08/04/2010

Interdire les jeux vidéo « violents » ?

Interdire les jeux vidéo violents ! Mais qu'est-ce qu'un jeu vidéo violent ? Un jeu de stratégie comme Starcraft ou Command and Conquer ? Un jeu de tir subjectif comme Half-Life, Quake 3 ou Serious Sam ?

La seule chose que cette interdiction entrainera, c'est l'encouragement au piratage de ces jeux ou leur commande sur des sites internet étrangers... où est la pédagogie ? Où est le gain dans la lutte contre la violence chez les jeunes ?

Quiconque a joué une fois dans sa vie à un jeu vidéo « violent » sait que l'on ne devient pas violent en y jouant, bien au contraire, faire un jeu online (depuis chez soi ou dans une salle de jeu en réseau) fait appel à la coopération entre les joueurs, à l'élaboration d'une stratégie, bref une collaboration constante.

En gardant le nécessaire second degré quand on fait un jeu vidéo, ce n'est rien de plus qu'une version moderne du « gendarme et des voleurs » ou du jeu de plateau « Risk ».

A ce moment-là, pourquoi ne pas interdire les pistolets en plastique dont les enfants se servent pour jouer aux gendarmes et aux voleurs ? Ou les Warhammers du fameux Wargame ?

Dans le même ordre d'idées, on pourrait aussi interdire la publication et la vente de Gaston Lagaffe au prétexte qu'il encourage les jeunes à la paresse, ou encore les romans de Maurice Leblanc (Arsène Lupin) qui font l'apologie du vol !

Oui à une prévention de la violence chez les jeunes, non à une ségrégation du loisir ! La violence chez les jeunes découle dans l'écrasante majorité des cas d'un mal-être réel et non pas virtuel du à un jeu vidéo...

23/09/2007

Pour combattre la violence des jeunes en…1990

On apprend dans la presse dominicale qu'un parti jeune, moderne et connecté vers l'avenir entend proposer la taxation des jeux vidéo violents et des films pornographiques dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile...lesdites propositions permettraient de ramener le niveau de la délinquance juvénile au niveau de 1990 !

Pourtant à la lecture des propositions, j'ai davantage l'impression de lire des propositions datant de 1990 ! Faites par des gens qui ne savent sans doute pas ce que c'est d'être jeune au XXIème siècle...

Prenons d'abord la proposition de taxer les films pornographiques, à l'heure d'internet ou l'accès à ce type de films est gratuit et téléchargeable anonymement on se rend compte que la seule utilité de cette idée sera de figurer au musée des anachronismes, mieux vaudrait faire des campagnes de préventions sur le sujet et surtout mettre à jour les cours d'éducation sexuelles dans les écoles...bref adapter la prévention aux réalités d'aujourd'hui et de demain et pas d'avant-hier !

Vient maintenant la deuxième proposition d'un Parti décidément bien Déconnecté : Taxer les jeux vidéo violents ! Mais qu'est-ce qu'un jeu vidéo violent ? Un jeu de stratégie comme Starcraft ou Command and Conquer ? Un jeu de tir subjectif comme Half-Life, Quake 3 ou Serious Sam ?

La seule chose que cette taxe entrainerait, c'est l'encouragement au piratage de ces jeux et d'empêcher des jeunes de se l'acheter faute de moyens financiers suffisants...l'achat d'un jeu vidéo violent serait donc réservé aux riches pour qui cette taxe n'aurait aucun effet réel...où est la pédagogie ? Où est le gain dans la lutte contre la violence chez les jeunes ?

Quiconque a joué une fois dans sa vie à un jeu vidéo « violent » sait que l'on ne devient pas violent en y jouant, bien au contraire, faire un jeu online (depuis chez soi ou dans une salle de jeu en réseau) fait appel à la coopération entre les joueurs, à l'élaboration d'une stratégie, bref une collaboration constante. En gardant le nécessaire second degré quand on fait un jeu vidéo, ce n'est rien de plus qu'une version moderne du « gendarme et des voleurs » ou du jeu de plateau « Risk ».

A ce moment-là, pourquoi ne pas taxer les pistolets en plastique dont les enfants se servent pour jouer aux gendarmes et aux voleurs ? Ou les Warhammers du fameux Wargame ?

Oui à une prévention de la violence chez les jeunes, non à une ségrégation du loisir ! La violence chez les jeunes découle dans l'écrasante majorité des cas d'un mal-être réel et non pas virtuel du à un jeu vidéo...

Des Propositions Déconnectées !

A l'heure où l'on parle de la création d'un département fédéral de la recherche, dans un pays qui a pour seule ressource « naturelle » et matière première la matière grise, un conseiller national PDC avait proposé de taxer emails et SMS dans le but de financer l'AVS.

Si le financement de l'AVS nous concerne toutes et tous, ce genre de proposition à l'emporte-pièce nous montre que la taxation des mauvaises idées politiques rapporteraient bien davantage aux caisses de l'Etat, celle-ci étant même capable de résorber l'actuel trou de l'AVS. Car si déficit de l'AVS il y a, il convient de ne pas ajouter celui du bon sens !

Taxer un email ? La simple introduction de cet impôt détruirait l'économie suisse basée sur les services et les nouvelles technologies, sans bien entendu parler de la mise en place d'un véritable Big Brother pour suivre et repérer tous les courriers électroniques envoyés en Suisse...ceux-ci étant gratuit actuellement, leur taxation entraînerait de facto la mise en place d'une usine à gaz administrative tueuse d'emplois. Quand au SMS, quand on sait que le prix réel pour l'opérateur est de 0.02 centimes, on se rend compte qu'à environ 20 centimes celui-ci est déjà bien assez cher.

Qu'un conseiller national d'un parti (PDC) ayant refusé la privatisation de Swisscom propose cela est relativement étrange, car si actuellement un SMS rapporte 10000% à l'opérateur (coût réel environ 0.02 centimes), c'est bien parce que la rente de situation dans un marché dominé et dirigé par une régie publique (Swisscom) ne permet pas de faire baisser les prix.

Dans un marché libéré des entraves du monopole, doté d'une loi d'application adéquate, nous pourrions envisager sans autre le système suivant : un SMS à 10 centimes, avec 2 centimes à l'opérateur (qui ne ferait plus que du 1000% de bénéfices...) et 8 centimes qui rentreraient dans les caisses de l'Etat. Mais bien entendu, cet argent ne devrait pas être intégralement reversé à l'AVS et pourrait voir une partie réinvestie dans la recherche (biotechnologies, etc), car une nation qui ne pense qu'à investir sur son passé (aussi glorieux et méritant soit-il) ne peut regarder vers l'avenir d'un esprit conquérant.

Taxer les nouvelles technologies uniquement pour financer l'AVS ? Autant introduire une taxe sur la jeunesse d'esprit...dont certains élus nationaux se verront exemptés d'office...

27/07/2007

L’UDC pour plus de sécurité…vraiment ?

Un mouton noir chassé par ses camarades de troupeau blanc avec pour slogan « Pour plus de sécurité » accompagné d'une initiative pour le renvoi des criminels étrangers. L'UDC semble faire de la sécurité son thème majeur pour les élections fédérales et semble vouloir faire oublier que le ministre en charge du département fédéral de la justice et de la police est de son parti.

Qu'attend le ministre UDC Christophe Blocher pour négocier des accords de réadmission avec les pays tiers ? Seule véritable possibilité pour expulser la minorité d'étrangers criminels mais qui ne semble intéresser ni lui, ni la ministre socialiste des affaires étrangères

Ce qui montre qu'à l'heure des actes, ni le PS, ni l'UDC ne se préoccupent véritablement de la sécurité de la population !

L'initiative de l'UDC pour l'expulsion des étrangers criminels permet cependant une chose : elle démontre l'absence de résultats sur ce thème du ministre Blocher. Car sans ces accords de réadmission, l'initiative demandant le renvoi des étrangers criminels sera, comme l'initiative sur l'asile, tout simplement inapplicable faute d'endroit ou les renvoyer.

Pour une véritable amélioration de la sécurité, les décisions de renvoi doivent enfin pouvoir être exécutées, et il n'était pas nécessaire pour cela de durcir la loi sur l'asile en prenant le risque de pénaliser les personnes vraiment persécutées. Comme il n'est pas utile de demander l'expulsion des étrangers criminels qui ne sert à rien faute de possibilité d'application de la décision.

Si Genève ne peut pas expulser les dealers arrêtés sur son territoire, c'est à cause de l'absence de ces accords de réadmission. Et ce n'est pas les discours de l'UDC qui changeront quoi que ce soit...

Seuls les Radicaux s'engagent par des actes pour une meilleure sécurité dans notre pays via des réelles propositions pour l'application des mesures de renvoi !