20/03/2018

Grand Conseil : vision et perspectives pour Genève

A l'occasion des élections cantonales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Grand Conseil dans son édition du 19 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

- Vous êtes depuis douze ans conseiller municipal de la Ville de Genève. Pourquoi vous présentez-vous au Grand Conseil?

De par cette expérience politique au niveau communal, ainsi que ma formation de politologue, je pense avoir toutes les cartes en main pour pouvoir me rendre utile au niveau cantonal. Ceci même si ma fonction de Conseiller municipal me passionne encore plus qu'au premier jour et que quoi qu'il arrive, j'escompte continuer de m'impliquer pour améliorer les choses en Ville de Genève.

- Vous plaidez toujours pour une gestion rigoureuse des finances publiques, mais quel grand projet, quel rêve avez-vous pour Genève?

Si j'écoute ma raison, je dirais justement de cesser de vivre au détriment des générations futures par l'augmentation de la dette publique. Mais si j'écoute mon cœur, je dirais la construction d'une nouvelle patinoire pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

- Quel est, à vos yeux, l’urgence numéro 1 à Genève?

L'urgence numéro 1 est de proposer des solutions aux problèmes des Genevois. Parmi celles-ci, mettre fin à la hausse constante des primes d'assurance-maladie, permettre à l'ensemble de la population de se loger ou encore mettre fin à l'augmentation de la dette publique qui est un fardeau pour les générations futures. Ainsi que redonner du pouvoir d'achat à la population.

- Le logement reste un casse-tête pour les Genevois. Que proposez-vous sur ce plan?

La crise du logement résulte de l'inadéquation entre l'offre et la demande. Pour y répondre, il faut non seulement construire davantage mais aussi et surtout proposer des logements qui répondent aux besoins de l'ensemble de la population. Soit de la PPE, du loyer libre et pas uniquement du logement social, dont la classe moyenne est d'ailleurs exclue en raison des barèmes d'accès.

A cet égard, je suis partisan d'une généralisation des Habitations Mixtes (HM) lors de la construction de logements par l’État. Avec ce système, le loyer est fixé selon la situation financière de chacun avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils voient leurs revenus dépasser un certain seuil. Ce faisant, nous pourrons créer de la mixité sociale tout en augmentant les revenus du parc locatif. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est une.

- Le Grand Genève suscite désormais beaucoup de méfiance : problème de transport, nombre de frontaliers, pression sur le prix des logements. Le Grand Genève est-il encore un objectif souhaitable?

Il est non seulement souhaitable mais nécessaire car nous ne pouvons pas affronter ces défis de manière isolée. Nous devons au contraire renforcer notre collaboration pour relever ceux-ci. Par exemple en élargissant les coopérations dans les politiques publiques transfrontalières et, de manière plus concrète, en remettant sur le tapis la construction de P+R à la frontière.

Si la libre-circulation a amené des externalités négatives que nous devons corriger à travers la mise en place de mesures d'accompagnements, je relève surtout qu'elle a permis à notre pays, comme à notre canton, de voir sa prospérité et sa richesse augmenter. L'absence de coopération avec nos voisins serait ainsi bien pire pour tout le monde car nous additionnerons nos problèmes plutôt que de tenter de les résoudre en commun.

- A 33 ans, vous avez déjà une longue expérience politique. Qu’est-ce que votre engagement politique vous a apporté et que pensez-vous pouvoir encore apporter à votre canton?

Tout d'abord une profonde connaissance de nos institutions et du monde politique. Et l'envie toujours plus grande de m'impliquer pour améliorer les choses à Genève. Je pense ainsi pouvoir apporter mon enthousiasme et ma capacité d'écoute pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par la population genevoise.

- Quels sont vos hobbies?

Mon principal hobby est la lecture, principalement d'ouvrages traitant d'histoire, de politique ou de sociologie ainsi que de bandes dessinées. J'apprécie également les longues balades à pied et me rendre à la patinoire des Vernets en tant que fan assidu du Genève-Servette Hockey Club.

10/04/2015

Conseil Municipal : mettons fin à l'hégémonie de l'Alternative en Ville de Genève

Lors des élections municipales de juin 2011, pour la première fois depuis 20 ans, l'Alternative a perdu sa majorité absolue au Conseil Municipal de la Ville de Genève, les partis de la droite municipale élargie (PDC-PLR-UDC-MCG) sont ainsi majoritaires selon le souhait de la population, bien qu'ils ne forment pas une alliance comme l'Alternative.

Depuis les élections cantonales de 2013 et la constitution de la "Nouvelle Force" que sont l'UDC et le MCG, le Conseil Municipal est divisé en trois blocs que sont l'Alternative, l'Entente et la Nouvelle Force. Et si l'Alternative est l'alliance la plus forte du Conseil Municipal (39 sièges sur 80), elle ne possède cependant plus la majorité absolue et peut donc perdre lorsque l'Entente et la Nouvelle Force décident de voter ensemble.

Cela ne suffit pourtant pas toujours car durant cette législature, l'Alternative (Verts-PS-Ensemble à Gauche) a gagné la quasi-totalité des votes pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

1) Tout d'abord par le fait que les partis de l'Entente (PLR-PDC) et de la Nouvelle Force (UDC-MCG) ne votent, évidemment, pas systématiquement ensemble.

2) Parfois, par l'absentéisme plus marqué des conseillers municipaux de ces partis par rapport à ceux de l'Alternative.

3) Surtout, par la présence d'indépendants, élus sur des listes PDC-PLR-UDC-MCG, qui ont décidé de quitter leur parti et de voter avec l'Alternative.

On constate donc que, malgré une majorité qui n'est que relative, l'Alternative a réussi à continuer d'agir comme si elle disposait de la majorité absolue depuis juin 2011. Cela en refusant quasi-systématiquement les propositions de la droite municipale, ce qui n'a pourtant pas empêché le MCG de voter le dernier budget municipal au mépris des engagements pris auprès de l'UDC, du PLR et du PDC.

Depuis des années, la gauche considère la Ville de Genève comme sa propriété. Votant des subventions à des associations dont l'inutilité n'est plus à démontrer, distribuant des postes et des prébendes à ses affidés et expliquant à longueur d'année à quel point elle est détentrice de la seule vérité politique. Et malheur aux empêcheurs de dépenser en rond et à ceux qui pensent avoir le droit de contester la politique de la gauche municipale, car le Conseil Municipal n'est rien quand le contrat de quartier est tout ! Dans le même ordre d'idée, je vous invite à lire le billet de ma collègue Michèle Roullet que vous pouvez trouver ici.

Ainsi, les rares fois qui ont vu l'Alternative perdre un vote, on a chaque fois entendu les partis qui la composent hurler au crime de lèse-majesté parce que la démocratie parlementaire n'a pas été dans leur sens. Cette législature a donc montré le vrai visage de la gauche qui n'aime la démocratie que quand elle lui sert. Ses victoires au Conseil Municipal étant en plus la conséquence de la trahison d'élus de droite qui ont décidé de renier leur engagement pour voter avec l'Alternative. A l'inverse, que n'aurait-on pas entendu si des élus de gauche avaient siégé en indépendants et voté avec la droite.

La perte définitive de la majorité au Conseil Municipal obligera les partis de l'Alternative à devoir négocier pour trouver des majorités, ce sera là l'occasion d'un nouveau départ pour la Ville de Genève.

Le 19 avril, nous aurons l'occasion de mettre définitivement fin à l'hégémonie de l'Alternative. Pour cela, il sera nécessaire d'avoir un PLR municipal fort qui se devra d'être le pivot du Conseil Municipal. Et de redevenir une véritable force de proposition, porteuse d'un projet politique de nature à reconquérir l'électorat que nous avons perdu jusqu'ici. Ainsi, pour donner un nouveau départ à la Ville de Genève, vous pouvez voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

30/03/2015

Le PLR : un parti à votre écoute qui défend vos intérêts

Le 19 avril 2015, vous choisirez vos représentants au Conseil Municipal pour les cinq prochaines années. A cet effet, le Parti Libéral-Radical (PLR) vous propose 36 candidats de valeur qui seront à votre écoute pour toute la législature. Venez faire connaissance avec eux, ainsi que nos propositions politiques, sur www.actionconcrete.ch.

A l'inverse des partis de l'Alternative qui dirigent la Ville depuis près de 20 ans, le PLR souhaite construire une Ville à l'image de sa population sans à priori idéologique. Notre seul objectif étant de vous permettre de mieux vivre à Genève.

Trouvez-vous normal que les préaux d'école ne soient pas fermés la nuit alors même que les parents d'élèves concernés le réclament ? Que des places de parkings soient supprimées sans avoir demandé l'avis des utilisateurs ? Que la volonté populaire ne soit pas respectée avec un Conseil Administratif qui n'attend pas le résultat de la votation pour transférer la clientèle de Naxoo ? Respectivement qui continue à fermer des rues à la circulation, sans aucune concertation préalable, malgré le refus populaire de le faire ?

Tout cela, le PLR souhaite y mettre fin. Nous nous engageons à respecter la volonté populaire et surtout d'être à l'écoute de la population. Ainsi, nos propositions vont de la construction d'une nouvelle patinoire à la création de zones piétonnes accompagnées de parkings souterrains lorsque cela est nécessaire. De créer des logements pour toutes les classes de population et de mettre fin à la pression fiscale sur les PME. Bref, de mettre l'accent sur la proximité plutôt que l'idéologie.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat, une hausse indue de la taxation sur le domaine public ou encore une fiscalité qui voit la classe moyenne se demander quel est le retour sur investissement de ses impôts.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés. Et si vous estimez que votre qualité de vie ne s'est pas améliorée, mieux si les problématiques soulevées dans cet article vous tiennent à cœur, une seule réponse, voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.