26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !

23/07/2007

Rhino évacué...Enfin !

Depuis environ 14h00 ce lundi 23 juillet, l'évacuation de Rhino suit son cours. Enfin !!!

Fini le temps ou la propriété privée et l'interêt public étaient bafoués, autant l'existence de Rhino pouvait trouver une certaine (et encore...) légitimité à ces débuts (absence d'affectation des locaux et lutte contre la spéculation), autant le squat Rhino d'aujourd'hui n'avait plus aucune raison d'être toléré. Un projet de construction de logements HBM est prévu par le propriétaire, il faut donc que celui-ci puisse le réaliser.

Après rénovation, c'est plusieurs dizaines de logements qui se verront attribués à des personnes sur une liste d'attente de régie. Le squat ne crée pas de logements, il tue le logement en transformant en dindon de la farce les habitantes et habitants de Genève qui respectent les lois et ne trouvent pas à se loger.

Une petite pensée aussi aux hommes et femmes de la gendarmerie genevoise qui sont en train d'assurer l'évacuation du squat et qui auront à maintenir l'ordre dans les rues si les troubles qu'on a connus lors de l'évacuation du squat de la Tour devaient se reproduire.  Les mêmes qui assurent au quotidien notre sécurité aux côtés de la police judiciaire, de la police de sécurité internationale et de la sécurité municipale. Bravo et merci !

22/07/2007

L'évacuation des squats

« Inacceptable », « illégale », tels sont les arguments s que certains avancent pour contester l'évacuation des squats par le procureur général Daniel Zappelli.

On reproche donc au gardien des lois qu'est le procureur général de faire appliquer celles-ci. En prenant tout simplement partie pour des propriétaires qui souhaitent récupérer leur bien.

Mais sur le plan politique de qui se moque-t-on ? Le squat de la Tour laissera la place à plusieurs logements subventionnés qui pourront accueillir des familles, ce qui sera aussi le cas de Rhino après son évacuation.
Est-ce scandaleux ? inique ? Apparemment oui pour une partie de la gauche qui se sert en plus de ce même manque de logements pour justifier le squat.

Toute évacuation est justifiée à partir du moment où les lieux occupés illicitement peuvent faire place à des logements.  Il n'est pas acceptable que des gens qui respectent les lois ( les personnes sur une liste d'attente de régie) passent après des squatters qui ne les respectent pas.

Libre à ceux qui veulent un mode de vie « différent »  de le vivre, mais que cela ne soit ni aux frais de la collectivité ni en violation de la loi.

L’imposture politique du droit de vote à 16 ans

Depuis peu, la mode semble être à l'abaissement de l'âge légal pour voter de 18 à 16 ans.  Cette mesure, soi-disant facilitatrice d'intégration pour les jeunes, pourrait aussi permettre de les intéresser à la chose publique alors même qu'elle révèle davantage du gadget électoral et de la palinodie politique que de la proposition réfléchie et utile.

Scinder en deux les droits civiques entre 16 et 18 ans est dangereux, car séparer le droit de vote du droit d'éligibilité revient à qualifier l'électeur de 16 ans de citoyen de seconde zone en ne lui donnant qu'un demi- droit.

En effet, à quel titre pourrait-on avoir le droit de choisir sans avoir celui d'être désigné ? De quel droit quelqu'un que l'on juge capable de voter n'aurait-il pas celui d'éligibilité ? Ces mêmes partisans répondent : parce que les droits civils qui rendent la personne responsable de ces actes devant la loi restent à 18 ans et que ceux-ci sont nécessaires pour siéger dans un exécutif ou un législatif.

Voilà le second problème que pose cette proposition, la séparation des droits civiques des droits civils quand à leur âge d'acquisition. Actuellement, devenir responsable de ses actes à 18 ans donne toute latitude pour voter, car les droits civiques qui rendent coresponsable de la gestion de la société sont reçus en même temps que la responsabilité de ses propres actes.  Comment peut-on voter et participer à un processus décisionnel si on ne peut s'obliger personnellement de ses propres actes ?

D'ailleurs, est-ce que cette proposition répond à un besoin ? N'y a-t-il pas d'autres moyens plus facilement réalisables et plus utiles pour encourager l'engagement citoyen des jeunes et de problèmes plus urgents à régler ?

Comment juger une telle proposition quand dans le même temps, on apprend qu'un tiers des jeunes alémaniques de 18 à 24 sont endettés et que le taux est analogue chez les suisses-romands ? Qu'à Genève, une collectivité publique installe des systèmes répulsifs anti-jeunes appelés Mosquitos pour empêcher la classe de population des moins de 25 ans de s'approcher d'un édifice public ? Que 3 adolescentes sont abandonnées dans une gare déserte en pleine nuit par un chauffeur de bus car elles n'avaient pas de monnaie pour payer le titre de transport ?

Que doit-on retenir des diverses instances politiques actuelles avec une sous-représentation des jeunes dans les divers parlements ? Moins de 10% des élus municipaux de la Ville de Genève sont âgés de moins de 30 ans, pourcentage qui descend à 5% pour le Grand Conseil et qui chute à...0% aux chambres fédérales, sans aucun élu de moins de 25 ans pour le canton et la confédération.

Et on pense que le droit de vote à 16 ans serait une réponse ?

Ce n'est pas en donnant le droit de vote à 16 ans que le monde politique suisse pourra se priver d'un vrai débat sur la place de la jeunesse, car cette mesure dilatoire, illusoire et trompeuse ne revient qu'à se donner bonne conscience quant aux problèmes des jeunes.

Que ces mêmes politiques proposent des mesures pour limiter l'endettement des jeunes qui devient dramatique, permettent à des jeunes de prendre des responsabilités dans les partis (d'ailleurs pas besoin d'avoir 18 ans pour cela) et leur fasse une place dans les législatifs le moment venu. Qu'ils montrent par des mesures et des actes que les jeunes sont pour eux autre chose que des thèmes de campagne.

Ce n'est ni le droit de vote à 16 ans, ni l'abaissement de la majorité civile et civique dans son entier qui résoudra le problème de la désaffection des jeunes pour la politique, c'est une meilleure prise en compte des problématiques des jeunes ainsi que le fait de considérer ceux-ci comme des citoyens à part entière. Que le monde politique soit plus à l'écoute des jeunes, et les jeunes participeront davantage au processus politique.

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