05/06/2016

Ville de Genève : à nouveau budget, nouvelles méthodes

L'Entente municipale, le MCG et l’UDC prennent acte du refus populaire des coupes linéaires votées par le Conseil Municipal lors du budget 2016. L’approche pompier-pyromane du Conseil Administratif qui a refusé toute discussion a ainsi fonctionné à plein. Idem lorsque l’exécutif a coupé différemment les lignes afin de rendre le vote parlementaire le plus impopulaire possible. Alors même que le Conseil Administratif a continué de dépenser comme si de rien n’était sur certaines des lignes touchées par le référendum.

Entre un mélange des genres abusifs (utilisation de bâtiments et de subventions publiques), des mensonges éhontés consistant à dire que les préaux d'écoles ne seraient plus nettoyés ou que les décisions prises mettaient en danger la Genève culturelle, force est de constater que cette campagne laissera des traces. Car c'est bien la politique clientéliste de l'Alternative qui est apparue ici dans toute sa splendeur. Nous tenons, encore une fois, à rappeler que les subventions publiques ne sont pas un droit ou un dû, chose que certains semblent avoir de la peine à accepter. Il est ainsi parfaitement normal d’en discuter voire de les remettre en cause.

A cet effet, il convient de rappeler que l'objet de la votation portait uniquement sur une double coupe linéaire de 2%. Pas sur la politique d'économies que souhaite amener la nouvelle majorité du Conseil Municipal. C'est donc avec une nouvelle méthode et de nouvelles mesures que l'Entente, le MCG et l’UDC travailleront sur le budget 2017 afin que ce dernier soit conforme à leurs vues. N’en déplaise à l’Alternative qui continue à croire que la Ville de Genève est sa propriété.

Pour rappel, cela fait maintenant des années que l’Entente, le MCG et l’UDC analysent et amendent le budget municipal sans que jamais cela ne convienne à l'Alternative et à la majorité du Conseil Administratif. Lesquels semblent ignorer qu'une autre politique est possible et souhaitable. Nous appelons ainsi l’Alternative à mettre fin à ses insultes constantes et gratuites qui ne cessent pas depuis qu’elle a perdu la majorité parlementaire.

Nous réitérons, comme l'année dernière, notre volonté de discussion avec le Conseil Administratif. Sachant qu'il faut être deux pour cela. Nous ne transigerons cependant ni sur notre programme politique ni sur notre volonté de réformer et d’améliorer le fonctionnement de la Ville de Genève. Nous viendrons ainsi avec d’autres mesures et propositions que celles refusées ce jour par la population.

La bataille du budget 2016 est close, celle du budget 2017 commence.

23/05/2016

Budget municipal 2016 : des économies nécessaires et indolores

La double votation municipale du 5 juin 2016 révèle bien des surprises. Elle révèle ainsi le dangereux visage de ceux qui estiment que les subventions publiques sont un droit et sont prêts à tout pour les conserver.

Sur un plan plus politique, elle doit aussi nous amener à une brève analyse. Notamment sur l'incohérence de certains, en terme de programme comme de discours politique.

Alors que l'écologie politique est entrée dans les mœurs, laquelle stipule qu'on doit réduire nos émanations de Co2 et notre consommation. Afin de ne pas épuiser les ressources de notre planète pour les générations futures. Force est de constater que les partis de la gauche municipale n'appliquent pas ce principe en matière de finances publiques. Pour preuve l'actuelle gestion financière de la Ville de Genève.

En effet, avec une dette municipale qui dépasse 1.5 milliard de francs, faire des excédents budgétaires permettant de rembourser la dette devrait être un devoir pour tout exécutif municipal qui se veut un minimum responsable. Cela devrait être d'autant plus un devoir que la Ville de Genève, dépense chaque année, des dizaines de millions pour des politiques publiques inutiles qui n'améliorent en rien le confort et la qualité de vie de notre population. Raison pour laquelle le PLR et la majorité du Conseil Municipal ont décidé qu'il était temps de faire des économies.

Cette campagne de votation permet cependant de faire tomber quelques masques. Par exemple, les Verts qui ne voient aucun problème à voir la dette augmenter lors du budget 2016 et qui vont donc à l'encontre du principe de développement durable censé être la base de leur programme. Ou encore un Parti Socialiste qui a pour slogan «pour toutes et tous sans privilèges» mais trouve pourtant, ses alliés de gauche avec lui, qu'il est scandaleux de remettre en cause et même de discuter de la bonne attribution des subventions publiques. Comme quoi les privilèges de certains semblent valoir davantage que d'autres.

A les entendre, c'est la culture qu'on assassine, le fonctionnement de la municipalité qu'on remet en cause et une diminution inacceptable de prestations publiques indispensables à la population qui est en jeu. Avez-vous cependant ressenti une déperdition de l'offre culturelle depuis le mois de janvier 2016? Trouvez-vous que le tissu social s'est abîmé ou que la Ville de Genève offre moins de prestations à sa population? Que les préaux sont moins bien nettoyés? Bien sûr que non. On voit donc bien que les économies demandées (7.5 millions sur un budget de plus d'un milliard de francs) ne remettent rien en cause. Sinon une forme de clientélisme politique dont la gauche municipale s'est fait la spécialité. Vivez-vous ainsi mieux en Ville de Genève depuis 2002? Pourtant vous devriez vu que les dépenses par habitants sont passées de 5360 à 5944 francs.

Les récents comptes budgétaires de la Ville de Genève, soit ceux de l'année 2015 avec un excédent de près de 39 millions ne changent hélas rien à l'affaire. En effet, ce dernier s'est construit via des recettes exceptionnelles et inattendues dont rien ne dit qu'elles se reproduiront les années futures. Ce qui devrait amener l'exécutif municipal, sa magistrate en charge des finances en tête, à davantage de circonspection pour ne pas dire de réflexion. Surtout lorsqu'on a vu son dernier projet de budget rejeté par le Conseil Municipal.

Il est ainsi amusant de constater le double discours de la gauche genevoise. Lorsque le Grand Conseil refuse le budget du Conseil d’État, c'est parce que l'exécutif cantonal – son ministre des finances en tête – serait incompétent. Alors que lorsque la même situation se produit en Ville de Genève, c'est parce que le Conseil Municipal refuserait de faire son travail. Vous avez dit incohérence?

La véritable incohérence réside dans le fait que le budget municipal, plus précisément ses charges, est bien moins soumise aux aléas conjoncturels que le budget du canton. Il est donc bien plus facile de faire un budget municipal acceptable sachant qu'en plus, la loi sur l'administration des communes ne permet pas qu'il soit déficitaire.

Aujourd'hui, le problème réside dans le fait que la majorité politique du Conseil Administratif ne correspond pas à celle du Conseil Municipal. L'Alternative y étant clairement surreprésentée avec 80% des sièges alors qu'elle ne représentent que 46% du Conseil Municipal. Surtout, ils refusent d'accepter la nouvelle majorité parlementaire issue des dernières élections. Pour preuve le refus constant de construire un projet pour notre Ville avec la majorité politique du Conseil Municipal. Faute de vouloir remettre en cause le dogme alternatif qui consiste à dépenser l'argent que nous n'avons pas.

Lors de la votation municipale du 5 juin 2016, la population jugera avant tout la méthode de la coupe linéaire, laquelle était malheureusement la seule utilisable cette année pour demander à l'exécutif de faire un effort en matière de dépenses. Ce budget 2016 est ainsi la conséquence du refus du Conseil Administratif de travailler en bonne entente avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal qui n'est, dorénavant, plus à ses ordres.

Quoiqu'il arrive lors de cette votation, le budget 2017 sera une nouvelle épreuve de force si l'exécutif n'accepte pas de travailler avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal. Pour sa part, le PLR Ville de Genève continuera de s'engager pour une baisse de la dette, une maîtrise des charges et des dépenses publiques orientées vers les besoins réels de la population.

26/02/2014

Naxoo : Décryptons la gestion du Conseil Administratif

Suite au refus de la population, à 53%, de vendre la part de la Ville de Genève dans la société Naxoo à l'actionnaire qu'est UPC Cablecom, de nombreuses questions se posent sur ce dossier. Que ce soit sur la gestion maladroite du Conseil Administratif, les explications alambiquées sur le transfert du fichier client ou encore l'avenir de la société Naxoo qui est tout sauf clair.

Pour répondre à toutes ces questions et afin de décrypter la gestion passée et future de ce dossier par le Conseil Administratif et la direction de Naxoo, le groupe PLR a déposé hier soir une motion urgente, rédigée par mes soins, qui demande à la commission des finances du Conseil Municipal de faire toute la lumière sur la gestion du Conseil Administratif dans ce dossier, cela en procédant à l'audition de l'ensemble des acteurs concernés.

Ce texte à deux buts, tout d'abord comprendre la gestion passée de ce dossier en analysant notamment les raisons du transfert du fichier client, qui a été effectué dans l'apparente ignorance du référendum par le Conseil Administratif comme par la direction de Naxoo, les raisons de la durée du gel du dossier (8 mois) par le Conseil Administratif ainsi que la constante mise devant le fait accompli du Conseil Municipal dans cette affaire. Le second objectif, lequel est très certainement le plus important, est d'être informé sur le devenir de la société Naxoo suite au refus de la vente. Car comment va-t-on pouvoir garder le personnel si les recettes de la société diminuent ? Et comment pourra-t-on maintenir un réseau à la pointe de la technologie et une offre commercialement attractive sachant que la Ville de Genève ne peut pas investir des dizaines de millions dans cette société ?

Toutes ces questions vont normalement trouver réponse dans les mois à venir suite à l'acceptation de cette motion par une majorité du Conseil Municipal composée des groupes MCG, UDC, EàG et PLR. Il est toutefois malheureux de constater que certains groupes de ce Conseil Municipal ne veulent manifestement pas faire toute la lumière sur le dossier Naxoo et continuent à donner carte blanche à un Conseil Administratif qui n'a plus grande crédibilité sur le sujet.

Si le monde politique était divisé sur l'avenir à donner à Naxoo, personne ne peut refuser aujourd'hui de faire la lumière sur la gestion passée et future de ce dossier. Sauf à penser que certains ont quelque chose à cacher et ne veulent pas voir rendre public leurs responsabilités dans cette affaire. Car refuser d'analyser les raisons de l'échec de la vente de Naxoo devant le peuple revient à dire que ce dossier a été parfaitement géré, chose que la population ne partage manifestement pas vu qu'elle s'est opposée à la vente, avec pour conséquence une perte sèche de 57.5 millions pour la municipalité et une incertitude sur le devenir de Naxoo qui ne peut rester sans réponse.

En demandant qu'on la laisse travailler sur ce dossier et en refusant de débattre publiquement de celui-ci (TdG du 26 février 2014 – voir ici), la magistrate de tutelle Sandrine Salerno continue de refuser d'assumer ses erreurs de gestion dans cette affaire, et surtout de se remettre en question malgré l'échec devant le peuple. Son refus permanent de vouloir rendre des comptes au Conseil Municipal de manière générale, et dans ce dossier en particulier, montre une arrogance qui n'a pas lieu d'être dans une démocratie qui veut que le Conseil Administratif rende des comptes au Conseil Municipal comme à la population. Car de deux choses l'une, soit ce dossier a été parfaitement géré et il n'y a aucune raison de ne pas vouloir s'expliquer sur ce qui s'est passé, soit il ne l'a pas été et il y a un problème. Dans les deux cas, la population à le droit à ce que toute la lumière soit faite.

10/02/2014

Naxoo : Chronique d'un désaveu politique annoncé

En refusant hier à 53%, la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom, la population a sanctionné de manière claire la gestion catastrophique de ce dossier par la conseillère administrative Sandrine Salerno. Car avant de dire non à la vente de Naxoo, la population a dit non à la manière dont ce dossier a été géré par une magistrate qui a fait preuve, je le répète, d'un amateurisme et d'un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité. Le tout couronné d'une perte sèche de 57.5 millions pour les caisses municipales, merci donc aux référendaires pour cette victoire à la Pyrrhus mais pas à la magistrate de tutelle qui leur a facilité la tâche.

La cause première du refus d'hier est ainsi la décision de Sandrine Salerno d'autoriser le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, ce qui a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement. Le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", et ce n'est pas l'excuse de ce jour (TdG du 10 février 2014) qu'elle «ignorait qu'un référendum serait lancé lorsqu'elle a autorisé le transfert du fichier client en mars 2013» qui va justifier de tels errements dans la gestion de ce dossier. Car non seulement le parti Ensemble à Gauche avait annoncé dès avril 2012 qu'il lancerait un référendum sur le sujet, chose que Sandrine Salerno et ses services étaient apparemment les seuls à ignorer à Genève, mais aussi car à ce moment-là le Conseil Municipal ne s'était pas prononcé sur cette vente.

Par cette déclaration, Sandrine Salerno admet donc avoir violé le processus parlementaire en connaissance de cause et tente de plaider l'ignorance pour justifier celui du processus référendaire, tout cela montre une nouvelle fois que ce dossier a été géré de manière désastreuse et que le refus d'hier est avant tout un rejet des méthodes de la magistrate avant d'être celui de la vente de Naxoo. Comment peut-on ensuite expliquer à la population que les choses vont de l'avant alors même qu'elle doit se prononcer ? Comment peut-on violer ainsi l'essence même du processus référendaire qui veut que le dossier soit gelé ? Et surtout, comment peut-on faire une campagne aussi faible alors que tous les signaux étaient au rouge dans la presse et l'opinion publique ?

Avec un taux de vote blanc atteignant le record de 11.5%, la population a montré qu'elle estimait le référendum biaisé, et c'est exactement là que se trouve les raisons du refus de ce jour avec des gens qui ont voté non, ou blanc, avant tout pour manifester une mauvaise humeur bien compréhensible plutôt qu'une volonté de ne pas vendre.

La responsabilité politique de Sandrine Salerno dans ce dossier est ainsi totale, elle s'est enfermée une nouvelle fois dans un déni de la réalité via son refus constant de se remettre en question et d'assumer ses erreurs dans la gestion de ce dossier. Car la responsabilité de la négociation du contrat de vente, dont certains aspects ont été sciemment cachés au Conseil Municipal, et la nomination du président du Conseil d'Administration de Naxoo qui n'a pas non plus su protéger les intérêts de la Ville de Genève dans ce dossier, relèvent de sa responsabilité pleine et entière. Idem pour l'absence totale de contrôle politique dans les relations entre Naxoo et UPC Cablecom.

A présent, Mme Salerno se doit d'assumer (enfin) ses responsabilités dans ce dossier et de proposer au plus vite au Conseil Municipal des mesures permettant à la Ville de Genève de protéger ses intérêts dans la société Naxoo. Car en autorisant le transfert du fichier client sans attendre le vote populaire, Sandrine Salerno a transformé une défaite politique en une véritable débâcle qui pèsera lourd dans sa crédibilité future devant le Conseil Municipal.

Enfin, on ne peut que prendre note de la mort de l'Alternative municipale étant donné qu'on ne pourra pas sérieusement voir Rémy Pagani et Sandrine Salerno faire campagne sur une même liste l'année prochaine. Du moins s'ils veulent être crédibles quand à leurs positions respectives sur ce dossier.

05/02/2014

Naxoo : Décodage d'un dossier miné et d'un référendum biaisé

Dans quelques jours, soit le 9 février 2014, les habitants de la Ville de Genève auront à se prononcer sur la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom par leur bulletin de vote.

Pourtant, alors même que le processus démocratique qu'est le référendum n'a pas atteint son terme, la même société UPC Cablecom a écrit à la clientèle de Naxoo en Ville de Genève qu'elle reprend la fourniture des services de TV numérique. Cela au mépris le plus total de la démocratie mais avec la bénédiction du Conseil Administratif de la Ville de Genève, par la voix de Sandrine Salerno, qui ne voit manifestement aucun problème (TdG du 3 janvier 2014 – voir ici) à violer le principe même du référendum qu'est le gel de la décision attaquée tant que la population ne s'est pas exprimée.

En autorisant le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, Sandrine Salerno a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement, le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", elle a pourtant signé en mai 2013, en connaissance de cause espérons-le, une convention autorisant ce transfert de clientèle avec un calendrier précisant qu'il pouvait débuter dès novembre 2013.

Le pilotage politique désastreux de ce dossier va ainsi amener certains à voter non simplement pour montrer une mauvaise humeur bien compréhensible, ce qui ne doit pas faire oublier la question de fond : est-ce que Naxoo à un avenir s'il reste aux mains de la Ville de Genève ? La réponse est, hélas, négative, car non seulement le transfert de clientèle ne pourra pas voir de retour en arrière possible (sauf à payer des millions de francs que la Ville ne peut pas dépenser) mais la Ville de Genève se retrouvera aussi avec une société au bord du gouffre faute de posséder encore le nombre de clients nécessaires à sa survie future. Le maintien de l'emploi, comme celui de Naxoo en tant que tel, est ainsi tout sauf garanti en cas de refus de la vente devant le peuple.

Alors que l’initiative "Sauvons nos parcs" a été acceptée par une courte majorité de la population au mois de novembre 2013, le même front politique se dessine dans le dossier Naxoo avec le parti politique "Ensemble à Gauche" seul contre tous, et alors que ce précédent devrait inciter à une communication travaillée sur ce dossier, celle-ci se révèle totalement atone avec, en plus, une suite d'articles de presse qui montrent la gestion politique catastrophique de ce dossier par le Conseil Administratif et la magistrate en charge de ce dossier.

Bref, on voit que tous les ingrédients sont malheureusement réunis pour que la population refuse la vente de Naxoo, cela faute d'avoir voulu prendre les décisions qui s'imposent et qui, seules, permettaient de respecter le processus démocratique et de débattre de ce dossier avec toute la sérénité nécessaire. Par exemple en mettant fin, immédiatement, au transfert de clientèle entre Naxoo et UPC Cablecom jusqu'à la date de la votation et, ensuite, en faisant campagne de manière un peu plus sérieuse pour ce dossier plutôt que sur des objets fédéraux qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil Administratif. Car si UPC Cablecom et Naxoo ont communiqué de manière catastrophique tout au long de la campagne, donnant ainsi du grain à moudre aux référendaires, la communication du Conseil Administratif dans cette campagne s'est révélée tout aussi mauvaise.

Que la population accepte ou refuse ce référendum, Sandrine Salerno aura des comptes à rendre pour son irresponsabilité politique dans ce dossier. Car si la vente est la seule issue pour donner un avenir à Naxoo, la manière dont le dossier est géré montre de plus en plus un amateurisme et un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité.