05/06/2014

FMAC : un mode de financement à revoir !

Depuis plusieurs années, chaque débat du Conseil Municipal portant sur un crédit d'investissement voit comporter dans son libellé une retenue de 2% à destination du Fonds Municipal d'Art Contemporain (FMAC). En effet, ledit fonds est alimenté par un prélèvement de 2% sur les crédits d'investissement alloués pour les travaux de construction, de rénovation et de restauration des édifices et des installations sportives propriété de la Ville de Genève, ainsi que des ponts.

Alors même que nous avons actuellement des problèmes pour financer nos investissements et l'entretien de nos infrastructures, le Conseil Municipal continue à alimenter le FMAC lors du vote de chaque crédit d'investissement en raison de l'automaticité du versement qu'exige l'actuel règlement du FMAC (voir ici). Ce qui réduit mécaniquement l'enveloppe des investissements de plusieurs millions chaque année et qui voit donc la Ville de Genève renoncer tantôt à des rénovations de bâtiments scolaires, tantôt à l'entretien de bâtiments culturels ou sportifs ainsi que de son parc immobilier faute d'avoir suffisamment d'argent à disposition pour cela.

Considérerant que cet état de fait devait être changé, j'ai rédigé et déposé au Conseil Municipal un projet de délibération que vous pouvez trouver ici et qui demande la fin de l'automaticité de l'attribution pour que le budget du FMAC fasse l'objet d'une ligne budgétaire qui serait votée chaque année par le Conseil Municipal. Outre le fait que cette automaticité amène le FMAC à disposer d'un budget des moyens plutôt qu'un budget des besoins, il n'est pas normal que son alimentation soit automatique alors que cette dernière devrait faire l'objet d'un débat politique, comme pour l'ensemble des autres fonds municipaux qui figurent au budget de fonctionnement de la Ville de Genève (Fonds chômage, Fonds général Théâtre, Fonds général cinéma, etc).

Par ailleurs, dans son rapport d'audit numéro 19, du 11 juin 2009, que vous pouvez trouver ici, la Cour des Comptes a recommandé la fin de cette automaticité des attributions en arguant qu'il en résultait une comptabilisation et une information financière qui ne sont pas conformes aux normes comptables. Pour toutes ces raisons qui vont d'une meilleure transparence du financement du FMAC à une augmentation mécanique de l'enveloppe budgétaire à disposition pour les investissements chaque année, il est donc nécessaire d'ouvrir le débat sur cette question et de n'attribuer au FMAC que des fonds qui auront été régulièrement votés par le Conseil Municipal, soit par une dotation budgétaire figurant au budget annuel de fonctionnement.

Il est donc grand temps de mettre fin à l'automaticité du prélèvement de 2% des crédits d'investissement à destination du FMAC. Car à considérer qu'il faut faire des économies en période de restriction budgétaire, je préfère économiser sur l'achat des œuvres d'art contemporain plutôt que sur l'entretien des bâtiments scolaires ou l'engagement de policiers municipaux. Ainsi, dans le même ordre d'idées, mais cette fois au niveau du canton, je peine à comprendre comment on peut, d'un côté, repousser la prolongation du tram 14 vers Bernex et de l'autre dépenser plusieurs centaines de milliers de francs pour des œuvres d'art contemporain à proximité de ladite ligne.

26/05/2014

Finances publiques : la mauvaise performance de la Ville de Genève

Comme chaque année, l'IDHEAP (Institut des Hautes Études en Administration Publique) a publié le classement des villes les mieux gérées de Suisse, qui se fait cette fois sur la base des comptes 2012. Ledit classement consistant en une analyse de leur santé financière, en distribuant les bons et les mauvais points, donnant quitus ou non à la gestion desdites collectivités via une méthodologie commune. Le tout relayé par PME Magazine dans son édition de mai 2014 (voir ici l'article de PME Magazine et ici l'analyse détaillée de l'IDHEAP sur le sujet).

Pourtant, à l'inverse des années précédentes, aucune communication pompeuse de la Ville de Genève suite à ce classement, et une magistrate en charge des finances, en la personne de Sandrine Salerno, qui se fait pour le coup bien discrète. Alors même qu'elle nous avait habitué à se vanter chaque année de sa soi-disant excellente gestion financière dès que l'occasion lui en était donnée (voir par exemple ici la déclaration faite en 2012 sur son blog).

La raison en est toute simple, la Ville de Genève s'est effondrée au classement en passant de la seconde à la quatorzième place, le tout avec une note qui passe de 5.58 à 3.80 sur 6. Exit donc l'image faussée de bonne gestion financière de la commune et bienvenue dans la réalité avec une municipalité dispendieuse qui voit la majorité de gauche, du Conseil Administratif, préférer le clientélisme des dépenses inutiles plutôt que le développement durable qui voudrait que l'on cesse de vivre à crédit sur les générations futures. PME magazine souligne ainsi que, depuis 2011, la Ville de Genève a dépensé 4 francs supplémentaires chaque fois qu'elle en payait 100.

De plus, sur les huit indicateurs qui composent la note de l'IDEHAP, deux ne doivent pas être pris au pied de la lettre pour mesurer la santé financière de la Ville de Genève. En effet, ce classement note le degré d'exactitude de la prévision fiscale et la maîtrise des charges alors même que, dans le cas d'une commune genevoise, la municipalité a une marge de manœuvre extrêmement faible sur le sujet. Car non seulement, dans un premier cas, la loi sur l'administration des communes (LAC) interdit pour une commune d'avoir un déficit (il est donc normal que la Ville soit bien notée vu qu'elle ne fait que respecter la loi) mais elle ne fait que copier-coller les prévisions fiscales du canton dans le second, ce problème d'indicateurs pour la Ville est ainsi confirmé ici, à la page 152, par l'IDHEAP.

La notation de la Ville devrait donc être encore plus faible étant donné que les deux indicateurs susnommés ne dépendent pas directement de cette dernière, mais bien du canton de Genève.

Car faute de faire les choix nécessaires, la Ville de Genève vit à crédit sur ses dépenses d'investissement et continue, chaque année, à charger la barque des dépenses de fonctionnement. Une hausse des recettes fiscales sera ainsi systématiquement accompagnée d'une hausse des dépenses, il serait en effet absurde (dans la logique de l'Alternative) de ne pas dépenser jusqu'au dernier franc l'argent que l'on a à disposition. On poussera même le vice à dire que l'on n'aime pas le monde de la finance, des multinationales et de tout ce qui rapporte de l'argent ; mais on sera par contre bien content que ces mêmes sociétés contribuent au budget municipal via l'imposition.

Alors que chaque fois que sa gestion financière était bien notée, la magistrate Sandrine Salerno communiquait à corps et à cri pour montrer qu'elle gérait bien les finances publiques, on aimerait bien l'entendre, avec la même célérité, pour expliquer la mauvaise note que la municipalité reçoit cette année. Voire même, qu'elle en retienne une leçon en vue du budget 2015 pour proposer un budget qui verrait des investissements davantage autofinancés et des dépenses de fonctionnement maîtrisées.

28/04/2014

GSHC : Que devient la nouvelle patinoire ?

Il y a environ 4 ans, j'avais mené – et fini par remporter – la bataille pour une rénovation complémentaire de la patinoire des Vernets qui ne mettrait pas en danger la construction de la nouvelle infrastructure. Et j'avais également déposé un texte (voir ici) demandant la construction d'une nouvelle patinoire à Genève, texte qui est depuis ressorti de commission (voir ) avec un soutien unanime des partis et attend patiemment dans l'ordre du jour du Conseil Municipal d'être traité.

Si je ne me fais que peu d'illusions sur la continuité de l'unanimité des partis en séance plénière, sur la base des débats de l'époque qui ont vu certains retourner leur veste après les élections, je m'étonne cependant du peu d'empressement des exécutifs cantonaux et municipaux à aller de l'avant sur cette situation. Car si l'on entend beaucoup l'exécutif municipal parler de ses projets d'investissement culturels (Nouvelle Comédie, Pavillon de la Danse, etc), force est de constater qu'une infrastructure sportive comme la nouvelle patinoire ne semble pas recueillir le même enthousiasme et soutien qu'elle est en droit d'attendre, cela au niveau municipal comme cantonal.

Aujourd'hui, la situation est tellement bloquée que le Genève-Servette Hockey Club (GSHC) se retrouve réduit à lancer une pétition (voir ici) demandant aux pouvoirs publics d'agir pour la construction de cette nouvelle patinoire. Cette démarche, qui n'a qu'un caractère dispositif, permettra cependant de mesurer le soutien populaire derrière le projet de construction d'une nouvelle infrastructure pour le hockey sur glace en général et le GSHC en particulier.

En terme opérationnel, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur le site du Trèfle-Blanc (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit.

En terme financier, s'il est clair que le GSHC se devra de trouver des investisseurs privés pour la construction de cette nouvelle patinoire, il sera cependant nécessaire que les pouvoirs publics y participent aussi vu l'importance pour Genève de posséder cette infrastructure. En l'état, la participation des pouvoirs publics devrait pouvoir être limitée à environ 30 millions de francs avec une clé de répartition qui pourrait alors ressembler à ceci : État de Genève : 15 millions, Ville de Genève : 10 millions, Association des Communes Genevoises (ACG) : 5 millions. Charge ensuite au GSHC de trouver les partenaires privés nécessaires pour trouver les millions restants d'un projet qui devrait coûter entre 100 et 150 millions de francs pour la seule nouvelle patinoire.

Si la charge financière n'est pas anodine, elle est largement à la portée des diverses collectivités publiques concernées, surtout quand on voit les montants dévolus à des investissements dont l'impact sur la population est inversement proportionnel à ce que l'on va y investir. Car si la Ville n'a pas les moyens de mettre 10 millions de francs pour une nouvelle patinoire, il faudra qu'on m'explique comment elle peut avoir les moyens d'investir 9 millions pour un pavillon de la Danse ou 85 millions pour une Nouvelle Comédie (voir ici le 8ème PFI de la VdG).

Le Conseil d’État, ainsi que le Conseil Administratif de la Ville de Genève, vont donc devoir prendre les décisions qui s'imposent pour éviter que 2018 ne rime avec relégation administrative pour le GSHC (voir ici). Soit de s'engager pour la construction de la nouvelle patinoire, que ce soit au Trèfle-Blanc ou ailleurs dans le canton. Pour ma part, je continuerai à m'y impliquer autant que possible.

26/02/2014

Naxoo : Décryptons la gestion du Conseil Administratif

Suite au refus de la population, à 53%, de vendre la part de la Ville de Genève dans la société Naxoo à l'actionnaire qu'est UPC Cablecom, de nombreuses questions se posent sur ce dossier. Que ce soit sur la gestion maladroite du Conseil Administratif, les explications alambiquées sur le transfert du fichier client ou encore l'avenir de la société Naxoo qui est tout sauf clair.

Pour répondre à toutes ces questions et afin de décrypter la gestion passée et future de ce dossier par le Conseil Administratif et la direction de Naxoo, le groupe PLR a déposé hier soir une motion urgente, rédigée par mes soins, qui demande à la commission des finances du Conseil Municipal de faire toute la lumière sur la gestion du Conseil Administratif dans ce dossier, cela en procédant à l'audition de l'ensemble des acteurs concernés.

Ce texte à deux buts, tout d'abord comprendre la gestion passée de ce dossier en analysant notamment les raisons du transfert du fichier client, qui a été effectué dans l'apparente ignorance du référendum par le Conseil Administratif comme par la direction de Naxoo, les raisons de la durée du gel du dossier (8 mois) par le Conseil Administratif ainsi que la constante mise devant le fait accompli du Conseil Municipal dans cette affaire. Le second objectif, lequel est très certainement le plus important, est d'être informé sur le devenir de la société Naxoo suite au refus de la vente. Car comment va-t-on pouvoir garder le personnel si les recettes de la société diminuent ? Et comment pourra-t-on maintenir un réseau à la pointe de la technologie et une offre commercialement attractive sachant que la Ville de Genève ne peut pas investir des dizaines de millions dans cette société ?

Toutes ces questions vont normalement trouver réponse dans les mois à venir suite à l'acceptation de cette motion par une majorité du Conseil Municipal composée des groupes MCG, UDC, EàG et PLR. Il est toutefois malheureux de constater que certains groupes de ce Conseil Municipal ne veulent manifestement pas faire toute la lumière sur le dossier Naxoo et continuent à donner carte blanche à un Conseil Administratif qui n'a plus grande crédibilité sur le sujet.

Si le monde politique était divisé sur l'avenir à donner à Naxoo, personne ne peut refuser aujourd'hui de faire la lumière sur la gestion passée et future de ce dossier. Sauf à penser que certains ont quelque chose à cacher et ne veulent pas voir rendre public leurs responsabilités dans cette affaire. Car refuser d'analyser les raisons de l'échec de la vente de Naxoo devant le peuple revient à dire que ce dossier a été parfaitement géré, chose que la population ne partage manifestement pas vu qu'elle s'est opposée à la vente, avec pour conséquence une perte sèche de 57.5 millions pour la municipalité et une incertitude sur le devenir de Naxoo qui ne peut rester sans réponse.

En demandant qu'on la laisse travailler sur ce dossier et en refusant de débattre publiquement de celui-ci (TdG du 26 février 2014 – voir ici), la magistrate de tutelle Sandrine Salerno continue de refuser d'assumer ses erreurs de gestion dans cette affaire, et surtout de se remettre en question malgré l'échec devant le peuple. Son refus permanent de vouloir rendre des comptes au Conseil Municipal de manière générale, et dans ce dossier en particulier, montre une arrogance qui n'a pas lieu d'être dans une démocratie qui veut que le Conseil Administratif rende des comptes au Conseil Municipal comme à la population. Car de deux choses l'une, soit ce dossier a été parfaitement géré et il n'y a aucune raison de ne pas vouloir s'expliquer sur ce qui s'est passé, soit il ne l'a pas été et il y a un problème. Dans les deux cas, la population à le droit à ce que toute la lumière soit faite.

10/02/2014

Naxoo : Chronique d'un désaveu politique annoncé

En refusant hier à 53%, la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom, la population a sanctionné de manière claire la gestion catastrophique de ce dossier par la conseillère administrative Sandrine Salerno. Car avant de dire non à la vente de Naxoo, la population a dit non à la manière dont ce dossier a été géré par une magistrate qui a fait preuve, je le répète, d'un amateurisme et d'un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité. Le tout couronné d'une perte sèche de 57.5 millions pour les caisses municipales, merci donc aux référendaires pour cette victoire à la Pyrrhus mais pas à la magistrate de tutelle qui leur a facilité la tâche.

La cause première du refus d'hier est ainsi la décision de Sandrine Salerno d'autoriser le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, ce qui a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement. Le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", et ce n'est pas l'excuse de ce jour (TdG du 10 février 2014) qu'elle «ignorait qu'un référendum serait lancé lorsqu'elle a autorisé le transfert du fichier client en mars 2013» qui va justifier de tels errements dans la gestion de ce dossier. Car non seulement le parti Ensemble à Gauche avait annoncé dès avril 2012 qu'il lancerait un référendum sur le sujet, chose que Sandrine Salerno et ses services étaient apparemment les seuls à ignorer à Genève, mais aussi car à ce moment-là le Conseil Municipal ne s'était pas prononcé sur cette vente.

Par cette déclaration, Sandrine Salerno admet donc avoir violé le processus parlementaire en connaissance de cause et tente de plaider l'ignorance pour justifier celui du processus référendaire, tout cela montre une nouvelle fois que ce dossier a été géré de manière désastreuse et que le refus d'hier est avant tout un rejet des méthodes de la magistrate avant d'être celui de la vente de Naxoo. Comment peut-on ensuite expliquer à la population que les choses vont de l'avant alors même qu'elle doit se prononcer ? Comment peut-on violer ainsi l'essence même du processus référendaire qui veut que le dossier soit gelé ? Et surtout, comment peut-on faire une campagne aussi faible alors que tous les signaux étaient au rouge dans la presse et l'opinion publique ?

Avec un taux de vote blanc atteignant le record de 11.5%, la population a montré qu'elle estimait le référendum biaisé, et c'est exactement là que se trouve les raisons du refus de ce jour avec des gens qui ont voté non, ou blanc, avant tout pour manifester une mauvaise humeur bien compréhensible plutôt qu'une volonté de ne pas vendre.

La responsabilité politique de Sandrine Salerno dans ce dossier est ainsi totale, elle s'est enfermée une nouvelle fois dans un déni de la réalité via son refus constant de se remettre en question et d'assumer ses erreurs dans la gestion de ce dossier. Car la responsabilité de la négociation du contrat de vente, dont certains aspects ont été sciemment cachés au Conseil Municipal, et la nomination du président du Conseil d'Administration de Naxoo qui n'a pas non plus su protéger les intérêts de la Ville de Genève dans ce dossier, relèvent de sa responsabilité pleine et entière. Idem pour l'absence totale de contrôle politique dans les relations entre Naxoo et UPC Cablecom.

A présent, Mme Salerno se doit d'assumer (enfin) ses responsabilités dans ce dossier et de proposer au plus vite au Conseil Municipal des mesures permettant à la Ville de Genève de protéger ses intérêts dans la société Naxoo. Car en autorisant le transfert du fichier client sans attendre le vote populaire, Sandrine Salerno a transformé une défaite politique en une véritable débâcle qui pèsera lourd dans sa crédibilité future devant le Conseil Municipal.

Enfin, on ne peut que prendre note de la mort de l'Alternative municipale étant donné qu'on ne pourra pas sérieusement voir Rémy Pagani et Sandrine Salerno faire campagne sur une même liste l'année prochaine. Du moins s'ils veulent être crédibles quand à leurs positions respectives sur ce dossier.

05/02/2014

Naxoo : Décodage d'un dossier miné et d'un référendum biaisé

Dans quelques jours, soit le 9 février 2014, les habitants de la Ville de Genève auront à se prononcer sur la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom par leur bulletin de vote.

Pourtant, alors même que le processus démocratique qu'est le référendum n'a pas atteint son terme, la même société UPC Cablecom a écrit à la clientèle de Naxoo en Ville de Genève qu'elle reprend la fourniture des services de TV numérique. Cela au mépris le plus total de la démocratie mais avec la bénédiction du Conseil Administratif de la Ville de Genève, par la voix de Sandrine Salerno, qui ne voit manifestement aucun problème (TdG du 3 janvier 2014 – voir ici) à violer le principe même du référendum qu'est le gel de la décision attaquée tant que la population ne s'est pas exprimée.

En autorisant le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, Sandrine Salerno a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement, le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", elle a pourtant signé en mai 2013, en connaissance de cause espérons-le, une convention autorisant ce transfert de clientèle avec un calendrier précisant qu'il pouvait débuter dès novembre 2013.

Le pilotage politique désastreux de ce dossier va ainsi amener certains à voter non simplement pour montrer une mauvaise humeur bien compréhensible, ce qui ne doit pas faire oublier la question de fond : est-ce que Naxoo à un avenir s'il reste aux mains de la Ville de Genève ? La réponse est, hélas, négative, car non seulement le transfert de clientèle ne pourra pas voir de retour en arrière possible (sauf à payer des millions de francs que la Ville ne peut pas dépenser) mais la Ville de Genève se retrouvera aussi avec une société au bord du gouffre faute de posséder encore le nombre de clients nécessaires à sa survie future. Le maintien de l'emploi, comme celui de Naxoo en tant que tel, est ainsi tout sauf garanti en cas de refus de la vente devant le peuple.

Alors que l’initiative "Sauvons nos parcs" a été acceptée par une courte majorité de la population au mois de novembre 2013, le même front politique se dessine dans le dossier Naxoo avec le parti politique "Ensemble à Gauche" seul contre tous, et alors que ce précédent devrait inciter à une communication travaillée sur ce dossier, celle-ci se révèle totalement atone avec, en plus, une suite d'articles de presse qui montrent la gestion politique catastrophique de ce dossier par le Conseil Administratif et la magistrate en charge de ce dossier.

Bref, on voit que tous les ingrédients sont malheureusement réunis pour que la population refuse la vente de Naxoo, cela faute d'avoir voulu prendre les décisions qui s'imposent et qui, seules, permettaient de respecter le processus démocratique et de débattre de ce dossier avec toute la sérénité nécessaire. Par exemple en mettant fin, immédiatement, au transfert de clientèle entre Naxoo et UPC Cablecom jusqu'à la date de la votation et, ensuite, en faisant campagne de manière un peu plus sérieuse pour ce dossier plutôt que sur des objets fédéraux qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil Administratif. Car si UPC Cablecom et Naxoo ont communiqué de manière catastrophique tout au long de la campagne, donnant ainsi du grain à moudre aux référendaires, la communication du Conseil Administratif dans cette campagne s'est révélée tout aussi mauvaise.

Que la population accepte ou refuse ce référendum, Sandrine Salerno aura des comptes à rendre pour son irresponsabilité politique dans ce dossier. Car si la vente est la seule issue pour donner un avenir à Naxoo, la manière dont le dossier est géré montre de plus en plus un amateurisme et un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité.

19/09/2013

Naxoo : Quels enseignements tirer sur l'aboutissement du référendum?

Lundi matin 16 septembre, le comité référendaire (PS-EàG) a déposé son référendum sur la décision du Conseil Municipal de vendre la participation de la Ville de Genève dans Naxoo au réseau UPC Cablecom. Dans la foulée, le responsable du comité d’initiative Pierre Vanek s’est réjoui de donner aux genevois la possibilité de se prononcer démocratiquement sur la vente d’un service public à une « multinationale américaine ». En cause, notamment,  la rétention d’informations dont a fait preuve Sandrine Salerno depuis sa reprise du dossier, ainsi que le gel de celui-ci durant 11 mois, pour au final venir avec une proposition quasiment identique à celle de départ.

S’il est pour l’heure prématuré de se prononcer sur les chances de succès devant le peuple, il faut bien avouer que l’aboutissement du référendum sur Naxoo questionne. Et met forcément en lumière des lacunes dans la gestion de ce dossier avec la présence d’une bonne partie des élus municipaux socialistes dans le comité référendaire, ainsi que d’une trop longue attente dans la transmission des informations de ce dossier auprès des élus qui devaient valider la proposition du Conseil Administratif.

La prise de décision de la Commission des Finances de la Ville de Genève interroge. Elle trahit à mon sens un déficit démocratique. Exemple ? Lors de la séance qui a abouti au vote favorable, les membres de la commission des finances, soit 15 élus du peuple (!!), ont eu deux heures pour prendre connaissance des résultats d’un avis de droit sur la convention d’actionnaires, d’une évaluation financière de la société Naxoo ainsi que d’un contrat de vente comportant plus d’une centaine de pages. Puis, ils ont voté sur le siège, et quasi-unanimement nous apprenait alors la presse, sur la vente des actions Naxoo alors même qu’ils n’avaient matériellement pas eu le temps de lire les documents distribués et de réfléchir aux présentations et explications qui les accompagnaient. Deux heures pour décider de l’avenir d’une société et de sa centaine d’emplois, cela me semble nettement insuffisant. N’aurait-on pas pu venir plus tôt devant la Commission des Finances ? Chose que plusieurs membres de celle-ci réclamaient depuis plus de huit mois ?

Pour mieux comprendre l’étendue du problème, des Conseillers Municipaux de divers bords politiques ont demandés à trois reprises en commission des finances, et à quatre reprises en séance du Conseil Municipal, lors des questions orales, des informations sur les négociations entre la Ville de Genève et UPC Cablecom dans le dossier Naxoo, avec chaque fois une réponse que le Conseil Administratif travaillait et qu’il fallait le laisser faire pour ne pas mettre en péril les discussions.

Au final, le Conseil Municipal, sa Commission des Finances en tête, s’est vu mettre devant le fait accompli avec comme seule possibilité de dire oui ou non à une vente qui était devenue brusquement urgente, faute de n’avoir pas pris le dossier au sérieux à temps. Car au-delà de la confiance accordée à Sandrine Salerno qui gérait ce dossier, il me semble nécessaire d’harmoniser le niveau d’informations et de partager la prise de responsabilité.  Dire oui à la vente était à mon sens une nécessité, venir si tard devant la commission des finances était par contre évitable.

Aujourd’hui, un vrai débat s’impose sur la gouvernance des collectivités publiques comme la Ville de Genève. Concrètement, il est nécessaire de reposer, sans tabou, la question de la mission et du fonctionnement de ce pouvoir public qu’est la commune de Genève, qu’il s’agisse de sa commission des finances, de ces commissions extraparlementaires comme 022 TéléGenève, mais également de son Conseil Municipal et Administratif. Avec en ligne de mire, les questions de contrôle et d’efficacité de ces institutions. Ne pouvons-nous pas mieux faire ?

Cette discussion sur le bon fonctionnement d’un parlement comme le Conseil Municipal est essentielle pour notre république, du moins si l’on estime que celui-ci est autre chose qu’une simple chambre d’enregistrement et que la séparation des pouvoirs existe encore en Ville de Genève, à moins bien entendu de considérer que l’analyse par une Commission des Finances est une pratique de gouvernance révolue, désuète et inutile ? J’espère donc sincèrement qu’elle ait lieu rapidement et que nous tirions ensemble, et sans précipitation, les enseignements de l’aboutissement d’un référendum qui met en péril 57.5 millions pour les caisses publiques et une centaine d’emplois.

PS : Ce blog, se veut une réponse, sous forme de pastiche, aux leçons de gouvernance (voir ici) de Sandrine Salerno qui prône d'un côté ce qu'elle ne fait pas de l'autre.

24/06/2013

Naxoo : Le non-choix qui s'offre au Conseil Municipal

Bien que je sois partisan de la vente de Naxoo, il y a tout de même certains aspects qui me chiffonnent quelque peu, sur la manière dont le dossier a été traité, et qui montrent les limites du débat politique que nous allons entamer ce soir. Etant donné que quoi qu'il arrive, des décisions irrémediables sur l'avenir de Naxoo ont déjà été prises et que tout le débat autour n'y changera rien.

En effet, quelles que soit les décisions politiques et populaires sur le sujet, la société Naxoo finira par être absorbée par UPC Cablecom. Le tout étant de savoir si on préfère que ce soit en payant 57.5 millions de francs assortis de certaines garanties (imparfaites) pour l'emploi ou si l'on préfère que ce soit gratuitement avec une société qui sera entretemps allée dans le mur faute de clients.

Il serait cependant malséant de faire trop de reproches à l'actuel Conseil Administratif, et aux magistrats en charge de ce dossier depuis 2007, étant donné qu'ils ne sont pas responsables de la convention d'actionnaires qui nous pose tant de problèmes aujourd'hui . En effet, celle-ci donne non seulement à l'actionnaire minoritaire qu'est UPC Cablecom un droit de veto sur l'ensemble des décisions d'importance de la société tout en ne donnant aucun moyen à la Ville de se retourner contre les aspects non-tenus dans celle-ci. Les magistrats qui ont négocié cette convention à l'époque (2006) sont donc les vrais responsables de la situation que l'ont vit aujourd'hui et devraient avoir des comptes à rendre dans cette affaire.

Je suis cependant persuadé qu'on aurait pu aller plus vite dans la gestion de ce dossier, vu qu'entre la décision de vente du Conseil Administratif de mai 2012 et le vote au Conseil Municipal, il se sera écoulé une année. Chose qu'on nous a justifiée par une nécessité de reprendre à zéro le dossier (suite au changement de magistrat en charge de celui-ci) et de consulter les syndicats.

Or, à quoi aura servi cette année ? A demander un avis de droit qui nous aura confirmé ce que nous savions déjà (soit que la convention est mauvaise mais difficilement dénonçable) et à commander un audit externe de la société qui nous aura confirmé que le prix pour Naxoo, à 57.5 millions, est bon.

Tout cela ne serait pas grave si cela n'avait pas coûté près de 80'000 francs à la Ville de Genève en frais de mandat externe, on pourrait même considérer cela comme un épiphénomène si on n'avait pas entretemps licencié une dizaine de personnes chez Naxoo suite à la reprise par UPC Cablecom de la clientèle de SEM (Société d’Économies Mixtes) de communes suburbaines (preuve que le maintien de Naxoo en mains publiques ne résoudra rien).

Tout cela ne serait même que détail si la nouvelle négociation entre UPC Cablecom et la Ville de Genève n'avait pas amené des clauses contractuelles aussi scandaleuses qu'iniques de prime abord, soit la validation de la migration du fichier des clients "triple-play" de Naxoo vers UPC Cablecom quelle que soit la décision du Conseil Municipal et de la population sur la vente, ainsi qu'une clause de dédit pour UPC Cablecom qui pourrait renoncer à sa promesse d'achat si la clientèle de Naxoo baissait de 4% entre la promesse de vente et la ratification finale par le Conseil Municipal ou le peuple via référendum. Et le paradoxe est que ce sont sans doute ces clauses qui ont permis d'obtenir un prix de vente acceptable ainsi que des garanties pour l'emploi qui ne seraient autrement pas présentes mais qui, surtout, auraient pu être encore meilleures si on avait vendu à l'époque.

Tout cela nous aurions pu (partiellement) l'éviter, tout d'abord en ne perdant pas autant de temps sur ce dossier, avec les conséquences qui en découlent, mais surtout en ne laissant pas le Conseil Administratif avancer seul sur ce dossier durant toute cette année. Et les représentants des partis politiques qui ont refusé, à trois reprises en commission des finances, ma proposition de remettre ce dossier à l'ordre du jour portent aussi une forme de responsabilité sur la situation que l'on vit aujourd'hui, faute d'avoir voulu s'intéresser réellement à ce dossier d'importance.

Il est ainsi facile de venir dire maintenant qu'on est opposé à la vente et que les conditions de celle-ci sont scandaleuses quand on a refusé en commission des finances de faire venir la magistrate en charge du dossier s'expliquer dessus plus tôt, il est facile de venir critiquer la mise devant le fait accompli quand on n'a pas voulu faire revenir ce dossier plus vite en commission des finances.

J'avais alors prévenu qu'il y aurait des conséquences malheureuses sur ce dossier que de le laisser traîner ainsi, on voit le résultat. Il ne nous reste plus maintenant qu'à sauver ce qui peut encore l'être.

Et à constater les dégâts.

20/06/2013

Naxoo : les raisons d'une vente devenue inéluctable !

Alors qu'on entend déjà des arguments mensongers et fallacieux sur le dossier Naxoo, et que cela ne va aller qu'en s’accentuant avec le débat parlementaire puis la campagne référendaire, il est nécessaire de rétablir quelques vérités et d'expliquer la position du PLR sur ce dossier.

A ceux qui affirment que cette vente est un bradage du service public ; il convient tout d'abord de rappeler que la mise de départ de la Ville qui fut à l'origine de la création de cette société, par l'intermédiaire de Guy-Olivier Segond dans les années 80, n'était que de 2.5 millions de francs. Et comme la vente se fera pour un montant de 57.5 millions, on peut déjà voir là un bénéfice net pour la collectivité publique. De plus, si la vente permet de réaliser une plus value financière, elle a aussi pour but de permettre à l'entreprise un développement qui lui permette de sauvegarder l'emploi, chose qui n'est de loin pas acquise en cas de maintien dans le giron municipal.

A cet égard, on peut aussi relever que l'exercice 2012 de Naxoo n'a été bénéficiaire qu'en raison de la baisse massive du niveau d'investissements de la société, lequel a diminué de moitié de 2011 à 2012. Le bénéfice de la société n'est donc que de façade sur le dernier exercice car uniquement dû à la baisse des investissements, le tout avec une concurrence acharnée sur le marché des télécommunications qui fait que Naxoo n'a plus la rente de situation qu'elle a longtemps possédée (même si une bonne partie de sa clientèle est captive en raison du paiement du télé-réseau trop souvent inclus dans les charges du loyer).

Ainsi, le seul moyen pour Naxoo de sauvegarder ses parts de marché et ses emplois est de continuer à améliorer son offre, ce qui ne peut se faire qu'à l'aide d'investissements massifs qui permettront de continuer à étendre l'offre de chaînes de TV, Naxoo n'a ainsi pu mettre en place le triple-play (fourniture simultanée de la télévision, du téléphone et d'internet) que parce qu'UPC Cablecom a accepté de fournir cette prestation (payante) à Naxoo, qui doit donc payer un montant forfaitaire non-négligeable pour que ses abonnés puissent y avoir accès. C'est donc déjà UPC Cablecom qui fournit, indirectement, l'accès internet aux abonnés Naxoo...

Si Naxoo voulait fournir elle-même le triple play (et dans le futur le quadruple play qui consiste en l'adjonction de la téléphonie mobile), ainsi qu'une offre de chaînes attractives, cela passerait par l'injection massive d'argent public à l'heure où l'on peine déjà à maintenir les prestations essentielles de l’État, et à moins d'estimer que la diffusion des anges de la téléréalité sur NRJ 12 ou des Simpson sur W9 est une mission de service public, on peut aussi se dire que l’État a d'autres priorités.

L'autre aspect qu'est le maintien des emplois n'est (malheureusement) pas davantage crédible pour justifier le maintien de Naxoo en mains publiques, le câblo-opérateur ayant déjà procédé à 10 licenciements entre septembre 2012 et mai 2013, alors même qu'il était à 51% en mains publiques, chose qu'on aurait pu éviter (ou limiter) si on avait vendu plus vite étant donné que le maintien du nombre d'emplois dépendra, avant tout, de la capacité de la société à conserver ses parts de marché à Genève, chose qui n'est de loin pas assurée si la vente ne se fait pas.

Il est aussi curieux de constater qu'une bonne partie de ceux qui affirment maintenant que les travaux de la commission des finances ont été bâclés font partie de ceux qui ont refusé ma proposition de remettre plus tôt ce sujet à l'ordre du jour, soit lors de séances ayant eu lieu au mois de novembre 2012, ainsi qu'en mars et avril 2013, on aurait pu ainsi éviter une expectative de près d'une année et les conséquences malheureuses qui vont avec.

Rappelons enfin que les Services Industriels Genevois (SIG) exploitent un réseau ultra-moderne de fibre optique qu'ils louent aux divers opérateurs de télévision par IP comme l'est, par exemple, Swisscom TV...entreprise en mains de la Confédération ! Preuve une fois de plus que non seulement le service public n'est pas menacé mais qu'il convient de mettre fin à une situation paradoxale qui voit la Ville de Genève faire (in)directement concurrence au Canton et à la Confédération !

Vous pouvez lire ici les rapports de commissions (majorité et minorité) sur le sujet.

22/11/2012

Qu'attend Naxoo pour améliorer son offre de base?

Alors que depuis plusieurs semaines, les offres en matière de TV numérique des deux principaux opérateurs de télécommunications suisses que sont UPC Cablecom et Swisscom TV se sont passablement étoffées, la société Naxoo (propriété à 51.1 % de la Ville de Genève) reste muette en ne donnant aucune information sur la réponse qu'elle entend donner à ce chamboulement de l'offre.

En l'état, toute personne ayant un abonnement DSL Swisscom pourra bénéficier de Swisscom TV gratuitement, idem pour tout abonné à l'offre de base d'UPC Cablecom qui a vu son nombre de chaînes augmenter drastiquement du jour au lendemain pour le même prix (voir les liens ci-après).

Ceci est inquiétant car si Naxoo n'adapte pas rapidement son offre, sa clientèle désertera en masse (lorsqu'elle le peut) pour lui préférer une offre de meilleure qualité, à un prix moindre, chez la concurrence. Pour preuve, les résultats suivants en comparant les offres d'entrée de gamme :

1) UPC Cablecom, 55 chaînes, connexion Internet de 2 Mbit/s, convertisseur gratuit pour les TV non-pourvues d'un récepteur numérique, pas de téléphonie.

Prix minimum : 26 francs par mois, source ici.

2) Swisscom TV, 60 chaînes, connexion internet de 5 Mbit/s (DSL Mini), boîtier compatible avec toutes les TV, téléphonie.

Prix minimum : 59 francs par mois, source ici.

3) Naxoo (022 TéléGenève SA), 38 chaînes, prix minimum : environ 26 francs par mois, source ici.

Si les offres de Swisscom TV et d'UPC Cablecom ne sont pas tout à fait comparables, en raison de la présence de la téléphonie dans l'offre de base de Swisscom TV, on peut cependant constater que dans tous les cas, Naxoo possède l'offre la moins intéressante, particulièrement par rapport à celle d'UPC Cablecom qui a davantage de contenu pour le même prix. Cela jusqu'à quand ? Car que l'on soit pour ou contre la vente de cette société, on ne peut que s'inquiéter de la potentielle perte de valeur de celle-ci en cas de baisse massive du nombre d'abonnés.

Ainsi, si Naxoo ne s'aligne pas rapidement sur les offres de la concurrence, deux scénarios sont possibles selon que l'on décide de vendre Naxoo ou non :

1) En cas de confirmation, une vente à un prix moindre qui fera rentrer moins d'argent dans les caisses de la Ville de Genève.

2) En cas d'infirmation, une société qui ne remplira plus sa mission de service public et finira par coûter davantage qu'elle ne rapporte faute de s'être adaptée aux réalités du marché.

Le Conseil Administratif de la Ville de Genève et le Conseil d'administration de Naxoo 022 TéléGenève SA doivent donc annoncer rapidement ce qu'ils comptent faire, car si l'offre de base de Naxoo ne se met pas très rapidement à niveau, il n'y aura plus d'autres choix que de vendre rapidement cette société avant que la quasi-totalité de sa clientèle n'ait choisie la concurrence, pour se retrouver au final avec une société ayant perdu toute sa valeur faute de s'être adaptée aux changements du marché.

05/07/2012

Pour que Genève accueille une ville-étape du Tour de France cycliste

Comme chaque année, le Tour de France cycliste s'est élancé sur les routes, et si nous pouvons suivre cet événement à la télévision et voir qu'il passera une nouvelle fois en Suisse cette année (8ème étape entre Belfort et Porrentruy qui aura lieu dimanche 8 juillet), force est de constater que Genève est encore une fois absente de la carte cycliste.

Le Tour de Suisse ne vient plus à Genève depuis des années, le Tour de Romandie environ tous les deux ans (2006, 2008, 2009, 2011), et le Tour de France me direz-vous ? Si en 2010 le Tour de France est passé à proximité de Genève, lors de sa 9ème étape entre Morzine-Avoriaz et Saint-Jean-de-Maurienne, il faut remonter à 1990 pour voir le Tour de France s'arrêter à Genève, alors ville d'arrivée de la 9ème étape qui était partie de Besançon (voir ici). Le Tour était ensuite reparti le lendemain, toujours depuis Genève, pour la Ville de Saint-Gervais-les-Bains puis le Mont-Blanc.

Cela fait donc maintenant 22 ans que le Tour de France ne s'est pas arrêté à Genève, faute de volonté politique de déposer un dossier de candidature, alors même que des villes comme Verbier en 2009 (15ème étape) ou Porrentruy, cette année, ont postulé avec succès pour accueillir une étape.

Quels seraient les coûts pour la collectivité publique ? Relativement faibles si l'on montait un dossier de candidature en partenariat avec le secteur privé ou des organismes comme Genève Tourisme. Le coût est ainsi de 50000€ pour accueillir un départ d'étape, 90000€ pour une arrivée et 130000€ pour être à la fois ville d'arrivée et de départ (les coûts sont en euro en raison de la nationalité de la société organisatrice qu'est Amaury Sport Organisation), si on y ajoute les coûts pour l'organisation en elle-même (fermeture de routes, pose de barrières, mise en place du dispositif de sécurité, etc), on arrive à un coût total oscillant entre 150'000 et 500'000 euros, soit entre 180'000 et 600'000 francs suisses au cours d'aujourd'hui.

Cette somme élevée, qui pourrait en grande partie être prise en charge par le secteur privé, doit être mise en relation avec le gain économique prévu qui est en moyenne six fois supérieur au prix que la ville paie pour recevoir le Tour. Tout d'abord, sur chaque étape, le public est évalué à 500'000 spectateurs dépensant en moyenne deux euros par jour qui alimentent directement l'économie locale. À cela s'ajoute les 4500 personnes de l'équipe du Tour qu'il faut nourrir et loger et qui sont donc orientés vers les hôtels de la région.

La Ville-étape bénéfice aussi des retombées médiatiques d'un événement qui est l'un des plus diffusés au monde, après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football, et qui permettrait à Genève et sa région de faire valoir leurs atouts touristiques et culturels.

Pour toutes ces raisons, j'ai déposé au Conseil Municipal un texte demandant d'étudier la possibilité que Genève dépose un dossier de candidature pour accueillir une étape du Tour de France cycliste. Cette motion qui porte le numéro 1027 est soutenue par l'ensemble des partis représentés au Conseil Municipal et se trouve ici.

Vous pouvez aussi trouver un article sur la victoire du coureur Suisse Hugo Koblet, entré en vainqueur dans le Stade de Frontenex, lors de la 22ème étape du Tour de France 1951 dont l'arrivée avait lieu à Genève. En attendant, peut-être, d'écrire un nouveau chapitre dans le futur ?

20/06/2012

Annonces publicitaires municipales dans la presse locale : de la transparence svp !

Lors de la législature 2007-2011, j'ai posé la question écrite 297 demandant des éclaircissements sur les choix effectués en matière de répartition des annonces publicitaires dans la presse locale. La réponse que j'ai obtenue le 28 mars 2012, trois ans et demi plus tard, et que vous trouverez ici, ne répond toujours pas à mes interrogations et m'a donc amené à reposer cette question.

Car si le Conseil administratif a régulièrement recours à la publication de «pavés publicitaires» dans divers journaux de la place, que ce soit pour informer la population de prises de position, de futurs chantiers ou de manifestations culturelles, sociales ou sportives, ou encore pour des appels d'offres ou des offres d'emploi. Force est de constater que la transparence des choix n'est toujours pas de mise et que nous n'avons aucune explication convaincante sur les choix attribuant - ou non - des annonces publicitaires à la presse locale et régionale.

Il existe donc toujours la désagréable impression que certains médias écrits sont favorisés par rapport à d'autres. Autrement dit, que certains organes de presse sont systématiquement «oubliés». Notamment suite à la parution d'articles ou d'informations ayant déplus à l'un ou l'autre magistrat actuel, voire à d'anciens magistrats ayant quitté leur fonction. Impression qui continue à être existante lorsqu'on voit la persistance de l'absence (quasi-)totale de publicité dans certains médias.

De plus, et c'est sans doute là le plus paradoxal, les critères donnés par le Conseil Administratif pour justifier la parution desdites annonces amènent davantage de questions que de réponses vu que certains journaux, qui remplissent davantage ces conditions que d'autres, sont au final moins pourvus en annonces publicitaires. Et quand on voit que la Ville de Genève a dépensé pour près d'un million de francs d'annonces publicitaires en 2010, on est en droit d'attendre une réelle transparence sur leurs modalités d'attribution.

Pour obtenir une véritable explication sur cela, j'ai donc reposé une question écrite afin d'obtenir les réponses suivantes :

1. Sur la base de la réponse du Conseil Administratif à la QE-297, pourquoi certains journaux qui remplissent les critères, définis par le Conseil Administratif, d'adéquation thématique et géographique, ainsi que de lectorat, continuent à être écartés ou moins bien traités?

2. Comment se passe la répartition des annonces de la Ville dans la presse externe à l'administration?

3. Quel montant précis représente la parution de telles annonces dans les canaux médiatiques écrits genevois pour l'exercice budgétaire 2011?

4. Quels journaux sont délibérément écartés par la Ville et pour quels motifs?

08/12/2011

Non à un budget 2012 déficitaire pour la Ville !

Suite au refus du Conseil Administratif de faire son travail en présentant un budget équilibré, malgré la demande d'une majorité de la commission des finances, le PLR confirme qu'il refusera de voter un budget déficitaire et tentera donc, en cas d'entrée en matière sur ce budget samedi matin, de ramener celui-ci à l'équilibre sans remettre en cause aucune prestation à la population.

Alors même qu'aucune majorité politique ne se dessine pour voter un budget déficitaire, le Conseil Administratif refuse de faire ce pour quoi il a été élu : gouverner et faire des choix. Prenant ainsi le risque de priver la Ville de Genève de budget en rendant celui-ci inacceptable pour une majorité des partis du plénum. Est-ce là l'attitude d'un exécutif responsable ? Non ! C'est là l'attitude d'un quarteron de magistrats frondeurs qui semble préférer l'anarchie à la responsabilité budgétaire.

Il est pourtant possible d'amener ce budget à l'équilibre sans couper aucune prestation à la population, sans remettre en cause aucune existence associative et en ne demandant donc aucun sacrifice insurmontable à qui que ce soit. Par exemple en renonçant la création de nouveaux postes inutiles ou en ramenant certaines lignes budgétaires à une réalité comptable qui les voit chaque année ne pas être totalement dépensées.

Cette réalité que le Conseil Administratif refuse de voir fait que non seulement celui-ci propose un budget déficitaire pour 2012, mais qu'en plus il prévoit d'ores et déjà un déficit pour les exercices 2013 et 2014. Faisant ainsi peser sur les générations futures son absence de courage et l'endettement qui en découlera. Peut-on ainsi réellement continuer de vivre à crédit sur l'avenir ? Apparemment oui pour une ministre des finances qui affirmait pendant la campagne électorale de 2007 que la dette était bénéfique car faisant tourner les banques.

A l'heure des choix et de la mauvaise conjoncture économique, on ne peut pas jouer au capitaine de pédalo dans la tempête en refusant de prendre ses responsabilités comme le fait l'exécutif de la Ville. La majorité de droite de la commission des finances a demandé un projet de budget équilibré, renforcé par les Verts qui ont également exigés un budget à l'équilibre lors d'une Assemblée Générale. Le Conseil Administratif, par son refus d'écouter le Conseil Municipal, portera donc l'entière responsabilité d'un éventuel refus du budget 2012.

Cette politique du pire, sans doute voulue par certain(e)s, n'est pas acceptable car elle consisterait à prendre en otage la population qui bénéficiera de ce budget. Le PLR refuse d'entrer dans ce jeu et se verra donc contraint de faire le travail du gouvernement en présentant à sa place des amendements pour ramener le budget à l'équilibre et pouvoir ensuite voter un budget qui ne serait plus déficitaire.

08/03/2011

GSHC : Le danger de la rénovation de Rémy Pagani

Déjà responsable du fiasco de la rénovation de l'été 2009 qui a mis le GSHC dans une situation financière difficile, le magistrat en charge des constructions Rémy Pagani ne semble pas avoir appris de ses erreurs passées. Non seulement il continue à ne pas écouter les demandes du club et à faire des promesses en l'air mais il met maintenant clairement en danger la survie du club.

Non content de s'opposer à toute construction d'une nouvelle patinoire, Rémy Pagani propose maintenant une rénovation de la patinoire des Vernets sans vision d'ensemble ou concertation avec le GSHC. Dossier qu'il continue de gérer de manière absolument catastrophique.

Pour preuve le fait qu'il sera impossible de terminer les travaux qu'il a prévu pour le début de la saison 2011-2012, pour preuve que que Rémy Pagani rejette continuellement la responsabilité de l'absence de construction d'une nouvelle patinoire sur son collègue Manuel Tornare qui n'est, jusqu'à nouvel ordre, pas en charge du département des constructions et de l'aménagement.

Une analyse de la situation (court, moyen et long terme) permet pourtant de dégager le constat que la rénovation de la patinoire des Vernets doit répondre à 3 critères :

  1. Ne pas mettre en danger la construction de la nouvelle patinoire

  2. Maximiser les recettes de billeterie du club

  3. Être terminée pour le début de la saison 2011/2012

Si le projet «skybox» de Rémy Pagani répond au second critère, force est de constater qu'il met clairement en danger le projet de construction d'une nouvelle patinoire et ne pourra jamais être prêt pour le début de la saison 2011-2012 (soit le 15 septembre). Pour preuve le détail de la proposition que vous trouverez ici.

En effet, la durée des travaux (10 mois) fait que ceux-ci termineront, au plus tôt en février 2012, avec pour corrolaire une patinoire en chantier durant la majeure partie de la saison 2011-2012 et qui verrait la tribune principale être en bonne partie inutilisable. Bref, on voudrait chasser le GSHC de Genève que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Le prix est également trop elevé et met en danger la nouvelle patinoire promise pour 2015, car comment justifier d'investir autant d'argent dans une infrastructure qu'on devrait quitter d'ici 4 ans ? La volonté cachée du projet «skybox» serait-elle de tuer (ou repousser aux calendes grecques) le projet de nouvelle patinoire ?

On peut le penser quand on entend le magistrat en charge des constructions, Rémy Pagani, répéter à longueur de temps que les genevois sont «attachés à l'actuelle patinoire». Et si on ajoute que le bureau d'architectes chargé de faire cette rénovation est le même que celui qui a rénové (très mal) la patinoire en septembre 2009, on est en droit de s'inquiéter.

Ainsi, Rémy Pagani n'a plus aucune crédibilité sur ce dossier, que ce soit par les promesses non-tenues, le refus de reconnaître ses erreurs ou encore son refus de s'engager pour une nouvelle patinoire. Le fait qu'il ait présenté son projet, en catastrophe, en novembre 2010 (avec demande de vote immédiat) montre d'ailleurs bien qu'il ne parvient pas à gérer correctement ce dossier.

24/02/2011

GSHC : Apprenons des erreurs du passé !

Depuis maintenant deux ans, les Libéraux-Radicaux se battent au Conseil Municipal pour permettre la survie et le maintien du Genève-Servette Hockey Club (GSHC) à Genève. Dans ce combat (qui me tient énormément à coeur), j'ai constamment proposé des solutions pour sortir le club de l'ornière et corriger les erreurs passées dans la gestion de ce dossier.

A l'heure actuelle, il n'est pourtant plus temps de chercher des responsabilités sur les errements passés mais bel et bien de se projeter vers l'avenir, car c'est autant dans l'arène politique que sportive que se jouera le futur du GSHC.

Un bref rappel s'impose cependant. Après une rénovation d'un montant d'environ 10 millions de francs durant l'été 2009, la patinoire des Vernets correspondait encore moins qu'avant aux besoins du GSHC, notamment avec la diminution drastique du nombre de loges et de sièges VIP qui ont entraîné un gros manque à gagner pour le GSHC.

Fort de ce constat, le PLR proposait (sans succès) en novembre 2009 de procéder à une nouvelle rénovation de la patinoire, cette fois en concertation étroite avec le GSHC, qui permettrait de retrouver les aménagements VIP supprimés lors de la rénovation de l'été 2009.

Quelques mois et une finale de playoff plus tard, plus personne n'osait nier le problème, le Conseil Municipal accepta enfin de voter les mesures ad hoc.

Las ! Aucune rénovation d'envergure ne fut entreprise malgré le vote positif (mais tardif) du Conseil Municipal. Et ce sont même des sponsors privés qui finirent par faire le travail de la Ville et de Rémy Pagani en finançant la tribune VIP provisoire.

Ainsi, pour la deuxième année consécutive, l'infrastructure mise à disposition ne correspond pas aux promesses de la Ville. Raison pour laquelle le GSHC est en déficit structurel chronique depuis la rénovation de l'été 2009.

Pour résoudre tout cela, il est nécessaire d'opter pour une rénovation raisonnable et réaliste durant l'été 2011, qui permettra également de voter d'ici juin le crédit d'étude de la nouvelle patinoire, le tout pour un montant inférieur à 10 millions de francs, sinon l'on continuera à aller dans le mur sans apprendre des erreurs passées. Car si une nouvelle rénovation de la patinoire des Vernets est nécessaire, la construction d'une nouvelle infrastrucure l'est encore plus !

Ces propositions seront prochainement traitées (et proposées par le PLR) au Conseil Municipal, nous verrons alors qui prendra ses responsabilités quant au maintien et à l'avenir du GSHC à Genève. Et en cas de nouveau blocage d'une gauche qui a brillé par son absence totale de proposition dans ce dossier, les droits populaires que sont l'initiative et la pétition resteront l'ultime recours.

En espérant vous retrouver dans six mois dans une patinoire rénovée, et dans 4 ans dans une infrastructure toute neuve !

10/02/2011

GSHC : De quels problèmes financiers parle-t-on ?

Depuis la saison 2009/2010, le Genève Servette Hockey Club (GSHC) a un déficit d'environ trois millions de francs par saison. Ce déficit, qui a été constaté par les départements des finances de la Ville et du Canton lors d'un audit général des comptes du GSHC en mai 2010, est en grande partie due aux mauvaises rénovations de l'été 2009 à la patinoire des Vernets qui ont mis en péril l'équilibre financier du club. La question est donc de savoir comment y remédier.

A mon sens, et c'est quelque chose que je défendrai toujours, les pouvoirs publics (Ville et Canton) ont la responsabilité de donner au Genève-Servette Hockey Club (comme à tout club sportif drainant un public) une infrastructure fonctionnelle, ce qui dans le cadre du GSHC passe par la construction d'une nouvelle patinoire avec une nouvelle rénovation aux Vernets d'ici-là.

Ainsi, si en aucun cas l'argent public ne doit servir à financer le déficit fonctionnel d'un club. On peut financer les structures de juniors pour permettre au plus grand nombre de pratiquer un sport.

Pourquoi ces précisions ? Car actuellement, le GSHC a un déficit structurel engendré par la mauvaise rénovation de l'été 2009 (la Ville, propriétaire, a fait des travaux qui ont fait perdre de l'argent au GSHC car il y avait moins de places VIP à vendre). Le déficit actuel du club n'est donc pas causé par une mauvaise gestion mais par des travaux ayant «abîmés» l'infrastructure.

Pour moi, il doit y avoir une barrière étanche dans ce dossier en disant que l'infrastructure (et tout ce qui va avec) relève des pouvoirs publics (ici la Ville) alors que le fonctionnement relève du GSHC.

Malheureusement, en stipulant que le club doit payer lui-même une rénovation (voir billet précédent), le Conseiller Administratif Rémy Pagani fait tomber cette barrière étanche et au final, l'argent utilisé pour la pose de la tribune provisoire sera de l'argent qui n'ira pas dans les caisses du club. C'est bien ce qui s'est passé au final vu que le consortium de sponsors, ayant financé cette tribune provisoire, aurait tout aussi bien pu donner cet argent au GSHC directement.

Ceci est injuste, et incorrect, quand on sait que Rémy Pagani a déclaré à plusieurs reprises dans la presse que le GSHC n'avait pas de souci à se faire, vu que la Ville financerait ce déficit structurel. Ces propos, une nouvelle fois, ne seront pas suivi d'effet car il n'existe aucune ligne budgétaire à cet effet dans le budget 2011. La Ville ne financera donc pas le déficit structurel du club malgré les promesses (qui ne valent rien) de M. Pagani.

La solution pour sortir de tout ce bourbier ? Une construction rapide de la nouvelle patinoire avec d'ici-là une légère rénovation de la patinoire des Vernets, le tout en concertation avec le GSHC.

Et peut être un changement de majorité en Ville de Genève...

31/01/2011

GSHC : Quelle rénovation pour la patinoire des Vernets ?

Bien que le Conseil Municipal ait voté 2 motions en avril 2010, l'une sur le subventionnement de GFH (Genève Future Hockey) et l'autre sur une rénovation durant l'été 2010 des Vernets, de nombreux blocages sont survenus entretemps et mette en danger l'avenir du GSHC.

En effet, tant sur le subventionnement de GFH que sur la problématique de l'infrastructure (rénovation des Vernets et construction de la nouvelle patinoire), on ne peut que constater que les promesses d'hier n'ont pas débouchées sur des actes concrets.

Alors que la rénovation des Vernets avait été votée à la quasi-unanimité du Conseil Municipal, celle-ci n'a pas été effectuée correctement, pour la seconde année consécutive, car le club n'a pas retrouvé en septembre 2010 le même nombre de sièges VIP qu'avant la seconde phase de rénovation de 2009. Alors même que les textes votés le demandait noir sur blanc.

Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que les sièges VIP supplémentaires (qui passaient par la pose d'une tribune provisoire) n'ont pas été installés en raison du refus du magistrat Rémy Pagani de voir la Ville financer ladite rénovation. En contradiction totale avec la motion votée qui demandait expressément à la Ville de le faire.

Au final, c'est un consortium de sponsors privés qui a du financer cette tribune provisoire, qui a pu être posée en décembre 2010, et dont le retard de construction occasionnera plusieurs centaines de milliers de francs de pertes en billetterie. Et ce malgré un nouveau vote du Conseil Municipal soutenant (et finançant) la tribune provisoire en novembre 2010.

On croit rêver et on a encore pourtant rien vu, et on peut penser que l'avenir du GSHC va se jouer dans les mois à venir en raison de la dangereuse proposition consistant à faire une nouvelle phase de rénovation pour 14 millions, laquelle consisterait à installer des loges «skybox» en haut de la tribune provisoire. Ce qui est une proposition irréalisable et onéreuse.

Irréalisable en raison de la durée des travaux qui font que ceux-ci se termineraient, au plus tôt en février 2012, avec pour corolaire une patinoire en chantier durant la majeure partie de la saison 2011-2012 et qui verrait la tribune principale être en bonne partie inutilisable comme on peut le constater ici, en page 7.

Onéreuse car mettant en danger la nouvelle patinoire promise pour 2015, comment justifier d'investir autant d'argent dans une infrastructure qu'on devrait quitter d'ici 4 ans ? La volonté cachée du projet «skybox» serait-elle de tuer (ou repousser aux calendes grecques) le projet de nouvelle patinoire ? On peut le penser quand on entend le magistrat en charge des constructions, Rémy Pagani, répéter à longueur de temps que les genevois sont «attachés à l'actuelle patinoire».

La solution réside donc dans une rénovation moindre (4 millions) mais qui aura le triple avantage de maximiser les recettes de billetterie, d'être terminée pour le 1er septembre 2011 et surtout de ne pas mettre en danger la construction de la nouvelle patinoire. Cette rénovation, nous la proposerons prochainement au Conseil Municipal de la Ville de Genève et nous verrons alors qui prendra ses responsabilités quand au maintien et à l'avenir du GSHC à Genève.

29/01/2011

Renforçons la Police Municipale !

Depuis 2010, les communes genevoises ont la possibilité légale de développer des compétences de police de proximité au moyen d'agents en uniforme, notamment en ce qui concerne les incivilités, les infractions en matière de salubrité, ainsi que pour de nombreux actes de délinquance qui peuvent se produire dans les rues de Genève. Ces nouvelles compétences ont permis aux Agents de Police Municipale (APM) de voir leur efficacité augmentée pour assurer la sécurité dans les quartiers de la Ville de Genève.

Si beaucoup a déjà été fait, ces forces de police municipale, au nombre d'environ 100 agents répartis sur 5 postes de quartier en Ville, sont aujourd'hui nettement insuffisantes. Malgré cela, la majorité du Conseil municipal a refusé en décembre dernier au magistrat en charge de ce dossier, Pierre Maudet, la somme nécessaire pour engager 25 nouveaux agents, préférant la consacrer à des «médiateurs culturels», chargés d'assurer la sécurité dans les bibliothèques et les musées.

Cette décision, couplée à la tentative anti-collégiale d'un magistrat de faire voter sur le siège un règlement dilatoire et illégal, montre une nouvelle fois le déni de réalité de la majorité rose-rouge-verte sur les questions de sécurité publique. Cette tentative maladroite, qui montre la méconnaissance du travail de la police municipale de ses auteurs, n'était d'ailleurs qu'un écran de fumée destiné à masquer la décision de couper les postes de policiers municipaux.

Pour mettre fin à l'incurie en matière de sécurité publique dont fait preuve l'Alternative et dont la population devra une fois de plus supporter les conséquences, les Libéraux-Radicaux ont lancé une initiative populaire destinée à renforcer les effectifs de la Police Municipale. Celle-ci permettra de garantir une présence uniformée dissuasive et permettra à la police municipale d'atteindre un effectif substantiel lui permettant de continuer à diminuer concrètement l'insécurité ambiante.

Ce combat pour l'augmentation des effectifs et des compétences de la Police Municipale (anciennement Sécurité Municipale) n'est pas nouveau pour nous qui avons été les premiers à demander, en 2006, l'augmentation des compétences de ce qu'étaient encore les Agents de Sécurité Municipaux (ASM) malgré une opposition de la gauche, tant au Conseil Municipal qu'au Grand Conseil. On comprend ainsi mieux les récentes attaques contre la police municipale de la part d'une majorité qui s'est systématiquement opposée à l'augmentation de compétences des APM.

Par cette initiative, nous souhaitons donner à la population la possibilité de montrer son soutien envers une police municipale renforcée qu'ils ont toujours appelée de leurs vœux. La Ville a un rôle à jouer dans l'amélioration de la sécurité sur son territoire, elle doit simplement se donner les moyens de l'assumer ! Les Libéraux-Radicaux entendent les lui donner !

Vous trouverez ici le texte de l'initiative municipale demandant l'augmentation des effectifs des Agents de la Police Municipale.

07/05/2010

GSHC : Construisons une nouvelle patinoire en Ville !

Quand bien même on semble s'acheminer, après maintes péripéties et refus de l'Alternative,  vers une nouvelle rénovation de la patinoire des Vernets, afin que celle-ci ne devienne pas le cercueil du Genève-Servette Hockey Club (GSHC) mais puisse au moins lui permettre de continuer à survivre, tout le monde sait que cela ne serait qu'un emplâtre sur une jambe de bois tant cette infrastructure ne correspondra jamais aux besoins du GSHC.

Ainsi, si la rénovation des Vernets est nécessaire pour permettre au club de continuer à exister, il est vital de réfléchir à la construction d'une nouvelle patinoire qui accueillerait le club d'ici 6 à 8 ans. Certes, on a déjà parlé du projet de l'Arena ou des Cherpines mais on ne qu'être navré de constater que la Ville de Genève n'a aucun projet d'avenir pour donner à son club une infrastructure digne de lui.

En conséquence de quoi, et pour suppléer à l'absence totale de proposition tant de l'Alternative majoritaire que du Conseil Administratif, vous trouverez ci-dessous deux propositions de construction d'une nouvelle patinoire par la Ville de Genève en partenariat avec le secteur privé. Laquelle peut être raisonnablement budgétisée à 30 millions de francs pour une infrastructure moderne de 10 à 12'000 places.

Comme introduction, je vous invite à jeter un coup d'œil ici où vous trouverez le Plan Financier d'Investissement 2010-2021 de la Ville de Genève, celui-ci regroupe l'ensemble des projets d'investissement de la commune, celui-ci est hiérarchisé en fonction du niveau d'avancement des projets qui vont en gros du « réalisé ou en voie de réalisation » à « non-encore planifié ».

On pourrait donc, sans l'ombre d'un problème, remplacer des projets prévus mais non-encore planifiés par la construction d'une nouvelle patinoire via une simple réaffectation de l'enveloppe budgétaire prévue.

A la lecture de ce PFI, on constate que deux projets en page 95 pourraient parfaitement (en termes de lieu, de surface et d'enveloppe budgétaire) être remplacés par le projet de construction d'une nouvelle patinoire.

Proposition 1 : Construire une nouvelle patinoire sur le parking des Vernets

Cette idée a un grand avantage : grouper au même endroit les principales surfaces de glace appartenant à la Ville de Genève et conserver le GSHC aux Vernets. C'est l'idée qui a été retenue à Zoug lors de la construction de la nouvelle patinoire à proximité de l'actuel Herti.

C'est cette proposition qui a notre préférence.

Comment ? En Construisant sur le parking de l'actuelle patinoire des Vernets en lieu et place du projet de construction d'une salle multisports (PFI 050.012.54) budgétée à 18'400'000 francs.

Un Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être envisagé avec la construction d'un parking souterrain dans le cadre du projet, les promoteurs dudit parking participant au financement de la patinoire en échange d'un droit de superficie.

Proposition 2 : Construire à proximité de la future gare CEVA des Eaux-Vives

Le principal avantage est que l'emplacement sera parfaitement desservi par les transports publics et grouperait au même endroit la nouvelle comédie et la nouvelle patinoire.

Comment ? En remplaçant par une nouvelle patinoire le projet de construction d'un complexe sportif et d'une crèche (PFI 050.065.04) budgétisée à 65'300'000 francs et dont le crédit d'études de 5 millions vient d'être refusé par la commission des travaux du Conseil Municipal.

De plus, sachant que moins de la moitié de cette somme serait utilisée pour construire cette nouvelle patinoire, on pourrait sans problème construire ailleurs un complexe sportif moindre et une crèche avec le restant du crédit.

Ici aussi, un Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être envisagé avec la construction d'un parking souterrain dans le cadre du projet, les promoteurs dudit parking participant au financement de la patinoire en échange d'un droit de superficie. Dans les deux propositions, on reste d'ailleurs ouverts à toute possibilité de PPP comme par exemple le naming qui voit la Bern Arena s'appeler la Postfinance Arena.

Au passage, on fera le triste constat suivant : comment comprendre un Conseil Administratif qui prévoit pour plus de 80'000'000 de construction de complexes sportifs mais s'évertue à ne vouloir ni de la construction d'une nouvelle patinoire, ni d'une mise aux normes rapides de la patinoire des Vernets ? Je n'ai personnellement pas la réponse mais une chose est sûre, il est temps de mettre fin au surnombre de la gauche au sein du Conseil Administratif comme du Conseil Municipal.

Si le Conseil Administratif entrait en matière sur l'un de ces deux projets qui ont l'immense avantage d'être sur un territoire appartenant à la Ville et d'avoir un financement, le crédit d'étude pourrait être déposé et voté au second semestre 2010 pour une réalisation d'ici 2015.

26/04/2010

GSHC : Des actes MM. Tornare et Pagani !

Messieurs les magistrats,

Quiconque a fréquenté la patinoire des Vernets ces dernières années a pu se rendre compte en octobre 2009, après la fin de la rénovation, que des points de celle-ci avait été faite à l'envers du bon sens. Et donc qu'en aucun cas ces travaux ne pouvaient être qualifiés de « finis ». Ce dont vous devriez, au passage, savoir mieux que personne en tant que magistrats en charge du dossier.

Un exemple ? La diminution drastique du nombre de loges et de sièges VIP qui a entraîne un gros manque à gagner pour le GSHC, privant ainsi le club de substantielles recettes qui l'ont par exemple empêché d'engager un joueur étranger supplémentaire. Ce qui non seulement met en péril le club de notre cœur mais montre aussi une étrange gestion des travaux de votre part : comment justifier les 10 millions d'argent public qu'a coûté cette rénovation si celle-ci abouti à l'étrange résultat que la patinoire correspond encore moins qu'avant aux besoins du club résident ?

Il fallait donc agir dès le second semestre 2009 pour corriger les erreurs commises lors de la rénovation de l'été, c'est ce que les Radicaux ont tenté de faire, aux côtés de l'Entente et de l'UDC, lors de la séance du Conseil Municipal de novembre 2009, en demandant notamment de « présenter durant le 1er semestre 2010 un projet de 3ème phase des travaux » pour que les travaux aient lieu cet été, en vue de la saison 2010/2011.

Les mesures ont été refusées par votre majorité municipale qu'est l'Alternative, et alors même qu'un soutien aux mesures susnommées il y a 6 mois permettrait aujourd'hui de dire que tout est prêt pour sortir le GSHC de l'ornière, vous semblez affirmer dans la presse qu'il n'est pas possible de procéder à la rénovation cet été faute de temps.

Comment osez-vous dire cela alors que nous avions tiré la sonnette d'alarme il y a 6 mois ? Si vous avez refusé, ainsi que votre majorité, d'admettre qu'il y avait un problème à l'époque, sachez qu'en aucun cas vous ne pourrez vous défausser de votre responsabilité politique dans ce dossier ! Nous y veillerons !

Pour sauver ce qui peut encore l'être, et ainsi préparer au mieux la saison 2010/2011 à venir, il est nécessaire que vous proposiez au Conseil Municipal un nouveau crédit de rénovation de la patinoire des Vernets avant le 30 juin.

Ce n'est qu'à ce prix que vous sauverez ce qui vous reste de crédibilité politique sur ce dossier, tout en montrant, pour une fois, que vous admettez que des erreurs ont été commises ainsi que l'urgence de la situation.