14/04/2010

Des zones piétonnes ainsi que des parkings souterrains

Alors que le Conseil Municipal a récemment accepté l'initiative des Verts demandant la création de 200 zones piétonnes. On semble oublier que depuis 1990, c'est environ 3000 places de parkings en surface qui ont disparues sur le territoire de la Ville de Genève.

Comment comprendre de tels chiffres ? Tout simplement en rappelant le dogmatisme anti bagnoles dont fait preuve l'Alternative et leurs magistrats en charge de l'aménagement en Ville de Genève depuis une quinzaine d'années.

Il n'est pourtant plus tolérable d'avoir une vision dogmatique en matière d'aménagement, l'opposition frontale des Verts à toute construction de parkings destinés aux habitants (comme à la place Pré l'Evêque au printemps 2008) fait que quantité de rues sont devenus des aspirateurs à voitures, diminuant d'autant la qualité de vie alors qu'une voiture garée en sous-sol n'empiète pas sur l'espace de vie des habitants au contraire d'une auto garée au bord d'une rue. Pourtant, les Verts se sont toujours opposés à des solutions permettant de garer en sous-sol. De par leur initiative, ils ont ainsi tenté, une nouvelle fois, d'opposer piétons et automobilistes.

Peut-on se contenter de fermer des rues au parcage et à la circulation sans proposer de solution de rechange ? Reléguant ainsi le problème auprès des autres communes en créant de toutes pièces une circulation vouée à la recherche d'endroits où se parquer ? Assurément non.

C'est pour cela que les Radicaux avaient proposé l'année dernière une paix des transports, en répondant aux besoins de l'ensemble des citoyennes et citoyens de la Ville : des rues piétonnes au centre de quartiers libérés des voitures mais compensé par la construction de places en sous-sol pour celles-ci.

Avec une hiérarchie routière (réseau primaire, secondaire et de quartier) qui prévoit que le réseau de desserte de quartier soit essentiellement utilisé par ses habitant-e-s, il est réellement nécessaire que les aménagements urbains de quartiers répondent aux besoins des riverains en prenant ainsi en compte le problème que rencontrent de nombreux habitants qui ne trouvent pas de places de parc à proximité de chez eux.

Davantage qu'une option, c'est donc une nécessité qu'ont les habitants de la Ville à pouvoir garer leur véhicule (voiture, scooter, etc) à proximité de chez eux. C'est pour ce faire que les Radicaux continueront à se battre pour des aménagements répondant aux besoins des habitants et refuseront tout dogmatisme idéologique qui fait obstacle depuis deux décennies à toute vision ambitieuse et rationnelle de la mobilité au centre-ville.