14/04/2015

Conseiller Administratif : 254'000 francs par an, c'est trop !

Lors du débat budgétaire de décembre 2014, j'avais proposé au nom du PLR de baisser de 20% les salaires du Conseil Administratif (économie d'environ 250'000 francs par an) et de 20% les jetons de présence du Conseil Municipal. Le motif ? Tout simplement de faire participer les autorités que nous sommes à l'effort commun de réduction des dépenses. Ces propositions ne sont pas nouvelles car je les avais déjà faites lors de certains débats budgétaires des années précédentes.

Malheureusement, à ces diverses occasions, le PLR a été quasiment seul pour défendre une telle position. Il a été d'autant plus seul que les mêmes partis de gauche, qui sont prompts à donner des leçons de gestion au secteur privé, ne sont pas prêts à avoir la même réflexion lorsque cela touche les salaires de leurs propres magistrats. Lesquels touchent un salaire d'environ 254'000 francs bruts par an indemnités non comprises (voir ici un article de la Tribune de Genève de 2012 sur le sujet).

Le débat de fond est pourtant légitime, est-il ainsi normal de toujours faire des économies sur le dos de la fonction publique, et de la population, et ne pas donner l'exemple en commençant par nous-même ? Est-ce que les salaires et les jetons de présence du monde politique sont une vache sacrée intouchable ? Ce n'est en tout cas pas l'opinion du PLR qui souhaite que les autorités que nous sommes participent également à l'effort commun de réduction des dépenses et de la dette.

De plus, on ne peut s'empêcher de rappeler que la majorité des membres du Conseil Administratif de la Ville de Genève appartiennent à des partis qui ne cessent de s'attaquer à ce qui fait la richesse et la prospérité de notre canton. D'un côté, on peut critiquer l'existence des forfaits fiscaux, les salaires du privé et la présence des banques et multinationales à Genève. De l'autre, toucher un salaire élevé qui est payé en grande partie par ces mêmes milieux via l'imposition. Vous avez dit incohérence ?

A cet effet, on rappellera aussi la différence majeure entre les salaires d'un exécutif (qui plus est municipal) et ceux de dirigeants d'entreprises : soit le fait qu'un entrepreneur a pris des risques pour monter sa société et que son salaire est lié à la bonne marche de son entreprise. Car si on a le choix d'investir ou non dans une société, on n'a pas celui de payer ses impôts. Voit-on ainsi le Conseil Administratif baisser son salaire de lui-même lorsque la santé financière de la Ville est mauvaise ?

Jusqu'alors, les économies ne se sont jamais faites au niveau du fonctionnement des autorités. Cela doit changer. Cela doit d'autant plus changer que les autorités que nous sommes ont le devoir de donner l'exemple dans le contexte économique tendu que nous vivons. Ce n'est qu'à ce prix que nous recréerons le lien de confiance qui s'est distendu avec la population.

Enfin, sur un plan institutionnel, rappelons que pour des responsabilités moindres, un conseiller administratif de la Ville de Genève gagne quasiment le même salaire qu'un conseiller d’État. Est-ce normal ? Je vous laisse répondre à cette question et vous invite également à lire ici l'article du journal 20 Minutes de ce jour sur le sujet.

10/04/2015

Conseil Municipal : mettons fin à l'hégémonie de l'Alternative en Ville de Genève

Lors des élections municipales de juin 2011, pour la première fois depuis 20 ans, l'Alternative a perdu sa majorité absolue au Conseil Municipal de la Ville de Genève, les partis de la droite municipale élargie (PDC-PLR-UDC-MCG) sont ainsi majoritaires selon le souhait de la population, bien qu'ils ne forment pas une alliance comme l'Alternative.

Depuis les élections cantonales de 2013 et la constitution de la "Nouvelle Force" que sont l'UDC et le MCG, le Conseil Municipal est divisé en trois blocs que sont l'Alternative, l'Entente et la Nouvelle Force. Et si l'Alternative est l'alliance la plus forte du Conseil Municipal (39 sièges sur 80), elle ne possède cependant plus la majorité absolue et peut donc perdre lorsque l'Entente et la Nouvelle Force décident de voter ensemble.

Cela ne suffit pourtant pas toujours car durant cette législature, l'Alternative (Verts-PS-Ensemble à Gauche) a gagné la quasi-totalité des votes pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

1) Tout d'abord par le fait que les partis de l'Entente (PLR-PDC) et de la Nouvelle Force (UDC-MCG) ne votent, évidemment, pas systématiquement ensemble.

2) Parfois, par l'absentéisme plus marqué des conseillers municipaux de ces partis par rapport à ceux de l'Alternative.

3) Surtout, par la présence d'indépendants, élus sur des listes PDC-PLR-UDC-MCG, qui ont décidé de quitter leur parti et de voter avec l'Alternative.

On constate donc que, malgré une majorité qui n'est que relative, l'Alternative a réussi à continuer d'agir comme si elle disposait de la majorité absolue depuis juin 2011. Cela en refusant quasi-systématiquement les propositions de la droite municipale, ce qui n'a pourtant pas empêché le MCG de voter le dernier budget municipal au mépris des engagements pris auprès de l'UDC, du PLR et du PDC.

Depuis des années, la gauche considère la Ville de Genève comme sa propriété. Votant des subventions à des associations dont l'inutilité n'est plus à démontrer, distribuant des postes et des prébendes à ses affidés et expliquant à longueur d'année à quel point elle est détentrice de la seule vérité politique. Et malheur aux empêcheurs de dépenser en rond et à ceux qui pensent avoir le droit de contester la politique de la gauche municipale, car le Conseil Municipal n'est rien quand le contrat de quartier est tout ! Dans le même ordre d'idée, je vous invite à lire le billet de ma collègue Michèle Roullet que vous pouvez trouver ici.

Ainsi, les rares fois qui ont vu l'Alternative perdre un vote, on a chaque fois entendu les partis qui la composent hurler au crime de lèse-majesté parce que la démocratie parlementaire n'a pas été dans leur sens. Cette législature a donc montré le vrai visage de la gauche qui n'aime la démocratie que quand elle lui sert. Ses victoires au Conseil Municipal étant en plus la conséquence de la trahison d'élus de droite qui ont décidé de renier leur engagement pour voter avec l'Alternative. A l'inverse, que n'aurait-on pas entendu si des élus de gauche avaient siégé en indépendants et voté avec la droite.

La perte définitive de la majorité au Conseil Municipal obligera les partis de l'Alternative à devoir négocier pour trouver des majorités, ce sera là l'occasion d'un nouveau départ pour la Ville de Genève.

Le 19 avril, nous aurons l'occasion de mettre définitivement fin à l'hégémonie de l'Alternative. Pour cela, il sera nécessaire d'avoir un PLR municipal fort qui se devra d'être le pivot du Conseil Municipal. Et de redevenir une véritable force de proposition, porteuse d'un projet politique de nature à reconquérir l'électorat que nous avons perdu jusqu'ici. Ainsi, pour donner un nouveau départ à la Ville de Genève, vous pouvez voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

07/04/2015

Budget 2015 : l'acte final d'un déséquilibre politique et comptable

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'139'300'000 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Avec un excédent totalement artificiel, une marge de manœuvre nulle, une absence totale de remboursement de la dette municipale et, surtout, des dépenses de fonctionnement montées à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale qui demande qu'une municipalité ait un budget équilibré, ce budget 2015 était absolument inacceptable si l'on se veut un minimum responsable. La récente présentation des comptes municipaux montrant d'ailleurs qu'il y a toujours pour plusieurs millions de dépenses imprévues durant une année budgétaire.

La dichotomie entre la majorité du Conseil Administratif dont 4 sièges sur 5 sont occupés par des représentants de l'Alternative, et celle du Conseil Municipal ou les mêmes partis de l'Alternative n'occupent que 39 sièges sur 80, a une fois de plus amené le Conseil Municipal à entrer en conflit avec le Conseil Administratif lors de cet exercice.

La raison de celui-ci ? L'absence totale d'écoute de l'exécutif dont la majorité de gauche préfère, une nouvelle fois, construire sa majorité sur les seuls partis de l'Alternative tout en approchant des conseillers municipaux élus sur des liste de droite et siégeant en indépendants. Plusieurs amendements visant à alléger le budget 2015 de la Ville de Genève ont ainsi été perdus à cause de ces élus indépendants qui, pourtant, ont été élus sur un tout autre programme politique.

Les débats politiques ont été longs et laborieux car c'est le seul moyen pour la droite de s'opposer à une politique qu'elle juge inefficace, le Conseil Administratif préférant continuer à gouverner avec les seuls partis de l'Alternative. Pourquoi négocier et discuter avec la droite municipale lorsqu'on peut continuer à gouverner et administrer en vase clos ? Pourquoi écouter des commissions parlementaires lorsque tout se décide au caucus de l'Alternative ?

Dans son mépris de la majorité de droite du Conseil Municipal, la majorité du Conseil Administratif a préféré s'appuyer sur les seuls partis minoritaires de l'Alternative renforcée par des indépendants ne représentant plus qu'eux-mêmes. Avec au passage, un MCG qui s'est senti obligé de voter un budget qu'il avait pourtant combattu pendant tout le débat.

Ce budget 2015 a été l'acte final d'une législature qui a vu le Conseil Administratif gouverner avec le seul soutien des partis de l'Alternative, ainsi que d'indépendants qui ne représentaient plus qu'eux-mêmes. Mettant à l'écart les différentes composantes de la droite municipale qui est pourtant majoritaire dans le cénacle. Il est vrai que lorsqu'on peut s'appuyer sur une majorité de fait, qui vote des projets sans aucun esprit critique, il n'est pas utile de chercher plus loin.

Le 19 avril 2015, les partis de l'Alternative ne retrouveront sans doute pas la majorité absolue qu'ils ont perdue en 2011. Pire que cela, ils ne pourront cette fois plus compter sur le renfort d'élus déloyaux à leurs partis et à leurs électeurs. Ainsi, quoi qu'il arrive lors de l'élection du Conseil Administratif, la population verra avec 4 ans de retard son souhait de mettre fin à la toute puissance de la gauche municipale exaucé.

02/04/2015

Finances publiques : le krach de la Ville de Genève

Alors que la Ville de Genève présentait hier ses comptes 2014 (voir ici), souvenons-nous que depuis deux ans, la municipalité s'enfonce dans les profondeurs du classement des Villes les mieux gérées de Suisse. Aujourd'hui, sur la base des comptes 2013, la Ville de Genève arrive à la dernière place du classement, et il n'est de loin pas certain que les comptes 2014 permettront de remonter dans le classement de l'année prochaine.

En effet, si la dernière place au classement est surtout due à la recapitalisation de la Caisse de Prévoyance (CAP), il convient cependant de rappeler que cela a été un choix politique de ne pas faire des économies équivalentes. On ne peut donc que s'inquiéter pour la notation des années à venir avec une municipalité qui maîtrise mal ses dépenses et voit, cette année, sa dette augmenter.

Ainsi, en début d'année, l'IDHEAP (Institut des Hautes Études en Administration Publique) a publié le classement des villes les mieux gérées de Suisse, qui se fait cette fois sur la base des comptes 2013. Ledit classement consistant en une analyse de leur santé financière, en distribuant les bons et les mauvais points, donnant quitus ou non à la gestion desdites collectivités via une méthodologie commune. Le tout relayé par PME Magazine dans son édition de janvier 2015 (voir ici l'analyse détaillée de l'IDHEAP sur le sujet).

Comme l’année précédente, qui avait vu la Ville de Genève chuter au classement (voir ma note de l'année dernière ici), aucune communication pompeuse de la municipalité suite à ce nouveau comparatif  Et une magistrate en charge des finances, en la personne de Sandrine Salerno, qui se fait bien discrète sur le sujet. Ce qui n'a pourtant pas toujours été le cas, pour preuve la déclaration faite en 2012 sur son blog que vous trouverez ici.

La raison en est toute simple, pour la seconde année consécutive, la Ville de Genève s'est effondrée au classement en passant de la quatorzième à la dix-neuvième place (soit la dernière du classement) le tout avec une note qui passe de 3.80 à 3.54 sur 6, alors même qu’elle était à 5.58 il y a deux ans. Soit une dégradation de la note de près de 33% et un recul de 17 places, sachant que la Ville de Genève était seconde au classement sur les comptes de 2011, et même première sur ceux de 2010. Ce qui fait dire à PME Magasine que le plongeon de la Ville de Genève touche au pathétique.

Exit donc l'image faussée de bonne gestion financière de la commune et bienvenue dans la réalité avec une municipalité dispendieuse qui voit la majorité de gauche, du Conseil Administratif, préférer le clientélisme des dépenses inutiles plutôt que le développement durable qui voudrait que l'on cesse de vivre à crédit sur les générations futures. Entre l'exercice comptable de 2012 et celui de 2013, PME magazine souligne ainsi qu’il a manqué 3% de recettes pour financer les charges courantes avec, comme corollaire, une dette qui s’est accrue de 4.5%. Concluant ensuite que cela n’a rien d’étonnant avec des dépenses qui ont augmentés de 12% dans le même laps de temps.

De plus, sur les huit indicateurs qui composent la note de l'IDEHAP, deux ne doivent pas être pris au pied de la lettre pour mesurer la santé financière de la Ville de Genève. En effet, ce classement note le degré d'exactitude de la prévision fiscale et la maîtrise des charges alors même que, dans le cas d'une commune genevoise, une municipalité a une marge de manœuvre extrêmement faible sur le sujet. En effet, dans le premier cas, la loi sur l'administration des communes (LAC) interdit pour une commune d'avoir un déficit (il est donc normal que la Ville soit bien notée vu qu'elle ne fait que respecter la loi) et elle ne fait que copier-coller les prévisions fiscales du canton dans le second.

La notation de la Ville devrait donc être encore plus faible étant donné que les deux indicateurs susnommés ne dépendent pas directement de cette dernière, mais bien du canton de Genève. Ils remontent donc artificiellement la mauvaise note de la municipalité. A l'inverse, je le répète une seconde fois, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que la recapitalisation de la CAP a largement tiré la notation de la municipalité vers le bas, même si cela a été une décision politique que de ne pas faire des économies équivalentes pour équilibrer les comptes.

Actuellement, faute de faire les choix nécessaires, la Ville de Genève vit à crédit sur ses dépenses d'investissement et continue, chaque année, à charger la barque des dépenses de fonctionnement. Une hausse des recettes fiscales sera ainsi systématiquement accompagnée d'une hausse des dépenses, il serait en effet absurde (dans la logique de l'Alternative) de ne pas dépenser jusqu'au dernier franc l'argent que l'on a à disposition. On poussera même le vice à dire que l'on n'aime pas le monde de la finance, des multinationales et de tout ce qui rapporte de l'argent ; mais on sera par contre bien content que ces mêmes sociétés contribuent au budget municipal via l'imposition.

Alors que chaque fois que sa gestion financière était bien notée, la conseillère administrative Sandrine Salerno communiquait à corps et à cri pour montrer qu'elle gérait bien les finances publiques, on aimerait bien l'entendre, avec la même célérité, pour expliquer la mauvaise note que la municipalité reçoit à nouveau cette année. Ou bien se murera-t-elle dans le silence pour la seconde année consécutive faute de pouvoir expliquer les raisons de ce plongeon ? Il est vrai qu’il est plus facile de dire qu’on se battra contre toute baisse de la fiscalité, respectivement de se plaindre que la Ville de Genève ne touche pas assez dans la péréquation intercommunale, que de s’expliquer sur sa mauvaise gestion. Car si tout allait bien, comment expliquer l'effondrement de la municipalité dans ce classement des Villes les mieux gérées de Suisse?

30/03/2015

Le PLR : un parti à votre écoute qui défend vos intérêts

Le 19 avril 2015, vous choisirez vos représentants au Conseil Municipal pour les cinq prochaines années. A cet effet, le Parti Libéral-Radical (PLR) vous propose 36 candidats de valeur qui seront à votre écoute pour toute la législature. Venez faire connaissance avec eux, ainsi que nos propositions politiques, sur www.actionconcrete.ch.

A l'inverse des partis de l'Alternative qui dirigent la Ville depuis près de 20 ans, le PLR souhaite construire une Ville à l'image de sa population sans à priori idéologique. Notre seul objectif étant de vous permettre de mieux vivre à Genève.

Trouvez-vous normal que les préaux d'école ne soient pas fermés la nuit alors même que les parents d'élèves concernés le réclament ? Que des places de parkings soient supprimées sans avoir demandé l'avis des utilisateurs ? Que la volonté populaire ne soit pas respectée avec un Conseil Administratif qui n'attend pas le résultat de la votation pour transférer la clientèle de Naxoo ? Respectivement qui continue à fermer des rues à la circulation, sans aucune concertation préalable, malgré le refus populaire de le faire ?

Tout cela, le PLR souhaite y mettre fin. Nous nous engageons à respecter la volonté populaire et surtout d'être à l'écoute de la population. Ainsi, nos propositions vont de la construction d'une nouvelle patinoire à la création de zones piétonnes accompagnées de parkings souterrains lorsque cela est nécessaire. De créer des logements pour toutes les classes de population et de mettre fin à la pression fiscale sur les PME. Bref, de mettre l'accent sur la proximité plutôt que l'idéologie.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat, une hausse indue de la taxation sur le domaine public ou encore une fiscalité qui voit la classe moyenne se demander quel est le retour sur investissement de ses impôts.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés. Et si vous estimez que votre qualité de vie ne s'est pas améliorée, mieux si les problématiques soulevées dans cet article vous tiennent à cœur, une seule réponse, voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

25/03/2015

Union des Villes Genevoises : légitime et légale ?

Ce samedi 28 mars, la Ville de Genève et plusieurs autres communes vont créer l’Union des villes genevoises. Formellement, cette union vise à accueillir les municipalités de plus de 10’000 habitants ou dont la densité excède 1500 habitants au km2. Matériellement, elle vise surtout à regrouper les communes dirigées par les partis de l'Alternative (Ville de Genève, Onex, Lancy, Meyrin, Carouge).

Si la question d'un regroupement des Villes du canton peut se poser, la méthode pose beaucoup de questions. Un tel regroupement n'aurait-il pas pu avoir lieu à l'intérieur de l'ACG (Association des Communes Genevoises) ? Surtout, ne pouvait-il pas attendre le renouvellement des différents exécutifs municipaux dont les futurs membres auront peut-être une autre vision de la collaboration intercommunale ? A croire que les élections municipales n'auront pas lieu dans un mois.

Alors que la création d'une telle association à quelques semaines du renouvellement des autorités communales interroge, que dire sur l'absence de consultation des différents Conseils Municipaux ? On aurait, en effet, pu attendre de la part des différents Conseils Administratifs concernés qu'ils débattent de la création de cet union avec leurs Conseils Municipaux.

Tout cela m'amène à dire que la création de l'Union des Villes Genevoises est illégitime.

Au surplus, se pose la question de la légalité d'une telle création. Est-ce qu'un Conseil Administratif à la compétence de faire adhérer sa commune à ce qui s'apparente à un groupement intercommunal ? La question se pose lorsqu'on lit l'article 30 alinéa 1 lettre u de la loi sur l'administration des communes (voir ici) qui stipule que  la création et l'adhésion à un tel groupement doit être validée par le Conseil Municipal de la commune qui y adhère. Voir l'article en question ci-dessous :

Art. 30 Fonctions délibératives

1 Le conseil municipal délibère sur les objets suivants :

u) la création de groupements intercommunaux, l’adhésion de la commune et son retrait;

Lors de la séance du Conseil Municipal du 17 mars, j'ai posé la question au maire de la Ville de Genève, Sami Kanaan, lequel m'a alors répondu que, pour le moment, il ne s'agissait pas de la création d'un groupement intercommunal en tant que tel (notamment par l'absence d'engagement financier de la municipalité). Et que si cela devait le devenir, le Conseil Administratif viendrait alors devant le Conseil Municipal à ce sujet. Si cela est discutable sur un plan purement juridique, on peut cependant regretter la mise devant le fait accompli envers le Conseil Municipal et l'ACG. Car au-delà de l'aspect légal, je trouve surtout dommage que l'on ait été privé du débat sur ce dossier. En effet, on ne parle pas d'une adhésion à une association quelconque, mais bien à une entité qui risque d'affaiblir une ACG qui vient pourtant d'avoir sa légitimité récemment reconnue par la loi.

Ceci m'amène à dire que la légalité de l'adhésion de la Ville de Genève à ce regroupement est tout sauf clair, idem pour l'ensemble des communes qui n'ont pas vu leur Conseil Municipal statuer sur le sujet. Avec une légitimité sujette à caution, et une légalité pour le moins bancale, on peut donc dire que l'Union des villes genevoises démarrera bien mal son existence le 28 mars.

La création de l'Union des villes genevoises est-elle légale ? Pas sûr. Est-elle légitime ? Non vu la manière dont elle va être créé. Il est ainsi flagrant de constater l'absence de courage des différents exécutifs qui n'ont pas souhaité débattre d'un tel sujet avec leur Conseil Municipal.

Des questions comme la gouvernance de nos communes, la répartition des compétences avec le canton ou le fonctionnement de l'Association des Communes Genevoises méritent un vrai débat. Espérons que nous pourrons enfin l'avoir, sans à priori, dans les mois à venir.

23/03/2015

GSHC : et si on reparlait de la nouvelle patinoire ?

Au mois de janvier 2015, le Conseil Municipal votait à une écrasante majorité ma motion (voir ici) demandant que la Ville de Genève s'implique dans la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Depuis lors, aucune nouvelle de ce dossier de la part du Conseil Administratif, dont on aimerait bien qu'il déploie la même énergie à défendre le projet de la nouvelle Patinoire que celui de la nouvelle Comédie. Ni même du Conseil d’État qui semble totalement s'en désintéresser.

La récente actualité sportive, avec l'accession en demi-finale des play-off du GSHC, va permettre de remettre le focus sur ce dossier d'importance qu'est la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Laquelle semble perdue dans des oubliettes dont il faudrait peut-être retrouver la clé, cela avant la fin de l'ultimatum de la Ligue Suisse de Hockey demandant que le projet de construction d'une nouvelle patinoire démarre enfin.

Fidèle à un projet que je défends depuis des années, je profite donc de la période des play-off pour tenter de remettre le focus sur un dossier que tout le monde semble oublier. Soit la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève, que ce soit sur le site du Trèfle-Blanc ou ailleurs (par exemple sur le site de la Voirie à côté des Vernets).

En terme opérationnel, dans le cas du Trèfle-Blanc, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur ce site (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit. Malheureusement, jusqu'à présent, l'avancement du dossier sur le site du Trèfle-Blanc est totalement bloqué.

Si ce dossier ne se débloque pas rapidement, il sera sans doute nécessaire de prévoir un plan B qui pourrait consister à construire la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie municipale de la rue François-Dussaud. Lequel à l'avantage de se trouver à côté de l'actuelle patinoire des Vernets, d'être un terrain entièrement en mains publics et surtout de ne pas avoir d'habitations à proximité. Bref, exactement l'inverse du Trèfle-Blanc.

L'actualité aidant, on aimerait donc bien entendre nos autorités sur le sujet et expliquer où elles en sont dans ce projet. Et même répondre à la question suivante : qu'ont-elles fait pour faire avancer ce dossier depuis leur entrée en fonction ? Cette réponse pourra permettre de répondre à une seconde question : devons-nous maintenant prévoir un plan B en remplacement du projet au Trèfle-Blanc ?

18/03/2015

Conseil Municipal : bilan et perspectives sur mon activité

A l'occasion des élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a fait le plaisir de m'interviewer sur mon activité de conseiller municipal dans son édition du 16 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

Quels ont été les points marquants de votre activité au Conseil municipal ?

J’ai déposé beaucoup de projets sur des sujets divers et variés. Par exemple sur l’augmentation des compétences des Agents de la Police Municipale (APM), l’interdiction du cumul d’un mandat de conseiller municipal avec celui d’une commission extraparlementaire ou encore la suspension de la hausse des taxes du domaine public pour les commerçants. Je me suis aussi battu pour rénover la patinoire des Vernets et, à présent, pour construire une nouvelle patinoire à Genève.

Et dans le domaine de l’immobilier ?

Je m’oppose, en compagnie de mes collègues PLR, aux recours incessants de la Ville de Genève contre les surélévations d’immeubles. A l’heure où l’on connaît une pénurie, il n’est pas normal de s’opposer à la création de logements supplémentaires. De plus, je pense qu’il serait nécessaire de modifier le règlement de la Gérance Immobilière Municipale (GIM) pour permettre également à la classe moyenne d’avoir accès au parc locatif municipal.

On dit pourtant que la droite est devenue majoritaire en 2011 au délibératif municipal, une première après deux décennies de domination de la gauche...

Les apparences sont trompeuses. En 2011, les partis de droite et du centre (PLR-UDC-MCG-PDC) ont obtenu 42 sièges et ceux de gauche 38, un changement de majorité qui est une première depuis vingt ans. Mais très vite, deux élus PLR et un élu UDC ont quitté leurs partis respectifs pour siéger en indépendants et, le plus souvent, voter avec la gauche. La volonté populaire de 2011 a donc été tronquée avec des partis de gauche qui ont pu faire passer leurs projets par le renfort de ces élus indépendants. A titre d'exemple, deux budgets sur quatre durant cette législature ne sont passés que parce que ces indépendants, élus sur des listes de droite, ont voté avec la gauche.

Que voudriez-vous changer dans le règlement de la GIM ?

Tout d’abord, il faudrait modifier les barèmes d’accès afin de permettre à la classe moyenne d’avoir accès aux appartements de la GIM. Ensuite, il faudrait abaisser le pourcentage de logements sociaux (actuellement de 95%) afin d’offrir des logements en loyer libre à prix raisonnable. L’enjeu est d’enrayer le départ de la classe moyenne qui ne parvient pas à se loger en ville, alors que les loyers libres sont souvent trop élevés et les logements sociaux inaccessibles.

De plus, en augmentant la part de loyers libres, on ferait rentrer de l’argent qui permettrait de financer la construction de logements supplémentaires. Surtout, le fait de modifier les barèmes d’entrée et le pourcentage de logements sociaux permettrait d’avoir davantage de mixité sociale.

Vous reprochez paradoxalement à la GIM de pratiquer des loyers trop élevés...

Effectivement. Pour ce qui est de son parc social, la GIM applique son propre calcul pour le loyer, qui ne se base pas sur le RDU de l’Office cantonal du logement. Dans les faits, la GIM travaille depuis cinq ans en calculant les loyers sur la base d’un article transitoire de son règlement , et cela a fait monter les loyers d’une bonne partie des locataires, particulièrement les plus modestes, qui ont vu leur situation se péjorer avec ce nouveau règlement et la politique qui l'accompagne. Faire de la rentabilité est une chose, mais pas sur le dos des plus faibles.

Avec le RDU, on prend en compte les déductions de l’impôt cantonal, notamment les frais médicaux, ce qui fait des déductions plus élevées et surtout plus adaptées à la situation personnelle de chacun. La GIM, elle, prend le revenu brut moins 8%. Une bonne partie des locataires de la GIM paie donc un loyer plus élevé qu’ils ne devraient. Par ailleurs, une disposition transitoire n'a pas vocation à durer 5 ans, on peut donc dire que le règlement de la GIM n'est pas correctement appliqué.

On parle aussi d’expulsion de personnes âgées...

Le nouveau règlement de la GIM donne des moyens pour résilier les baux, qui sont ensuite utilisés comme moyen de pression pour que les gens acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers en oubliant qu'il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées en tête vu qu'elles n'ont souvent plus la distance nécessaire pour mettre en perspective les menaces de résiliation de bail. Je me remémore l'exemple d'une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d'une résiliation de bail, faute d'avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu'elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite (voir ici si vous souhaitez en savoir plus).

Le cas de la villa Ambrosetti est aussi emblématique de certaines méthodes : on a voulu transformer des logements à loyers libres en foyer pour femmes battues. Les locataires qui auraient dû être expulsés, ont été sauvés par le Conseil municipal (contre l'avis des socialistes et des écologistes) et le foyer a finalement été fait ailleurs sans qu'on ait besoin d'expulser personne. C'était juste une question de bonne volonté. Je vous laisse imaginer la réaction de la gauche si un magistrat de droite ou un propriétaire privé avait procédé de la sorte.

Les enjeux budgétaires risquent d’être très présents lors de la prochaine législature...

Oui, je rappelle à cet effet que sur douze ans, le budget a augmenté trois fois plus vite que l’effectif de la population. Si jusqu’à présent, on est arrivé à financer ces dépenses, grâce notamment aux PME et à la partie de la population qui paie des impôts, on ne pourra pas continuer longtemps ainsi.

A cet égard, l’hypocrisie de la gauche est criante avec un discours politique qui critique les riches et les entreprises, lesquels sont pourtant bien utiles pour payer les dépenses excessives de la gauche.

Pour ma part, j’aimerais proposer un plan de remboursement de la dette pour ne plus la faire porter sur les générations futures. Dans l’idéal, on devrait pouvoir financer non seulement le budget courant mais aussi les investissements sans avoir à recourir à l’emprunt.

29/01/2015

Budget municipal : vivez-vous mieux qu'il y a 12 ans ?

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'178'613'594 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% (un cent-millième) pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 200 millions de francs en 13 ans. Tout cela pour quel résultat ? Simplement pour permettre à la gauche de continuer à financer son clientélisme, à créer des prestations inutiles à la majorité de la population et, surtout, de dépenser l'argent de contribuables et d'entreprises qui ne voient aucun retour sur investissement en terme de qualité de vie.

En comparant sur 12 ans l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs pour atteindre un pic de 6039 francs de dépenses prévues par habitant en 2015.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat et, surtout, une hausse indue de la taxation sur l'usage du domaine public. Laquelle va, au final, renchérir les coûts de construction et diminuer le nombre de terrasses en Ville de Genève.

De plus, non content de ne pas maîtriser les coûts de fonctionnement de l'administration, le Conseil Administratif va faire augmenter la dette municipale de plus de 40 millions en 2015. Allant ainsi à l'encontre du premier principe de la notion de développement durable qui est d'éviter de vivre aux dépens des générations futures qui auront à rembourser notre dette.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés...

05/06/2014

FMAC : un mode de financement à revoir !

Depuis plusieurs années, chaque débat du Conseil Municipal portant sur un crédit d'investissement voit comporter dans son libellé une retenue de 2% à destination du Fonds Municipal d'Art Contemporain (FMAC). En effet, ledit fonds est alimenté par un prélèvement de 2% sur les crédits d'investissement alloués pour les travaux de construction, de rénovation et de restauration des édifices et des installations sportives propriété de la Ville de Genève, ainsi que des ponts.

Alors même que nous avons actuellement des problèmes pour financer nos investissements et l'entretien de nos infrastructures, le Conseil Municipal continue à alimenter le FMAC lors du vote de chaque crédit d'investissement en raison de l'automaticité du versement qu'exige l'actuel règlement du FMAC (voir ici). Ce qui réduit mécaniquement l'enveloppe des investissements de plusieurs millions chaque année et qui voit donc la Ville de Genève renoncer tantôt à des rénovations de bâtiments scolaires, tantôt à l'entretien de bâtiments culturels ou sportifs ainsi que de son parc immobilier faute d'avoir suffisamment d'argent à disposition pour cela.

Considérerant que cet état de fait devait être changé, j'ai rédigé et déposé au Conseil Municipal un projet de délibération que vous pouvez trouver ici et qui demande la fin de l'automaticité de l'attribution pour que le budget du FMAC fasse l'objet d'une ligne budgétaire qui serait votée chaque année par le Conseil Municipal. Outre le fait que cette automaticité amène le FMAC à disposer d'un budget des moyens plutôt qu'un budget des besoins, il n'est pas normal que son alimentation soit automatique alors que cette dernière devrait faire l'objet d'un débat politique, comme pour l'ensemble des autres fonds municipaux qui figurent au budget de fonctionnement de la Ville de Genève (Fonds chômage, Fonds général Théâtre, Fonds général cinéma, etc).

Par ailleurs, dans son rapport d'audit numéro 19, du 11 juin 2009, que vous pouvez trouver ici, la Cour des Comptes a recommandé la fin de cette automaticité des attributions en arguant qu'il en résultait une comptabilisation et une information financière qui ne sont pas conformes aux normes comptables. Pour toutes ces raisons qui vont d'une meilleure transparence du financement du FMAC à une augmentation mécanique de l'enveloppe budgétaire à disposition pour les investissements chaque année, il est donc nécessaire d'ouvrir le débat sur cette question et de n'attribuer au FMAC que des fonds qui auront été régulièrement votés par le Conseil Municipal, soit par une dotation budgétaire figurant au budget annuel de fonctionnement.

Il est donc grand temps de mettre fin à l'automaticité du prélèvement de 2% des crédits d'investissement à destination du FMAC. Car à considérer qu'il faut faire des économies en période de restriction budgétaire, je préfère économiser sur l'achat des œuvres d'art contemporain plutôt que sur l'entretien des bâtiments scolaires ou l'engagement de policiers municipaux. Ainsi, dans le même ordre d'idées, mais cette fois au niveau du canton, je peine à comprendre comment on peut, d'un côté, repousser la prolongation du tram 14 vers Bernex et de l'autre dépenser plusieurs centaines de milliers de francs pour des œuvres d'art contemporain à proximité de ladite ligne.

26/05/2014

Finances publiques : la mauvaise performance de la Ville de Genève

Comme chaque année, l'IDHEAP (Institut des Hautes Études en Administration Publique) a publié le classement des villes les mieux gérées de Suisse, qui se fait cette fois sur la base des comptes 2012. Ledit classement consistant en une analyse de leur santé financière, en distribuant les bons et les mauvais points, donnant quitus ou non à la gestion desdites collectivités via une méthodologie commune. Le tout relayé par PME Magazine dans son édition de mai 2014 (voir ici l'article de PME Magazine et ici l'analyse détaillée de l'IDHEAP sur le sujet).

Pourtant, à l'inverse des années précédentes, aucune communication pompeuse de la Ville de Genève suite à ce classement, et une magistrate en charge des finances, en la personne de Sandrine Salerno, qui se fait pour le coup bien discrète. Alors même qu'elle nous avait habitué à se vanter chaque année de sa soi-disant excellente gestion financière dès que l'occasion lui en était donnée (voir par exemple ici la déclaration faite en 2012 sur son blog).

La raison en est toute simple, la Ville de Genève s'est effondrée au classement en passant de la seconde à la quatorzième place, le tout avec une note qui passe de 5.58 à 3.80 sur 6. Exit donc l'image faussée de bonne gestion financière de la commune et bienvenue dans la réalité avec une municipalité dispendieuse qui voit la majorité de gauche, du Conseil Administratif, préférer le clientélisme des dépenses inutiles plutôt que le développement durable qui voudrait que l'on cesse de vivre à crédit sur les générations futures. PME magazine souligne ainsi que, depuis 2011, la Ville de Genève a dépensé 4 francs supplémentaires chaque fois qu'elle en payait 100.

De plus, sur les huit indicateurs qui composent la note de l'IDEHAP, deux ne doivent pas être pris au pied de la lettre pour mesurer la santé financière de la Ville de Genève. En effet, ce classement note le degré d'exactitude de la prévision fiscale et la maîtrise des charges alors même que, dans le cas d'une commune genevoise, la municipalité a une marge de manœuvre extrêmement faible sur le sujet. Car non seulement, dans un premier cas, la loi sur l'administration des communes (LAC) interdit pour une commune d'avoir un déficit (il est donc normal que la Ville soit bien notée vu qu'elle ne fait que respecter la loi) mais elle ne fait que copier-coller les prévisions fiscales du canton dans le second, ce problème d'indicateurs pour la Ville est ainsi confirmé ici, à la page 152, par l'IDHEAP.

La notation de la Ville devrait donc être encore plus faible étant donné que les deux indicateurs susnommés ne dépendent pas directement de cette dernière, mais bien du canton de Genève.

Car faute de faire les choix nécessaires, la Ville de Genève vit à crédit sur ses dépenses d'investissement et continue, chaque année, à charger la barque des dépenses de fonctionnement. Une hausse des recettes fiscales sera ainsi systématiquement accompagnée d'une hausse des dépenses, il serait en effet absurde (dans la logique de l'Alternative) de ne pas dépenser jusqu'au dernier franc l'argent que l'on a à disposition. On poussera même le vice à dire que l'on n'aime pas le monde de la finance, des multinationales et de tout ce qui rapporte de l'argent ; mais on sera par contre bien content que ces mêmes sociétés contribuent au budget municipal via l'imposition.

Alors que chaque fois que sa gestion financière était bien notée, la magistrate Sandrine Salerno communiquait à corps et à cri pour montrer qu'elle gérait bien les finances publiques, on aimerait bien l'entendre, avec la même célérité, pour expliquer la mauvaise note que la municipalité reçoit cette année. Voire même, qu'elle en retienne une leçon en vue du budget 2015 pour proposer un budget qui verrait des investissements davantage autofinancés et des dépenses de fonctionnement maîtrisées.

28/04/2014

GSHC : Que devient la nouvelle patinoire ?

Il y a environ 4 ans, j'avais mené – et fini par remporter – la bataille pour une rénovation complémentaire de la patinoire des Vernets qui ne mettrait pas en danger la construction de la nouvelle infrastructure. Et j'avais également déposé un texte (voir ici) demandant la construction d'une nouvelle patinoire à Genève, texte qui est depuis ressorti de commission (voir ) avec un soutien unanime des partis et attend patiemment dans l'ordre du jour du Conseil Municipal d'être traité.

Si je ne me fais que peu d'illusions sur la continuité de l'unanimité des partis en séance plénière, sur la base des débats de l'époque qui ont vu certains retourner leur veste après les élections, je m'étonne cependant du peu d'empressement des exécutifs cantonaux et municipaux à aller de l'avant sur cette situation. Car si l'on entend beaucoup l'exécutif municipal parler de ses projets d'investissement culturels (Nouvelle Comédie, Pavillon de la Danse, etc), force est de constater qu'une infrastructure sportive comme la nouvelle patinoire ne semble pas recueillir le même enthousiasme et soutien qu'elle est en droit d'attendre, cela au niveau municipal comme cantonal.

Aujourd'hui, la situation est tellement bloquée que le Genève-Servette Hockey Club (GSHC) se retrouve réduit à lancer une pétition (voir ici) demandant aux pouvoirs publics d'agir pour la construction de cette nouvelle patinoire. Cette démarche, qui n'a qu'un caractère dispositif, permettra cependant de mesurer le soutien populaire derrière le projet de construction d'une nouvelle infrastructure pour le hockey sur glace en général et le GSHC en particulier.

En terme opérationnel, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur le site du Trèfle-Blanc (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit.

En terme financier, s'il est clair que le GSHC se devra de trouver des investisseurs privés pour la construction de cette nouvelle patinoire, il sera cependant nécessaire que les pouvoirs publics y participent aussi vu l'importance pour Genève de posséder cette infrastructure. En l'état, la participation des pouvoirs publics devrait pouvoir être limitée à environ 30 millions de francs avec une clé de répartition qui pourrait alors ressembler à ceci : État de Genève : 15 millions, Ville de Genève : 10 millions, Association des Communes Genevoises (ACG) : 5 millions. Charge ensuite au GSHC de trouver les partenaires privés nécessaires pour trouver les millions restants d'un projet qui devrait coûter entre 100 et 150 millions de francs pour la seule nouvelle patinoire.

Si la charge financière n'est pas anodine, elle est largement à la portée des diverses collectivités publiques concernées, surtout quand on voit les montants dévolus à des investissements dont l'impact sur la population est inversement proportionnel à ce que l'on va y investir. Car si la Ville n'a pas les moyens de mettre 10 millions de francs pour une nouvelle patinoire, il faudra qu'on m'explique comment elle peut avoir les moyens d'investir 9 millions pour un pavillon de la Danse ou 85 millions pour une Nouvelle Comédie (voir ici le 8ème PFI de la VdG).

Le Conseil d’État, ainsi que le Conseil Administratif de la Ville de Genève, vont donc devoir prendre les décisions qui s'imposent pour éviter que 2018 ne rime avec relégation administrative pour le GSHC (voir ici). Soit de s'engager pour la construction de la nouvelle patinoire, que ce soit au Trèfle-Blanc ou ailleurs dans le canton. Pour ma part, je continuerai à m'y impliquer autant que possible.

26/02/2014

Naxoo : Décryptons la gestion du Conseil Administratif

Suite au refus de la population, à 53%, de vendre la part de la Ville de Genève dans la société Naxoo à l'actionnaire qu'est UPC Cablecom, de nombreuses questions se posent sur ce dossier. Que ce soit sur la gestion maladroite du Conseil Administratif, les explications alambiquées sur le transfert du fichier client ou encore l'avenir de la société Naxoo qui est tout sauf clair.

Pour répondre à toutes ces questions et afin de décrypter la gestion passée et future de ce dossier par le Conseil Administratif et la direction de Naxoo, le groupe PLR a déposé hier soir une motion urgente, rédigée par mes soins, qui demande à la commission des finances du Conseil Municipal de faire toute la lumière sur la gestion du Conseil Administratif dans ce dossier, cela en procédant à l'audition de l'ensemble des acteurs concernés.

Ce texte à deux buts, tout d'abord comprendre la gestion passée de ce dossier en analysant notamment les raisons du transfert du fichier client, qui a été effectué dans l'apparente ignorance du référendum par le Conseil Administratif comme par la direction de Naxoo, les raisons de la durée du gel du dossier (8 mois) par le Conseil Administratif ainsi que la constante mise devant le fait accompli du Conseil Municipal dans cette affaire. Le second objectif, lequel est très certainement le plus important, est d'être informé sur le devenir de la société Naxoo suite au refus de la vente. Car comment va-t-on pouvoir garder le personnel si les recettes de la société diminuent ? Et comment pourra-t-on maintenir un réseau à la pointe de la technologie et une offre commercialement attractive sachant que la Ville de Genève ne peut pas investir des dizaines de millions dans cette société ?

Toutes ces questions vont normalement trouver réponse dans les mois à venir suite à l'acceptation de cette motion par une majorité du Conseil Municipal composée des groupes MCG, UDC, EàG et PLR. Il est toutefois malheureux de constater que certains groupes de ce Conseil Municipal ne veulent manifestement pas faire toute la lumière sur le dossier Naxoo et continuent à donner carte blanche à un Conseil Administratif qui n'a plus grande crédibilité sur le sujet.

Si le monde politique était divisé sur l'avenir à donner à Naxoo, personne ne peut refuser aujourd'hui de faire la lumière sur la gestion passée et future de ce dossier. Sauf à penser que certains ont quelque chose à cacher et ne veulent pas voir rendre public leurs responsabilités dans cette affaire. Car refuser d'analyser les raisons de l'échec de la vente de Naxoo devant le peuple revient à dire que ce dossier a été parfaitement géré, chose que la population ne partage manifestement pas vu qu'elle s'est opposée à la vente, avec pour conséquence une perte sèche de 57.5 millions pour la municipalité et une incertitude sur le devenir de Naxoo qui ne peut rester sans réponse.

En demandant qu'on la laisse travailler sur ce dossier et en refusant de débattre publiquement de celui-ci (TdG du 26 février 2014 – voir ici), la magistrate de tutelle Sandrine Salerno continue de refuser d'assumer ses erreurs de gestion dans cette affaire, et surtout de se remettre en question malgré l'échec devant le peuple. Son refus permanent de vouloir rendre des comptes au Conseil Municipal de manière générale, et dans ce dossier en particulier, montre une arrogance qui n'a pas lieu d'être dans une démocratie qui veut que le Conseil Administratif rende des comptes au Conseil Municipal comme à la population. Car de deux choses l'une, soit ce dossier a été parfaitement géré et il n'y a aucune raison de ne pas vouloir s'expliquer sur ce qui s'est passé, soit il ne l'a pas été et il y a un problème. Dans les deux cas, la population à le droit à ce que toute la lumière soit faite.

10/02/2014

Naxoo : Chronique d'un désaveu politique annoncé

En refusant hier à 53%, la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom, la population a sanctionné de manière claire la gestion catastrophique de ce dossier par la conseillère administrative Sandrine Salerno. Car avant de dire non à la vente de Naxoo, la population a dit non à la manière dont ce dossier a été géré par une magistrate qui a fait preuve, je le répète, d'un amateurisme et d'un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité. Le tout couronné d'une perte sèche de 57.5 millions pour les caisses municipales, merci donc aux référendaires pour cette victoire à la Pyrrhus mais pas à la magistrate de tutelle qui leur a facilité la tâche.

La cause première du refus d'hier est ainsi la décision de Sandrine Salerno d'autoriser le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, ce qui a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement. Le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", et ce n'est pas l'excuse de ce jour (TdG du 10 février 2014) qu'elle «ignorait qu'un référendum serait lancé lorsqu'elle a autorisé le transfert du fichier client en mars 2013» qui va justifier de tels errements dans la gestion de ce dossier. Car non seulement le parti Ensemble à Gauche avait annoncé dès avril 2012 qu'il lancerait un référendum sur le sujet, chose que Sandrine Salerno et ses services étaient apparemment les seuls à ignorer à Genève, mais aussi car à ce moment-là le Conseil Municipal ne s'était pas prononcé sur cette vente.

Par cette déclaration, Sandrine Salerno admet donc avoir violé le processus parlementaire en connaissance de cause et tente de plaider l'ignorance pour justifier celui du processus référendaire, tout cela montre une nouvelle fois que ce dossier a été géré de manière désastreuse et que le refus d'hier est avant tout un rejet des méthodes de la magistrate avant d'être celui de la vente de Naxoo. Comment peut-on ensuite expliquer à la population que les choses vont de l'avant alors même qu'elle doit se prononcer ? Comment peut-on violer ainsi l'essence même du processus référendaire qui veut que le dossier soit gelé ? Et surtout, comment peut-on faire une campagne aussi faible alors que tous les signaux étaient au rouge dans la presse et l'opinion publique ?

Avec un taux de vote blanc atteignant le record de 11.5%, la population a montré qu'elle estimait le référendum biaisé, et c'est exactement là que se trouve les raisons du refus de ce jour avec des gens qui ont voté non, ou blanc, avant tout pour manifester une mauvaise humeur bien compréhensible plutôt qu'une volonté de ne pas vendre.

La responsabilité politique de Sandrine Salerno dans ce dossier est ainsi totale, elle s'est enfermée une nouvelle fois dans un déni de la réalité via son refus constant de se remettre en question et d'assumer ses erreurs dans la gestion de ce dossier. Car la responsabilité de la négociation du contrat de vente, dont certains aspects ont été sciemment cachés au Conseil Municipal, et la nomination du président du Conseil d'Administration de Naxoo qui n'a pas non plus su protéger les intérêts de la Ville de Genève dans ce dossier, relèvent de sa responsabilité pleine et entière. Idem pour l'absence totale de contrôle politique dans les relations entre Naxoo et UPC Cablecom.

A présent, Mme Salerno se doit d'assumer (enfin) ses responsabilités dans ce dossier et de proposer au plus vite au Conseil Municipal des mesures permettant à la Ville de Genève de protéger ses intérêts dans la société Naxoo. Car en autorisant le transfert du fichier client sans attendre le vote populaire, Sandrine Salerno a transformé une défaite politique en une véritable débâcle qui pèsera lourd dans sa crédibilité future devant le Conseil Municipal.

Enfin, on ne peut que prendre note de la mort de l'Alternative municipale étant donné qu'on ne pourra pas sérieusement voir Rémy Pagani et Sandrine Salerno faire campagne sur une même liste l'année prochaine. Du moins s'ils veulent être crédibles quand à leurs positions respectives sur ce dossier.

05/02/2014

Naxoo : Décodage d'un dossier miné et d'un référendum biaisé

Dans quelques jours, soit le 9 février 2014, les habitants de la Ville de Genève auront à se prononcer sur la vente de Naxoo à la société UPC Cablecom par leur bulletin de vote.

Pourtant, alors même que le processus démocratique qu'est le référendum n'a pas atteint son terme, la même société UPC Cablecom a écrit à la clientèle de Naxoo en Ville de Genève qu'elle reprend la fourniture des services de TV numérique. Cela au mépris le plus total de la démocratie mais avec la bénédiction du Conseil Administratif de la Ville de Genève, par la voix de Sandrine Salerno, qui ne voit manifestement aucun problème (TdG du 3 janvier 2014 – voir ici) à violer le principe même du référendum qu'est le gel de la décision attaquée tant que la population ne s'est pas exprimée.

En autorisant le transfert du fichier client de Naxoo à UPC Cablecom, Sandrine Salerno a faussé l'ensemble du dossier en ne permettant pas aux différents acteurs de se prononcer sereinement, le tout en refusant d'assumer ses actes vu qu'elle a déclaré dans la presse (TdG du 11 janvier 2014 - voir ici) que "la période est mal choisie et l'action maladroite", elle a pourtant signé en mai 2013, en connaissance de cause espérons-le, une convention autorisant ce transfert de clientèle avec un calendrier précisant qu'il pouvait débuter dès novembre 2013.

Le pilotage politique désastreux de ce dossier va ainsi amener certains à voter non simplement pour montrer une mauvaise humeur bien compréhensible, ce qui ne doit pas faire oublier la question de fond : est-ce que Naxoo à un avenir s'il reste aux mains de la Ville de Genève ? La réponse est, hélas, négative, car non seulement le transfert de clientèle ne pourra pas voir de retour en arrière possible (sauf à payer des millions de francs que la Ville ne peut pas dépenser) mais la Ville de Genève se retrouvera aussi avec une société au bord du gouffre faute de posséder encore le nombre de clients nécessaires à sa survie future. Le maintien de l'emploi, comme celui de Naxoo en tant que tel, est ainsi tout sauf garanti en cas de refus de la vente devant le peuple.

Alors que l’initiative "Sauvons nos parcs" a été acceptée par une courte majorité de la population au mois de novembre 2013, le même front politique se dessine dans le dossier Naxoo avec le parti politique "Ensemble à Gauche" seul contre tous, et alors que ce précédent devrait inciter à une communication travaillée sur ce dossier, celle-ci se révèle totalement atone avec, en plus, une suite d'articles de presse qui montrent la gestion politique catastrophique de ce dossier par le Conseil Administratif et la magistrate en charge de ce dossier.

Bref, on voit que tous les ingrédients sont malheureusement réunis pour que la population refuse la vente de Naxoo, cela faute d'avoir voulu prendre les décisions qui s'imposent et qui, seules, permettaient de respecter le processus démocratique et de débattre de ce dossier avec toute la sérénité nécessaire. Par exemple en mettant fin, immédiatement, au transfert de clientèle entre Naxoo et UPC Cablecom jusqu'à la date de la votation et, ensuite, en faisant campagne de manière un peu plus sérieuse pour ce dossier plutôt que sur des objets fédéraux qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil Administratif. Car si UPC Cablecom et Naxoo ont communiqué de manière catastrophique tout au long de la campagne, donnant ainsi du grain à moudre aux référendaires, la communication du Conseil Administratif dans cette campagne s'est révélée tout aussi mauvaise.

Que la population accepte ou refuse ce référendum, Sandrine Salerno aura des comptes à rendre pour son irresponsabilité politique dans ce dossier. Car si la vente est la seule issue pour donner un avenir à Naxoo, la manière dont le dossier est géré montre de plus en plus un amateurisme et un dilettantisme inquiétant à un tel niveau de responsabilité.

19/09/2013

Naxoo : Quels enseignements tirer sur l'aboutissement du référendum?

Lundi matin 16 septembre, le comité référendaire (PS-EàG) a déposé son référendum sur la décision du Conseil Municipal de vendre la participation de la Ville de Genève dans Naxoo au réseau UPC Cablecom. Dans la foulée, le responsable du comité d’initiative Pierre Vanek s’est réjoui de donner aux genevois la possibilité de se prononcer démocratiquement sur la vente d’un service public à une « multinationale américaine ». En cause, notamment,  la rétention d’informations dont a fait preuve Sandrine Salerno depuis sa reprise du dossier, ainsi que le gel de celui-ci durant 11 mois, pour au final venir avec une proposition quasiment identique à celle de départ.

S’il est pour l’heure prématuré de se prononcer sur les chances de succès devant le peuple, il faut bien avouer que l’aboutissement du référendum sur Naxoo questionne. Et met forcément en lumière des lacunes dans la gestion de ce dossier avec la présence d’une bonne partie des élus municipaux socialistes dans le comité référendaire, ainsi que d’une trop longue attente dans la transmission des informations de ce dossier auprès des élus qui devaient valider la proposition du Conseil Administratif.

La prise de décision de la Commission des Finances de la Ville de Genève interroge. Elle trahit à mon sens un déficit démocratique. Exemple ? Lors de la séance qui a abouti au vote favorable, les membres de la commission des finances, soit 15 élus du peuple (!!), ont eu deux heures pour prendre connaissance des résultats d’un avis de droit sur la convention d’actionnaires, d’une évaluation financière de la société Naxoo ainsi que d’un contrat de vente comportant plus d’une centaine de pages. Puis, ils ont voté sur le siège, et quasi-unanimement nous apprenait alors la presse, sur la vente des actions Naxoo alors même qu’ils n’avaient matériellement pas eu le temps de lire les documents distribués et de réfléchir aux présentations et explications qui les accompagnaient. Deux heures pour décider de l’avenir d’une société et de sa centaine d’emplois, cela me semble nettement insuffisant. N’aurait-on pas pu venir plus tôt devant la Commission des Finances ? Chose que plusieurs membres de celle-ci réclamaient depuis plus de huit mois ?

Pour mieux comprendre l’étendue du problème, des Conseillers Municipaux de divers bords politiques ont demandés à trois reprises en commission des finances, et à quatre reprises en séance du Conseil Municipal, lors des questions orales, des informations sur les négociations entre la Ville de Genève et UPC Cablecom dans le dossier Naxoo, avec chaque fois une réponse que le Conseil Administratif travaillait et qu’il fallait le laisser faire pour ne pas mettre en péril les discussions.

Au final, le Conseil Municipal, sa Commission des Finances en tête, s’est vu mettre devant le fait accompli avec comme seule possibilité de dire oui ou non à une vente qui était devenue brusquement urgente, faute de n’avoir pas pris le dossier au sérieux à temps. Car au-delà de la confiance accordée à Sandrine Salerno qui gérait ce dossier, il me semble nécessaire d’harmoniser le niveau d’informations et de partager la prise de responsabilité.  Dire oui à la vente était à mon sens une nécessité, venir si tard devant la commission des finances était par contre évitable.

Aujourd’hui, un vrai débat s’impose sur la gouvernance des collectivités publiques comme la Ville de Genève. Concrètement, il est nécessaire de reposer, sans tabou, la question de la mission et du fonctionnement de ce pouvoir public qu’est la commune de Genève, qu’il s’agisse de sa commission des finances, de ces commissions extraparlementaires comme 022 TéléGenève, mais également de son Conseil Municipal et Administratif. Avec en ligne de mire, les questions de contrôle et d’efficacité de ces institutions. Ne pouvons-nous pas mieux faire ?

Cette discussion sur le bon fonctionnement d’un parlement comme le Conseil Municipal est essentielle pour notre république, du moins si l’on estime que celui-ci est autre chose qu’une simple chambre d’enregistrement et que la séparation des pouvoirs existe encore en Ville de Genève, à moins bien entendu de considérer que l’analyse par une Commission des Finances est une pratique de gouvernance révolue, désuète et inutile ? J’espère donc sincèrement qu’elle ait lieu rapidement et que nous tirions ensemble, et sans précipitation, les enseignements de l’aboutissement d’un référendum qui met en péril 57.5 millions pour les caisses publiques et une centaine d’emplois.

PS : Ce blog, se veut une réponse, sous forme de pastiche, aux leçons de gouvernance (voir ici) de Sandrine Salerno qui prône d'un côté ce qu'elle ne fait pas de l'autre.

24/06/2013

Naxoo : Le non-choix qui s'offre au Conseil Municipal

Bien que je sois partisan de la vente de Naxoo, il y a tout de même certains aspects qui me chiffonnent quelque peu, sur la manière dont le dossier a été traité, et qui montrent les limites du débat politique que nous allons entamer ce soir. Etant donné que quoi qu'il arrive, des décisions irrémediables sur l'avenir de Naxoo ont déjà été prises et que tout le débat autour n'y changera rien.

En effet, quelles que soit les décisions politiques et populaires sur le sujet, la société Naxoo finira par être absorbée par UPC Cablecom. Le tout étant de savoir si on préfère que ce soit en payant 57.5 millions de francs assortis de certaines garanties (imparfaites) pour l'emploi ou si l'on préfère que ce soit gratuitement avec une société qui sera entretemps allée dans le mur faute de clients.

Il serait cependant malséant de faire trop de reproches à l'actuel Conseil Administratif, et aux magistrats en charge de ce dossier depuis 2007, étant donné qu'ils ne sont pas responsables de la convention d'actionnaires qui nous pose tant de problèmes aujourd'hui . En effet, celle-ci donne non seulement à l'actionnaire minoritaire qu'est UPC Cablecom un droit de veto sur l'ensemble des décisions d'importance de la société tout en ne donnant aucun moyen à la Ville de se retourner contre les aspects non-tenus dans celle-ci. Les magistrats qui ont négocié cette convention à l'époque (2006) sont donc les vrais responsables de la situation que l'ont vit aujourd'hui et devraient avoir des comptes à rendre dans cette affaire.

Je suis cependant persuadé qu'on aurait pu aller plus vite dans la gestion de ce dossier, vu qu'entre la décision de vente du Conseil Administratif de mai 2012 et le vote au Conseil Municipal, il se sera écoulé une année. Chose qu'on nous a justifiée par une nécessité de reprendre à zéro le dossier (suite au changement de magistrat en charge de celui-ci) et de consulter les syndicats.

Or, à quoi aura servi cette année ? A demander un avis de droit qui nous aura confirmé ce que nous savions déjà (soit que la convention est mauvaise mais difficilement dénonçable) et à commander un audit externe de la société qui nous aura confirmé que le prix pour Naxoo, à 57.5 millions, est bon.

Tout cela ne serait pas grave si cela n'avait pas coûté près de 80'000 francs à la Ville de Genève en frais de mandat externe, on pourrait même considérer cela comme un épiphénomène si on n'avait pas entretemps licencié une dizaine de personnes chez Naxoo suite à la reprise par UPC Cablecom de la clientèle de SEM (Société d’Économies Mixtes) de communes suburbaines (preuve que le maintien de Naxoo en mains publiques ne résoudra rien).

Tout cela ne serait même que détail si la nouvelle négociation entre UPC Cablecom et la Ville de Genève n'avait pas amené des clauses contractuelles aussi scandaleuses qu'iniques de prime abord, soit la validation de la migration du fichier des clients "triple-play" de Naxoo vers UPC Cablecom quelle que soit la décision du Conseil Municipal et de la population sur la vente, ainsi qu'une clause de dédit pour UPC Cablecom qui pourrait renoncer à sa promesse d'achat si la clientèle de Naxoo baissait de 4% entre la promesse de vente et la ratification finale par le Conseil Municipal ou le peuple via référendum. Et le paradoxe est que ce sont sans doute ces clauses qui ont permis d'obtenir un prix de vente acceptable ainsi que des garanties pour l'emploi qui ne seraient autrement pas présentes mais qui, surtout, auraient pu être encore meilleures si on avait vendu à l'époque.

Tout cela nous aurions pu (partiellement) l'éviter, tout d'abord en ne perdant pas autant de temps sur ce dossier, avec les conséquences qui en découlent, mais surtout en ne laissant pas le Conseil Administratif avancer seul sur ce dossier durant toute cette année. Et les représentants des partis politiques qui ont refusé, à trois reprises en commission des finances, ma proposition de remettre ce dossier à l'ordre du jour portent aussi une forme de responsabilité sur la situation que l'on vit aujourd'hui, faute d'avoir voulu s'intéresser réellement à ce dossier d'importance.

Il est ainsi facile de venir dire maintenant qu'on est opposé à la vente et que les conditions de celle-ci sont scandaleuses quand on a refusé en commission des finances de faire venir la magistrate en charge du dossier s'expliquer dessus plus tôt, il est facile de venir critiquer la mise devant le fait accompli quand on n'a pas voulu faire revenir ce dossier plus vite en commission des finances.

J'avais alors prévenu qu'il y aurait des conséquences malheureuses sur ce dossier que de le laisser traîner ainsi, on voit le résultat. Il ne nous reste plus maintenant qu'à sauver ce qui peut encore l'être.

Et à constater les dégâts.

20/06/2013

Naxoo : les raisons d'une vente devenue inéluctable !

Alors qu'on entend déjà des arguments mensongers et fallacieux sur le dossier Naxoo, et que cela ne va aller qu'en s’accentuant avec le débat parlementaire puis la campagne référendaire, il est nécessaire de rétablir quelques vérités et d'expliquer la position du PLR sur ce dossier.

A ceux qui affirment que cette vente est un bradage du service public ; il convient tout d'abord de rappeler que la mise de départ de la Ville qui fut à l'origine de la création de cette société, par l'intermédiaire de Guy-Olivier Segond dans les années 80, n'était que de 2.5 millions de francs. Et comme la vente se fera pour un montant de 57.5 millions, on peut déjà voir là un bénéfice net pour la collectivité publique. De plus, si la vente permet de réaliser une plus value financière, elle a aussi pour but de permettre à l'entreprise un développement qui lui permette de sauvegarder l'emploi, chose qui n'est de loin pas acquise en cas de maintien dans le giron municipal.

A cet égard, on peut aussi relever que l'exercice 2012 de Naxoo n'a été bénéficiaire qu'en raison de la baisse massive du niveau d'investissements de la société, lequel a diminué de moitié de 2011 à 2012. Le bénéfice de la société n'est donc que de façade sur le dernier exercice car uniquement dû à la baisse des investissements, le tout avec une concurrence acharnée sur le marché des télécommunications qui fait que Naxoo n'a plus la rente de situation qu'elle a longtemps possédée (même si une bonne partie de sa clientèle est captive en raison du paiement du télé-réseau trop souvent inclus dans les charges du loyer).

Ainsi, le seul moyen pour Naxoo de sauvegarder ses parts de marché et ses emplois est de continuer à améliorer son offre, ce qui ne peut se faire qu'à l'aide d'investissements massifs qui permettront de continuer à étendre l'offre de chaînes de TV, Naxoo n'a ainsi pu mettre en place le triple-play (fourniture simultanée de la télévision, du téléphone et d'internet) que parce qu'UPC Cablecom a accepté de fournir cette prestation (payante) à Naxoo, qui doit donc payer un montant forfaitaire non-négligeable pour que ses abonnés puissent y avoir accès. C'est donc déjà UPC Cablecom qui fournit, indirectement, l'accès internet aux abonnés Naxoo...

Si Naxoo voulait fournir elle-même le triple play (et dans le futur le quadruple play qui consiste en l'adjonction de la téléphonie mobile), ainsi qu'une offre de chaînes attractives, cela passerait par l'injection massive d'argent public à l'heure où l'on peine déjà à maintenir les prestations essentielles de l’État, et à moins d'estimer que la diffusion des anges de la téléréalité sur NRJ 12 ou des Simpson sur W9 est une mission de service public, on peut aussi se dire que l’État a d'autres priorités.

L'autre aspect qu'est le maintien des emplois n'est (malheureusement) pas davantage crédible pour justifier le maintien de Naxoo en mains publiques, le câblo-opérateur ayant déjà procédé à 10 licenciements entre septembre 2012 et mai 2013, alors même qu'il était à 51% en mains publiques, chose qu'on aurait pu éviter (ou limiter) si on avait vendu plus vite étant donné que le maintien du nombre d'emplois dépendra, avant tout, de la capacité de la société à conserver ses parts de marché à Genève, chose qui n'est de loin pas assurée si la vente ne se fait pas.

Il est aussi curieux de constater qu'une bonne partie de ceux qui affirment maintenant que les travaux de la commission des finances ont été bâclés font partie de ceux qui ont refusé ma proposition de remettre plus tôt ce sujet à l'ordre du jour, soit lors de séances ayant eu lieu au mois de novembre 2012, ainsi qu'en mars et avril 2013, on aurait pu ainsi éviter une expectative de près d'une année et les conséquences malheureuses qui vont avec.

Rappelons enfin que les Services Industriels Genevois (SIG) exploitent un réseau ultra-moderne de fibre optique qu'ils louent aux divers opérateurs de télévision par IP comme l'est, par exemple, Swisscom TV...entreprise en mains de la Confédération ! Preuve une fois de plus que non seulement le service public n'est pas menacé mais qu'il convient de mettre fin à une situation paradoxale qui voit la Ville de Genève faire (in)directement concurrence au Canton et à la Confédération !

Vous pouvez lire ici les rapports de commissions (majorité et minorité) sur le sujet.

22/11/2012

Qu'attend Naxoo pour améliorer son offre de base?

Alors que depuis plusieurs semaines, les offres en matière de TV numérique des deux principaux opérateurs de télécommunications suisses que sont UPC Cablecom et Swisscom TV se sont passablement étoffées, la société Naxoo (propriété à 51.1 % de la Ville de Genève) reste muette en ne donnant aucune information sur la réponse qu'elle entend donner à ce chamboulement de l'offre.

En l'état, toute personne ayant un abonnement DSL Swisscom pourra bénéficier de Swisscom TV gratuitement, idem pour tout abonné à l'offre de base d'UPC Cablecom qui a vu son nombre de chaînes augmenter drastiquement du jour au lendemain pour le même prix (voir les liens ci-après).

Ceci est inquiétant car si Naxoo n'adapte pas rapidement son offre, sa clientèle désertera en masse (lorsqu'elle le peut) pour lui préférer une offre de meilleure qualité, à un prix moindre, chez la concurrence. Pour preuve, les résultats suivants en comparant les offres d'entrée de gamme :

1) UPC Cablecom, 55 chaînes, connexion Internet de 2 Mbit/s, convertisseur gratuit pour les TV non-pourvues d'un récepteur numérique, pas de téléphonie.

Prix minimum : 26 francs par mois, source ici.

2) Swisscom TV, 60 chaînes, connexion internet de 5 Mbit/s (DSL Mini), boîtier compatible avec toutes les TV, téléphonie.

Prix minimum : 59 francs par mois, source ici.

3) Naxoo (022 TéléGenève SA), 38 chaînes, prix minimum : environ 26 francs par mois, source ici.

Si les offres de Swisscom TV et d'UPC Cablecom ne sont pas tout à fait comparables, en raison de la présence de la téléphonie dans l'offre de base de Swisscom TV, on peut cependant constater que dans tous les cas, Naxoo possède l'offre la moins intéressante, particulièrement par rapport à celle d'UPC Cablecom qui a davantage de contenu pour le même prix. Cela jusqu'à quand ? Car que l'on soit pour ou contre la vente de cette société, on ne peut que s'inquiéter de la potentielle perte de valeur de celle-ci en cas de baisse massive du nombre d'abonnés.

Ainsi, si Naxoo ne s'aligne pas rapidement sur les offres de la concurrence, deux scénarios sont possibles selon que l'on décide de vendre Naxoo ou non :

1) En cas de confirmation, une vente à un prix moindre qui fera rentrer moins d'argent dans les caisses de la Ville de Genève.

2) En cas d'infirmation, une société qui ne remplira plus sa mission de service public et finira par coûter davantage qu'elle ne rapporte faute de s'être adaptée aux réalités du marché.

Le Conseil Administratif de la Ville de Genève et le Conseil d'administration de Naxoo 022 TéléGenève SA doivent donc annoncer rapidement ce qu'ils comptent faire, car si l'offre de base de Naxoo ne se met pas très rapidement à niveau, il n'y aura plus d'autres choix que de vendre rapidement cette société avant que la quasi-totalité de sa clientèle n'ait choisie la concurrence, pour se retrouver au final avec une société ayant perdu toute sa valeur faute de s'être adaptée aux changements du marché.

05/07/2012

Pour que Genève accueille une ville-étape du Tour de France cycliste

Comme chaque année, le Tour de France cycliste s'est élancé sur les routes, et si nous pouvons suivre cet événement à la télévision et voir qu'il passera une nouvelle fois en Suisse cette année (8ème étape entre Belfort et Porrentruy qui aura lieu dimanche 8 juillet), force est de constater que Genève est encore une fois absente de la carte cycliste.

Le Tour de Suisse ne vient plus à Genève depuis des années, le Tour de Romandie environ tous les deux ans (2006, 2008, 2009, 2011), et le Tour de France me direz-vous ? Si en 2010 le Tour de France est passé à proximité de Genève, lors de sa 9ème étape entre Morzine-Avoriaz et Saint-Jean-de-Maurienne, il faut remonter à 1990 pour voir le Tour de France s'arrêter à Genève, alors ville d'arrivée de la 9ème étape qui était partie de Besançon (voir ici). Le Tour était ensuite reparti le lendemain, toujours depuis Genève, pour la Ville de Saint-Gervais-les-Bains puis le Mont-Blanc.

Cela fait donc maintenant 22 ans que le Tour de France ne s'est pas arrêté à Genève, faute de volonté politique de déposer un dossier de candidature, alors même que des villes comme Verbier en 2009 (15ème étape) ou Porrentruy, cette année, ont postulé avec succès pour accueillir une étape.

Quels seraient les coûts pour la collectivité publique ? Relativement faibles si l'on montait un dossier de candidature en partenariat avec le secteur privé ou des organismes comme Genève Tourisme. Le coût est ainsi de 50000€ pour accueillir un départ d'étape, 90000€ pour une arrivée et 130000€ pour être à la fois ville d'arrivée et de départ (les coûts sont en euro en raison de la nationalité de la société organisatrice qu'est Amaury Sport Organisation), si on y ajoute les coûts pour l'organisation en elle-même (fermeture de routes, pose de barrières, mise en place du dispositif de sécurité, etc), on arrive à un coût total oscillant entre 150'000 et 500'000 euros, soit entre 180'000 et 600'000 francs suisses au cours d'aujourd'hui.

Cette somme élevée, qui pourrait en grande partie être prise en charge par le secteur privé, doit être mise en relation avec le gain économique prévu qui est en moyenne six fois supérieur au prix que la ville paie pour recevoir le Tour. Tout d'abord, sur chaque étape, le public est évalué à 500'000 spectateurs dépensant en moyenne deux euros par jour qui alimentent directement l'économie locale. À cela s'ajoute les 4500 personnes de l'équipe du Tour qu'il faut nourrir et loger et qui sont donc orientés vers les hôtels de la région.

La Ville-étape bénéfice aussi des retombées médiatiques d'un événement qui est l'un des plus diffusés au monde, après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football, et qui permettrait à Genève et sa région de faire valoir leurs atouts touristiques et culturels.

Pour toutes ces raisons, j'ai déposé au Conseil Municipal un texte demandant d'étudier la possibilité que Genève dépose un dossier de candidature pour accueillir une étape du Tour de France cycliste. Cette motion qui porte le numéro 1027 est soutenue par l'ensemble des partis représentés au Conseil Municipal et se trouve ici.

Vous pouvez aussi trouver un article sur la victoire du coureur Suisse Hugo Koblet, entré en vainqueur dans le Stade de Frontenex, lors de la 22ème étape du Tour de France 1951 dont l'arrivée avait lieu à Genève. En attendant, peut-être, d'écrire un nouveau chapitre dans le futur ?