02/10/2018

Conseil administratif : les raisons d'une candidature

Il y a maintenant une semaine, une très large majorité des membres du PLR Ville de Genève m'ont désigné afin de porter les couleurs de notre parti pour la prochaine élection au Conseil administratif. Je souhaite ici les remercier sincèrement pour leur confiance et les assurer que j'essayerais de m'en montrer digne. Ceci avec la même motivation que lorsque j'ai repris la présidence du parti municipal en juin 2015.

Alors que le PLR n'est plus représenté au Conseil administratif depuis 2012, et l'élection de Pierre Maudet au Conseil d’État, il est aujourd'hui plus que temps pour notre parti de récupérer un siège à l'exécutif afin de pouvoir participer aux affaires de la cité.

La raison n'est pas seulement politique. Elle est aussi institutionnelle. Aujourd'hui, l'équilibre politique voudrait que l'exécutif municipal comporte au moins deux sièges de droite afin d'être véritablement représentatif des forces en présence en Ville de Genève. Ce qui serait aussi un gage de meilleur fonctionnement de la municipalité par rapport à la présente législature municipale qui est pour le moins chahutée. Ceci en raison du déséquilibre total entre un Conseil administratif composé à 80% de magistrats de gauche et un Conseil municipal possédant une légère majorité à droite (43 sièges sur 80).

L'arrivée d'un second élu de droite au sein de l'exécutif permettrait ainsi à notre Ville de retrouver un équilibre politique en adéquation avec celui du Conseil municipal. Ce serait alors le début de la fin des conflits car le Conseil administratif serait alors beaucoup plus représentatif des forces politiques en présence en Ville de Genève.

Pour ma part, je souhaite montrer d'ici les prochaines élections que notre projet politique peut contribuer à améliorer la qualité de vie pour l'ensemble de nos concitoyens. Nous devons à la fois écouter la légitime volonté d'une majorité de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires intempestives, mais également ceux qui souhaitent voir une partie de l'argent public être mieux redistribué. Tant il n'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui profitent des subventions publiques.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 250 millions de francs en 16 ans vu qu’il se monte à 1'228'408'191 francs pour le budget 2019. Le tout pour une population de 202'000 habitants. Est-ce que la qualité de vie est pour autant au rendez-vous pour chacun d'entre nous? Avons-nous vu notre cité s'embellir au vu des montants investis?

En comparant l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs et d'atteindre 6039 francs de dépenses par habitant en 2015.

Aujourd’hui, nous en sommes à 6081 francs de dépenses prévisionnelles par habitants pour 2019. Vivons-nous pour autant mieux à Genève? La réponse est non. Nous ne devons cependant pas forcément dépenser moins mais dépenser mieux. Car si nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit (financier et écologique) sur le dos des générations futures, nous devons cependant garantir des prestations publiques suffisantes et répondre aux légitimes besoins culturels et sociaux de nos concitoyens.

Dans les quelques 18 mois qui nous séparent des élections 2020, nous allons nous atteler à construire et proposer un projet politique afin d'améliorer les choses en Ville de Genève. Ceci dans la droite ligne de notre action au Conseil municipal et des différents retours que nous avons eu de nos concitoyens. N'hésitez donc pas à prendre contact si vous souhaitez faire part de vos préoccupations ainsi que de votre vision pour le futur de la Ville de Genève.

20/03/2018

Grand Conseil : vision et perspectives pour Genève

A l'occasion des élections cantonales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Grand Conseil dans son édition du 19 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

- Vous êtes depuis douze ans conseiller municipal de la Ville de Genève. Pourquoi vous présentez-vous au Grand Conseil?

De par cette expérience politique au niveau communal, ainsi que ma formation de politologue, je pense avoir toutes les cartes en main pour pouvoir me rendre utile au niveau cantonal. Ceci même si ma fonction de Conseiller municipal me passionne encore plus qu'au premier jour et que quoi qu'il arrive, j'escompte continuer de m'impliquer pour améliorer les choses en Ville de Genève.

- Vous plaidez toujours pour une gestion rigoureuse des finances publiques, mais quel grand projet, quel rêve avez-vous pour Genève?

Si j'écoute ma raison, je dirais justement de cesser de vivre au détriment des générations futures par l'augmentation de la dette publique. Mais si j'écoute mon cœur, je dirais la construction d'une nouvelle patinoire pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

- Quel est, à vos yeux, l’urgence numéro 1 à Genève?

L'urgence numéro 1 est de proposer des solutions aux problèmes des Genevois. Parmi celles-ci, mettre fin à la hausse constante des primes d'assurance-maladie, permettre à l'ensemble de la population de se loger ou encore mettre fin à l'augmentation de la dette publique qui est un fardeau pour les générations futures. Ainsi que redonner du pouvoir d'achat à la population.

- Le logement reste un casse-tête pour les Genevois. Que proposez-vous sur ce plan?

La crise du logement résulte de l'inadéquation entre l'offre et la demande. Pour y répondre, il faut non seulement construire davantage mais aussi et surtout proposer des logements qui répondent aux besoins de l'ensemble de la population. Soit de la PPE, du loyer libre et pas uniquement du logement social, dont la classe moyenne est d'ailleurs exclue en raison des barèmes d'accès.

A cet égard, je suis partisan d'une généralisation des Habitations Mixtes (HM) lors de la construction de logements par l’État. Avec ce système, le loyer est fixé selon la situation financière de chacun avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils voient leurs revenus dépasser un certain seuil. Ce faisant, nous pourrons créer de la mixité sociale tout en augmentant les revenus du parc locatif. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est une.

- Le Grand Genève suscite désormais beaucoup de méfiance : problème de transport, nombre de frontaliers, pression sur le prix des logements. Le Grand Genève est-il encore un objectif souhaitable?

Il est non seulement souhaitable mais nécessaire car nous ne pouvons pas affronter ces défis de manière isolée. Nous devons au contraire renforcer notre collaboration pour relever ceux-ci. Par exemple en élargissant les coopérations dans les politiques publiques transfrontalières et, de manière plus concrète, en remettant sur le tapis la construction de P+R à la frontière.

Si la libre-circulation a amené des externalités négatives que nous devons corriger à travers la mise en place de mesures d'accompagnements, je relève surtout qu'elle a permis à notre pays, comme à notre canton, de voir sa prospérité et sa richesse augmenter. L'absence de coopération avec nos voisins serait ainsi bien pire pour tout le monde car nous additionnerons nos problèmes plutôt que de tenter de les résoudre en commun.

- A 33 ans, vous avez déjà une longue expérience politique. Qu’est-ce que votre engagement politique vous a apporté et que pensez-vous pouvoir encore apporter à votre canton?

Tout d'abord une profonde connaissance de nos institutions et du monde politique. Et l'envie toujours plus grande de m'impliquer pour améliorer les choses à Genève. Je pense ainsi pouvoir apporter mon enthousiasme et ma capacité d'écoute pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par la population genevoise.

- Quels sont vos hobbies?

Mon principal hobby est la lecture, principalement d'ouvrages traitant d'histoire, de politique ou de sociologie ainsi que de bandes dessinées. J'apprécie également les longues balades à pied et me rendre à la patinoire des Vernets en tant que fan assidu du Genève-Servette Hockey Club.