07/09/2015

Ville de Genève : après No Bunkers, No Budget ?

Avec une législature municipale 2015-2020 qui a démarré en fanfare, Via le dossier No Bunkers dans lequel le Conseil Administratif de la Ville de Genève s'est fait le complice d'une occupation illicite, force est de constater que l'exécutif municipal semble toujours s’apparenter davantage à un Conseil de l'Alternative qu'un à Conseil Administratif désireux de défendre les intérêts de la population.

Dans le cadre du dossier No Bunkers, le PLR a demandé dès le mois de juin, via le dépôt d'une motion que j'ai rédigée (voir ici), la fin de l'occupation illicite et du soutien tacite de l'exécutif envers un collectif autoproclamé qui ne représentait que lui-même. Malheureusement sans succès jusqu'à l'épilogue que l'on connaît. Ce dossier a cependant montré, une nouvelle fois, que le Conseil Administratif se met à l'écoute de la société civile uniquement lorsque cela l'arrange tant il ne semble pas concevoir de vision de société en dehors de son dogme politique.

A cet effet, on aurait aimé voir le Conseil Administratif écouter avec autant d'attention la population qui a voté non à la piétonisation des rues. Et, à présent, un Conseil Municipal dont la majorité n'est de loin pas la même qu'à l'exécutif. Ceci, par exemple, dans le cadre de l'élaboration du budget.

Ainsi, à l'orée d'une législature municipale qui s'annonce passionnante. La rentrée politique a vu le Conseil Administratif présenter un projet de budget 2016 sans aucune discussion préalable avec les partis composant la majorité du Conseil Municipal malgré la demande expresse de ceux-ci. Si jusqu'à présent, tout se décidait dans les caucus et les assemblées des partis de l'Alternative, la majorité du Conseil Administratif va pourtant devoir se résigner à ne plus mépriser les partis n'appartenant pas à son bord politique si elle souhaite avoir un budget et, surtout, ne pas paralyser la municipalité.

Pourtant, à ce jour, le Conseil Administratif semble n'avoir toujours pas compris que la majorité du Conseil Municipal a définitivement changé le 19 avril 2015. Ce faisant, il met en danger le budget de la Ville de Genève en refusant d'écouter les demandes légitimes des partis majoritaires.

Alors que l'excédent du budget 2015 de la Ville de Genève n'était que 13'895 francs, le projet de budget 2016 voit pour sa part un boni prévisionnel à hauteur de 1.3 millions. Si l'excédent prévu est meilleur pour l'exercice 2016, il ne l'est malheureusement, une nouvelle fois, que de façade. Par ailleurs, il n'est du qu'à une circonstance exceptionnelle (la modification de la péréquation financière intercommunale suite à l'exceptionnelle rentrée fiscale de la commune d'Anières) et pas par une réelle volonté politique.

En effet, ces excédents ne sont pas le fait d'un choix politique mais bien d'une obligation légale qui oblige les communes à ne pas avoir de budget déficitaire. Dans le cas d'espèce, une nouvelle fois, les dépenses sont poussées jusqu'à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale. Ceci fait qu'on peut raisonnablement penser que l'excédent se transformera en déficit avec la baisse prévue des rentrées fiscales. Il sera donc nécessaire de faire des choix si l'on veut que le budget municipal soit acceptable et, surtout, qu'on ne continue pas à creuser une dette qui pèsera sur le futur.

Pour rappel, le budget municipal était de 978'543'374 CHF en 2002. Aujourd'hui, selon le projet de budget 2016, il se monte à 1'144'400'000 CHF. Soit une augmentation de 166 millions en 12 ans. Estimez-vous que votre qualité de vie s'est améliorée entre temps ou qu'il fait mieux vivre à Genève ? La réponse à ces deux questions vous permettra de savoir si cet argent a été correctement dépensé.

10/04/2015

Conseil Municipal : mettons fin à l'hégémonie de l'Alternative en Ville de Genève

Lors des élections municipales de juin 2011, pour la première fois depuis 20 ans, l'Alternative a perdu sa majorité absolue au Conseil Municipal de la Ville de Genève, les partis de la droite municipale élargie (PDC-PLR-UDC-MCG) sont ainsi majoritaires selon le souhait de la population, bien qu'ils ne forment pas une alliance comme l'Alternative.

Depuis les élections cantonales de 2013 et la constitution de la "Nouvelle Force" que sont l'UDC et le MCG, le Conseil Municipal est divisé en trois blocs que sont l'Alternative, l'Entente et la Nouvelle Force. Et si l'Alternative est l'alliance la plus forte du Conseil Municipal (39 sièges sur 80), elle ne possède cependant plus la majorité absolue et peut donc perdre lorsque l'Entente et la Nouvelle Force décident de voter ensemble.

Cela ne suffit pourtant pas toujours car durant cette législature, l'Alternative (Verts-PS-Ensemble à Gauche) a gagné la quasi-totalité des votes pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

1) Tout d'abord par le fait que les partis de l'Entente (PLR-PDC) et de la Nouvelle Force (UDC-MCG) ne votent, évidemment, pas systématiquement ensemble.

2) Parfois, par l'absentéisme plus marqué des conseillers municipaux de ces partis par rapport à ceux de l'Alternative.

3) Surtout, par la présence d'indépendants, élus sur des listes PDC-PLR-UDC-MCG, qui ont décidé de quitter leur parti et de voter avec l'Alternative.

On constate donc que, malgré une majorité qui n'est que relative, l'Alternative a réussi à continuer d'agir comme si elle disposait de la majorité absolue depuis juin 2011. Cela en refusant quasi-systématiquement les propositions de la droite municipale, ce qui n'a pourtant pas empêché le MCG de voter le dernier budget municipal au mépris des engagements pris auprès de l'UDC, du PLR et du PDC.

Depuis des années, la gauche considère la Ville de Genève comme sa propriété. Votant des subventions à des associations dont l'inutilité n'est plus à démontrer, distribuant des postes et des prébendes à ses affidés et expliquant à longueur d'année à quel point elle est détentrice de la seule vérité politique. Et malheur aux empêcheurs de dépenser en rond et à ceux qui pensent avoir le droit de contester la politique de la gauche municipale, car le Conseil Municipal n'est rien quand le contrat de quartier est tout ! Dans le même ordre d'idée, je vous invite à lire le billet de ma collègue Michèle Roullet que vous pouvez trouver ici.

Ainsi, les rares fois qui ont vu l'Alternative perdre un vote, on a chaque fois entendu les partis qui la composent hurler au crime de lèse-majesté parce que la démocratie parlementaire n'a pas été dans leur sens. Cette législature a donc montré le vrai visage de la gauche qui n'aime la démocratie que quand elle lui sert. Ses victoires au Conseil Municipal étant en plus la conséquence de la trahison d'élus de droite qui ont décidé de renier leur engagement pour voter avec l'Alternative. A l'inverse, que n'aurait-on pas entendu si des élus de gauche avaient siégé en indépendants et voté avec la droite.

La perte définitive de la majorité au Conseil Municipal obligera les partis de l'Alternative à devoir négocier pour trouver des majorités, ce sera là l'occasion d'un nouveau départ pour la Ville de Genève.

Le 19 avril, nous aurons l'occasion de mettre définitivement fin à l'hégémonie de l'Alternative. Pour cela, il sera nécessaire d'avoir un PLR municipal fort qui se devra d'être le pivot du Conseil Municipal. Et de redevenir une véritable force de proposition, porteuse d'un projet politique de nature à reconquérir l'électorat que nous avons perdu jusqu'ici. Ainsi, pour donner un nouveau départ à la Ville de Genève, vous pouvez voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

07/04/2015

Budget 2015 : l'acte final d'un déséquilibre politique et comptable

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'139'300'000 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Avec un excédent totalement artificiel, une marge de manœuvre nulle, une absence totale de remboursement de la dette municipale et, surtout, des dépenses de fonctionnement montées à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale qui demande qu'une municipalité ait un budget équilibré, ce budget 2015 était absolument inacceptable si l'on se veut un minimum responsable. La récente présentation des comptes municipaux montrant d'ailleurs qu'il y a toujours pour plusieurs millions de dépenses imprévues durant une année budgétaire.

La dichotomie entre la majorité du Conseil Administratif dont 4 sièges sur 5 sont occupés par des représentants de l'Alternative, et celle du Conseil Municipal ou les mêmes partis de l'Alternative n'occupent que 39 sièges sur 80, a une fois de plus amené le Conseil Municipal à entrer en conflit avec le Conseil Administratif lors de cet exercice.

La raison de celui-ci ? L'absence totale d'écoute de l'exécutif dont la majorité de gauche préfère, une nouvelle fois, construire sa majorité sur les seuls partis de l'Alternative tout en approchant des conseillers municipaux élus sur des liste de droite et siégeant en indépendants. Plusieurs amendements visant à alléger le budget 2015 de la Ville de Genève ont ainsi été perdus à cause de ces élus indépendants qui, pourtant, ont été élus sur un tout autre programme politique.

Les débats politiques ont été longs et laborieux car c'est le seul moyen pour la droite de s'opposer à une politique qu'elle juge inefficace, le Conseil Administratif préférant continuer à gouverner avec les seuls partis de l'Alternative. Pourquoi négocier et discuter avec la droite municipale lorsqu'on peut continuer à gouverner et administrer en vase clos ? Pourquoi écouter des commissions parlementaires lorsque tout se décide au caucus de l'Alternative ?

Dans son mépris de la majorité de droite du Conseil Municipal, la majorité du Conseil Administratif a préféré s'appuyer sur les seuls partis minoritaires de l'Alternative renforcée par des indépendants ne représentant plus qu'eux-mêmes. Avec au passage, un MCG qui s'est senti obligé de voter un budget qu'il avait pourtant combattu pendant tout le débat.

Ce budget 2015 a été l'acte final d'une législature qui a vu le Conseil Administratif gouverner avec le seul soutien des partis de l'Alternative, ainsi que d'indépendants qui ne représentaient plus qu'eux-mêmes. Mettant à l'écart les différentes composantes de la droite municipale qui est pourtant majoritaire dans le cénacle. Il est vrai que lorsqu'on peut s'appuyer sur une majorité de fait, qui vote des projets sans aucun esprit critique, il n'est pas utile de chercher plus loin.

Le 19 avril 2015, les partis de l'Alternative ne retrouveront sans doute pas la majorité absolue qu'ils ont perdue en 2011. Pire que cela, ils ne pourront cette fois plus compter sur le renfort d'élus déloyaux à leurs partis et à leurs électeurs. Ainsi, quoi qu'il arrive lors de l'élection du Conseil Administratif, la population verra avec 4 ans de retard son souhait de mettre fin à la toute puissance de la gauche municipale exaucé.

30/03/2015

Le PLR : un parti à votre écoute qui défend vos intérêts

Le 19 avril 2015, vous choisirez vos représentants au Conseil Municipal pour les cinq prochaines années. A cet effet, le Parti Libéral-Radical (PLR) vous propose 36 candidats de valeur qui seront à votre écoute pour toute la législature. Venez faire connaissance avec eux, ainsi que nos propositions politiques, sur www.actionconcrete.ch.

A l'inverse des partis de l'Alternative qui dirigent la Ville depuis près de 20 ans, le PLR souhaite construire une Ville à l'image de sa population sans à priori idéologique. Notre seul objectif étant de vous permettre de mieux vivre à Genève.

Trouvez-vous normal que les préaux d'école ne soient pas fermés la nuit alors même que les parents d'élèves concernés le réclament ? Que des places de parkings soient supprimées sans avoir demandé l'avis des utilisateurs ? Que la volonté populaire ne soit pas respectée avec un Conseil Administratif qui n'attend pas le résultat de la votation pour transférer la clientèle de Naxoo ? Respectivement qui continue à fermer des rues à la circulation, sans aucune concertation préalable, malgré le refus populaire de le faire ?

Tout cela, le PLR souhaite y mettre fin. Nous nous engageons à respecter la volonté populaire et surtout d'être à l'écoute de la population. Ainsi, nos propositions vont de la construction d'une nouvelle patinoire à la création de zones piétonnes accompagnées de parkings souterrains lorsque cela est nécessaire. De créer des logements pour toutes les classes de population et de mettre fin à la pression fiscale sur les PME. Bref, de mettre l'accent sur la proximité plutôt que l'idéologie.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat, une hausse indue de la taxation sur le domaine public ou encore une fiscalité qui voit la classe moyenne se demander quel est le retour sur investissement de ses impôts.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés. Et si vous estimez que votre qualité de vie ne s'est pas améliorée, mieux si les problématiques soulevées dans cet article vous tiennent à cœur, une seule réponse, voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

18/03/2015

Conseil Municipal : bilan et perspectives sur mon activité

A l'occasion des élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a fait le plaisir de m'interviewer sur mon activité de conseiller municipal dans son édition du 16 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

Quels ont été les points marquants de votre activité au Conseil municipal ?

J’ai déposé beaucoup de projets sur des sujets divers et variés. Par exemple sur l’augmentation des compétences des Agents de la Police Municipale (APM), l’interdiction du cumul d’un mandat de conseiller municipal avec celui d’une commission extraparlementaire ou encore la suspension de la hausse des taxes du domaine public pour les commerçants. Je me suis aussi battu pour rénover la patinoire des Vernets et, à présent, pour construire une nouvelle patinoire à Genève.

Et dans le domaine de l’immobilier ?

Je m’oppose, en compagnie de mes collègues PLR, aux recours incessants de la Ville de Genève contre les surélévations d’immeubles. A l’heure où l’on connaît une pénurie, il n’est pas normal de s’opposer à la création de logements supplémentaires. De plus, je pense qu’il serait nécessaire de modifier le règlement de la Gérance Immobilière Municipale (GIM) pour permettre également à la classe moyenne d’avoir accès au parc locatif municipal.

On dit pourtant que la droite est devenue majoritaire en 2011 au délibératif municipal, une première après deux décennies de domination de la gauche...

Les apparences sont trompeuses. En 2011, les partis de droite et du centre (PLR-UDC-MCG-PDC) ont obtenu 42 sièges et ceux de gauche 38, un changement de majorité qui est une première depuis vingt ans. Mais très vite, deux élus PLR et un élu UDC ont quitté leurs partis respectifs pour siéger en indépendants et, le plus souvent, voter avec la gauche. La volonté populaire de 2011 a donc été tronquée avec des partis de gauche qui ont pu faire passer leurs projets par le renfort de ces élus indépendants. A titre d'exemple, deux budgets sur quatre durant cette législature ne sont passés que parce que ces indépendants, élus sur des listes de droite, ont voté avec la gauche.

Que voudriez-vous changer dans le règlement de la GIM ?

Tout d’abord, il faudrait modifier les barèmes d’accès afin de permettre à la classe moyenne d’avoir accès aux appartements de la GIM. Ensuite, il faudrait abaisser le pourcentage de logements sociaux (actuellement de 95%) afin d’offrir des logements en loyer libre à prix raisonnable. L’enjeu est d’enrayer le départ de la classe moyenne qui ne parvient pas à se loger en ville, alors que les loyers libres sont souvent trop élevés et les logements sociaux inaccessibles.

De plus, en augmentant la part de loyers libres, on ferait rentrer de l’argent qui permettrait de financer la construction de logements supplémentaires. Surtout, le fait de modifier les barèmes d’entrée et le pourcentage de logements sociaux permettrait d’avoir davantage de mixité sociale.

Vous reprochez paradoxalement à la GIM de pratiquer des loyers trop élevés...

Effectivement. Pour ce qui est de son parc social, la GIM applique son propre calcul pour le loyer, qui ne se base pas sur le RDU de l’Office cantonal du logement. Dans les faits, la GIM travaille depuis cinq ans en calculant les loyers sur la base d’un article transitoire de son règlement , et cela a fait monter les loyers d’une bonne partie des locataires, particulièrement les plus modestes, qui ont vu leur situation se péjorer avec ce nouveau règlement et la politique qui l'accompagne. Faire de la rentabilité est une chose, mais pas sur le dos des plus faibles.

Avec le RDU, on prend en compte les déductions de l’impôt cantonal, notamment les frais médicaux, ce qui fait des déductions plus élevées et surtout plus adaptées à la situation personnelle de chacun. La GIM, elle, prend le revenu brut moins 8%. Une bonne partie des locataires de la GIM paie donc un loyer plus élevé qu’ils ne devraient. Par ailleurs, une disposition transitoire n'a pas vocation à durer 5 ans, on peut donc dire que le règlement de la GIM n'est pas correctement appliqué.

On parle aussi d’expulsion de personnes âgées...

Le nouveau règlement de la GIM donne des moyens pour résilier les baux, qui sont ensuite utilisés comme moyen de pression pour que les gens acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers en oubliant qu'il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées en tête vu qu'elles n'ont souvent plus la distance nécessaire pour mettre en perspective les menaces de résiliation de bail. Je me remémore l'exemple d'une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d'une résiliation de bail, faute d'avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu'elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite (voir ici si vous souhaitez en savoir plus).

Le cas de la villa Ambrosetti est aussi emblématique de certaines méthodes : on a voulu transformer des logements à loyers libres en foyer pour femmes battues. Les locataires qui auraient dû être expulsés, ont été sauvés par le Conseil municipal (contre l'avis des socialistes et des écologistes) et le foyer a finalement été fait ailleurs sans qu'on ait besoin d'expulser personne. C'était juste une question de bonne volonté. Je vous laisse imaginer la réaction de la gauche si un magistrat de droite ou un propriétaire privé avait procédé de la sorte.

Les enjeux budgétaires risquent d’être très présents lors de la prochaine législature...

Oui, je rappelle à cet effet que sur douze ans, le budget a augmenté trois fois plus vite que l’effectif de la population. Si jusqu’à présent, on est arrivé à financer ces dépenses, grâce notamment aux PME et à la partie de la population qui paie des impôts, on ne pourra pas continuer longtemps ainsi.

A cet égard, l’hypocrisie de la gauche est criante avec un discours politique qui critique les riches et les entreprises, lesquels sont pourtant bien utiles pour payer les dépenses excessives de la gauche.

Pour ma part, j’aimerais proposer un plan de remboursement de la dette pour ne plus la faire porter sur les générations futures. Dans l’idéal, on devrait pouvoir financer non seulement le budget courant mais aussi les investissements sans avoir à recourir à l’emprunt.

26/02/2014

Naxoo : Décryptons la gestion du Conseil Administratif

Suite au refus de la population, à 53%, de vendre la part de la Ville de Genève dans la société Naxoo à l'actionnaire qu'est UPC Cablecom, de nombreuses questions se posent sur ce dossier. Que ce soit sur la gestion maladroite du Conseil Administratif, les explications alambiquées sur le transfert du fichier client ou encore l'avenir de la société Naxoo qui est tout sauf clair.

Pour répondre à toutes ces questions et afin de décrypter la gestion passée et future de ce dossier par le Conseil Administratif et la direction de Naxoo, le groupe PLR a déposé hier soir une motion urgente, rédigée par mes soins, qui demande à la commission des finances du Conseil Municipal de faire toute la lumière sur la gestion du Conseil Administratif dans ce dossier, cela en procédant à l'audition de l'ensemble des acteurs concernés.

Ce texte à deux buts, tout d'abord comprendre la gestion passée de ce dossier en analysant notamment les raisons du transfert du fichier client, qui a été effectué dans l'apparente ignorance du référendum par le Conseil Administratif comme par la direction de Naxoo, les raisons de la durée du gel du dossier (8 mois) par le Conseil Administratif ainsi que la constante mise devant le fait accompli du Conseil Municipal dans cette affaire. Le second objectif, lequel est très certainement le plus important, est d'être informé sur le devenir de la société Naxoo suite au refus de la vente. Car comment va-t-on pouvoir garder le personnel si les recettes de la société diminuent ? Et comment pourra-t-on maintenir un réseau à la pointe de la technologie et une offre commercialement attractive sachant que la Ville de Genève ne peut pas investir des dizaines de millions dans cette société ?

Toutes ces questions vont normalement trouver réponse dans les mois à venir suite à l'acceptation de cette motion par une majorité du Conseil Municipal composée des groupes MCG, UDC, EàG et PLR. Il est toutefois malheureux de constater que certains groupes de ce Conseil Municipal ne veulent manifestement pas faire toute la lumière sur le dossier Naxoo et continuent à donner carte blanche à un Conseil Administratif qui n'a plus grande crédibilité sur le sujet.

Si le monde politique était divisé sur l'avenir à donner à Naxoo, personne ne peut refuser aujourd'hui de faire la lumière sur la gestion passée et future de ce dossier. Sauf à penser que certains ont quelque chose à cacher et ne veulent pas voir rendre public leurs responsabilités dans cette affaire. Car refuser d'analyser les raisons de l'échec de la vente de Naxoo devant le peuple revient à dire que ce dossier a été parfaitement géré, chose que la population ne partage manifestement pas vu qu'elle s'est opposée à la vente, avec pour conséquence une perte sèche de 57.5 millions pour la municipalité et une incertitude sur le devenir de Naxoo qui ne peut rester sans réponse.

En demandant qu'on la laisse travailler sur ce dossier et en refusant de débattre publiquement de celui-ci (TdG du 26 février 2014 – voir ici), la magistrate de tutelle Sandrine Salerno continue de refuser d'assumer ses erreurs de gestion dans cette affaire, et surtout de se remettre en question malgré l'échec devant le peuple. Son refus permanent de vouloir rendre des comptes au Conseil Municipal de manière générale, et dans ce dossier en particulier, montre une arrogance qui n'a pas lieu d'être dans une démocratie qui veut que le Conseil Administratif rende des comptes au Conseil Municipal comme à la population. Car de deux choses l'une, soit ce dossier a été parfaitement géré et il n'y a aucune raison de ne pas vouloir s'expliquer sur ce qui s'est passé, soit il ne l'a pas été et il y a un problème. Dans les deux cas, la population à le droit à ce que toute la lumière soit faite.