29/05/2018

Budget municipal 2018 : mensonges et trahisons

Alors que le MCG a renié l'ensemble de ses engagements envers ses alliés et ses électeurs, le PLR est resté fidèle à ses valeurs tout en écoutant la volonté de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires. Nous n'avons ainsi proposé aucune économie mais uniquement des réaffectations afin de mieux cibler les dépenses et améliorer les prestations à la population.

Nous avons donc, sans succès, proposé d'augmenter la subvention du Grand-Théâtre dont l'équilibre financier est mis en péril par le retard dans le chantier de rénovation. Idem pour le soutien à une association active dans l'aide aux familles dont l'un des membres est gravement malade ou porteur de handicap qui n'a pas non plus trouvé grâce hier soir.

Surtout, nous avons proposé la mise en place d'une rente-pont LPP pour les fonctionnaires municipaux injustement mis à la retraite de force à 62 ans. Et alors que le Conseil municipal a voté à l'unanimité une mesure permettant de continuer à travailler jusqu'à l'âge légal de la retraite en mars 2017, la nouvelle majorité de gauche MCG-PS-Ve-EàG a refusé de trouver une solution pour tous ceux qui ont été mis à la porte avant cette date.

Un constat s'impose, cette majorité de bric et de broc a donc non seulement refusé d'améliorer les prestations à la population mais aussi d'aider les plus précarisés. Bref, cette victoire à la Pyrrhus est d'abord une défaite morale pour ces partis qui ont voté à l'encontre de leurs programmes. Le MCG en tête vu qu'il a voté le contraire de tout ce qu'il a fait et demandé jusqu'alors (voir ici).

Sur la question des horodateurs, dont la somme de 8.5 millions a permis d'équilibrer le budget de la Ville de Genève, nous attendons de pied ferme la décision de l’État qui devra valider le budget et ne pourra décemment pas accepter que cette somme figure à la fois dans celui de la Ville et du canton. A croire que l'épisode de la votation municipale annulée n'a servi à rien.

Enfin, tenant compte des propos de la conseillère administrative Sandrine Salerno qui affirme que la dette n'est plus un problème et que ce sont les comptes qui importent plutôt que le budget, nous avons proposé sans succès une baisse du centime additionnel afin d'alléger la pression fiscale sur nos concitoyens. Ceci pour redistribuer une partie de la richesse à ceux qui payent des impôts mais sans toucher aucunement aux prestations publiques au vu des derniers excédents comptables.

Malgré la nouvelle donne politique, le PLR Ville de Genève continuera de se battre pour une municipalité moins dispendieuse et qui aide ceux qui en ont réellement besoin. Ceci sans a priori politique comme l'a fait la nouvelle majorité de gauche du Conseil municipal hier soir.

14/03/2018

Budget municipal 2018 : un excédent en trompe l’œil

Début septembre 2017, le Conseil administratif de la Ville de Genève présentait un budget déficitaire de 20 millions de francs. Suite au refus d'entrée en matière par le Conseil municipal, l'exécutif est revenu courant novembre 2017 avec un budget excédentaire de 261'000 francs. Preuve que la majorité du Conseil municipal, le PLR en tête, avait raison de renvoyer le premier projet de budget à l'expéditeur. En effet, il n'était pas de la responsabilité du Conseil municipal d'équilibrer le budget à la place du Conseil administratif.

Si l'actuel projet de budget est meilleur que le précédent, il reste cependant inacceptable en l'état. En effet, son excédent n'est que de 261'000 francs pour un total de charges de 1'131'980'358 francs. On peut donc d'ores et déjà affirmer qu'il n'est que de façade vu qu'on sait déjà que les coûts engendrés par le retard dans le chantier du Grand-Théâtre, et le complément de subvention nécessaire pour son fonctionnement suite à l'absence de financement cantonal, se monteront à plusieurs millions.

Par ailleurs, on ne peut qu'être surpris que pour parvenir à cet équilibre, le Conseil administratif a budgété des recettes fictives. Notamment celles des horodateurs de stationnement pour un montant de 8.5 millions, qui étaient jusqu'alors dévolues au canton, et dont rien ne dit qu'elles seront effectivement versées à la Ville de Genève vu qu'il y a conflit sur cette question. Il est ainsi regrettable que l'équilibre budgétaire ne soit atteint qu'à travers l'utilisation de tels artifices. A plus forte raison que la somme en question figure dans le budget cantonal 2018, sans avoir été remise en question par aucun parti politique, et ne saurait donc être à la fois dans le budget de la Ville et celui de l’État.

Aujourd'hui, nous savons d'ores et déjà que le Grand-Théâtre de Genève doit recevoir un complément de budget suite au refus du Grand Conseil de voter la part cantonale mais aussi et surtout des frais engendrés par le retard du chantier de rénovation. Soit une somme avoisinant les 5 millions. Par ailleurs, suite au refus des économies budgétaires 2017 par la population, le Conseil administratif a la responsabilité d'intégrer cette somme dans le budget 2018 pour que ce vote ne soit pas totalement inutile. Comment allons-nous faire avec un excédent budgétaire de seulement 261'000 francs qui ne permet aucune marge de manœuvre? Car aujourd'hui, il y a une incertitude sur un montant d'une quinzaine de millions entre les nouvelles charges et les recettes non garanties.

Pour mettre fin à cette incertitude, le Conseil municipal a voté une motion urgente (voir ici) rédigée par mes soins et qui demande une réactualisation du budget 2018. La balle est maintenant dans le camp du Conseil administratif pour proposer un budget équilibré respectant la volonté populaire. Car même si les économies proposées étaient indolores, nous nous devons de respecter le verdict des urnes tout en essayant de cesser de vivre à crédit sur les générations futures. En effet, entre une dette qui a augmenté de 100 millions de francs depuis 2010 et qui va encore s'alourdir de 21.8 millions en 2018, un budget dont les dépenses sont chaque année poussées à l'extrême-limite et qui ont augmentées de plus de 100 millions en 10 ans, force est de constater qu'on continue de faire vivre la municipalité au-dessus de ses moyens.

Aujourd'hui, comme c'est le cas depuis le début de la législature, nous restons confrontés au refus constant de la majorité de gauche du Conseil administratif de discuter avec la majorité de droite du Conseil municipal. Alors même que ce n'est pas faute d'avoir essayé de notre côté, ceci en proposant de trouver un juste milieu entre les objectifs politiques de chacun.

A cet égard, il convient de relever que la conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, porte une lourde responsabilité sur les blocages actuels vu qu'elle n'arrive pas à faire passer les intérêts de la Ville de Genève avant ceux de son parti politique. Qui peut ainsi légitimement penser qu'elle saura faire au Conseil d’État ce qu'elle est incapable de faire au Conseil administratif de la Ville de Genève? Soit de négocier et d'accepter de forger un compromis avec un autre bord politique que le sien sachant qu'en plus, elle n'aura pas davantage de majorité dans le futur Grand Conseil qu'elle n'en a au Conseil municipal actuel.

Alors que l'année 2018 est déjà bien entamée, un simple constat suffit pour voir que l'administration municipale a parfaitement fonctionné durant 2017 malgré ceux qui affirmaient que les 2.4 millions d'économies votées par le Conseil municipal mettraient en péril les prestations à la population.

Une preuve de plus que le projet politique que nous défendons ne met aucunement en péril les prestations à la population et le bon fonctionnement de la municipalité. A contrario, c'est bien le Conseil administratif en général, et l'actuel maire de la Ville de Genève en particulier, qui nuisent à ce bon fonctionnement. Tout d'abord par leur attitude dans l'affaire de la votation municipale annulée et maintenant leur refus d'adapter le budget 2018 aux nouvelles réalités financières. Est-ce ainsi si difficile pour l'exécutif municipal et ses affidés de comprendre que notre culture politique est basée sur le dialogue et le consensus? Manifestement oui.

30/08/2017

Budget municipal 2018 : non au déficit politique

Le PLR Ville de Genève s'opposera fermement au budget municipal 2018 qui prévoit un déficit de 20 millions. Surtout, il dénonce le double discours du Conseil administratif qui continue à affirmer qu'aucune économie n'était nécessaire dans le budget.

Alors que les citoyens de la Ville de Genève sont appelés aux urnes le dimanche 24 septembre pour décider d'économiser ou non 2.4 millions de francs, le Conseil administratif affirme à cor et à cri qu'elles ne sont pas nécessaires. Dans le même temps, il présente un budget déficitaire pour un montant 8 fois supérieur. De qui se moque-t-on?

Non content de mentir à la population à travers une brochure de vote tronquée et partiale, le Conseil administratif poursuit sa fuite en avant en demandant au Conseil municipal d'avaliser un budget déficitaire. Ce qui est en totale violation de l'article 98 alinéa 1 de la Loi sur l’administration des communes (LAC) qui stipule que le budget de fonctionnement de la commune doit être équilibré.

Aujourd'hui, le Conseil administratif est face à ses responsabilités. Soit de trouver les économies nécessaires pour un budget équilibré comptablement et politiquement. Et donc de travailler enfin avec la majorité de droite du Conseil Municipal qui s'est battue sans succès pour prévenir une telle situation. Pour rappel, les dépenses de la Ville de Genève ont augmentée de 110 millions (+10.34%) depuis 2007 sans conséquence visible, bien au contraire, sur la qualité de vie de la population.

Alors que le PLR Ville de Genève réclame depuis des années une maîtrise des charges, seule approche possible pour assurer des prestations durables et des finances saines à la Ville de Genève. Il appelle le Conseil administratif à retirer son projet de budget et à présenter dans les meilleurs délais un budget équilibré qui n'augmentera pas une dette qui s'est déjà creusée de 100 millions depuis 2010.

Le PLR Ville de Genève s'opposera par tous les moyens, si besoin par les urnes, à un budget déficitaire pour la Ville de Genève. En attendant, il invite la conseillère administrative Sandrine Salerno à se concentrer davantage sur ses fonctions actuelles, soit doter la municipalité d'un budget équilibré, plutôt que de sa candidature au Conseil d’État.

05/06/2016

Ville de Genève : à nouveau budget, nouvelles méthodes

L'Entente municipale, le MCG et l’UDC prennent acte du refus populaire des coupes linéaires votées par le Conseil Municipal lors du budget 2016. L’approche pompier-pyromane du Conseil Administratif qui a refusé toute discussion a ainsi fonctionné à plein. Idem lorsque l’exécutif a coupé différemment les lignes afin de rendre le vote parlementaire le plus impopulaire possible. Alors même que le Conseil Administratif a continué de dépenser comme si de rien n’était sur certaines des lignes touchées par le référendum.

Entre un mélange des genres abusifs (utilisation de bâtiments et de subventions publiques), des mensonges éhontés consistant à dire que les préaux d'écoles ne seraient plus nettoyés ou que les décisions prises mettaient en danger la Genève culturelle, force est de constater que cette campagne laissera des traces. Car c'est bien la politique clientéliste de l'Alternative qui est apparue ici dans toute sa splendeur. Nous tenons, encore une fois, à rappeler que les subventions publiques ne sont pas un droit ou un dû, chose que certains semblent avoir de la peine à accepter. Il est ainsi parfaitement normal d’en discuter voire de les remettre en cause.

A cet effet, il convient de rappeler que l'objet de la votation portait uniquement sur une double coupe linéaire de 2%. Pas sur la politique d'économies que souhaite amener la nouvelle majorité du Conseil Municipal. C'est donc avec une nouvelle méthode et de nouvelles mesures que l'Entente, le MCG et l’UDC travailleront sur le budget 2017 afin que ce dernier soit conforme à leurs vues. N’en déplaise à l’Alternative qui continue à croire que la Ville de Genève est sa propriété.

Pour rappel, cela fait maintenant des années que l’Entente, le MCG et l’UDC analysent et amendent le budget municipal sans que jamais cela ne convienne à l'Alternative et à la majorité du Conseil Administratif. Lesquels semblent ignorer qu'une autre politique est possible et souhaitable. Nous appelons ainsi l’Alternative à mettre fin à ses insultes constantes et gratuites qui ne cessent pas depuis qu’elle a perdu la majorité parlementaire.

Nous réitérons, comme l'année dernière, notre volonté de discussion avec le Conseil Administratif. Sachant qu'il faut être deux pour cela. Nous ne transigerons cependant ni sur notre programme politique ni sur notre volonté de réformer et d’améliorer le fonctionnement de la Ville de Genève. Nous viendrons ainsi avec d’autres mesures et propositions que celles refusées ce jour par la population.

La bataille du budget 2016 est close, celle du budget 2017 commence.

23/05/2016

Budget municipal 2016 : des économies nécessaires et indolores

La double votation municipale du 5 juin 2016 révèle bien des surprises. Elle révèle ainsi le dangereux visage de ceux qui estiment que les subventions publiques sont un droit et sont prêts à tout pour les conserver.

Sur un plan plus politique, elle doit aussi nous amener à une brève analyse. Notamment sur l'incohérence de certains, en terme de programme comme de discours politique.

Alors que l'écologie politique est entrée dans les mœurs, laquelle stipule qu'on doit réduire nos émanations de Co2 et notre consommation. Afin de ne pas épuiser les ressources de notre planète pour les générations futures. Force est de constater que les partis de la gauche municipale n'appliquent pas ce principe en matière de finances publiques. Pour preuve l'actuelle gestion financière de la Ville de Genève.

En effet, avec une dette municipale qui dépasse 1.5 milliard de francs, faire des excédents budgétaires permettant de rembourser la dette devrait être un devoir pour tout exécutif municipal qui se veut un minimum responsable. Cela devrait être d'autant plus un devoir que la Ville de Genève, dépense chaque année, des dizaines de millions pour des politiques publiques inutiles qui n'améliorent en rien le confort et la qualité de vie de notre population. Raison pour laquelle le PLR et la majorité du Conseil Municipal ont décidé qu'il était temps de faire des économies.

Cette campagne de votation permet cependant de faire tomber quelques masques. Par exemple, les Verts qui ne voient aucun problème à voir la dette augmenter lors du budget 2016 et qui vont donc à l'encontre du principe de développement durable censé être la base de leur programme. Ou encore un Parti Socialiste qui a pour slogan «pour toutes et tous sans privilèges» mais trouve pourtant, ses alliés de gauche avec lui, qu'il est scandaleux de remettre en cause et même de discuter de la bonne attribution des subventions publiques. Comme quoi les privilèges de certains semblent valoir davantage que d'autres.

A les entendre, c'est la culture qu'on assassine, le fonctionnement de la municipalité qu'on remet en cause et une diminution inacceptable de prestations publiques indispensables à la population qui est en jeu. Avez-vous cependant ressenti une déperdition de l'offre culturelle depuis le mois de janvier 2016? Trouvez-vous que le tissu social s'est abîmé ou que la Ville de Genève offre moins de prestations à sa population? Que les préaux sont moins bien nettoyés? Bien sûr que non. On voit donc bien que les économies demandées (7.5 millions sur un budget de plus d'un milliard de francs) ne remettent rien en cause. Sinon une forme de clientélisme politique dont la gauche municipale s'est fait la spécialité. Vivez-vous ainsi mieux en Ville de Genève depuis 2002? Pourtant vous devriez vu que les dépenses par habitants sont passées de 5360 à 5944 francs.

Les récents comptes budgétaires de la Ville de Genève, soit ceux de l'année 2015 avec un excédent de près de 39 millions ne changent hélas rien à l'affaire. En effet, ce dernier s'est construit via des recettes exceptionnelles et inattendues dont rien ne dit qu'elles se reproduiront les années futures. Ce qui devrait amener l'exécutif municipal, sa magistrate en charge des finances en tête, à davantage de circonspection pour ne pas dire de réflexion. Surtout lorsqu'on a vu son dernier projet de budget rejeté par le Conseil Municipal.

Il est ainsi amusant de constater le double discours de la gauche genevoise. Lorsque le Grand Conseil refuse le budget du Conseil d’État, c'est parce que l'exécutif cantonal – son ministre des finances en tête – serait incompétent. Alors que lorsque la même situation se produit en Ville de Genève, c'est parce que le Conseil Municipal refuserait de faire son travail. Vous avez dit incohérence?

La véritable incohérence réside dans le fait que le budget municipal, plus précisément ses charges, est bien moins soumise aux aléas conjoncturels que le budget du canton. Il est donc bien plus facile de faire un budget municipal acceptable sachant qu'en plus, la loi sur l'administration des communes ne permet pas qu'il soit déficitaire.

Aujourd'hui, le problème réside dans le fait que la majorité politique du Conseil Administratif ne correspond pas à celle du Conseil Municipal. L'Alternative y étant clairement surreprésentée avec 80% des sièges alors qu'elle ne représentent que 46% du Conseil Municipal. Surtout, ils refusent d'accepter la nouvelle majorité parlementaire issue des dernières élections. Pour preuve le refus constant de construire un projet pour notre Ville avec la majorité politique du Conseil Municipal. Faute de vouloir remettre en cause le dogme alternatif qui consiste à dépenser l'argent que nous n'avons pas.

Lors de la votation municipale du 5 juin 2016, la population jugera avant tout la méthode de la coupe linéaire, laquelle était malheureusement la seule utilisable cette année pour demander à l'exécutif de faire un effort en matière de dépenses. Ce budget 2016 est ainsi la conséquence du refus du Conseil Administratif de travailler en bonne entente avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal qui n'est, dorénavant, plus à ses ordres.

Quoiqu'il arrive lors de cette votation, le budget 2017 sera une nouvelle épreuve de force si l'exécutif n'accepte pas de travailler avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal. Pour sa part, le PLR Ville de Genève continuera de s'engager pour une baisse de la dette, une maîtrise des charges et des dépenses publiques orientées vers les besoins réels de la population.

29/01/2015

Budget municipal : vivez-vous mieux qu'il y a 12 ans ?

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'178'613'594 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% (un cent-millième) pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 200 millions de francs en 13 ans. Tout cela pour quel résultat ? Simplement pour permettre à la gauche de continuer à financer son clientélisme, à créer des prestations inutiles à la majorité de la population et, surtout, de dépenser l'argent de contribuables et d'entreprises qui ne voient aucun retour sur investissement en terme de qualité de vie.

En comparant sur 12 ans l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs pour atteindre un pic de 6039 francs de dépenses prévues par habitant en 2015.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat et, surtout, une hausse indue de la taxation sur l'usage du domaine public. Laquelle va, au final, renchérir les coûts de construction et diminuer le nombre de terrasses en Ville de Genève.

De plus, non content de ne pas maîtriser les coûts de fonctionnement de l'administration, le Conseil Administratif va faire augmenter la dette municipale de plus de 40 millions en 2015. Allant ainsi à l'encontre du premier principe de la notion de développement durable qui est d'éviter de vivre aux dépens des générations futures qui auront à rembourser notre dette.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés...