30/08/2017

Budget municipal 2018 : non au déficit politique

Le PLR Ville de Genève s'opposera fermement au budget municipal 2018 qui prévoit un déficit de 20 millions. Surtout, il dénonce le double discours du Conseil administratif qui continue à affirmer qu'aucune économie n'était nécessaire dans le budget.

Alors que les citoyens de la Ville de Genève sont appelés aux urnes le dimanche 24 septembre pour décider d'économiser ou non 2.4 millions de francs, le Conseil administratif affirme à cor et à cri qu'elles ne sont pas nécessaires. Dans le même temps, il présente un budget déficitaire pour un montant 8 fois supérieur. De qui se moque-t-on?

Non content de mentir à la population à travers une brochure de vote tronquée et partiale, le Conseil administratif poursuit sa fuite en avant en demandant au Conseil municipal d'avaliser un budget déficitaire. Ce qui est en totale violation de l'article 98 alinéa 1 de la Loi sur l’administration des communes (LAC) qui stipule que le budget de fonctionnement de la commune doit être équilibré.

Aujourd'hui, le Conseil administratif est face à ses responsabilités. Soit de trouver les économies nécessaires pour un budget équilibré comptablement et politiquement. Et donc de travailler enfin avec la majorité de droite du Conseil Municipal qui s'est battue sans succès pour prévenir une telle situation. Pour rappel, les dépenses de la Ville de Genève ont augmentée de 110 millions (+10.34%) depuis 2007 sans conséquence visible, bien au contraire, sur la qualité de vie de la population.

Alors que le PLR Ville de Genève réclame depuis des années une maîtrise des charges, seule approche possible pour assurer des prestations durables et des finances saines à la Ville de Genève. Il appelle le Conseil administratif à retirer son projet de budget et à présenter dans les meilleurs délais un budget équilibré qui n'augmentera pas une dette qui s'est déjà creusée de 100 millions depuis 2010.

Le PLR Ville de Genève s'opposera par tous les moyens, si besoin par les urnes, à un budget déficitaire pour la Ville de Genève. En attendant, il invite la conseillère administrative Sandrine Salerno à se concentrer davantage sur ses fonctions actuelles, soit doter la municipalité d'un budget équilibré, plutôt que de sa candidature au Conseil d’État.

08/12/2011

Non à un budget 2012 déficitaire pour la Ville !

Suite au refus du Conseil Administratif de faire son travail en présentant un budget équilibré, malgré la demande d'une majorité de la commission des finances, le PLR confirme qu'il refusera de voter un budget déficitaire et tentera donc, en cas d'entrée en matière sur ce budget samedi matin, de ramener celui-ci à l'équilibre sans remettre en cause aucune prestation à la population.

Alors même qu'aucune majorité politique ne se dessine pour voter un budget déficitaire, le Conseil Administratif refuse de faire ce pour quoi il a été élu : gouverner et faire des choix. Prenant ainsi le risque de priver la Ville de Genève de budget en rendant celui-ci inacceptable pour une majorité des partis du plénum. Est-ce là l'attitude d'un exécutif responsable ? Non ! C'est là l'attitude d'un quarteron de magistrats frondeurs qui semble préférer l'anarchie à la responsabilité budgétaire.

Il est pourtant possible d'amener ce budget à l'équilibre sans couper aucune prestation à la population, sans remettre en cause aucune existence associative et en ne demandant donc aucun sacrifice insurmontable à qui que ce soit. Par exemple en renonçant la création de nouveaux postes inutiles ou en ramenant certaines lignes budgétaires à une réalité comptable qui les voit chaque année ne pas être totalement dépensées.

Cette réalité que le Conseil Administratif refuse de voir fait que non seulement celui-ci propose un budget déficitaire pour 2012, mais qu'en plus il prévoit d'ores et déjà un déficit pour les exercices 2013 et 2014. Faisant ainsi peser sur les générations futures son absence de courage et l'endettement qui en découlera. Peut-on ainsi réellement continuer de vivre à crédit sur l'avenir ? Apparemment oui pour une ministre des finances qui affirmait pendant la campagne électorale de 2007 que la dette était bénéfique car faisant tourner les banques.

A l'heure des choix et de la mauvaise conjoncture économique, on ne peut pas jouer au capitaine de pédalo dans la tempête en refusant de prendre ses responsabilités comme le fait l'exécutif de la Ville. La majorité de droite de la commission des finances a demandé un projet de budget équilibré, renforcé par les Verts qui ont également exigés un budget à l'équilibre lors d'une Assemblée Générale. Le Conseil Administratif, par son refus d'écouter le Conseil Municipal, portera donc l'entière responsabilité d'un éventuel refus du budget 2012.

Cette politique du pire, sans doute voulue par certain(e)s, n'est pas acceptable car elle consisterait à prendre en otage la population qui bénéficiera de ce budget. Le PLR refuse d'entrer dans ce jeu et se verra donc contraint de faire le travail du gouvernement en présentant à sa place des amendements pour ramener le budget à l'équilibre et pouvoir ensuite voter un budget qui ne serait plus déficitaire.