29/01/2015

Budget municipal : vivez-vous mieux qu'il y a 12 ans ?

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'178'613'594 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% (un cent-millième) pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 200 millions de francs en 13 ans. Tout cela pour quel résultat ? Simplement pour permettre à la gauche de continuer à financer son clientélisme, à créer des prestations inutiles à la majorité de la population et, surtout, de dépenser l'argent de contribuables et d'entreprises qui ne voient aucun retour sur investissement en terme de qualité de vie.

En comparant sur 12 ans l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs pour atteindre un pic de 6039 francs de dépenses prévues par habitant en 2015.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat et, surtout, une hausse indue de la taxation sur l'usage du domaine public. Laquelle va, au final, renchérir les coûts de construction et diminuer le nombre de terrasses en Ville de Genève.

De plus, non content de ne pas maîtriser les coûts de fonctionnement de l'administration, le Conseil Administratif va faire augmenter la dette municipale de plus de 40 millions en 2015. Allant ainsi à l'encontre du premier principe de la notion de développement durable qui est d'éviter de vivre aux dépens des générations futures qui auront à rembourser notre dette.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés...

05/07/2012

Pour que Genève accueille une ville-étape du Tour de France cycliste

Comme chaque année, le Tour de France cycliste s'est élancé sur les routes, et si nous pouvons suivre cet événement à la télévision et voir qu'il passera une nouvelle fois en Suisse cette année (8ème étape entre Belfort et Porrentruy qui aura lieu dimanche 8 juillet), force est de constater que Genève est encore une fois absente de la carte cycliste.

Le Tour de Suisse ne vient plus à Genève depuis des années, le Tour de Romandie environ tous les deux ans (2006, 2008, 2009, 2011), et le Tour de France me direz-vous ? Si en 2010 le Tour de France est passé à proximité de Genève, lors de sa 9ème étape entre Morzine-Avoriaz et Saint-Jean-de-Maurienne, il faut remonter à 1990 pour voir le Tour de France s'arrêter à Genève, alors ville d'arrivée de la 9ème étape qui était partie de Besançon (voir ici). Le Tour était ensuite reparti le lendemain, toujours depuis Genève, pour la Ville de Saint-Gervais-les-Bains puis le Mont-Blanc.

Cela fait donc maintenant 22 ans que le Tour de France ne s'est pas arrêté à Genève, faute de volonté politique de déposer un dossier de candidature, alors même que des villes comme Verbier en 2009 (15ème étape) ou Porrentruy, cette année, ont postulé avec succès pour accueillir une étape.

Quels seraient les coûts pour la collectivité publique ? Relativement faibles si l'on montait un dossier de candidature en partenariat avec le secteur privé ou des organismes comme Genève Tourisme. Le coût est ainsi de 50000€ pour accueillir un départ d'étape, 90000€ pour une arrivée et 130000€ pour être à la fois ville d'arrivée et de départ (les coûts sont en euro en raison de la nationalité de la société organisatrice qu'est Amaury Sport Organisation), si on y ajoute les coûts pour l'organisation en elle-même (fermeture de routes, pose de barrières, mise en place du dispositif de sécurité, etc), on arrive à un coût total oscillant entre 150'000 et 500'000 euros, soit entre 180'000 et 600'000 francs suisses au cours d'aujourd'hui.

Cette somme élevée, qui pourrait en grande partie être prise en charge par le secteur privé, doit être mise en relation avec le gain économique prévu qui est en moyenne six fois supérieur au prix que la ville paie pour recevoir le Tour. Tout d'abord, sur chaque étape, le public est évalué à 500'000 spectateurs dépensant en moyenne deux euros par jour qui alimentent directement l'économie locale. À cela s'ajoute les 4500 personnes de l'équipe du Tour qu'il faut nourrir et loger et qui sont donc orientés vers les hôtels de la région.

La Ville-étape bénéfice aussi des retombées médiatiques d'un événement qui est l'un des plus diffusés au monde, après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football, et qui permettrait à Genève et sa région de faire valoir leurs atouts touristiques et culturels.

Pour toutes ces raisons, j'ai déposé au Conseil Municipal un texte demandant d'étudier la possibilité que Genève dépose un dossier de candidature pour accueillir une étape du Tour de France cycliste. Cette motion qui porte le numéro 1027 est soutenue par l'ensemble des partis représentés au Conseil Municipal et se trouve ici.

Vous pouvez aussi trouver un article sur la victoire du coureur Suisse Hugo Koblet, entré en vainqueur dans le Stade de Frontenex, lors de la 22ème étape du Tour de France 1951 dont l'arrivée avait lieu à Genève. En attendant, peut-être, d'écrire un nouveau chapitre dans le futur ?

08/12/2011

Non à un budget 2012 déficitaire pour la Ville !

Suite au refus du Conseil Administratif de faire son travail en présentant un budget équilibré, malgré la demande d'une majorité de la commission des finances, le PLR confirme qu'il refusera de voter un budget déficitaire et tentera donc, en cas d'entrée en matière sur ce budget samedi matin, de ramener celui-ci à l'équilibre sans remettre en cause aucune prestation à la population.

Alors même qu'aucune majorité politique ne se dessine pour voter un budget déficitaire, le Conseil Administratif refuse de faire ce pour quoi il a été élu : gouverner et faire des choix. Prenant ainsi le risque de priver la Ville de Genève de budget en rendant celui-ci inacceptable pour une majorité des partis du plénum. Est-ce là l'attitude d'un exécutif responsable ? Non ! C'est là l'attitude d'un quarteron de magistrats frondeurs qui semble préférer l'anarchie à la responsabilité budgétaire.

Il est pourtant possible d'amener ce budget à l'équilibre sans couper aucune prestation à la population, sans remettre en cause aucune existence associative et en ne demandant donc aucun sacrifice insurmontable à qui que ce soit. Par exemple en renonçant la création de nouveaux postes inutiles ou en ramenant certaines lignes budgétaires à une réalité comptable qui les voit chaque année ne pas être totalement dépensées.

Cette réalité que le Conseil Administratif refuse de voir fait que non seulement celui-ci propose un budget déficitaire pour 2012, mais qu'en plus il prévoit d'ores et déjà un déficit pour les exercices 2013 et 2014. Faisant ainsi peser sur les générations futures son absence de courage et l'endettement qui en découlera. Peut-on ainsi réellement continuer de vivre à crédit sur l'avenir ? Apparemment oui pour une ministre des finances qui affirmait pendant la campagne électorale de 2007 que la dette était bénéfique car faisant tourner les banques.

A l'heure des choix et de la mauvaise conjoncture économique, on ne peut pas jouer au capitaine de pédalo dans la tempête en refusant de prendre ses responsabilités comme le fait l'exécutif de la Ville. La majorité de droite de la commission des finances a demandé un projet de budget équilibré, renforcé par les Verts qui ont également exigés un budget à l'équilibre lors d'une Assemblée Générale. Le Conseil Administratif, par son refus d'écouter le Conseil Municipal, portera donc l'entière responsabilité d'un éventuel refus du budget 2012.

Cette politique du pire, sans doute voulue par certain(e)s, n'est pas acceptable car elle consisterait à prendre en otage la population qui bénéficiera de ce budget. Le PLR refuse d'entrer dans ce jeu et se verra donc contraint de faire le travail du gouvernement en présentant à sa place des amendements pour ramener le budget à l'équilibre et pouvoir ensuite voter un budget qui ne serait plus déficitaire.