19/02/2018

Fêtes de Genève : double non à l'épitaphe

L’initiative visant à limiter les Fêtes à 7 jours, de même que le contre-projet qui en propose 11, ne permettent pas la viabilité future des Fêtes de Genève. Car si les déficits des deux années précédentes sont imputables à la mauvaise gestion de celles-ci, c’est d’abord leur diminution à 11 jours qui a causé la situation
que l’on connaît aujourd’hui.

Comment pouvons-nous ainsi croire que ce qui n'a pas marché jusqu'alors fonctionnera demain? La seule restriction de la temporalité des Fêtes à 11 jours a entraîné deux déficits budgétaires successifs alors même que les comptes étaient équilibrés jusqu'en 2015 sous l'ancienne formule. Ce qui prouve bien qu'elles peuvent être autonomes financièrement si on leur en donne les moyens.

Chaque année, ce sont plus de 1,2 million de visiteurs, dont 350'000 pour le seul feu d'artifice, qui fréquentent ces Fêtes et occasionnent près de 130 millions de retombées économiques. Parmi eux, de nombreux genevois mais aussi un certain nombre de touristes qui font vivre le commerce local. Nous devons ainsi tirer leçons des succès, comme des erreurs, du passé afin de donner un avenir pérenne et viable aux Fêtes de Genève. Il est ainsi possible d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

Que leur durée soit fixée à 7 jours (initiative) ou 11 (contre-projet), c'est le contribuable qui finira par passer à la caisse. Et à terme, les Fêtes de Genève disparaîtront. Est-ce cela que nous voulons pour notre Ville? Il convient au contraire de trouver des solutions pour l'avenir de celles-ci plutôt que de simplement les critiquer ou de constater qu'elles sentent la naphtaline.

Entre une initiative qui veut réduire les Fêtes de Genève à 7 jours, et déplacer les forains sur la plaine de Plainpalais, et un contre-projet qui propose 11 jours. Le point commun est qu'aucune de ces deux propositions ne propose un véritable concept pour les Fêtes. Alors même que c'est le projet qui doit déterminer la durée et non le contraire. Lequel doit intégrer un seul et unique élément : rendre les Fêtes de Genève aux genevois.

Dans cette votation, le PLR Ville de Genève est le seul parti à proposer un projet viable et autonome financièrement. En effet, sur le modèle de la fan zone de Plainpalais, nous proposons de procéder à un appel à projet afin de confier la gestion des Fêtes de Genève à un mandataire privé avec comme condition préalable qu'il ne coûte rien à la collectivité et respecte la tranquillité des riverains ainsi que les espaces verts. Le tout accompagné d’événements culturels et musicaux qui pourraient animer la rade durant la période estivale. Cela ne vaut-il pas la peine d'y réfléchir en y associant les associations, les milieux culturels locaux ainsi que les partisans d'une restriction à 7 jours?

Nous pouvons ainsi prendre le temps de construire un magnifique projet pour autant qu'on donne à celui-ci la possibilité d'exister. Et il sera toujours temps de revoter dans le futur si le nouveau concept ne plaît pas davantage à la population. Mais alors en connaissance de cause.

Le 4 mars 2018, nous avons une chance unique de nous donner la possibilité de repenser de fond en comble le concept des Fêtes de Genève afin de rendre celles-ci à la population genevoise. Il convient donc de voter 2xNON, à l'initiative comme au contre-projet, afin de permettre aux acteurs publics, culturels et associatifs de trouver un nouveau concept digne de la cité. Soit d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

29/01/2011

Renforçons la Police Municipale !

Depuis 2010, les communes genevoises ont la possibilité légale de développer des compétences de police de proximité au moyen d'agents en uniforme, notamment en ce qui concerne les incivilités, les infractions en matière de salubrité, ainsi que pour de nombreux actes de délinquance qui peuvent se produire dans les rues de Genève. Ces nouvelles compétences ont permis aux Agents de Police Municipale (APM) de voir leur efficacité augmentée pour assurer la sécurité dans les quartiers de la Ville de Genève.

Si beaucoup a déjà été fait, ces forces de police municipale, au nombre d'environ 100 agents répartis sur 5 postes de quartier en Ville, sont aujourd'hui nettement insuffisantes. Malgré cela, la majorité du Conseil municipal a refusé en décembre dernier au magistrat en charge de ce dossier, Pierre Maudet, la somme nécessaire pour engager 25 nouveaux agents, préférant la consacrer à des «médiateurs culturels», chargés d'assurer la sécurité dans les bibliothèques et les musées.

Cette décision, couplée à la tentative anti-collégiale d'un magistrat de faire voter sur le siège un règlement dilatoire et illégal, montre une nouvelle fois le déni de réalité de la majorité rose-rouge-verte sur les questions de sécurité publique. Cette tentative maladroite, qui montre la méconnaissance du travail de la police municipale de ses auteurs, n'était d'ailleurs qu'un écran de fumée destiné à masquer la décision de couper les postes de policiers municipaux.

Pour mettre fin à l'incurie en matière de sécurité publique dont fait preuve l'Alternative et dont la population devra une fois de plus supporter les conséquences, les Libéraux-Radicaux ont lancé une initiative populaire destinée à renforcer les effectifs de la Police Municipale. Celle-ci permettra de garantir une présence uniformée dissuasive et permettra à la police municipale d'atteindre un effectif substantiel lui permettant de continuer à diminuer concrètement l'insécurité ambiante.

Ce combat pour l'augmentation des effectifs et des compétences de la Police Municipale (anciennement Sécurité Municipale) n'est pas nouveau pour nous qui avons été les premiers à demander, en 2006, l'augmentation des compétences de ce qu'étaient encore les Agents de Sécurité Municipaux (ASM) malgré une opposition de la gauche, tant au Conseil Municipal qu'au Grand Conseil. On comprend ainsi mieux les récentes attaques contre la police municipale de la part d'une majorité qui s'est systématiquement opposée à l'augmentation de compétences des APM.

Par cette initiative, nous souhaitons donner à la population la possibilité de montrer son soutien envers une police municipale renforcée qu'ils ont toujours appelée de leurs vœux. La Ville a un rôle à jouer dans l'amélioration de la sécurité sur son territoire, elle doit simplement se donner les moyens de l'assumer ! Les Libéraux-Radicaux entendent les lui donner !

Vous trouverez ici le texte de l'initiative municipale demandant l'augmentation des effectifs des Agents de la Police Municipale.