nombreux commentaires désobligeants sur les réseaux. Leurs auteurs se reconnaîtront. C’est ainsi.

    Je revendique pourtant haut et fort mes particularités qui me font juger les choses sans à priori. Je ne suis pas un mondain, je fuis le champagne et les petits fours et me méfie de l’entre-soi du monde politique. Je n'aime pas voyager et ne m'intéresse à l'argent que dans la mesure il me permet de vivre. Pourtant, depuis 15 ans, je mets mes compétences d’analyse, ma mémoire et ma sensibilité, au service du bien commun. Je ne me suis jamais laissé décourager par la lenteur de la politique, ni par ses absurdités. J’ai siégé dans de nombreuses commissions et présidé de nombreuses assemblées, avec mon style. Dans le débat, j’ai toujours privilégié le fond, en me méfiant des idéologues. Et je me remets constamment en question tant j'estime qu'il est dangereux de s'engoncer dans des certitudes.

    J’ai la peau dure, l’actualité récente vous l’a prouvé. Je ne supporte pas les injustices quoi que cela me coûte. Et cela fait de moi quelqu'un qui n'entre pas dans la norme du politicien lambda. A cet égard, je fais miennes les paroles du candidat à la mairie de Paris, lauréat de la médaille Fields en 2010, Cédric Villani que l'on questionnait sur son possible autisme (voir ici) :"Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire diagnostiquer et qu'est-ce que ça changerait? Toujours, dans tous mes combats, j'y suis allé avec mon cœur, avec ma sincérité, sans chercher à me gommer, tel que je suis. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres". Je ne crois ainsi pas seulement à la diversité des opinions, je crois aussi à celle des esprits.

    Que ceux qui me jugent dans mon dos, ou sur les réseaux, aient une fois pour toutes le courage de me parler en face. Je serai heureux de leur démontrer ce que ma différence peut amener à l’intelligence collective d’un exécutif. Par exemple sur la crise du Coronavirus (voir ici). L’addition de plusieurs types de fonctionnements neurologiques est indispensable dans notre société. C’est une forme de biodiversité. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité différente au Conseil administratif de la Ville de Genève dès le 1er juin 2020.

  • Conseil administratif : des mesures pour gérer la crise du Coronavirus

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Nous ne devons cependant pas perdre de vue les conséquences immédiates et dramatiques induites par la paralysie de notre économie et la précarité qui débute pour nombre de nos concitoyens. Nous devons ainsi  lutter de toutes nos forces pour ce faire et les pouvoirs publics prendre conscience qu'ils ont plus que jamais un rôle à jouer.

    Si les mesures de soutien à l’économie et à la population prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (taxes professionnelles, taxe sur le domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise. Les petits commerçants et entrepreneurs ont autre chose à faire actuellement que de remplir des formulaires administratifs et d’autres soucis que de s’acquitter des taxes municipales. Il faut également repourvoir les organismes de cautionnement pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Les finances publiques accumulent des réserves lorsque l’économie est clémente. Elles mettent des noisettes de côté. Toute la droite (PLR, PDC, MCG, UDC) s’est battue pendant 5 ans pour que la Ville de Genève ne déroge pas à ce principe, avec le renfort des Verts Libéraux quand certains étaient muets sur l’affaire des notes de frais.  Lorsque l’économie se détériore, les finances publiques doivent être en mesure d’atténuer le choc. Et donc d’utiliser les réserves constituées pour ce faire (elles redistribuent les noisettes).

    Ce principe voté par le peuple suisse s’appelle le frein à l’endettement, il a été souhaité à tous les échelons des institutions publiques. Avec l’atomisation totale (confinement) de notre ville, l’économie se détériore à une vitesse jamais vue. L’équilibre socio-économique d’une municipalité comme Genève est un château de cartes, et toutes ces cartes, sans exceptions, doivent être protégées de la chute, sinon, la reconstruction sera longue et pénible. Nous sommes conscients que la société dans laquelle nous vivions hier ne sera plus jamais la même et il faudra accepter les nécessaires remises en question qui s’imposeront après cette crise. 

    Par ailleurs, alors que le personnel médical est en première ligne pour combattre cette pandémie, qu’attendons-nous pour lui faciliter la tâche en lui permettant de loger à proximité des Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) pour ceux qui le souhaitent? La Ville est propriétaire d’hôtels, qu’on les mettent à disposition des héros de la santé devant parcourir de longs trajets parfois, après de dures journées passées au chevet des malades. Permettons aussi aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité en leur réservant une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi leur anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque.

    Enfin, qu’attend-on pour mettre un système de livraison à domicile pour les personnes confinées? Comment peut-on laisser de côté les entrepreneurs et les indépendants qui font vivre au quotidien notre économie? C’est aujourd’hui et maintenant que nous attendons de nos autorités de se montrer à la hauteur des enjeux et de communiquer sur ce qui est entrepris. Je préconise ainsi les mesures suivantes pour combattre directement et indirectement les effets du Covid-19 :

    1. Suspendre temporairement les taxes municipales (professionnelle, domaine public, etc)

    2. Cautionner des prêts à taux zéro pour les PME et les indépendants

    3. Mettre à disposition des chambres d’Hôtel pour le personnel soignant à proximité des HUG

    4. Réserver une plage horaire dans les commerces pour les personnes vulnérables

    5. Organiser la livraison à domicile des courses pour les personnes confinées

    6. Mobiliser la Protection Civile pour venir en aide à la population

    7. Communiquer sur les mesures prises et renseigner les ménages et les entreprises sur les modalités des aides diverses.

    En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire (voir ici).

  • Conseil administratif : mon constat et mes propositions face à la crise

    A l'occasion du second tour des élections aux exécutifs communaux, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 23 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Et de souligner qu'en cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de la crise que nous vivons actuellement.

    Arrivé en cinquième position au premier tour, le candidat du PLR au Conseil administratif de la Ville talonne les deux socialistes et les deux Verts. Il est ainsi la meilleure chance du centre-droit d'être représenté au Conseil administratif.

    Comment jugez-vous votre résultat au premier tour des élections en Ville?

    Il est sans fausse modestie excellent. Avec 10'932 voix, je fais un score largement supérieur à ceux obtenus par les candidats du PLR dans la Commune de Genève lors des derniers scrutins majoritaires. Je me réjouis ainsi d’avoir pu rassembler au-delà du seul électorat de mon parti et me félicite que mon parti ait maintenu ses positions au Conseil municipal malgré les 10 sièges supplémentaires obtenus par les Verts. Une chose est claire, le PLR Ville de Genève doit être représenté au Conseil administratif, vu qu’il est de loin le plus grand parti après le bloc rose-vert.

    Pourquoi les partis n’appartenant pas à la gauche ne se rassemblent-ils pas?

    C’est effectivement incompréhensible. Nous avions une occasion unique de conquérir un second siège au Conseil administratif de la Ville de Genève. Pour cela, il suffisait simplement de poursuivre le programme commun PLR-PDC-UDC-MCG que nos différents partis ont signé en 2015 et de nous soutenir mutuellement. Je ne peux ainsi que regretter que certains préfèrent la conservation de leurs acquis à l’envie de rééquilibrer le pouvoir. Avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement, nous devrions travailler tous ensemble, plutôt que nous diviser.

    Justement. Comment réagissez-vous à la situation? Avez-vous des propositions?

    Il ne faut pas se le cacher, la situation est grave. Car si le Covid-19 semble être bénin dans la majorité des cas, c’est bien pour protéger les personnes à risque (seniors, malades chroniques, etc.) que les mesures de confinement ont été prises. A cet égard, afin de permettre aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité, je jugerais adéquat de leur réserver chaque jour une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi l’anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque des porteurs asymptomatiques. Car c’est justement ce mélange des populations et des générations qui permet au virus de circuler et a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

    Quel rôle pourra jouer la Ville de Genève?

    D’ici peu, la Protection civile, les pompiers du Service d’incendie et de secours (SIS), ainsi que les agents de la Police municipale, vont avoir un rôle grandissant pour venir en soutien aux différents services d’urgence cantonaux. Et la coordination des ressources entre les échelons fédéral, cantonal et municipal sera capitale. En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité, qui chapeaute ces services, pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons.

    Que peut-on faire pour faciliter le confinement demandé?

    Nous pourrions mettre en place un système de livraison des courses à domicile, afin de diminuer encore les sorties. En particulier pour les personnes à risque, qui sont parfois isolées. Dans tous les cas, nous ne devons laisser personne sur le bord de la route et devons mettre tous les moyens nécessaires à ce que les choses reviennent dans l’ordre le plus vite possible.

    Que proposez-vous pour soutenir les entreprises touchées?

    Si les mesures de soutien à l’économie prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des Communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (professionnelles, domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise et fasse office d’organisme de caution pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur, pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Vous êtes le seul candidat à avoir un programme en faveur des animaux. Un lien avec cette crise?

    Oui. Car cette question est plus d’actualité que jamais. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 résulte de l’exploitation et de la maltraitance d’animaux par la Chine, qui entasse des animaux sauvages de diverses espèces dans des cages et des marchés insalubres. Nous devons réfléchir profondément à notre rapport au règne animal si nous ne voulons pas revivre à moyen terme une nouvelle crise de cette ampleur. Les précédentes épidémies (MERS, SRAS, etc.) nous le démontrent: que ce soit l’élevage intensif, la déforestation ou la consommation d’animaux sauvages, nous devons repenser notre relation avec le règne animal. La Ville de Genève a un rôle à jouer en la matière, en tant que siège des Organisations internationales et temple des principes et des lois internationales; notre Cité pourrait ainsi devenir le berceau d’une Convention du bien-être animal.

    Quelle serait votre priorité en cas d’élection au Conseil administratif?

    Plus que jamais, la priorité des pouvoirs publics n’est pas de féminiser des noms de rues ou nos panneaux de signalisation. Le symbolique doit faire place au concret. Nous devons prendre des mesures pour améliorer la qualité de vie et trouver des solutions à la crise actuelle. Je ne veux pas devenir conseiller administratif pour faire de l’idéologie, mais bien pour améliorer notre quotidien par une action concrète et réfléchie. Et souligner que nous ne devons pas gouverner selon un clivage gauche/droite, tant notre seul objectif doit être de bien faire fonctionner notre Cité.

    On entend rarement cela. Vous êtes atypique pour un homme politique.

    Je pense l’être tout court. En effet, je n’aime pas voyager, je ne m’intéresse à l’argent que dans la mesure où il me permet de vivre et me remets constamment en question. A cet égard, je pense que la crise que nous vivons doit nous amener à réfléchir profondément sur nos fondamentaux, que ce soit notre modèle économique ou encore le fonctionnement de notre société en général.

    Pour conclure, une bonne raison de voter pour vous?

    Je veux représenter l’électorat de droite et de centre-droit, qui représente 45% de celui de la Ville de Genève. Et je pense être le mieux placé pour cela, au vu de mon expérience et de ma sensibilité qui permettent d’apprécier les choses différemment, avec mesure.

  • Conseil administratif : mon autobiographie de campagne

    conseil administratif,election,plrJe suis né en 1984 en Ville de Genève et vis actuellement dans le quartier de Champel. J'ai grandi dans le quartier de Plainpalais puis celui des Eaux-Vives au sein d'une famille devenue monoparentale lorsque j'avais une dizaine d'années. J'ai suivi ma scolarité à l'école de Contamines et au Cycle de la Florence avant d'obtenir ma maturité gymnasiale au Collège de Candolle (Option Spécifique Economie et Droit ; Option Complémentaire Géographie).

    Politologue de formation, je suis diplômé des Universités de Genève (Bachelor en sciences politiques) et Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie électorale, au fonctionnement des administrations mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières qui ont fait l'objet de mes mémoires de recherche.

    Passionné de politique depuis toujours, je consacre la majeure partie de mon temps libre à celle-ci depuis maintenant une quinzaine d’années. D’abord comme militant puis comme parlementaire suite à mon élection au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2005. En sus de mes diverses fonctions présentes et passées au sein de mon parti (président du PLR Ville de Genève, chef du groupe parlementaire municipal, etc), j’ai également participé à de nombreuses campagnes politiques en tout genre et suis un rédacteur régulier du Nouveau Genevois (journal du PLR Genève).

    Dans le cadre de mon mandat de Conseiller municipal, je me suis ainsi engagé sur de nombreux dossiers dans des domaines divers et variés. Par exemple la  rénovation des Vernets et la  construction  de la nouvelle patinoire,  l’augmentation  des compétences des Agents de la Police Municipale ou encore le  renforcement  des pouvoirs du contrôle financier afin de mieux encadrer la gestion des deniers publics. J'ai aussi proposé la création d'un Musée de la Bande Dessinée et la baisse des salaires du Conseil administratif.

    Dans cette même logique, j'ai contribué à faire annuler la votation municipale de septembre 2017, suite à la tentative du maire de l'époque de tromper la population via la brochure de vote officielle. J'ai également dénoncé les notes de frais excessives du Conseil administratif et de certains hauts fonctionnaires mis en exergue par la Cour des comptes. Sur un autre registre, j'ai aussi proposé et obtenu le financement à l'année de l'accueil des sans-abris et réclamé le financement d'une rente-pont pour les fonctionnaires mis en retraite forcée à 62 ans.

    Sur le plan professionnel, je travaille actuellement comme adjoint scientifique au sein de la Direction Stratégique de la Police Genevoise. Ceci après avoir travaillé à l'état-major de l'ancien département de la Sécurité et de l’Économie (DSE). Auparavant, j'ai effectué plusieurs stages et recherches académiques pendant et après mes études.  

    Mes loisirs sont également mes passions. Tout d'abord la lecture qui occupe une place très importante dans ma vie. Je possède ainsi plusieurs milliers de livres et de bandes dessinées (Tintin, Blake et Mortimer, Buck Danny, Alix, Johan et Pirlouit, Gil Jourdan, Corto Maltese, etc). Je lis aussi de manière assidue des essais politiques et sociologiques ainsi que des biographies ou monographies historiques. Mes ouvrages de référence vont du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas au Prince de Machiavel, ainsi qu'aux Catilinaires de Cicéron en passant par le Savant et le Politique de Max Weber. Cet intérêt poussé pour l'histoire et la littérature m'amène également, à mes moments perdus, à écrire des textes uchroniques qui reposent sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

    Grand fan des trilogies de Star Wars, du Seigneur des Anneaux et de Batman (The Dark Knight) que je peux réciter quasiment par cœur, je joue également à Stacraft II et à Warhammer : Total War lorsque j'en ai le temps. Je suis aussi un fan assidu du Genève-Servette Hockey Club (GSHC)  et vous aurez donc de bonnes chances de me croiser dans les travées de la patinoire des Vernets lorsque nous jouons à domicile. 

    En dehors de la politique, je suis également membre de plusieurs associations (Club des Patineurs de Genève, Refuge de Darwyn). Conscient des enjeux écologiques, je ne prends que très rarement l'avion, ne possède pas de voiture et me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Ma famille a plusieurs chats et chiens, la plupart adoptés de refuges. Ceci fait que j'ai été sensibilisé très tôt aux questions relatives aux droits des animaux et à la protection animale. 

    Peu enclin à la communication à outrance, je préfère la discrétion du travail de fond à l'omniprésence médiatique. Je possède aussi la particularité d'avoir une mémoire quasi photographique qui me permet d'être, je l'espère, à la fois perfectionniste et efficace dans ma vie politique et personnelle. 

    Candidat du PLR Ville de Genève au Conseil administratif, j’aurais à cœur de porter les valeurs de notre parti au sein de l’exécutif municipal et d’amener les réformes nécessaires afin que la Ville de Genève puisse affronter en toute sérénité les enjeux de demain. Je vous invite ainsi à prendre connaissance de mes projets et propositions sur mon site internet et, surtout, de ne pas hésiter à prendre contact avec moi si vous avez la moindre question.

  • Conseil administratif : ramener la sécurité dans nos rues

    A l'occasion des élections municipales du 15 mars, le Syndicat des polices municipales genevoises m'a interrogé sur ma vision en matière de sécurité. Vous en trouverez les réponses ci-dessous. Ma vision en la matière pouvant se résumer en deux mots : coordination et complémentarité entre les différents corps de Police. Sachant que ces questions étaient mon principal domaine de recherche à l'Université, je m'engage à améliorer la sécurité dans nos rues via la mise en place d'une police coordonnée entre la Ville et l’État.

    1. Etes-vous pour une police municipale dont la formation aboutit à l’obtention du brevet fédéral de policier?

    Oui. Sous réserve d’une analyse d’un ratio coût/opportunité. La question étant de savoir si on doit reprendre à zéro toute la formation ou si les modules de la formation d’APM sont acquis. Car il serait problématique, même par roulement, de devoir envoyer tout l’effectif faire une formation complète à Savatan. Mais nous devons dans tous les cas trouver une solution au problème de la reconnaissance intercantonale de la formation d’APM. La certification d’ASP pouvant être une piste.

    2. Suite aux recommandations du rapport de la Cour des comptes, êtes-vous pour une police municipale : intégrée, ou unique (incorporation à la police de proximité cantonale) ou une police municipale sous l’autorité d’une entité infra-cantonale?

    Je suis en faveur d’une police coordonnée entre la Ville et le canton. Les APM pourraient par exemple reprendre les missions de proximité de la Police cantonale qui se concentrerait alors sur les missions de Police-secours. Laquelle coordination pourrait être facilitée par des officiers de liaison de la Police cantonale qui rejoindraient l’état-major de la Police municipale et vice-versa. Je crois à la collaboration entre les corps de Police mais ne suis pas en faveur d’une tutelle absolue du canton.

    3. Quelle est votre vision de la coopération entre la police municipale de la Ville de Genève et les polices municipales des communes limitrophes?

    Je crois à l’interopérabilité des différents corps de Police, qu’ils soient municipaux ou cantonaux. Il ne serait pas inutile d’améliorer celle-ci via des accords inter-communaux, en particulier lorsque les nuisances de la commune voisine ont un impact sur la nôtre.

    4. Êtes-vous pour équiper les polices municipales de feux avertisseurs (feux bleus) afin de pouvoir intervenir plus rapidement sur des objectifs précis. Ex. : collègues en difficulté.

    Oui. Cela devrait déjà être le cas. Je crains cependant que cette question ne puisse être séparée du celle du Brevet Fédéral de Policier (BFP) bien qu’elle soit d’importance.

    5. Les conditions de travail des agents de police municipale sont différentes du reste du personnel de la Ville de Genève. Pourtant, seuls les employés du Service Incendie et Secours (SIS) bénéficient d'un statut particulier. Êtes-vous, donc, pour attribuer aux agents de la police municipale un règlement, ou annexe, avec un statut différent que celui du reste des employés de la Ville?

    Oui. Les corps uniformés ont un métier différent de celui du fonctionnaire lambda et doivent donc avoir des conditions de travail ad hoc. Certaines adaptations sont ainsi nécessaires sachant qu’il existe déjà un règlement pour la Police municipale (LC 21 411).

  • Conseil administratif : soutenir l'économie locale par des actes

    A l'invitation de la NODE (Nouvelle Organisation Des Entrepreneurs), j'ai expliqué ma vision en matière de soutien à l'économie en général et aux commerces locaux en particulier.

    Bien que la Ville de Genève ait peu de compétences en la matière, elle peut faire beaucoup en matière de soutien à l’économie. L’accessibilité au commerce, la sécurité dans nos rues et la gestion de l’espace public en font partie. La Ville de Genève doit faciliter la vie des entreprises plutôt que de la compliquer. Ceci à l’aune de la pensée de Montesquieu qui disait que le commerce adoucit les mœurs.

    En termes de mobilité, je suis favorable à favoriser autant que possible l’accès aux commerces. Notamment par la mise à disposition de places de parkings en suffisance comme dans le cadre du projet Clé-de-Rive que j’ai soutenu au Conseil municipal.

    A mon sens, l’attractivité d’une Ville passe aussi par le fait de se sentir en sécurité. Raison pour laquelle je propose la mise en place d’une police coordonnée entre la Ville et l’Etat, respectivement d’augmenter les compétences des Agents de la Police Municipale (APM) afin de mieux lutter contre l’insécurité. Et de renforcer ensuite la présence policière dans les rues de Genève.

    Sur le plan fiscal, je suis en faveur de la suppression de la taxe professionnelle inhibitrice d’emplois ou tout au moins de son dégrèvement. Je propose aussi d’améliorer les conditions-cadres pour l’accueil d’entreprises via, par exemple, la mise en place d’un guichet unique qui permettrait de simplifier les démarches administratives.

    Je juge également nécessaire et urgent de revoir le Plan d’utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j’ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci.  Soit d’introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu’aujourd’hui, un changement d’affectation ne peut avoir lieu qu’une seule et unique fois.  Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s’adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution.   L’animation et l’attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées.

    Par ailleurs, nous devons améliorer et renforcer les passerelles avec l'économie sociale et solidaire (ESS). Par exemple en encourageant la mise en place d'une économie circulaire favorisant la diminution de l’utilisation des ressources, l'optimisation de leur durée de vie, avant d’envisager le recyclage de leurs composants. Et de commencer à réfléchir à la transition vers l’économie de demain tout en protégeant nos commerces locaux de la concurrence déloyale des GAFA. Je m'engage ainsi pour une Ville prospère et dynamique.

  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève (bis)

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 2 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Alors que la campagne municipale bat son plein depuis plusieurs semaines, force est de constater que le candidat PLR au Conseil administratif Simon Brandt a le programme le plus complet du lot pour ramener la sérénité en Ville de Genève. Innocenté des accusations lui ayant valu en décembre dernier une arrestation digne des films de Costa-Gavras, il mène le combat avec énergie et engrange de nombreux soutiens de citoyens souhaitant un retour à l’éthique dans le gouvernement de la Ville. Il nous a précisé ses vues en matière de logement, d’aménagement et de sécurité.

    Votre slogan est «une nouvelle ère en Ville de Genève», que signifie-t-il?

    Je souhaite amener une nouvelle manière de faire de la politique. Et faire tabula rasa des pratiques que nous connaissons depuis trop longtemps. Par exemple en matière d’urbanisme, où nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends la vision de bâtir à taille humaine et de respecter l’identité des quartiers. Je souhaite aussi maintenir, voire augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas. C’est le dernier moment pour le faire avant son extinction.

    Et pour l’important bailleur qu’est la Gérance Immobilière Municipale (GIM)?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Il faut aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. Sur ce point, la facilitation de la transformation de bureaux en logements est une solution, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par les rénover. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures. Au surplus, je propose de profiter des taux d’intérêts négatifs pour lancer l’émission d’obligations vertes (green bonds), qui permettront de financer la rénovation dudit parc.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Que proposez-vous en matière de sécurité?

    Je préconise la mise en place d’une police coordonnée avec le Canton. Ce qui permettrait aux agents de la police municipale (APM) de reprendre la totalité des missions de proximité et de libérer des policiers cantonaux afin de renforcer police-secours. Dans le même temps, on devra reprendre de fond en comble le catalogue des missions de la police municipale et déterminer les besoins de formation (brevet fédéral de policier) et d’équipement (arme à feu) pour mener au mieux celles-ci.

    Que permettrait une telle réforme?

    Tout d’abord de libérer des effectifs supplémentaires. Si j’étais en charge de la police municipale, je ferais aussi occuper davantage le terrain par une présence accrue de patrouilles dans les secteurs sensibles, comme la Jonction ou les Pâquis, afin de mieux lutter contre le deal de rue C’est juste une question de volonté politique et de hiérarchisation des priorités. Et cette volonté, je l’ai.

    Vous avez des propositions pour la sécurité des seniors?

    Je propose d’affecter des îlotiers spécifiques pour les seniors, qui feraient notamment le lien avec les clubs d’aînés, ainsi que de veiller davantage à la sécurisation de la voirie. La place des vélos et des trottinettes est sur les pistes cyclables, par sur les trottoirs où ils mettent en danger les piétons et peuvent causer des accidents lourds de conséquences.

    Vous proposez aussi de favoriser le rapprochement entre les seniors et leurs familles?

    Oui. L’idée provient d’un de mes colistiers au Conseil municipal, Kevin Schmid, et consiste à prioriser les seniors ayant leurs familles en Ville de Genève dans l’attribution des places en EMS. Ceci afin de leur permettre de garder un lien avec leurs proches. Le maintien du lien social est une priorité.

    Vous critiquez une déperdition de notre identité au profit d’une certaine idéologie?

    Que ce soit la disparition du terme de Promotions pour celui de «fête des écoles» ou l’absence du drapeau national aux festivités du 1er août, force est de constater que l’actuel Conseil administratif semble avoir un problème avec notre patrimoine et notre identité. Je peux ainsi vous garantir que nos couleurs nationales seront bien présentes si je devais organiser la fête du 1er aout en tant que Maire de la Ville de Genève.

    Que pensez-vous de la féminisation des panneaux de signalisation et de la débaptisation des noms de rues au profit de personnalités féminines?

    Je trouve cela inutile et dispendieux. La priorité des Autorités municipales doit être d’assurer la propreté des rues, la sécurité dans nos quartiers et de trouver des solutions concrètes aux problèmes du quotidien. Pas de créer des problèmes là où il n’y en a pas.

    Quelques autres raisons de voter pour vous?

    Parce que je dispose d’une empreinte écologique inférieure de 50% à la moyenne suisse. Blague à part, je souhaite être un magistrat à l’écoute des gens. Je réponds toujours aux courriels que je reçois et pense que c’est en résolvant les problèmes qu’on avance. Pas en les cachant. Et à ceux qui hésitent encore de voter pour moi, je leur pose la question suivante: vivez-vous mieux à Genève aujourd’hui qu’il a 10 ou 20 ans? Si la réponse est non, vous avez tout à gagner à voter pour moi, car je prétends justement faire les choses différemment.

  • Elections municipales : le temps d'une nouvelle ère en Ville de Genève

    C’est sous ce slogan que les 34 candidats au Conseil municipal (14 femmes pour 20 hommes), dont un tiers ont moins de 35 ans, font campagne depuis plusieurs semaines pour les élections municipales. A titre personnel, j’ai l’honneur d’avoir été désigné comme tête de liste avec pour objectif de récupérer le siège perdu par le PLR au Conseil administratif en 2012.

    Depuis maintenant 25 ans, la Ville de Genève est gouvernée par une majorité de gauche qui semble considérer notre Cité comme sa propriété privée. Pour preuve les abus relevés par la Cour des Comptes (voir ici) et les nombreux scandales qui ont émaillé cette législature. Mais sur un plan plus pratique, je souhaite vous poser les questions suivantes afin de juger du succès de la gouvernance actuelle :

    - Avez-vous l'impression que le Conseil administratif est à l'écoute de vos problèmes?

    - Trouvez-vous qu'il y a suffisamment d'espaces verts?

    - Est-ce que la politique d’aménagement urbain est une réussite?

    - Estimez-vous que nos rues sont suffisamment propres?

    - Est-il normal que des sans-abris dorment encore dehors?

    - Avons-nous une Police municipale digne de ce nom?

    - Les commerces locaux sont-ils suffisamment soutenus?

    - La nouvelle patinoire a-t-elle été construite comme promis?

    Enfin, et c’est la seule chose qui importe, vivez-vous mieux à Genève aujourd'hui qu'il y a 10 ou 20 ans?

    La réponse à ces questions est évidemment non. Et ce résultat est la conséquence de 25 ans de gestion par la même majorité politique qui essaye, aujourd'hui, de nous faire croire qu'elle fera les choses différemment. Je prétends ainsi qu'il n'est pas seulement nécessaire de changer les membres du Conseil administratif, il est aussi vital de le rééquilibrer politiquement. Et d'avoir des projets pour ramener notre Cité sur les bons rails afin de démarrer une ère nouvelle dans celle-ci. Ce que je souhaite vous présenter ci-dessous.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera tout d’abord ramener la confiance et la sérénité. En étant exemplaire sur la gestion de l’argent public mais aussi et surtout d’avoir le courage de rendre public les dysfonctionnements plutôt que de vouloir les cacher. Ce sera aussi de construire ensemble la Ville de demain, ceci en augmentant les zones vertes existantes et en protégeant le poumon de verdure que constitue la zone Villa. Ainsi que construire de manière qualitative en respectant l’identité des quartiers pour que nous reconnaissions encore la Genève que nous avons connu dans les prochaines décennies.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera aussi une Cité plus belle, plus propre, plus sûre. Ceci via la mise en place d’une police coordonnée entre la Ville et le canton, l’adaptation de la formation et l’équipement des Agents de la Police Municipale (APM) afin de mieux lutter contre la criminalité. Ainsi que l’amélioration des fréquences de nettoyage des rues afin de ne plus voir des déchets déborder.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce sera celle de l’audace et de la créativité. Nous devons avoir une ligne claire non seulement en politique, mais également en matière culturelle. Je pense ici au projet de Musée de la Bande Dessinée mais aussi à la mise en place d’expositions virtuelles comme le connaissent le British Museum ou celui du Louvre. Ainsi qu’à la construction de la nouvelle patinoire promise depuis 10 ans par les différents magistrats socialistes en charge du dossier.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, ce seront des projets qui nous permettront d’être pionniers en matière de biodiversité et d’écoresponsabilité. Des exemples ? La mise en place de programme d’insertion sociale avec les refuges locaux pour animaux (SPA, Refuge de Darwyn, Centre Ornithologique, etc). Mais aussi et surtout la création d’une filière complète de recyclage du plastique en partenariat avec le secteur privé. Ainsi que la systématisation des écopoints permettant de recycler tous les types de déchets.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, c’est celle qui permettra à chacun de trouver sa place dans notre société. Que ce soit l’extension des capacités d’accueil pour les sans-abris afin que plus personne ne dorme dehors, le versement d’une prime aux familles qui souhaitent passer davantage de temps avec leurs enfants plutôt que les mettre en crèche. Mais aussi le respect de notre passé avec le retour des « Promotions » en lieu et place de la Fête des écoles. Ayons ainsi le courage de nos actes et de notre pensée plutôt que nous le faire imposer par quelques bien-pensants.

    La nouvelle ère en Ville de Genève, c’est une Ville prospère, dynamique et démocratique. Dans laquelle un magistrat ne truque pas une brochure de vote, confond ses cartes de crédit ou dépose des plaintes pénales intempestives afin de masquer ses dysfonctionnements. Ou pire encore, voit un exécutif municipal s’opposer aux travaux de la Cour des Comptes afin de cacher des actes iniques, immoraux et illégaux. Et qui arrive encore à dissimuler nos couleurs nationales lors de la Fête du 1er août.

    Le 15 mars 2020, vous aurez l’occasion de reprendre le contrôle de votre Ville en votant pour la liste 2 au Conseil municipal comme au Conseil administratif. Nous comptons sur votre soutien.

  • Budget municipal 2020 : l'épitaphe d'une politique

    Quelques semaines après le vote du budget 2020 de la Ville de Genève, il convient de revenir sur les priorités et les choix affichés pour le dernier budget de la législature. Et de constater encore une fois le manque total de vision politique de certains partis qui préfèrent démolir des projets plutôt que d'en proposer des concrets.

    Au surplus, alors que le Conseil administratif ne gouverne plus rien en Ville de Genève depuis plus d'une année, c'est une nouvelle fois le Conseil municipal qui a pris les devants pour doter la municipalité d'un budget en faisant le travail que l'exécutif n'a pas fait. Soit dégager des priorités, se mettre d'accord, et constituer une majorité pour ce faire. A ce titre, le PLR Ville de Genève a pris ses responsabilités en tant que plus grand parti du Conseil municipal non représenté au Conseil administratif.

    Nous avons ainsi proposé et obtenu l'octroi de subventions à des associations actives dans la réinsertion (Comptabilis, Integration pour Tous), la lutte contre l’homophobie et la transphobie (Antenne LGBTI Le Lab), la lutte contre l’antisémitisme (CICAD), la culture (Geneva Camerata, Orchestre Symphonique Genevois) ainsi que les soins aux animaux (Centre Ornithologique Genevois) et soutenu divers projets en faveur de la jeunesse et des seniors. De même, nous avons voté une augmentation des effectifs du Service d’Incendie et de Secours (SIS) dont le manque de personnel est problématique. A titre personnel, j'aurais aimé voté en faveur du rétablissement de la subvention de Post Tenebras Rock, qui avait été injustement coupée par le conseiller administratif socialiste Sami Kanaan, mais n'ai pas pu le faire en raison de mon absence involontaire et malencontreuse à la séance budgétaire du Conseil municipal. Raison pour laquelle je n'ai pas non plus réussi à sauver la subvention du Refuge de Darwyn, coupée pour la seconde année consécutive par les partis de gauche (PS-Ve-EàG) renforcés une nouvelle fois du PDC (voir ici).

    Une fois de plus, nous nous sommes opposés à la politique clientéliste du Conseil administratif de considérer les subventions municipales comme des droits acquis, ceci afin de permettre à d'autres de recevoir un soutien public. Pour preuve le fait que les entités susmentionnées n'avaient pas trouvé grâce auprès de l'exécutif municipal alors qu'elles le méritaient sans doute plus que d'autres.

    Pour rappel, lors du budget 2019, la principale proposition du PLR Ville de Genève avait été d'assurer le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens dorment dehors dans notre Ville, nous avions aussi permis le subventionnement du Refuge de Darwyn malgré une coupe budgétaire intempestive des partis de la gauche municipale (PS-Ve-EàG) qui avaient amputé la subvention de 85% pour des motifs aussi fallacieux que mensongers. Raison pour laquelle nous sommes revenu à la charge cette année et obtenu en commission des finances l'octroi d'une pleine subvention, avant de voir une nouvelle fois une majorité PS-Ve-EàG-PDC réduire celle-ci en séance plénière. Pas mal pour des partis qui disent soutenir la biodiversité et l'inclusion sociale vous ne trouvez pas?

    Dans le même ordre d'idées, nous ne pouvons que regretter qu'une majorité du Conseil municipal ne nous ait pas suivi dans la création d'un fonds de 350'000 francs pour soutenir les associations locales actives dans la défense des animaux et de la biodiversité. Idem pour l'octroi d'une gratuite de loyer de la patinoire des Vernets au Geneve-Servette Hockey Club (GSHC) suite au non-respect de l'engagement des pouvoirs publics de lui construire une nouvelle patinoire. Certains ayant manifestement toujours de la peine à comprendre l'importance du sport pour notre Ville et, de manière générale, à joindre leurs actes à leurs promesses électorales.

    Enfin, nous avons proposé (sans succès) une baisse du centime additionnel afin de donner une bouffée d'oxygène aux contribuables de la Ville de Genève. Celle-ci était réalisable sans baisser aucune prestation à la population car il suffirait simplement, pour commencer, de diminuer des dépenses inutiles telles que les notes de frais excessives du Conseil administratif, leurs voyages ou encore certains frais de réceptions dont sont friands les actuels magistrats.

    Une nouvelle fois, le PLR Ville de Genève a été à la pointe du combat pour améliorer les prestations à la population tout en écoutant la volonté populaire de ne pas faire d'économies intempestives. Plus que jamais, nous sommes prêts à assumer à nouveau des responsabilités gouvernementales tant il est nécessaire de faire tabula rasa de la politique menée jusqu'alors. Je m'y engage avec un projet clair (voir ici).

    En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines. Ce n'est qu'à ce prix que nous parviendrons à retrouver un début de confiance et à ramener la sérénité en Ville de Genève. Je continuerais aussi à me battre pour la transparence de l'action publique malgré les menaces, les manœuvres dilatoires et les intimidations (voir ici et ) dont j'ai fait l'objet. Je revendique ainsi, n'en déplaise à certains, le fait de dire la vérité et de ne rien cacher sur l'usage qui est fait des deniers publics.

    Le 15 mars 2020, vous aurez l’occasion de reprendre le contrôle de votre Ville en votant pour la liste numéro 2 du PLR Ville de Genève et ses 34 candidats au Conseil municipal.

  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 27 janvier. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Première question qui s’impose après l’incroyable déploiement policier de l’an dernier contre un élu: comment allez-vous?

    Je vais bien. Je me réjouis de pouvoir de nouveau parler de politique après les événements du vendredi 13 décembre 2019 qui n’ont pas été faciles à vivre pour moi, ma famille et mon entourage. Je souhaiterais d’ailleurs remercier une nouvelle fois les centaines de personnes ayant pris la peine de me contacter directement ou indirectement pour me soutenir. Elles se reconnaîtront.

    Votre priorité en cas d’élection?

    Le déclenchement d’un audit général sur le fonctionnement de la Ville de Genève, cela en partenariat avec la Cour des Comptes. En effet, les frais professionnels du Conseil administratif, les notes de frais excessives de certains hauts fonctionnaires, l’usage abusif des cartes de crédit sous prétexte qu’on les confond ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Il faut faire table rase de ces pratiques et pour ce faire, il est nécessaire d’identifier les problèmes en procédant à un tel audit. Ce que refuse l’actuel Conseil administratif et la plupart des candidats qui y prétendent.

    Comment améliorer le fonctionnement de l’Administration?

    Les nombreux manquements identifiés ne l’ont été que parce que des gens ont eu le courage de les dénoncer, malgré les représailles qu’ils pouvaient craindre de la part de leur hiérarchie. A cet égard, je juge nécessaire de mettre en place un système de lanceurs d’alerte et de transparence au sein de l’Administration. Cela pour mettre fin aux dysfonctionnements avant qu’ils n’aient des conséquences graves. Un véritable système de contrôle interne doit aussi être instauré et les pouvoirs du Contrôle financier renforcés. Chose que j’ai proposé en juin 2018 via le PRD-183.

    Vous proposez aussi la baisse des salaires du Conseil administratif?

    Oui. En juin 2015, je déposais un texte (PRD-104) demandant leur diminution, au motif que les conseillers administratifs étaient mieux payés (255 398 francs annuels) que les membres du Conseil d’Etat du canton. Cette proposition a été refusée par la quasi-totalité des partis politiques, alors qu’il est nécessaire que la classe politique fasse aussi des efforts, vu qu’on en demande beaucoup à la population. Avec le recul, je ne peux que constater que les faits m’ont donné raison, vu l’incompétence manifeste dont certains magistrats municipaux ont fait preuve durant leur mandat. Si je suis élu au Conseil administratif, je proposerais ainsi à mes collègues une baisse de 10% de nos salaires, puisque le Conseil municipal ne souhaite curieusement pas entrer en matière! A titre personnel, je m’engage à verser chaque année un pourcentage de mon salaire à des œuvres caritatives pour les hommes ou les animaux. Ce n’est qu’à ce prix qu’on parviendra à ramener un minimum de confiance envers la classe politique.

    Que proposez-vous en matière d’environnement?

    Je propose la mise en place d’une filière complète de recyclage du plastique, en partenariat avec le secteur privé. La technologie existe, mais les pouvoirs publics trouvent que cela coûterait trop cher. Je prétends pour ma part que la sauvegarde notre planète n’a pas de prix. Il faut donc avoir le courage d’aller de l’avant et d’utiliser la principale ressource naturelle de notre pays, soit la matière grise.

    Vous avez également une proposition phare en matière culturelle?

    Oui. Je rêve d’ouvrir un Musée de la Bande Dessinée, afin de rendre hommage à nos auteurs locaux (Zep, Exem, le pionnier Töppfer, etc.) ainsi que les monstres sacrés que sont Hergé, Jacques Martin, Hugo Pratt ou encore Goscinny et Uderzo, qui ont tous fait passer leurs héros respectifs à Genève ou en Suisse.

    Et en matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu’on en a chassé la classe moyenne au profit d’usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros.

    Que proposez-vous pour y remédier?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l’immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, il faut aussi cesser d’expulser les personnes à l’AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Je veux aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements est une partie de la solution, l’échange d’appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d’aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d’utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j’ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d’introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu’aujourd’hui, un changement d’affectation ne peut avoir lieu qu’une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s’adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L’animation et l’attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Quelle est votre vision en matière d’urbanisme?

    La politique actuelle menée par des magistrats de gauche depuis 25 ans doit cesser. Je veux dire par là que nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends une vision de construire à taille humaine et le respect de l’identité des quartiers. Ainsi que maintenir, mais aussi augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas.

    Avez-vous aussi un plan B pour la nouvelle patinoire?

    Oui. Je me bats depuis dix ans pour ce projet et vois les promesses se succéder sans que rien ne se réalise. En cas d’échec du projet au Trèfle-Blanc, je propose ainsi de réaliser la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie, adjacent à l’actuelle surface de glace des Vernets. Les avantages sont nombreux (terrains publics, absence de voisinage, mutualisation des coûts de fonctionnement) et cela permettrait de rester dans le périmètre historique. Surtout, on irait bien plus vite que le délai de 2028 annoncé jusqu’alors. J’en ferai une priorité en cas d’élection.

    Un dernier mot pour conclure?

    Je ne supporte pas l’injustice sous toutes ses formes et me suis toujours battu contre celles-ci. Et même si je ne pensais pas en vivre une aussi flagrante dans le cadre de ma vie personnelle et politique, je continuerai à me battre pour remettre de l’ordre en Ville de Genève.

  • Conseil administratif : reconstruire la confiance via la transparence

    En novembre 2018, la Cour des Comptes publiait un rapport sur les notes de frais du Conseil administratif (voir ici) qui ouvrait une crise politique majeure en Ville de Genève. Tout d'abord en raison de la violation des règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence par le Conseil administratif mais aussi et surtout lorsqu'on apprenait qu'il avait tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail (voir ici).

    Quelques semaines plus tard, en décembre 2018, un rapport du Contrôle financier sur les notes de frais de la fonction publique municipale a été envoyé à une cinquantaine de hauts-fonctionnaires puis à l'ensemble des 80 conseillers municipaux, lequel nous faisait constater des dysfonctionnements majeurs dans certains services de l'administration municipale. Des exemples? Des dépenses privées effectuées avec de l'argent public, des voyages aussi inutiles que dispendieux ou encore une absence quasi-totale de contrôle interne qui aurait pu empêcher cela.

    Aujourd'hui, en décembre 2019, ce rapport n'a toujours pas été rendu public par le Conseil administratif alors même que son intérêt pour la population est manifeste et permettrait de juger sur pièce de la situation sans aucun filtre. Pire que cela, le Conseil administratif a déposé plainte pénale suite à la publication d'éléments dudit rapport dans la presse (voir ici et ), chose qu'il s'est évidemment bien gardée de faire contre certains fonctionnaires ayant abusé de l'argent public. Vous avez dit deux poids, deux mesures? Il aurait été en effet cocasse de les voir sanctionner des fonctionnaires qui ont fait exactement ce que la Cour des comptes leur reproche.

    Cette attitude ne peut plus durer. Alors que le Conseil administratif a déjà tenté d'empêcher la Cour des comptes de publier son rapport sur leurs notes de frais, il continue à cacher quantité d'éléments ayant un intérêt public. Parmi lesquels ce rapport ainsi que jusqu'à récemment celui sur les notes de frais du Grand-Théâtre. Est-ce ainsi trop demander à l'exécutif municipal de faire preuve de transparence en publiant ce rapport pour que la population sache ce qui se passe en Ville de Genève? Manifestement oui. Il est vrai que ce serait tellement plus confortable pour eux de continuer à abuser de l'argent public en paix.

    Pour cette raison, le PLR Ville de Genève, par l'intermédiaire de son président Vincent Latapie, a fait une demande LIPAD auprès du préposé cantonal à la protection des données pour que ce document soit enfin rendu public. Malgré l'opposition du Conseil administratif, le préposé a rendu un préavis favorable courant novembre en soulignant que ce rapport n'était soumis à aucune confidentialité et que les informations qu'ils contenaient avaient un intérêt public manifeste.

    Alors qu'on aurait pu penser que le Conseil administratif respecterait ce préavis, celui-ci se borne dans son refus (voir ici) avec une attitude de déni analogue à celle utilisée contre la Cour des comptes. Alors même qu'il apparaît aujourd'hui clairement que la plainte pénale déposée était abusive et que les informations contenues dans le rapport d’intérêt public. Que souhaite ainsi cacher le Conseil administratif via son refus de respecter le préavis du préposé cantonal à la protection des données? Pourquoi refuser la transparence à nos concitoyens? Ce refus est d'autant plus scandaleux que les frais judiciaires seront encore une fois à la charge du contribuable qui va donc financer le recours visant à lui cacher ce qu'on fait de son argent. Pour toutes ces raisons, le PLR Ville de Genève (via son président Vincent Latapie) a déposé recours auprès de la Chambre administrative afin que le préavis du préposé cantonal à la protection des données soit respecté. Nous déposerons également une motion urgente au Conseil municipal afin d'exiger la publication immédiate de ce rapport, caché depuis trop longtemps à la population genevoise, ainsi que la mise en place d'une véritable culture de la transparence. De même, nous réclamons que l'exécutif  mette fin à sa politique de menace envers le Conseil municipal, la presse et la fonction publique lorsque leur sont demandés des comptes sur leur activité politique (voir ici mon intervention au Conseil municipal de septembre sur le sujet).

    Pour ma part, je pense que la population à le droit de savoir quel usage est fait de l'argent public et ainsi être informée du contenu des rapports du Contrôle financier comme ceux de la Cour des comptes. Le retour à la confiance ne se fera qu'en rendant public les nombreux dysfonctionnements et en prenant les mesures nécessaires pour y remédier, pas en les cachant et en menaçant comme le font les magistrats Sami Kanaan et Rémy Pagani. Il convient encore de souligner que la bonne marche de l'administration ne serait ainsi en aucun entravée par la publication dudit rapport, notamment au vu du coming-out public de la cheffe des bibliothèques municipales dans la Tribune de Genève alors même que son nom ne figurait pas dans le rapport (voir ici).

    En cas d'élection au Conseil administratif, ma première mesure sera ainsi de procéder à un audit complet de la municipalité, puis de le rendre public dans la foulée, afin de reconstruire sur des bases saines et transparentes. Ce n'est qu'à ce prix que nous parviendrons à retrouver un début de confiance et à ramener la sérénité en Ville de Genève.

  • Fête nationale : où est passé notre Drapeau?

    Comme chaque année, le titulaire de la fonction de maire de la Ville de Genève organise ce jour les festivités du 1er août. On serait cependant tenté d'en douter tant rien ne permet de rappeler, dans son organisation comme sa communication, que nous fêtons aujourd'hui l'acte fondateur de la Confédération. On se souvient de Rémy Pagani qui préféra mettre en avant le Bénin, avec qui nous partageons la date du 1er août comme jour de Fête nationale, mais qui avait au moins pris la peine de laisser figurer nos armoiries (voir ici). On aura ce jour Sandrine Salerno qui nous parlera des "Genevoises" (pas des Suissesses) avec une affiche qui réussit le tour de force de n'avoir aucun drapeau suisse visible (voir ). Le Conseil administratif a-t-il honte de notre pays au point de ne pas afficher ses couleurs le jour de sa fête? Il est ainsi doublement paradoxal de vouloir mettre en avant des questions féministes ce jour mais d'oublier la principale concernée qu'est notre mère patrie.

    Ce même exécutif rappelle à longueur de temps lutter contre les discriminations. Pourtant, il exclut aujourd'hui notre propre pays en omettant de l'inviter à sa propre fête. Une Fête nationale sans drapeau, cela revient à voir un match de football sans ballon, un défilé du 1er mai sans travailleurs ou une journée des femmes avec uniquement des hommes. On peine à comprendre une telle attitude sachant que la Suisse, n'en déplaise à certains, est sans doute le pays le plus démocratique au monde et très certainement l'un des plus ouverts envers les étrangers et les minorités. A cet égard, vu que Sandrine Salerno souhaite mettre en avant la question féminine, a-t-elle oubliée qu'Helvetia est l'un des symboles de notre pays au même titre que Guillaume Tell? On aurait ainsi pu concilier féminisme et patriotisme. Mais comme Helvetia est systématiquement représentée avec un bouclier frappé de la croix Suisse, cela ne pouvait pas convenir au Conseil administratif et son maire, au vu de la volonté manifeste de ne pas mettre en avant nos couleurs et armoiries nationales. Déconstruire les stéréotypes c'est bien, ne pas en créer d’autres de toutes pièces, en reniant notre identité et notre histoire, ce serait mieux.

    En 2014, l'absence du drapeau suisse sur l'affiche du 1er août avait questionné la presse (voir ici). Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui (voir ). Oserons-nous d'ailleurs encore organiser à Genève une Fête nationale en 2024? Il semble déjà que la seule existence du Mur des Réformateurs est une provocation honteuse pour certains milieux et qu'y commettre des actes de vandalisme est une performance artistique. Ce n'est pourtant pas en niant notre passé qu'on construira une société juste et équitable pour tout le monde. Certains feraient peut être bien de relire Romain Gary qui soulignait que "le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres" ou encore Jean-Jacques Rousseau qui voyait son père lui dire "Jean-Jacques, aime ton pays".

    Nous ne devrions pas avoir peur d'afficher haut et fort les couleurs nationales. Nous ne devons pas non plus avoir honte de rappeler notre histoire et de souligner à quel point notre Ville peut être fière d'appartenir à la Suisse. Car ce n'est pas en oubliant nos racines et notre culture que l’on construira le futur. Bien au contraire. C’est en puisant dans le passé qu’on peut bâtir un avenir heureux.

    Vive la Suisse et vive Genève!

  • Conseil administratif : ma vision pour Genève

    Alors que la plupart des partis politiques ont choisi leurs candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève pour les prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature dans son édition du 8 avril. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous.

    Il est indéniablement atypique. Réservé et sérieux, mais plein d’humour. Combatif et tenace, mais toujours calme et posé. Passionné de politique, mais honnête et loyal. Le président d’un autre parti l’avouait récemment à l’issue d’un débat télévisé: «Le plus convaincant parmi nous, c’était Simon Brandt». Cet élu municipal, puis cantonal, trentenaire pourrait passer pour un homme de dossiers – il les maîtrise généralement mieux que quiconque – mais il a tranquillement, avec beaucoup d’avance sur ses concurrents, conquis le statut de candidat PLR au Conseil administratif de la Ville en 2020 et d’ores et déjà constitué son programme et son équipe de campagne. Alors, nous aussi, prenons de l’avance et interrogeons-le!

    Simon Brandt, qui êtes-vous?

    J'ai 34 ans. Je suis né à Genève et ai grandi avec ma mère, originaire de Zurich, ainsi que ma sœur. Politologue de formation, je suis diplômé de l’Université de Genève (Bachelor en sciences politiques) et de l’Université de Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie du vote, au fonctionnement des administrations, mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières, dont j'ai fait mon domaine de recherche principal. Raison pour laquelle je travaille dans ce secteur aujourd’hui.

    Pourquoi vous présentez vous au Conseil administratif?

    Parce que j’ai la passion de la politique, à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre depuis que j’ai le droit de vote. Je veux changer les choses et démontrer qu’il est possible de faire de la politique pour servir la collectivité et non pas se servir. L’affaire des notes de frais du Conseil administratif, qui voit deux élus de l’Exécutif municipal mis en prévention et deux autres appelés à donner des renseignements, étant l’exemple type de ce qui n’est pas acceptable. En cas d'élection au Conseil administratif, je prends l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec l’argent de la collectivité et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique; de rendre des comptes en tout temps à la population; surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé et celui du contribuable!

    Justement. Quel regard portez-vous là-dessus?

    Un regard horrifié, tant il semble clair que comme on dit, «il n'y en a pas un pour rattraper l'autre». Pensez: un magistrat en charge de l'Aménagement qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable; une responsable des Finances qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci, ou encore un conseiller administratif qui confond ses cartes de crédit privée et professionnelle (elles seraient paraît-il de la même couleur!)… Force est de constater que l’on a bel et bien là un problème institutionnel. Raison pour laquelle je pense qu’aucun des actuels magistrats ne devrait se représenter. Je m’étonne aussi de voir le fossé entre les actes et les paroles du parti socialiste, qui devrait adapter son slogan en «pour toutes et tous sans privilèges mais avec une carte de crédit».

    Vous avez la réputation d’être travailleur et de connaître vos dossiers sur le bout des doigts...

    Je m'y efforce en tout cas. A titre d'exemple, j'ai déposé avec mon groupe plus de 120 textes parlementaires depuis mon entrée au Conseil municipal en novembre 2005. J'ai présidé sa Commission des finances et ai aussi été rapporteur général sur le budget. Je tente toujours de trouver des solutions concertées pour que les dossiers avancent et m'implique à fond dans mon activité politique. A l'inverse, je peine à comprendre les personnes qui prétendent à un poste dans un Exécutif alors que leur activité politique est proche du néant. Qui peut donc croire que quelqu'un qui ne travaille pas au Conseil municipal le fera au sein du Conseil administratif?

    Quelle majorité au sein du prochain Conseil administratif?

    La sociologie électorale de la Ville de Genève est foncièrement différente de celle du canton. La force électorale du PLR Ville de Genève (actuellement 17,68%) ne lui permet ainsi pas de postuler à plus d'un siège au Conseil administratif dans lequel il n'est d'ailleurs plus représenté actuellement. Si nous pouvons espérer gagner un second siège au Conseil administratif avec le PDC dans le cadre de l'Entente, nous ne pouvons par contre pas prétendre à un troisième siège à moins d'élargir l'alliance à l'UDC et/ou au MCG, avec qui nous travaillons au sein de la droite élargie depuis le début de la législature, ce qui nous permettrait alors d'avoir la masse critique nécessaire pour réclamer la majorité à l'Exécutif municipal. Cette question devra ainsi être tranchée par nos partis respectifs qui devront déterminer quelle est la meilleure stratégie à adopter pour redonner le bon cap à notre Ville.

    Quelle est votre vision politique?

    Je crois sincèrement en la notion de justice sociale, ainsi qu'en la liberté d'entreprendre. Je pense qu'une société sans garde-fou engendre le chaos. Nous devons ainsi veiller à ne laisser personne de côté, tout en fixant des conditions-cadres adéquates à la création de la richesse qui permet de financer l’État. La prochaine votation sur la RFFA en est d'ailleurs l'exemple type; la RFFA doit être soutenue si l'on souhaite maintenir un tissu économique suffisamment fort pour aider ceux qui en ont besoin.

    En matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu'on en a chassé la classe moyenne au profit d'usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées sont en tête des gens concernés, car certaines d'entre elles se sentent dépassées par les menaces de résiliation de bail et sont démunies pour y répondre. J'ai en tête l’exemple d’une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d’une résiliation de bail, faute d’avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu’elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite. Ce n'est pas acceptable pour une régie publique!

    Que proposez-vous?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est un, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées par l'adoption d'une telle mesure.

  • Changement climatique : osons nous mesurer à nos valeurs

    Je suis avec attention les actuelles manifestations contre le changement climatique. J'assiste ainsi à la tentative grossière de récupération politique d'un mouvement dont la force devrait justement être son apolitisme tant cette cause dépasse les clivages partisans. Surtout, je suis étonné de voir à quel point les discours de certains sont en totale inadéquation avec leur comportement individuel.

    A cet égard, je me suis posé la question de ma propre attitude et suis donc allé sur le site du WWF afin de voir si j'avais des progrès à faire en la matière et mesurer mes propres valeurs.

    En préambule, je souligne que je ne possède pas de voiture ou d'engin motorisé et que je me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Je ne prends aussi que fort rarement l'avion et ai été sensibilisé très tôt à l'importance du recyclage et du tri. Mon empreinte écologique est ainsi jugée de la manière suivante par le calculateur du WWF :

    Félicitations, c’est parfait! Vous pouvez être fier(e) de vous. Malgré le poids individuel supplémentaire dû aux services publics et aux institutions, vous n’avez que très peu d’impact sur l’avenir de notre planète. Un grand merci, continuez comme ça!

    Selon ce dernier, je possède un équivalent CO2 inférieure de moitié à la moyenne suisse (13.51 tonnes) et de 6% à la moyenne mondiale (7.41 tonnes). Je n'ai pourtant pas eu besoin d'injonctions politiques ou légales pour que mes valeurs personnelles soient en adéquation avec les principes du développement durable. Il convient ainsi de rappeler que chacun est différent et je ne prétends donc pas obliger les autres à se comporter comme moi. A l'inverse, je pense que l'addition des comportements individuels est au moins aussi importante que la volonté politique pour arriver à des résultats concrets. Surtout, j'estime que c'est à la classe politique de donner l'exemple et de faire les efforts qu'elle prétend imposer à la population. Soit d'assumer concrètement ses responsabilités.

    A cet égard, est-ce que les thuriféraires locaux du changement de pratiques oseront rendre public leur propre empreinte écologique? J'en doute lorsque je constate que certains refusent même de donner la marque de leur voiture individuelle (voir ici). Peut-on ainsi être réellement pris au sérieux lorsqu'on que l'on réclame la fin de la voiture au centre-ville tout en roulant régulièrement, et pour de courtes distances, en 4x4? D'appeler à une restriction des vols de l'aéroport de Genève mais de partir à Bali ou à Cuba lors de ses vacances? Bref, de prôner pour les autres ce qu'on ne s'applique pas à soi-même? Cela reviendrait à être aussi crédible que l'actuel Conseil administratif de la Ville de Genève qui abuse de ses notes de frais d'un côté et prétend lutter contre les privilèges de l'autre.

    J'encourage chacun à faire le test ici afin de voir de quelle manière le changement de notre comportement peut contribuer à diminuer le réchauffement climatique. De manière plus ludique, vous trouverez également un jeu de gestion qui nous rappelle que les ressources ne sont pas infinies et que celles-ci doivent être utilisées de manière raisonnable. Nous pouvons encore changer les choses et faire nôtre la devise du Capitaine Planète (voir ici) : «l'avenir ne dépend que de vous».

  • Budget municipal 2019 : du social plutôt que des privilèges

    Une légende urbaine tenace prétend que la gauche se préoccupe des plus pauvres et la droite des plus riches. Je crois cependant pouvoir dire que rien n'est plus faux suite au récent vote du budget de la Ville de Genève. En effet, ce dernier nous a permis de constater que les partis socialistes et écologistes, parfois renforcé par Ensemble à Gauche, sont davantage occupés à défendre les notes de frais excessives du Conseil administratif, et de certains fonctionnaires municipaux, plutôt que de se préoccuper d'améliorer le quotidien de nos concitoyens les plus faibles.

    Relevons donc quelques faits pour étayer cette thèse.

    Tout d'abord, le fait que c'est le PLR Ville de Genève qui a proposé – et obtenu - le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens continuent à dormir dehors dans notre Ville, chose qu'une majorité du Conseil administratif n'a pas jugé prioritaire de réaliser alors même que quatre magistrats sur cinq sont issus des partis de gauche.

    Ensuite, le fait que c'est une majorité composée du Parti socialiste, des Verts, d'Ensemble à Gauche ainsi que de quelques PDC qui a décidé de réduire la subvention attribuée au Refuge de Darwyn de 150'000 à 25'000 francs (voir ici). Ceci pour des motifs aussi fallacieux que mensongers dès lors que cette proposition du PLR avait reçu le soutien de la totalité des partis politiques lors du vote en commission des finances. Ce projet était en effet convaincant. Il visait à financer l'insertion sociale d'enfants, de résidents d'EMS et de personnes handicapées, domiciliés pour nombre d’entre eux en Ville de Genève, à travers l'équithérapie. En d’autres termes, il permettait l’accès à la thérapie à travers des animaux à des populations fragilisées n'ayant pas les moyens et la possibilité de le faire actuellement.

    La raison de cette coupe budgétaire? Tout d'abord, le mépris de certains pour la cause animale ainsi que celle de l’insertion sociale de personnes fragilisées, mais aussi et surtout le besoin de trouver une économie équivalente afin de financer des associations n'ayant fait aucune demande formelle (au contraire du Refuge de Darwyn). Il est vrai que lorsqu'on est dans les bons papiers de certains partis, on n’a pas besoin de se justifier pour recevoir une aide financière. Et que les sans-abris, comme les animaux, ne votent pas au contraire de « clientèles » qui soutiennent des partis en fonction des subventions et des prébendes attribuées. Il est ainsi navrant que ce soit le Refuge de Darwyn qui en fasse les frais tant leur projet était utile et nécessaire.

    Ainsi, lorsque je lis aujourd'hui que des élus se plaignent de cette coupe, alors même que leurs propres partis ont démantelé ce magnifique projet, je ne peux que m'étonner devant cette tentative grossière de récupération politique. A cet égard, j'annonce d'ores et déjà que je proposerai à nouveau l'octroi de cette subvention lors du prochain exercice budgétaire et me réjouis de voir si la proximité des élections amènera certains partis à retourner leurs vestes. Les chevaux et les ânes vous en remercient déjà.

  • Budget municipal 2019 : le sens des priorités

    Alors qu'une procédure pénale pour gestion déloyale des intérêts publics a été ouverte en lien avec les dépenses des conseillers administratifs de la ville de Genève (voir ici), et que leur capacité à gouverner est donc clairement remise en cause, il convient de respecter le principe de la présomption d'innocence et de ne pas refuser des projets simplement parce que la confiance est rompue avec les membres de l'exécutif municipal. Car nous ne devons pas paralyser les institutions et punir la population qui n'est pas responsable des erreurs du collège gouvernemental municipal.

    Pour cette raison, le groupe municipal PLR s'est attelé à doter la Ville de Genève d'un budget responsable et utile au plus grand nombre. Nous sommes ainsi restés fidèle à nos valeurs tout en écoutant la volonté de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires. Nous n'avons donc proposé aucune économie mais uniquement des réaffectations afin de mieux cibler les dépenses et améliorer les prestations à la population.

    La principale mesure que nous avons proposée est le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens dorment dehors dans notre Ville, chose qu'une majorité du Conseil administratif n'a pas jugé prioritaire, malgré la volonté politique de la conseillère administrative Esther Alder (et Manuel Tornare précédemment) de le faire. Il est ainsi temps de mettre fin à la politique clientéliste du Conseil administratif de considérer les subventions municipales comme des droits acquis, ceci afin de permettre à d'autres de recevoir un soutien public.

    Pour financer ce renforcement du tissu social en Ville de Genève, il était nécessaire de trouver une économie équivalente (voir ici) vu que le Conseil municipal n'a pas le droit d'alourdir les charges sans les compenser. La diminution de l'augmentation (sic) de l'indexation des fonctionnaires en était une mais nous en proposerons d'autres ce samedi afin de financer ce qui s'apparente à une réelle priorité et sur laquelle j'avais déjà attiré l'attention de l'exécutif municipal (voir ici).

    A cet égard, on ne peut que s'étonner de l'attitude du Conseil administratif qui semble davantage s'intéresser à défendre le maintien de ses frais professionnels qu'à doter la Ville d'un budget. Et alors qu'on a constaté la faillite totale du contrôle interne dans l'affaire des notes de frais du Conseil administratif, on découvre aujourd'hui que celui-ci a également failli à sa mission pour surveiller celles des fonctionnaires municipaux. Est-ce ainsi trop demander au Conseil administratif que de veiller à la bonne gestion des deniers publics? Ainsi que de constituer une majorité autour de son budget? Manifestement oui. Fort de ce constat, le groupe municipal PLR a déjà proposé de renforcer le pouvoir du Contrôle financier (voir ici) et nous réclamerons encore de doter celui-ci de postes supplémentaires afin qu'il puisse mieux faire son travail.

    Le PLR Ville de Genève appelle les partis de la gauche municipale, et le Conseil administratif, à prendre leurs responsabilités afin de doter la municipalité d'un budget vu que son équilibre est actuellement en danger suite à au refus de compenser les nouvelles charges budgétaires. A défaut, ceux-ci auront à expliquer pourquoi des personnes devront dormir dehors durant l'année 2019 faute d'avoir jugé cette proposition prioritaire pour notre Ville.

  • Conseil administratif : un devoir d'exemplarité

    Lorsque vous ne rendez pas le détail de vos revenus dans les délais, la Gérance Immobilière Municipale (GIM) menace de vous résilier votre bail. Quand vous oubliez un détail dans un dossier de subvention, votre association voit sa demande rejetée. Pareil pour les fonctionnaires mis en retraite forcée dont certains ont eu pour seul crime de ne pas faire une demande de prolongation dans les délais. Les exemples qui voient le Conseil administratif être impitoyable avec le citoyen lambda ne manquent pas.

    Ainsi, alors que l'audit de la Cour des comptes (voir ici) a ouvert une crise politique majeure en Ville de Genève, il est plus que problématique de constater à quel point les règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence ont été violées par le Conseil administratif. A plus forte raison lorsqu'on apprend qu'il a tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail.

    A cet égard, il semble clair qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Entre un magistrat en charge de l'aménagement (Rémy Pagani) qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable, une responsable des finances (Sandrine Salerno) qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci ou encore un Guillaume Barazzone qui confond sa carte de crédit privée et professionnelle, force est de constater que c'est bel un bien un problème institutionnel auquel nous sommes confrontés.

    En avril 2015, je proposais ainsi de baisser les salaires du Conseil administratif de 20% (voir ici et ) au motif que le montant total de leurs revenus (frais professionnels compris) étaient supérieurs à ceux du Conseil d’État. En dehors du PLR Ville de Genève, l'ensemble des partis politiques avaient refusé cette proposition avec, en prime, une intéressante déclaration de Sami Kanaan qui affirmait que : «le diminuer affaiblira aussi la fonction de conseiller administratif face aux lobbies privés». Faut-il lui rappeler que si une telle affaire avait eu lieu dans le secteur privé, c'est un licenciement pur et simple qui guetterait les cinq membres du Conseil administratif? On ne peut ainsi pas réclamer un salaire aligné sur le privé quand on refuse ensuite d'appliquer les règles éthiques de celui-ci.

    En mars 2008, je demandais une forte restriction des voyages à l'étranger du Conseil administratif (voir ici) au motif que certains de ses membres abusaient du système et se rendaient dans des pays qui ne respectent pas les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l'homme. Là-aussi, l'ensemble des partis politiques représentés au Conseil municipal avaient refusé cette demande. Est-ce à dire que la morale est à géométrie variable selon la couleur politique? Manifestement oui vu que certains ne trouvent rien à redire au récent voyage de Rémy Pagani au Nicaragua aux frais, là-encore, du contribuable.

    Ai-je eu raison trop tôt dans ces deux cas? Il semble que oui au vu de l'actualité. Mais une chose est sûre, je ne changerais pas mon fusil d'épaule au gré de la situation et je continuerais à défendre les valeurs qui ont toujours été les miennes. Notamment en réclamant que la totalité des notes de frais des années précédentes soient rendus publics afin de faire toute la lumière sur cette pratique aussi délétère que scandaleuse.

    Pour ma part, je souhaite rappeler que je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais uniquement des miennes. Je ne dédouane ainsi personne dans cette triste affaire de frais professionnels mais, selon moi, il convient de faire la part des choses entre celui qui admet ses erreurs et ceux qui ne trouvent rien à redire à leurs tristes agissements. Car si on peut légitimement penser que celui qui se rend compte avoir fait faux ne recommencera pas, ce n'est pas le cas de ceux qui restent dans le déni de réalité en niant leurs errements.

    En cas d'élection au Conseil administratif, je prends ainsi l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec mes notes de frais et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique. De rendre des comptes en tout temps à la population et, surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé avec celui du contribuable.

  • Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

    Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

    S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

    Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

    Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

    Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

    Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.