21/09/2017

Votation municipale annulée : de l'émission à la démission

Suite à la décision de la chambre constitutionnelle d'annuler le scrutin municipal du 24 septembre, le PLR Ville de Genève demande la démission de la mairie du magistrat Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population via la brochure de vote officielle.

Non content d'avoir menti au Conseil municipal, au Conseil administratif et à la population, le conseiller administratif Rémy Pagani a également menti à la chambre constitutionnelle en affirmant que le Service des votations (SVE) avait validé la brochure de vote. Chose qui s'est révélée fausse comme l'a révélé la Tribune de Genève du 15 septembre.

En raison de l'abus de droit manifeste de Rémy Pagani, la population se retrouve ainsi privée de son bien le plus précieux qu'est le droit de vote. Tout cela à cause d'un conseiller administratif qui a outrepassé ses compétences ainsi que la fonction de maire.

Nous appelons ainsi le Conseil administratif à retirer la fonction de maire à Rémy Pagani et la surveillance des communes à ouvrir une enquête suite à cette violation crasse de notre démocratie. Car comment pourrait-on laisser sans suite un tel abus? Il est en effet impossible de laisser Rémy Pagani poursuivre son mandat comme si de rien n'était. A plus forte raison que lorsqu'on est maire de Genève, on a un devoir d'exemplarité.

Pour rappel, on ne parle pas ici d'amendes annulées comme l'avait fait André Hediger en son temps mais bien d'une tentative de truquer une votation via l'émission malvenue de propagande politique dans la brochure officielle. Ce qui est bien plus grave sur un plan politique mais aussi et surtout institutionnel. Tout cela fait que la confiance qu'on peut accorder à Rémy Pagani dans sa fonction de maire est définitivement rompue.

Le PLR Ville de Genève demande ainsi la démission de Rémy Pagani qui ne peut décemment plus exercer ses fonctions de maire, voire de conseiller administratif. De plus, il proposera des mesures afin qu'une telle situation ne se reproduise pas à l'avenir. Soit que la brochure de vote ne soit pas rédigée par le seul maire mais bien par l'ensemble du collège gouvernemental ainsi que par le bureau du Conseil municipal.

Vous pouvez trouver ici le communiqué de presse original rédigé par mes soins et ici le lien vers l'étude de Me Vincent Latapie qui a rédigé le recours déposé par les partis PLR-PDC-UDC-MCG.

15/09/2017

Votation municipale : la brochure et le magistrat

La Tribune de Genève s'en fait l'écho dans son édition du jour (voir ici), il semble de plus en plus clair que l'actuel maire de la Ville de Genève (M. Rémy Pagani) a outrepassé ses fonctions dans la rédaction de la brochure de la votation municipale avec la volonté manifeste d'induire la population en erreur.

En effet, alors que ses propres collègues semblent prendre leurs distances face à cet abus de droit manifeste et que même le Service des votations (SVE) se dédouane de toute responsabilité, il est flagrant de constater que Rémy Pagani est de plus en plus isolé face à cette tentative malheureuse de tromper l'électeur.

Quelle que soit la décision de la chambre constitutionnelle qui devrait tomber dans les prochains jours, cette tentative regrettable laissera de profondes traces dans la confiance qu'on peut accorder au Conseil administratif en général et au conseiller administratif Rémy Pagani en particulier.

Qu'on soit clair. Il ne s'agit pas ici d'un conflit gauche/droite mais bel et bien d'un problème institutionnel. Soit de savoir s'il est admissible que le maire de la Ville de Genève abuse de ses fonctions et mente ainsi à ses collègues du Conseil administratif, au Conseil municipal mais aussi et surtout à la population.

Comme le disait Montesquieu en son temps "pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir". On ne saurait mieux décrire la situation actuelle.

Si la chambre constitutionnelle prendra une décision sur le volet judiciaire, des questions politiques se posent également sur le sujet. Pour toutes ces raisons, car je n'escompte pas laisser un tel abus de pouvoir sans suite, j'ai posé l'interpellation écrite suivante au Conseil municipal.

Malgré un vote formel du bureau du Conseil municipal, le Conseil administratif a refusé de prendre compte les propositions de modifications de la brochure explicative pour la votation municipale du 24 septembre. Pire que cela, le maire Rémy Pagani a ajouté une introduction du comité référendaire dans la brochure de vote en violation totale des règles usuelles d’une votation. Ceci dans le but clair de tronquer en sa faveur la brochure de votation. Au final, c'est ainsi la même personne (Rémy Pagani) qui aura rédigée la synthèse brève et neutre, le commentaire des référendaires ainsi que le discours de la majorité du Conseil municipal. Avec un petit problème au passage, le fait qu’il est un membre actif du comité référendaire et qu’il ne peut donc pas prétendre être neutre sur cette question.

En conséquence de quoi, je pose les questions suivantes au Conseil administratif.

1. Est-ce que le Conseil administratif a formellement validé le contenu de la brochure de vote pour la votation municipale du 24 septembre 2017 ? Si non, pourquoi ?

2. Est-ce que le Conseil administratif compte prendre des sanctions contre le maire, Rémy Pagani, qui a clairement outrepassé ses fonctions dans la procédure de validation de cette brochure ?

3. Pourquoi le Conseil administratif n’a-t-il pas informé le Conseil municipal, respectivement son bureau, de son refus de prendre en compte les propositions de modifications de la brochure de vote ?

4. Pourquoi le maire Rémy Pagani, a-t-il répondu avec plus de deux semaines de retard à mon courriel du 7 août sur cette question ? Faut-il y voir une volonté manifeste de cacher la vérité au Conseil municipal et de nous empêcher de recourir dans les délais ?

5. Quelles mesures comptent prendre le Conseil administratif pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ?

Vous pouvez lire ici ma précédente note sur le sujet.

30/08/2017

Budget municipal 2018 : non au déficit politique

Le PLR Ville de Genève s'opposera fermement au budget municipal 2018 qui prévoit un déficit de 20 millions. Surtout, il dénonce le double discours du Conseil administratif qui continue à affirmer qu'aucune économie n'était nécessaire dans le budget.

Alors que les citoyens de la Ville de Genève sont appelés aux urnes le dimanche 24 septembre pour décider d'économiser ou non 2.4 millions de francs, le Conseil administratif affirme à cor et à cri qu'elles ne sont pas nécessaires. Dans le même temps, il présente un budget déficitaire pour un montant 8 fois supérieur. De qui se moque-t-on?

Non content de mentir à la population à travers une brochure de vote tronquée et partiale, le Conseil administratif poursuit sa fuite en avant en demandant au Conseil municipal d'avaliser un budget déficitaire. Ce qui est en totale violation de l'article 98 alinéa 1 de la Loi sur l’administration des communes (LAC) qui stipule que le budget de fonctionnement de la commune doit être équilibré.

Aujourd'hui, le Conseil administratif est face à ses responsabilités. Soit de trouver les économies nécessaires pour un budget équilibré comptablement et politiquement. Et donc de travailler enfin avec la majorité de droite du Conseil Municipal qui s'est battue sans succès pour prévenir une telle situation. Pour rappel, les dépenses de la Ville de Genève ont augmentée de 110 millions (+10.34%) depuis 2007 sans conséquence visible, bien au contraire, sur la qualité de vie de la population.

Alors que le PLR Ville de Genève réclame depuis des années une maîtrise des charges, seule approche possible pour assurer des prestations durables et des finances saines à la Ville de Genève. Il appelle le Conseil administratif à retirer son projet de budget et à présenter dans les meilleurs délais un budget équilibré qui n'augmentera pas une dette qui s'est déjà creusée de 100 millions depuis 2010.

Le PLR Ville de Genève s'opposera par tous les moyens, si besoin par les urnes, à un budget déficitaire pour la Ville de Genève. En attendant, il invite la conseillère administrative Sandrine Salerno à se concentrer davantage sur ses fonctions actuelles, soit doter la municipalité d'un budget équilibré, plutôt que de sa candidature au Conseil d’État.

27/08/2017

Votation municipale : non à une brochure de vote tronquée

Alors que la population est appelée aux urnes le 24 septembre sur la question du budget 2017 de la Ville de Genève, l'Entente municipale (PLR-PDC) a pris connaissance avec tristesse de la brochure de votations (voir ici) rédigée par Monsieur Rémy Pagani, maire de Genève avec le soutien du Conseil administratif.

Dans le cadre de ses fonctions de maire, le Conseiller administratif Rémy Pagani affirme qu'il ira s'assurer du respect des droits de l'homme dans plusieurs pays du monde, par exemple la Colombie, nous ne pouvons ainsi que l'inviter à s'assurer du respect de la démocratie et de la libre opinion politique en Ville de Genève plutôt qu'à s'en mêler dans le reste du monde. Car comment peut-on prétendre faire ceci dans le monde entier lorsqu'on viole allégrement les droits de la majorité politique du Conseil Municipal de sa propre commune?

A cet effet, nous ne pouvons que regretter l'attitude de Rémy Pagani qui semble une nouvelle fois oublier qu'il est censé représenter l'ensemble de la population et pas seulement son parti politique. L'Entente municipale (PLR-PDC) déposera donc un recours devant les tribunaux pour contrer cette tentative malheureuse d'induire en erreur les électeurs mais qui montre bien la faiblesse de Rémy Pagani sur ce dossier. Faute de quoi il ne tenterait pas de tronquer la prise de décision populaire.

Le texte, rédigé par ma collègue Marie Barbey et moi-même, qui avait été proposé au Conseil administratif par le bureau du Conseil municipal, était au contraire équilibré. Raison pour laquelle une majorité dépassant le clivage gauche-droite l'avait approuvé. Chaque camp avait une place équitable et, surtout, permettait aux citoyens de se faire une opinion impartiale de manière juste et honnête.

Au final, c'est la même personne qui aura rédigée la synthèse brève et neutre, le commentaire des référendaires ainsi que le discours de la majorité du Conseil municipal. Avec un petit problème au passage, le fait que c'est un membre du  comité référendaire (Rémy Pagani - voir ici) qui aura écrit le point de la vue de la majorité de droite du Conseil municipal dont il ne fait évidemment pas partie. Mais de qui se moque-t-on? A plus forte raison lorsqu'on voit que la place accordée aux référendaires est largement supérieure dans la brochure.

Au surplus, malgré plusieurs courriels depuis début août, le maire Rémy Pagani n'a pas daigné informé quiconque de cette décision prise de manière unilatérale. Espérant sans doute nous mettre devant le fait accompli comme il l'avait fait à l'époque de la votation municipale "Sauvons nos parcs aux bords du lac" en 2010 (voir ici). Ce qui est inacceptable et problématique.

Vous pouvez retrouver ici le communiqué de presse de l'Entente municipale PLR-PDC.

28/07/2017

Fête nationale : en marche les manèges!

Suite à la décision absurde du Conseil Administratif de la Ville de Genève de ne pas autoriser les manèges présents sur le pourtour de la rade d'ouvrir le 1er août  (voir ici), le PLR Ville de Genève demande à celui-ci de revenir sur sa décision et  d'autoriser l'ouverture des manèges installés autour de la rade le 1er août. En effet, il est absurde d'interdire à ceux-ci de le faire alors même qu'ils seront en place et prêts à l'utilisation.

Nombre de nos concitoyens profiteront de ce jour férié pour se promener sur les quais, respectivement se rendre à la fête du 1er août au parc la Grange, avec pour seule vision des manèges présents mais fermés. Comment pouvons-nous ainsi comprendre une telle décision de la part d'un Conseil Administratif qui affirme vouloir soutenir les événements festifs et populaires? A plus forte raison lorsqu'ils ne coûtent rien à la municipalité?

Le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa vive désapprobation face à cette décision aussi incompréhensible que contre-productive. Il invite ainsi le Conseil Administratif à encourager les initiatives pour animer notre Ville plutôt que de les restreindre.

L'argument pour justifier le refus de l'ouverture, soit que les fêtes de Genève ne doivent pas excéder 10 jours ne tient pas. Non seulement nous sommes dans une situation différente mais en plus, il serait parfaitement possible de limiter l'ouverture au seul 1er août au motif qu'il est férié. Les fêtes commençant le 3 août, les événements seraient ainsi clairement séparés pour le plus grand bonheur de nos concitoyens qui ne comprendraient pas de voir des manèges installés – mais fermés – le jour de la fête nationale.

Par ailleurs, il convient de rappeler que jusqu'en 2015, les fêtes de Genève commençaient fin juillet et incluaient donc le 1er août. Ce qui ne posait pas le moindre problème et permettait même d'inclure la fête nationale dans les activités touristiques du bord du lac.

Le PLR Ville de Genève ne veut pas une ville morte et des quais en rade le jour de la fête nationale. Il demandera ainsi des comptes au Conseil Administratif lors de la rentrée politique de septembre s'il ne revient pas sur sa décision. Surtout, il proposera des mesures afin qu'une telle situation ne se reproduise pas à l'avenir.

03/07/2017

GSHC : rénovation légère du secteur nord des Vernets

Suite au vote par le Conseil Municipal de ma proposition d'une rénovation légère de la patinoire des Vernets que vous pouvez trouver ici, la page FB GSHC/SFC info (voir ici) m'a interviewé sur le sujet ainsi que sur le projet de nouvelle patinoire. Vous pouvez en trouver la retranscription ci-dessous.

Salut Simon, alors content de ce Conseil Municipal?

Oui. Nous avons obtenu de haute lutte le principe d’une rénovation légère de la patinoire des Vernets qui, vu son faible coût (autour de 340'000 francs), ne remet pas en cause le principe de la nouvelle patinoire. Les recettes supplémentaires engendrées (300'000 francs/an) montrent que cette dépense en vaut la peine. Je précise aussi que ce sont les partis de droite du Conseil Municipal (PLR-PDC-UDC-MCG) qui ont voté ce crédit, les partis de gauche l’ayant refusé pour des raisons diverses.

Lorsque le vote final a eu lieu, vers 23h30, j’étais épuisé mais content. J’avais surtout le sentiment d’avoir réussi à faire avancer les choses dans ce dossier qui me tient tant à cœur. Car je ne veux pas voir un jour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC) disparaître faute de lui avoir permis de disposer d'une infrastructure moderne.

Tu es depuis des années le "monsieur patinoire" à Genève. Pourquoi ce projet te tient à cœur depuis des années?

D’abord parce que je suis un fan assidu du GSHC. Ensuite parce que je pense que c’est un projet nécessaire pour Genève. Des milliers de nos concitoyens se rendent chaque semaine aux Vernets pour assister aux matches du GSHC et il est donc nécessaire de leur fournir une infrastructure fonctionnelle. De nombreux chantiers culturels d’envergure ont démarré ces dernières années (Nouvelle Comédie, Grand-Théâtre, etc), je pense que la même chose doit se faire pour les infrastructures sportives comme la nouvelle patinoire.

Dans le cadre de mon engagement politique, j’ai tendance à ne jamais lâcher un dossier avant d’avoir obtenu gain de cause ou avoir eu les réponses que je souhaitais. Ceci fait que je n’arrêterai pas de m’intéresser à ce sujet tant que le premier match du GSHC n’aura pas eu lieu dans la nouvelle patinoire. Autant dire que je vais encore plancher dessus quelques années

Peux-tu nous parler un peu du projet? Est-ce que le parterre nord va gagner en visibilité ?

Oui. L’objectif est double. Soit d’améliorer le nombre de places et le confort du parterre nord tout en étendant la zone VIP sur la partie de la tribune nord dont la visibilité est actuellement faible.

En votant les crédits nécessaires avant l’été, nous donnons une chance pour que ces travaux se fassent avant le début de la saison régulière. Sachant qu'il serait compliqué de les réaliser entre septembre et avril du fait de la tenue régulière de matches. J’ai ainsi dû agir dans l’urgence car j’ai attendu que le Conseil Administratif refuse formellement que ces travaux aient lieu, avec pour conséquence notable le retrait d’un mécène qui aurait été près à financer ceux-ci.

La diminution de places « grand public » sera compensée par l’augmentation de la capacité d’accueil du parterre nord. Au final, on devrait avoir environ 170 places VIP en plus et surtout une amélioration de la visibilité et du confort dans tout le secteur nord.

Pour ce qui est de la tribune VIP, l’idée est de considérer les tribunes latérales comme un prolongement des programmes créés pour le public VIP et d’aménager un espace détente VIP dans une zone actuellement non exploitée. Le tout sera complété par un espace VIP avec tables et comptoir en bord de glace. J’ajoute encore que ces installations seront temporaires et démontables.

Pour ce qui est du parterre, l’objectif est de déplacer l’actuelle tribune au plus proche de la glace via un glissement des gradins en direction de la glace grâce à l’installation d’une structure démontable. Elle offrira ainsi aux IG02 une meilleure proximité avec notre équipe et leur assurera une qualité de vue à la hauteur de leur soutien pour le GSHC. Ceux-ci ont d'ailleurs été consultés par le club et approuvent ces aménagements car je n’aurais évidemment pas défendu un projet qui ne recueille pas l’assentiment des principaux concernés.

Enfin, un bar en prolongement de cette tribune sera créé à leur usage exclusif et valorisera du même coup une zone ou la visibilité sur la glace est très limitée. En résumé le projet est le suivant :

- Permettre l’occupation partielle de la tribune nord par un public VIP.

- Créer une zone d’accueil VIP supplémentaire.

- Créer un espace détente VIP supplémentaire dans la zone sans visibilité sur la glace.

- Déplacer la tribune «ultra» du GSHC plus près de la glace.

- Créer un nouveau bar attenant à la zone des supporters dans la zone sans visibilité sur la glace.

Une nouvelle patinoire à Genève: réalité ou fantasme?

Un fantasme réalisable. Revenons un peu sur la genèse du projet. En 2011, un accord tripartie (Ville de Genève, État de Genève, GSHC) avait été conclu pour que la nouvelle patinoire soit construite pour 2015. Aujourd'hui, en 2017, nous n'avons même pas un calendrier de réalisation des travaux. Et si cet état de fait n'est pas de la seule responsabilité des collectivités publiques (loin s'en faut), nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une situation qui voit chacun des partenaires se renvoyer le puck.

Une seule chose est sûre, c’est que la nouvelle patinoire ne sera pas disponible avant au mieux 4 ou 5 ans. J’espère ainsi sincèrement que les choses vont enfin avancer même si, encore une fois, ce n’est pas seulement de la faute des autorités si ce dossier n’avance pas. A cet effet, je me réjouis que la mise à l’enquête de la procédure de déclassement des terrains du Trèfle-Blanc ait enfin commencée. Ainsi que de la récente annonce que l’État considère que le groupe d’investisseurs dispose de la crédibilité et de la capacité financière nécessaire, mais également de l’expérience et de la réputation requise pour la réalisation et l’exploitation de ce type d’ouvrage. Il était temps.

Par contre, si on devait renoncer à ce site, le plan B est pour moi tout trouvé. Le site de la voirie municipale se trouvant à côté des Vernets (à côté du parking VIP), j’avais d’ailleurs proposé ce lieu à l'époque mais avait renoncé à pousser plus loin afin de que les efforts convergent sur le site retenu par le GSHC et les autorités municipales et cantonales. Je rends ainsi hommage à l’ancien conseiller d’État socialiste Charles Beer qui a beaucoup œuvré en son temps pour faire avancer les choses.

Peut-on considérer le récent communiqué sur la nouvelle patinoire comme une véritable avancée?

On peut surtout considérer comme une avancée le fait que les choses bougent. J'attends maintenant de voir la suite car rien n'a vraiment avancé dans ce dossier depuis depuis que l'on a retenu le site du Trèfle-Blanc en février 2012. La validation de la capacité financière aurait du être faite depuis longtemps, la procédure de déclassement des terrains achevée et le plan de financement bouclé.

Ou en sommes-nous 5 ans après? L’État vient d'annoncer qu'il semble considérer que le groupe d’investisseurs est crédible ; le processus de déclassement des terrains, dont la mise à l'enquête a commencé début mai, n'est pas encore terminé et le plan de financement toujours pas finalisé.

Tout cela pour dire que si les choses semblent avancer dans le bon sens, on ne peut malheureusement pas encore parler d'une véritable avancée qui serait pour moi la validation du plan de financement de la nouvelle patinoire. Idéalement 100% privé afin d'éviter de devoir recourir à une mise au concours des diverses adjudications, comme l'impose l'accord intercantonal sur les marchés publics dès lors qu'on investit de l'argent public au-delà d'un certain seuil.

T'es au courant que tu as d'ores et déjà gagné le prix de la Punchline de l'année ? "M.Pagani vous êtes aux travaux publics ce que Didier Massy est à l'arbitrage!! " Elle était préparé ou c'est sorti comme ça?

C’est sorti comme ça. Lors d’un débat sur la précédente rénovation (la construction de l’actuelle tribune VIP), j’avais déjà lancé au même conseiller administratif «vous êtes encore plus de mauvaise foi que Danny Kurmann». Le paradoxe dans ce dossier est que je sais que Rémy Pagani apprécie de se rendre à la patinoire des Vernets pour regarder des matches du GSHC...

Le débat de l’époque sur l’actuelle tribune VIP était du même acabit. J’avais déposé le projet en disant que c’était possible et lui non. J’ai gagné le vote et la construction a pu avoir lieu. Aujourd’hui, il fait partie de ceux qui trouvent excellent cet aménagement. J’espère que ce sera pareil ici.

Comme l'a relevé le conseiller administratif Sami Kanaan lors de ce débat, plus de 21 millions de francs d'argent public ont été investis dans les diverses rénovations des Vernets. Nous sommes maintenant quasiment à bout touchant sur ce qu'il est possible d'y faire et il faut donc passer à la suite logique qu'est la construction de la nouvelle patinoire.

11/01/2017

UVG : Union des Villes Genevoises ou des Villes de Gauche?

Depuis bientôt deux ans, la Ville de Genève et plusieurs autres communes (Carouge, Lancy, Onex, Meyrin et Vernier) ont mis en place une structure appelée l’Union des Villes Genevoises (UVG). Ceci sans consulter leurs différents Conseils Municipaux, ce qui en dit long sur la considération qu'en ont les différents exécutifs à majorité rose-verte. Ce mépris apparaît aussi envers les petites communes qui disposeraient de trop de poids au sein de l'Association des Communes Genevoises (ACG) selon les créateurs de l'UVG.

Formellement, cette union vise à accueillir les municipalités de plus de 10’000 habitants ou dont la densité excède 1500 habitants au km2. Matériellement, elle vise surtout à regrouper les communes dirigées par les partis de l'Alternative. On peut donc davantage parler d'une Union des Villes de Gauche vu qu'aucune commune à majorité de droite n'a demandé à en faire partie.

Si la question d'un regroupement des Villes du canton est légitime, la méthode pose beaucoup de questions. Une telle démarche n'aurait-elle pas pu avoir lieu à l'intérieur de l'ACG ? Surtout, est-ce que l'UVG apporte réellement une plus-value aux citoyens de ces différentes communes ? On peut clairement en douter vu qu'elle semble davantage être là pour prendre le contre-pied politique de l'ACG. Il s'agit plus ici d'une forme de Sonderbund municipal vu que son objectif est la défense de soi-disant intérêts particuliers.

Au surplus, se pose la question de la légalité de la démarche. Est-ce qu'un Conseil Administratif à la compétence de faire adhérer sa commune à ce qui s'apparente à un groupement intercommunal ? La question se pose lorsqu'on lit l'article 30 alinéa 1 lettre u de la loi sur l'administration des communes. Lequel stipule que la création et l'adhésion à un tel groupement doivent être validées par le Conseil Municipal de la commune adhérente.

La création de l'Union des Villes Genevoises est-elle légale ? Pas sûr. Est-elle légitime ? Non vu la manière dont elle a été créé. Il est ainsi flagrant de constater le déni de démocratie des différents exécutifs qui non seulement n'ont pas souhaité débattre d'un tel sujet avec leurs délibératifs respectifs mais affirment encore dans la presse qu'ils ne tiendraient pas compte d'une demande de retrait, fut-elle votée par une majorité du Conseil Municipal.

Des questions comme la gouvernance de nos communes, la répartition des compétences avec le canton ou le fonctionnement de l'Association des Communes Genevoises méritent un vrai débat. Espérons que nous pourrons enfin l'avoir dans les mois à venir, malgré le refus du débat de la part des exécutifs municipaux de gauche.

Vous pouvez trouver ici mon article sur ce sujet, dans la Tribune de Genève du jour, dans le cadre d'un face à face avec le conseiller administratif vert de Carouge Nicolas Walder.

05/06/2016

Ville de Genève : à nouveau budget, nouvelles méthodes

L'Entente municipale, le MCG et l’UDC prennent acte du refus populaire des coupes linéaires votées par le Conseil Municipal lors du budget 2016. L’approche pompier-pyromane du Conseil Administratif qui a refusé toute discussion a ainsi fonctionné à plein. Idem lorsque l’exécutif a coupé différemment les lignes afin de rendre le vote parlementaire le plus impopulaire possible. Alors même que le Conseil Administratif a continué de dépenser comme si de rien n’était sur certaines des lignes touchées par le référendum.

Entre un mélange des genres abusifs (utilisation de bâtiments et de subventions publiques), des mensonges éhontés consistant à dire que les préaux d'écoles ne seraient plus nettoyés ou que les décisions prises mettaient en danger la Genève culturelle, force est de constater que cette campagne laissera des traces. Car c'est bien la politique clientéliste de l'Alternative qui est apparue ici dans toute sa splendeur. Nous tenons, encore une fois, à rappeler que les subventions publiques ne sont pas un droit ou un dû, chose que certains semblent avoir de la peine à accepter. Il est ainsi parfaitement normal d’en discuter voire de les remettre en cause.

A cet effet, il convient de rappeler que l'objet de la votation portait uniquement sur une double coupe linéaire de 2%. Pas sur la politique d'économies que souhaite amener la nouvelle majorité du Conseil Municipal. C'est donc avec une nouvelle méthode et de nouvelles mesures que l'Entente, le MCG et l’UDC travailleront sur le budget 2017 afin que ce dernier soit conforme à leurs vues. N’en déplaise à l’Alternative qui continue à croire que la Ville de Genève est sa propriété.

Pour rappel, cela fait maintenant des années que l’Entente, le MCG et l’UDC analysent et amendent le budget municipal sans que jamais cela ne convienne à l'Alternative et à la majorité du Conseil Administratif. Lesquels semblent ignorer qu'une autre politique est possible et souhaitable. Nous appelons ainsi l’Alternative à mettre fin à ses insultes constantes et gratuites qui ne cessent pas depuis qu’elle a perdu la majorité parlementaire.

Nous réitérons, comme l'année dernière, notre volonté de discussion avec le Conseil Administratif. Sachant qu'il faut être deux pour cela. Nous ne transigerons cependant ni sur notre programme politique ni sur notre volonté de réformer et d’améliorer le fonctionnement de la Ville de Genève. Nous viendrons ainsi avec d’autres mesures et propositions que celles refusées ce jour par la population.

La bataille du budget 2016 est close, celle du budget 2017 commence.

23/05/2016

Budget municipal 2016 : des économies nécessaires et indolores

La double votation municipale du 5 juin 2016 révèle bien des surprises. Elle révèle ainsi le dangereux visage de ceux qui estiment que les subventions publiques sont un droit et sont prêts à tout pour les conserver.

Sur un plan plus politique, elle doit aussi nous amener à une brève analyse. Notamment sur l'incohérence de certains, en terme de programme comme de discours politique.

Alors que l'écologie politique est entrée dans les mœurs, laquelle stipule qu'on doit réduire nos émanations de Co2 et notre consommation. Afin de ne pas épuiser les ressources de notre planète pour les générations futures. Force est de constater que les partis de la gauche municipale n'appliquent pas ce principe en matière de finances publiques. Pour preuve l'actuelle gestion financière de la Ville de Genève.

En effet, avec une dette municipale qui dépasse 1.5 milliard de francs, faire des excédents budgétaires permettant de rembourser la dette devrait être un devoir pour tout exécutif municipal qui se veut un minimum responsable. Cela devrait être d'autant plus un devoir que la Ville de Genève, dépense chaque année, des dizaines de millions pour des politiques publiques inutiles qui n'améliorent en rien le confort et la qualité de vie de notre population. Raison pour laquelle le PLR et la majorité du Conseil Municipal ont décidé qu'il était temps de faire des économies.

Cette campagne de votation permet cependant de faire tomber quelques masques. Par exemple, les Verts qui ne voient aucun problème à voir la dette augmenter lors du budget 2016 et qui vont donc à l'encontre du principe de développement durable censé être la base de leur programme. Ou encore un Parti Socialiste qui a pour slogan «pour toutes et tous sans privilèges» mais trouve pourtant, ses alliés de gauche avec lui, qu'il est scandaleux de remettre en cause et même de discuter de la bonne attribution des subventions publiques. Comme quoi les privilèges de certains semblent valoir davantage que d'autres.

A les entendre, c'est la culture qu'on assassine, le fonctionnement de la municipalité qu'on remet en cause et une diminution inacceptable de prestations publiques indispensables à la population qui est en jeu. Avez-vous cependant ressenti une déperdition de l'offre culturelle depuis le mois de janvier 2016? Trouvez-vous que le tissu social s'est abîmé ou que la Ville de Genève offre moins de prestations à sa population? Que les préaux sont moins bien nettoyés? Bien sûr que non. On voit donc bien que les économies demandées (7.5 millions sur un budget de plus d'un milliard de francs) ne remettent rien en cause. Sinon une forme de clientélisme politique dont la gauche municipale s'est fait la spécialité. Vivez-vous ainsi mieux en Ville de Genève depuis 2002? Pourtant vous devriez vu que les dépenses par habitants sont passées de 5360 à 5944 francs.

Les récents comptes budgétaires de la Ville de Genève, soit ceux de l'année 2015 avec un excédent de près de 39 millions ne changent hélas rien à l'affaire. En effet, ce dernier s'est construit via des recettes exceptionnelles et inattendues dont rien ne dit qu'elles se reproduiront les années futures. Ce qui devrait amener l'exécutif municipal, sa magistrate en charge des finances en tête, à davantage de circonspection pour ne pas dire de réflexion. Surtout lorsqu'on a vu son dernier projet de budget rejeté par le Conseil Municipal.

Il est ainsi amusant de constater le double discours de la gauche genevoise. Lorsque le Grand Conseil refuse le budget du Conseil d’État, c'est parce que l'exécutif cantonal – son ministre des finances en tête – serait incompétent. Alors que lorsque la même situation se produit en Ville de Genève, c'est parce que le Conseil Municipal refuserait de faire son travail. Vous avez dit incohérence?

La véritable incohérence réside dans le fait que le budget municipal, plus précisément ses charges, est bien moins soumise aux aléas conjoncturels que le budget du canton. Il est donc bien plus facile de faire un budget municipal acceptable sachant qu'en plus, la loi sur l'administration des communes ne permet pas qu'il soit déficitaire.

Aujourd'hui, le problème réside dans le fait que la majorité politique du Conseil Administratif ne correspond pas à celle du Conseil Municipal. L'Alternative y étant clairement surreprésentée avec 80% des sièges alors qu'elle ne représentent que 46% du Conseil Municipal. Surtout, ils refusent d'accepter la nouvelle majorité parlementaire issue des dernières élections. Pour preuve le refus constant de construire un projet pour notre Ville avec la majorité politique du Conseil Municipal. Faute de vouloir remettre en cause le dogme alternatif qui consiste à dépenser l'argent que nous n'avons pas.

Lors de la votation municipale du 5 juin 2016, la population jugera avant tout la méthode de la coupe linéaire, laquelle était malheureusement la seule utilisable cette année pour demander à l'exécutif de faire un effort en matière de dépenses. Ce budget 2016 est ainsi la conséquence du refus du Conseil Administratif de travailler en bonne entente avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal qui n'est, dorénavant, plus à ses ordres.

Quoiqu'il arrive lors de cette votation, le budget 2017 sera une nouvelle épreuve de force si l'exécutif n'accepte pas de travailler avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal. Pour sa part, le PLR Ville de Genève continuera de s'engager pour une baisse de la dette, une maîtrise des charges et des dépenses publiques orientées vers les besoins réels de la population.

07/09/2015

Ville de Genève : après No Bunkers, No Budget ?

Avec une législature municipale 2015-2020 qui a démarré en fanfare, Via le dossier No Bunkers dans lequel le Conseil Administratif de la Ville de Genève s'est fait le complice d'une occupation illicite, force est de constater que l'exécutif municipal semble toujours s’apparenter davantage à un Conseil de l'Alternative qu'un à Conseil Administratif désireux de défendre les intérêts de la population.

Dans le cadre du dossier No Bunkers, le PLR a demandé dès le mois de juin, via le dépôt d'une motion que j'ai rédigée (voir ici), la fin de l'occupation illicite et du soutien tacite de l'exécutif envers un collectif autoproclamé qui ne représentait que lui-même. Malheureusement sans succès jusqu'à l'épilogue que l'on connaît. Ce dossier a cependant montré, une nouvelle fois, que le Conseil Administratif se met à l'écoute de la société civile uniquement lorsque cela l'arrange tant il ne semble pas concevoir de vision de société en dehors de son dogme politique.

A cet effet, on aurait aimé voir le Conseil Administratif écouter avec autant d'attention la population qui a voté non à la piétonisation des rues. Et, à présent, un Conseil Municipal dont la majorité n'est de loin pas la même qu'à l'exécutif. Ceci, par exemple, dans le cadre de l'élaboration du budget.

Ainsi, à l'orée d'une législature municipale qui s'annonce passionnante. La rentrée politique a vu le Conseil Administratif présenter un projet de budget 2016 sans aucune discussion préalable avec les partis composant la majorité du Conseil Municipal malgré la demande expresse de ceux-ci. Si jusqu'à présent, tout se décidait dans les caucus et les assemblées des partis de l'Alternative, la majorité du Conseil Administratif va pourtant devoir se résigner à ne plus mépriser les partis n'appartenant pas à son bord politique si elle souhaite avoir un budget et, surtout, ne pas paralyser la municipalité.

Pourtant, à ce jour, le Conseil Administratif semble n'avoir toujours pas compris que la majorité du Conseil Municipal a définitivement changé le 19 avril 2015. Ce faisant, il met en danger le budget de la Ville de Genève en refusant d'écouter les demandes légitimes des partis majoritaires.

Alors que l'excédent du budget 2015 de la Ville de Genève n'était que 13'895 francs, le projet de budget 2016 voit pour sa part un boni prévisionnel à hauteur de 1.3 millions. Si l'excédent prévu est meilleur pour l'exercice 2016, il ne l'est malheureusement, une nouvelle fois, que de façade. Par ailleurs, il n'est du qu'à une circonstance exceptionnelle (la modification de la péréquation financière intercommunale suite à l'exceptionnelle rentrée fiscale de la commune d'Anières) et pas par une réelle volonté politique.

En effet, ces excédents ne sont pas le fait d'un choix politique mais bien d'une obligation légale qui oblige les communes à ne pas avoir de budget déficitaire. Dans le cas d'espèce, une nouvelle fois, les dépenses sont poussées jusqu'à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale. Ceci fait qu'on peut raisonnablement penser que l'excédent se transformera en déficit avec la baisse prévue des rentrées fiscales. Il sera donc nécessaire de faire des choix si l'on veut que le budget municipal soit acceptable et, surtout, qu'on ne continue pas à creuser une dette qui pèsera sur le futur.

Pour rappel, le budget municipal était de 978'543'374 CHF en 2002. Aujourd'hui, selon le projet de budget 2016, il se monte à 1'144'400'000 CHF. Soit une augmentation de 166 millions en 12 ans. Estimez-vous que votre qualité de vie s'est améliorée entre temps ou qu'il fait mieux vivre à Genève ? La réponse à ces deux questions vous permettra de savoir si cet argent a été correctement dépensé.

14/04/2015

Conseiller Administratif : 254'000 francs par an, c'est trop !

Lors du débat budgétaire de décembre 2014, j'avais proposé au nom du PLR de baisser de 20% les salaires du Conseil Administratif (économie d'environ 250'000 francs par an) et de 20% les jetons de présence du Conseil Municipal. Le motif ? Tout simplement de faire participer les autorités que nous sommes à l'effort commun de réduction des dépenses. Ces propositions ne sont pas nouvelles car je les avais déjà faites lors de certains débats budgétaires des années précédentes.

Malheureusement, à ces diverses occasions, le PLR a été quasiment seul pour défendre une telle position. Il a été d'autant plus seul que les mêmes partis de gauche, qui sont prompts à donner des leçons de gestion au secteur privé, ne sont pas prêts à avoir la même réflexion lorsque cela touche les salaires de leurs propres magistrats. Lesquels touchent un salaire d'environ 254'000 francs bruts par an indemnités non comprises (voir ici un article de la Tribune de Genève de 2012 sur le sujet).

Le débat de fond est pourtant légitime, est-il ainsi normal de toujours faire des économies sur le dos de la fonction publique, et de la population, et ne pas donner l'exemple en commençant par nous-même ? Est-ce que les salaires et les jetons de présence du monde politique sont une vache sacrée intouchable ? Ce n'est en tout cas pas l'opinion du PLR qui souhaite que les autorités que nous sommes participent également à l'effort commun de réduction des dépenses et de la dette.

De plus, on ne peut s'empêcher de rappeler que la majorité des membres du Conseil Administratif de la Ville de Genève appartiennent à des partis qui ne cessent de s'attaquer à ce qui fait la richesse et la prospérité de notre canton. D'un côté, on peut critiquer l'existence des forfaits fiscaux, les salaires du privé et la présence des banques et multinationales à Genève. De l'autre, toucher un salaire élevé qui est payé en grande partie par ces mêmes milieux via l'imposition. Vous avez dit incohérence ?

A cet effet, on rappellera aussi la différence majeure entre les salaires d'un exécutif (qui plus est municipal) et ceux de dirigeants d'entreprises : soit le fait qu'un entrepreneur a pris des risques pour monter sa société et que son salaire est lié à la bonne marche de son entreprise. Car si on a le choix d'investir ou non dans une société, on n'a pas celui de payer ses impôts. Voit-on ainsi le Conseil Administratif baisser son salaire de lui-même lorsque la santé financière de la Ville est mauvaise ?

Jusqu'alors, les économies ne se sont jamais faites au niveau du fonctionnement des autorités. Cela doit changer. Cela doit d'autant plus changer que les autorités que nous sommes ont le devoir de donner l'exemple dans le contexte économique tendu que nous vivons. Ce n'est qu'à ce prix que nous recréerons le lien de confiance qui s'est distendu avec la population.

Enfin, sur un plan institutionnel, rappelons que pour des responsabilités moindres, un conseiller administratif de la Ville de Genève gagne quasiment le même salaire qu'un conseiller d’État. Est-ce normal ? Je vous laisse répondre à cette question et vous invite également à lire ici l'article du journal 20 Minutes de ce jour sur le sujet.

10/04/2015

Conseil Municipal : mettons fin à l'hégémonie de l'Alternative en Ville de Genève

Lors des élections municipales de juin 2011, pour la première fois depuis 20 ans, l'Alternative a perdu sa majorité absolue au Conseil Municipal de la Ville de Genève, les partis de la droite municipale élargie (PDC-PLR-UDC-MCG) sont ainsi majoritaires selon le souhait de la population, bien qu'ils ne forment pas une alliance comme l'Alternative.

Depuis les élections cantonales de 2013 et la constitution de la "Nouvelle Force" que sont l'UDC et le MCG, le Conseil Municipal est divisé en trois blocs que sont l'Alternative, l'Entente et la Nouvelle Force. Et si l'Alternative est l'alliance la plus forte du Conseil Municipal (39 sièges sur 80), elle ne possède cependant plus la majorité absolue et peut donc perdre lorsque l'Entente et la Nouvelle Force décident de voter ensemble.

Cela ne suffit pourtant pas toujours car durant cette législature, l'Alternative (Verts-PS-Ensemble à Gauche) a gagné la quasi-totalité des votes pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

1) Tout d'abord par le fait que les partis de l'Entente (PLR-PDC) et de la Nouvelle Force (UDC-MCG) ne votent, évidemment, pas systématiquement ensemble.

2) Parfois, par l'absentéisme plus marqué des conseillers municipaux de ces partis par rapport à ceux de l'Alternative.

3) Surtout, par la présence d'indépendants, élus sur des listes PDC-PLR-UDC-MCG, qui ont décidé de quitter leur parti et de voter avec l'Alternative.

On constate donc que, malgré une majorité qui n'est que relative, l'Alternative a réussi à continuer d'agir comme si elle disposait de la majorité absolue depuis juin 2011. Cela en refusant quasi-systématiquement les propositions de la droite municipale, ce qui n'a pourtant pas empêché le MCG de voter le dernier budget municipal au mépris des engagements pris auprès de l'UDC, du PLR et du PDC.

Depuis des années, la gauche considère la Ville de Genève comme sa propriété. Votant des subventions à des associations dont l'inutilité n'est plus à démontrer, distribuant des postes et des prébendes à ses affidés et expliquant à longueur d'année à quel point elle est détentrice de la seule vérité politique. Et malheur aux empêcheurs de dépenser en rond et à ceux qui pensent avoir le droit de contester la politique de la gauche municipale, car le Conseil Municipal n'est rien quand le contrat de quartier est tout ! Dans le même ordre d'idée, je vous invite à lire le billet de ma collègue Michèle Roullet que vous pouvez trouver ici.

Ainsi, les rares fois qui ont vu l'Alternative perdre un vote, on a chaque fois entendu les partis qui la composent hurler au crime de lèse-majesté parce que la démocratie parlementaire n'a pas été dans leur sens. Cette législature a donc montré le vrai visage de la gauche qui n'aime la démocratie que quand elle lui sert. Ses victoires au Conseil Municipal étant en plus la conséquence de la trahison d'élus de droite qui ont décidé de renier leur engagement pour voter avec l'Alternative. A l'inverse, que n'aurait-on pas entendu si des élus de gauche avaient siégé en indépendants et voté avec la droite.

La perte définitive de la majorité au Conseil Municipal obligera les partis de l'Alternative à devoir négocier pour trouver des majorités, ce sera là l'occasion d'un nouveau départ pour la Ville de Genève.

Le 19 avril, nous aurons l'occasion de mettre définitivement fin à l'hégémonie de l'Alternative. Pour cela, il sera nécessaire d'avoir un PLR municipal fort qui se devra d'être le pivot du Conseil Municipal. Et de redevenir une véritable force de proposition, porteuse d'un projet politique de nature à reconquérir l'électorat que nous avons perdu jusqu'ici. Ainsi, pour donner un nouveau départ à la Ville de Genève, vous pouvez voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

07/04/2015

Budget 2015 : l'acte final d'un déséquilibre politique et comptable

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'139'300'000 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Avec un excédent totalement artificiel, une marge de manœuvre nulle, une absence totale de remboursement de la dette municipale et, surtout, des dépenses de fonctionnement montées à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale qui demande qu'une municipalité ait un budget équilibré, ce budget 2015 était absolument inacceptable si l'on se veut un minimum responsable. La récente présentation des comptes municipaux montrant d'ailleurs qu'il y a toujours pour plusieurs millions de dépenses imprévues durant une année budgétaire.

La dichotomie entre la majorité du Conseil Administratif dont 4 sièges sur 5 sont occupés par des représentants de l'Alternative, et celle du Conseil Municipal ou les mêmes partis de l'Alternative n'occupent que 39 sièges sur 80, a une fois de plus amené le Conseil Municipal à entrer en conflit avec le Conseil Administratif lors de cet exercice.

La raison de celui-ci ? L'absence totale d'écoute de l'exécutif dont la majorité de gauche préfère, une nouvelle fois, construire sa majorité sur les seuls partis de l'Alternative tout en approchant des conseillers municipaux élus sur des liste de droite et siégeant en indépendants. Plusieurs amendements visant à alléger le budget 2015 de la Ville de Genève ont ainsi été perdus à cause de ces élus indépendants qui, pourtant, ont été élus sur un tout autre programme politique.

Les débats politiques ont été longs et laborieux car c'est le seul moyen pour la droite de s'opposer à une politique qu'elle juge inefficace, le Conseil Administratif préférant continuer à gouverner avec les seuls partis de l'Alternative. Pourquoi négocier et discuter avec la droite municipale lorsqu'on peut continuer à gouverner et administrer en vase clos ? Pourquoi écouter des commissions parlementaires lorsque tout se décide au caucus de l'Alternative ?

Dans son mépris de la majorité de droite du Conseil Municipal, la majorité du Conseil Administratif a préféré s'appuyer sur les seuls partis minoritaires de l'Alternative renforcée par des indépendants ne représentant plus qu'eux-mêmes. Avec au passage, un MCG qui s'est senti obligé de voter un budget qu'il avait pourtant combattu pendant tout le débat.

Ce budget 2015 a été l'acte final d'une législature qui a vu le Conseil Administratif gouverner avec le seul soutien des partis de l'Alternative, ainsi que d'indépendants qui ne représentaient plus qu'eux-mêmes. Mettant à l'écart les différentes composantes de la droite municipale qui est pourtant majoritaire dans le cénacle. Il est vrai que lorsqu'on peut s'appuyer sur une majorité de fait, qui vote des projets sans aucun esprit critique, il n'est pas utile de chercher plus loin.

Le 19 avril 2015, les partis de l'Alternative ne retrouveront sans doute pas la majorité absolue qu'ils ont perdue en 2011. Pire que cela, ils ne pourront cette fois plus compter sur le renfort d'élus déloyaux à leurs partis et à leurs électeurs. Ainsi, quoi qu'il arrive lors de l'élection du Conseil Administratif, la population verra avec 4 ans de retard son souhait de mettre fin à la toute puissance de la gauche municipale exaucé.

02/04/2015

Finances publiques : le krach de la Ville de Genève

Alors que la Ville de Genève présentait hier ses comptes 2014 (voir ici), souvenons-nous que depuis deux ans, la municipalité s'enfonce dans les profondeurs du classement des Villes les mieux gérées de Suisse. Aujourd'hui, sur la base des comptes 2013, la Ville de Genève arrive à la dernière place du classement, et il n'est de loin pas certain que les comptes 2014 permettront de remonter dans le classement de l'année prochaine.

En effet, si la dernière place au classement est surtout due à la recapitalisation de la Caisse de Prévoyance (CAP), il convient cependant de rappeler que cela a été un choix politique de ne pas faire des économies équivalentes. On ne peut donc que s'inquiéter pour la notation des années à venir avec une municipalité qui maîtrise mal ses dépenses et voit, cette année, sa dette augmenter.

Ainsi, en début d'année, l'IDHEAP (Institut des Hautes Études en Administration Publique) a publié le classement des villes les mieux gérées de Suisse, qui se fait cette fois sur la base des comptes 2013. Ledit classement consistant en une analyse de leur santé financière, en distribuant les bons et les mauvais points, donnant quitus ou non à la gestion desdites collectivités via une méthodologie commune. Le tout relayé par PME Magazine dans son édition de janvier 2015 (voir ici l'analyse détaillée de l'IDHEAP sur le sujet).

Comme l’année précédente, qui avait vu la Ville de Genève chuter au classement (voir ma note de l'année dernière ici), aucune communication pompeuse de la municipalité suite à ce nouveau comparatif  Et une magistrate en charge des finances, en la personne de Sandrine Salerno, qui se fait bien discrète sur le sujet. Ce qui n'a pourtant pas toujours été le cas, pour preuve la déclaration faite en 2012 sur son blog que vous trouverez ici.

La raison en est toute simple, pour la seconde année consécutive, la Ville de Genève s'est effondrée au classement en passant de la quatorzième à la dix-neuvième place (soit la dernière du classement) le tout avec une note qui passe de 3.80 à 3.54 sur 6, alors même qu’elle était à 5.58 il y a deux ans. Soit une dégradation de la note de près de 33% et un recul de 17 places, sachant que la Ville de Genève était seconde au classement sur les comptes de 2011, et même première sur ceux de 2010. Ce qui fait dire à PME Magasine que le plongeon de la Ville de Genève touche au pathétique.

Exit donc l'image faussée de bonne gestion financière de la commune et bienvenue dans la réalité avec une municipalité dispendieuse qui voit la majorité de gauche, du Conseil Administratif, préférer le clientélisme des dépenses inutiles plutôt que le développement durable qui voudrait que l'on cesse de vivre à crédit sur les générations futures. Entre l'exercice comptable de 2012 et celui de 2013, PME magazine souligne ainsi qu’il a manqué 3% de recettes pour financer les charges courantes avec, comme corollaire, une dette qui s’est accrue de 4.5%. Concluant ensuite que cela n’a rien d’étonnant avec des dépenses qui ont augmentés de 12% dans le même laps de temps.

De plus, sur les huit indicateurs qui composent la note de l'IDEHAP, deux ne doivent pas être pris au pied de la lettre pour mesurer la santé financière de la Ville de Genève. En effet, ce classement note le degré d'exactitude de la prévision fiscale et la maîtrise des charges alors même que, dans le cas d'une commune genevoise, une municipalité a une marge de manœuvre extrêmement faible sur le sujet. En effet, dans le premier cas, la loi sur l'administration des communes (LAC) interdit pour une commune d'avoir un déficit (il est donc normal que la Ville soit bien notée vu qu'elle ne fait que respecter la loi) et elle ne fait que copier-coller les prévisions fiscales du canton dans le second.

La notation de la Ville devrait donc être encore plus faible étant donné que les deux indicateurs susnommés ne dépendent pas directement de cette dernière, mais bien du canton de Genève. Ils remontent donc artificiellement la mauvaise note de la municipalité. A l'inverse, je le répète une seconde fois, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que la recapitalisation de la CAP a largement tiré la notation de la municipalité vers le bas, même si cela a été une décision politique que de ne pas faire des économies équivalentes pour équilibrer les comptes.

Actuellement, faute de faire les choix nécessaires, la Ville de Genève vit à crédit sur ses dépenses d'investissement et continue, chaque année, à charger la barque des dépenses de fonctionnement. Une hausse des recettes fiscales sera ainsi systématiquement accompagnée d'une hausse des dépenses, il serait en effet absurde (dans la logique de l'Alternative) de ne pas dépenser jusqu'au dernier franc l'argent que l'on a à disposition. On poussera même le vice à dire que l'on n'aime pas le monde de la finance, des multinationales et de tout ce qui rapporte de l'argent ; mais on sera par contre bien content que ces mêmes sociétés contribuent au budget municipal via l'imposition.

Alors que chaque fois que sa gestion financière était bien notée, la conseillère administrative Sandrine Salerno communiquait à corps et à cri pour montrer qu'elle gérait bien les finances publiques, on aimerait bien l'entendre, avec la même célérité, pour expliquer la mauvaise note que la municipalité reçoit à nouveau cette année. Ou bien se murera-t-elle dans le silence pour la seconde année consécutive faute de pouvoir expliquer les raisons de ce plongeon ? Il est vrai qu’il est plus facile de dire qu’on se battra contre toute baisse de la fiscalité, respectivement de se plaindre que la Ville de Genève ne touche pas assez dans la péréquation intercommunale, que de s’expliquer sur sa mauvaise gestion. Car si tout allait bien, comment expliquer l'effondrement de la municipalité dans ce classement des Villes les mieux gérées de Suisse?

30/03/2015

Le PLR : un parti à votre écoute qui défend vos intérêts

Le 19 avril 2015, vous choisirez vos représentants au Conseil Municipal pour les cinq prochaines années. A cet effet, le Parti Libéral-Radical (PLR) vous propose 36 candidats de valeur qui seront à votre écoute pour toute la législature. Venez faire connaissance avec eux, ainsi que nos propositions politiques, sur www.actionconcrete.ch.

A l'inverse des partis de l'Alternative qui dirigent la Ville depuis près de 20 ans, le PLR souhaite construire une Ville à l'image de sa population sans à priori idéologique. Notre seul objectif étant de vous permettre de mieux vivre à Genève.

Trouvez-vous normal que les préaux d'école ne soient pas fermés la nuit alors même que les parents d'élèves concernés le réclament ? Que des places de parkings soient supprimées sans avoir demandé l'avis des utilisateurs ? Que la volonté populaire ne soit pas respectée avec un Conseil Administratif qui n'attend pas le résultat de la votation pour transférer la clientèle de Naxoo ? Respectivement qui continue à fermer des rues à la circulation, sans aucune concertation préalable, malgré le refus populaire de le faire ?

Tout cela, le PLR souhaite y mettre fin. Nous nous engageons à respecter la volonté populaire et surtout d'être à l'écoute de la population. Ainsi, nos propositions vont de la construction d'une nouvelle patinoire à la création de zones piétonnes accompagnées de parkings souterrains lorsque cela est nécessaire. De créer des logements pour toutes les classes de population et de mettre fin à la pression fiscale sur les PME. Bref, de mettre l'accent sur la proximité plutôt que l'idéologie.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat, une hausse indue de la taxation sur le domaine public ou encore une fiscalité qui voit la classe moyenne se demander quel est le retour sur investissement de ses impôts.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés. Et si vous estimez que votre qualité de vie ne s'est pas améliorée, mieux si les problématiques soulevées dans cet article vous tiennent à cœur, une seule réponse, voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

25/03/2015

Union des Villes Genevoises : légitime et légale ?

Ce samedi 28 mars, la Ville de Genève et plusieurs autres communes vont créer l’Union des villes genevoises. Formellement, cette union vise à accueillir les municipalités de plus de 10’000 habitants ou dont la densité excède 1500 habitants au km2. Matériellement, elle vise surtout à regrouper les communes dirigées par les partis de l'Alternative (Ville de Genève, Onex, Lancy, Meyrin, Carouge).

Si la question d'un regroupement des Villes du canton peut se poser, la méthode pose beaucoup de questions. Un tel regroupement n'aurait-il pas pu avoir lieu à l'intérieur de l'ACG (Association des Communes Genevoises) ? Surtout, ne pouvait-il pas attendre le renouvellement des différents exécutifs municipaux dont les futurs membres auront peut-être une autre vision de la collaboration intercommunale ? A croire que les élections municipales n'auront pas lieu dans un mois.

Alors que la création d'une telle association à quelques semaines du renouvellement des autorités communales interroge, que dire sur l'absence de consultation des différents Conseils Municipaux ? On aurait, en effet, pu attendre de la part des différents Conseils Administratifs concernés qu'ils débattent de la création de cet union avec leurs Conseils Municipaux.

Tout cela m'amène à dire que la création de l'Union des Villes Genevoises est illégitime.

Au surplus, se pose la question de la légalité d'une telle création. Est-ce qu'un Conseil Administratif à la compétence de faire adhérer sa commune à ce qui s'apparente à un groupement intercommunal ? La question se pose lorsqu'on lit l'article 30 alinéa 1 lettre u de la loi sur l'administration des communes (voir ici) qui stipule que  la création et l'adhésion à un tel groupement doit être validée par le Conseil Municipal de la commune qui y adhère. Voir l'article en question ci-dessous :

Art. 30 Fonctions délibératives

1 Le conseil municipal délibère sur les objets suivants :

u) la création de groupements intercommunaux, l’adhésion de la commune et son retrait;

Lors de la séance du Conseil Municipal du 17 mars, j'ai posé la question au maire de la Ville de Genève, Sami Kanaan, lequel m'a alors répondu que, pour le moment, il ne s'agissait pas de la création d'un groupement intercommunal en tant que tel (notamment par l'absence d'engagement financier de la municipalité). Et que si cela devait le devenir, le Conseil Administratif viendrait alors devant le Conseil Municipal à ce sujet. Si cela est discutable sur un plan purement juridique, on peut cependant regretter la mise devant le fait accompli envers le Conseil Municipal et l'ACG. Car au-delà de l'aspect légal, je trouve surtout dommage que l'on ait été privé du débat sur ce dossier. En effet, on ne parle pas d'une adhésion à une association quelconque, mais bien à une entité qui risque d'affaiblir une ACG qui vient pourtant d'avoir sa légitimité récemment reconnue par la loi.

Ceci m'amène à dire que la légalité de l'adhésion de la Ville de Genève à ce regroupement est tout sauf clair, idem pour l'ensemble des communes qui n'ont pas vu leur Conseil Municipal statuer sur le sujet. Avec une légitimité sujette à caution, et une légalité pour le moins bancale, on peut donc dire que l'Union des villes genevoises démarrera bien mal son existence le 28 mars.

La création de l'Union des villes genevoises est-elle légale ? Pas sûr. Est-elle légitime ? Non vu la manière dont elle va être créé. Il est ainsi flagrant de constater l'absence de courage des différents exécutifs qui n'ont pas souhaité débattre d'un tel sujet avec leur Conseil Municipal.

Des questions comme la gouvernance de nos communes, la répartition des compétences avec le canton ou le fonctionnement de l'Association des Communes Genevoises méritent un vrai débat. Espérons que nous pourrons enfin l'avoir, sans à priori, dans les mois à venir.

23/03/2015

GSHC : et si on reparlait de la nouvelle patinoire ?

Au mois de janvier 2015, le Conseil Municipal votait à une écrasante majorité ma motion (voir ici) demandant que la Ville de Genève s'implique dans la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Depuis lors, aucune nouvelle de ce dossier de la part du Conseil Administratif, dont on aimerait bien qu'il déploie la même énergie à défendre le projet de la nouvelle Patinoire que celui de la nouvelle Comédie. Ni même du Conseil d’État qui semble totalement s'en désintéresser.

La récente actualité sportive, avec l'accession en demi-finale des play-off du GSHC, va permettre de remettre le focus sur ce dossier d'importance qu'est la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Laquelle semble perdue dans des oubliettes dont il faudrait peut-être retrouver la clé, cela avant la fin de l'ultimatum de la Ligue Suisse de Hockey demandant que le projet de construction d'une nouvelle patinoire démarre enfin.

Fidèle à un projet que je défends depuis des années, je profite donc de la période des play-off pour tenter de remettre le focus sur un dossier que tout le monde semble oublier. Soit la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève, que ce soit sur le site du Trèfle-Blanc ou ailleurs (par exemple sur le site de la Voirie à côté des Vernets).

En terme opérationnel, dans le cas du Trèfle-Blanc, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur ce site (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit. Malheureusement, jusqu'à présent, l'avancement du dossier sur le site du Trèfle-Blanc est totalement bloqué.

Si ce dossier ne se débloque pas rapidement, il sera sans doute nécessaire de prévoir un plan B qui pourrait consister à construire la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie municipale de la rue François-Dussaud. Lequel à l'avantage de se trouver à côté de l'actuelle patinoire des Vernets, d'être un terrain entièrement en mains publics et surtout de ne pas avoir d'habitations à proximité. Bref, exactement l'inverse du Trèfle-Blanc.

L'actualité aidant, on aimerait donc bien entendre nos autorités sur le sujet et expliquer où elles en sont dans ce projet. Et même répondre à la question suivante : qu'ont-elles fait pour faire avancer ce dossier depuis leur entrée en fonction ? Cette réponse pourra permettre de répondre à une seconde question : devons-nous maintenant prévoir un plan B en remplacement du projet au Trèfle-Blanc ?

18/03/2015

Conseil Municipal : bilan et perspectives sur mon activité

A l'occasion des élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a fait le plaisir de m'interviewer sur mon activité de conseiller municipal dans son édition du 16 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

Quels ont été les points marquants de votre activité au Conseil municipal ?

J’ai déposé beaucoup de projets sur des sujets divers et variés. Par exemple sur l’augmentation des compétences des Agents de la Police Municipale (APM), l’interdiction du cumul d’un mandat de conseiller municipal avec celui d’une commission extraparlementaire ou encore la suspension de la hausse des taxes du domaine public pour les commerçants. Je me suis aussi battu pour rénover la patinoire des Vernets et, à présent, pour construire une nouvelle patinoire à Genève.

Et dans le domaine de l’immobilier ?

Je m’oppose, en compagnie de mes collègues PLR, aux recours incessants de la Ville de Genève contre les surélévations d’immeubles. A l’heure où l’on connaît une pénurie, il n’est pas normal de s’opposer à la création de logements supplémentaires. De plus, je pense qu’il serait nécessaire de modifier le règlement de la Gérance Immobilière Municipale (GIM) pour permettre également à la classe moyenne d’avoir accès au parc locatif municipal.

On dit pourtant que la droite est devenue majoritaire en 2011 au délibératif municipal, une première après deux décennies de domination de la gauche...

Les apparences sont trompeuses. En 2011, les partis de droite et du centre (PLR-UDC-MCG-PDC) ont obtenu 42 sièges et ceux de gauche 38, un changement de majorité qui est une première depuis vingt ans. Mais très vite, deux élus PLR et un élu UDC ont quitté leurs partis respectifs pour siéger en indépendants et, le plus souvent, voter avec la gauche. La volonté populaire de 2011 a donc été tronquée avec des partis de gauche qui ont pu faire passer leurs projets par le renfort de ces élus indépendants. A titre d'exemple, deux budgets sur quatre durant cette législature ne sont passés que parce que ces indépendants, élus sur des listes de droite, ont voté avec la gauche.

Que voudriez-vous changer dans le règlement de la GIM ?

Tout d’abord, il faudrait modifier les barèmes d’accès afin de permettre à la classe moyenne d’avoir accès aux appartements de la GIM. Ensuite, il faudrait abaisser le pourcentage de logements sociaux (actuellement de 95%) afin d’offrir des logements en loyer libre à prix raisonnable. L’enjeu est d’enrayer le départ de la classe moyenne qui ne parvient pas à se loger en ville, alors que les loyers libres sont souvent trop élevés et les logements sociaux inaccessibles.

De plus, en augmentant la part de loyers libres, on ferait rentrer de l’argent qui permettrait de financer la construction de logements supplémentaires. Surtout, le fait de modifier les barèmes d’entrée et le pourcentage de logements sociaux permettrait d’avoir davantage de mixité sociale.

Vous reprochez paradoxalement à la GIM de pratiquer des loyers trop élevés...

Effectivement. Pour ce qui est de son parc social, la GIM applique son propre calcul pour le loyer, qui ne se base pas sur le RDU de l’Office cantonal du logement. Dans les faits, la GIM travaille depuis cinq ans en calculant les loyers sur la base d’un article transitoire de son règlement , et cela a fait monter les loyers d’une bonne partie des locataires, particulièrement les plus modestes, qui ont vu leur situation se péjorer avec ce nouveau règlement et la politique qui l'accompagne. Faire de la rentabilité est une chose, mais pas sur le dos des plus faibles.

Avec le RDU, on prend en compte les déductions de l’impôt cantonal, notamment les frais médicaux, ce qui fait des déductions plus élevées et surtout plus adaptées à la situation personnelle de chacun. La GIM, elle, prend le revenu brut moins 8%. Une bonne partie des locataires de la GIM paie donc un loyer plus élevé qu’ils ne devraient. Par ailleurs, une disposition transitoire n'a pas vocation à durer 5 ans, on peut donc dire que le règlement de la GIM n'est pas correctement appliqué.

On parle aussi d’expulsion de personnes âgées...

Le nouveau règlement de la GIM donne des moyens pour résilier les baux, qui sont ensuite utilisés comme moyen de pression pour que les gens acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers en oubliant qu'il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées en tête vu qu'elles n'ont souvent plus la distance nécessaire pour mettre en perspective les menaces de résiliation de bail. Je me remémore l'exemple d'une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d'une résiliation de bail, faute d'avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu'elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite (voir ici si vous souhaitez en savoir plus).

Le cas de la villa Ambrosetti est aussi emblématique de certaines méthodes : on a voulu transformer des logements à loyers libres en foyer pour femmes battues. Les locataires qui auraient dû être expulsés, ont été sauvés par le Conseil municipal (contre l'avis des socialistes et des écologistes) et le foyer a finalement été fait ailleurs sans qu'on ait besoin d'expulser personne. C'était juste une question de bonne volonté. Je vous laisse imaginer la réaction de la gauche si un magistrat de droite ou un propriétaire privé avait procédé de la sorte.

Les enjeux budgétaires risquent d’être très présents lors de la prochaine législature...

Oui, je rappelle à cet effet que sur douze ans, le budget a augmenté trois fois plus vite que l’effectif de la population. Si jusqu’à présent, on est arrivé à financer ces dépenses, grâce notamment aux PME et à la partie de la population qui paie des impôts, on ne pourra pas continuer longtemps ainsi.

A cet égard, l’hypocrisie de la gauche est criante avec un discours politique qui critique les riches et les entreprises, lesquels sont pourtant bien utiles pour payer les dépenses excessives de la gauche.

Pour ma part, j’aimerais proposer un plan de remboursement de la dette pour ne plus la faire porter sur les générations futures. Dans l’idéal, on devrait pouvoir financer non seulement le budget courant mais aussi les investissements sans avoir à recourir à l’emprunt.

29/01/2015

Budget municipal : vivez-vous mieux qu'il y a 12 ans ?

Alors que le budget de la Ville de Genève se monte pour l'exercice 2015 à un total de 1'178'613'594 francs, son boni n'est que de 13'695 francs. Ce qui représente une disponibilité de 37.50 francs par jour pour faire face à des dépenses imprévues, soit une marge de manœuvre de 0.00001% (un cent-millième) pour une ville de près de 200'000 habitants. Ce budget n'est donc équilibré que de nom et montre que la seule vision politique du Conseil Administratif est l'augmentation des dépenses.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 200 millions de francs en 13 ans. Tout cela pour quel résultat ? Simplement pour permettre à la gauche de continuer à financer son clientélisme, à créer des prestations inutiles à la majorité de la population et, surtout, de dépenser l'argent de contribuables et d'entreprises qui ne voient aucun retour sur investissement en terme de qualité de vie.

En comparant sur 12 ans l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs pour atteindre un pic de 6039 francs de dépenses prévues par habitant en 2015.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat et, surtout, une hausse indue de la taxation sur l'usage du domaine public. Laquelle va, au final, renchérir les coûts de construction et diminuer le nombre de terrasses en Ville de Genève.

De plus, non content de ne pas maîtriser les coûts de fonctionnement de l'administration, le Conseil Administratif va faire augmenter la dette municipale de plus de 40 millions en 2015. Allant ainsi à l'encontre du premier principe de la notion de développement durable qui est d'éviter de vivre aux dépens des générations futures qui auront à rembourser notre dette.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés...

05/06/2014

FMAC : un mode de financement à revoir !

Depuis plusieurs années, chaque débat du Conseil Municipal portant sur un crédit d'investissement voit comporter dans son libellé une retenue de 2% à destination du Fonds Municipal d'Art Contemporain (FMAC). En effet, ledit fonds est alimenté par un prélèvement de 2% sur les crédits d'investissement alloués pour les travaux de construction, de rénovation et de restauration des édifices et des installations sportives propriété de la Ville de Genève, ainsi que des ponts.

Alors même que nous avons actuellement des problèmes pour financer nos investissements et l'entretien de nos infrastructures, le Conseil Municipal continue à alimenter le FMAC lors du vote de chaque crédit d'investissement en raison de l'automaticité du versement qu'exige l'actuel règlement du FMAC (voir ici). Ce qui réduit mécaniquement l'enveloppe des investissements de plusieurs millions chaque année et qui voit donc la Ville de Genève renoncer tantôt à des rénovations de bâtiments scolaires, tantôt à l'entretien de bâtiments culturels ou sportifs ainsi que de son parc immobilier faute d'avoir suffisamment d'argent à disposition pour cela.

Considérerant que cet état de fait devait être changé, j'ai rédigé et déposé au Conseil Municipal un projet de délibération que vous pouvez trouver ici et qui demande la fin de l'automaticité de l'attribution pour que le budget du FMAC fasse l'objet d'une ligne budgétaire qui serait votée chaque année par le Conseil Municipal. Outre le fait que cette automaticité amène le FMAC à disposer d'un budget des moyens plutôt qu'un budget des besoins, il n'est pas normal que son alimentation soit automatique alors que cette dernière devrait faire l'objet d'un débat politique, comme pour l'ensemble des autres fonds municipaux qui figurent au budget de fonctionnement de la Ville de Genève (Fonds chômage, Fonds général Théâtre, Fonds général cinéma, etc).

Par ailleurs, dans son rapport d'audit numéro 19, du 11 juin 2009, que vous pouvez trouver ici, la Cour des Comptes a recommandé la fin de cette automaticité des attributions en arguant qu'il en résultait une comptabilisation et une information financière qui ne sont pas conformes aux normes comptables. Pour toutes ces raisons qui vont d'une meilleure transparence du financement du FMAC à une augmentation mécanique de l'enveloppe budgétaire à disposition pour les investissements chaque année, il est donc nécessaire d'ouvrir le débat sur cette question et de n'attribuer au FMAC que des fonds qui auront été régulièrement votés par le Conseil Municipal, soit par une dotation budgétaire figurant au budget annuel de fonctionnement.

Il est donc grand temps de mettre fin à l'automaticité du prélèvement de 2% des crédits d'investissement à destination du FMAC. Car à considérer qu'il faut faire des économies en période de restriction budgétaire, je préfère économiser sur l'achat des œuvres d'art contemporain plutôt que sur l'entretien des bâtiments scolaires ou l'engagement de policiers municipaux. Ainsi, dans le même ordre d'idées, mais cette fois au niveau du canton, je peine à comprendre comment on peut, d'un côté, repousser la prolongation du tram 14 vers Bernex et de l'autre dépenser plusieurs centaines de milliers de francs pour des œuvres d'art contemporain à proximité de ladite ligne.