29/01/2008

Recentrons la Ville sur ses tâches prioritaires !

J’avais déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, l’existence d’un corps d’AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM était de nature à engendrer confusion et mélange des genres entre deux entités qui n’avaient de commun que l’apparence et l’uniforme. Qui plus est en donnant l’impression que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement

La décision du Conseil Administratif d’externaliser le contrôle du stationnement est ainsi la bonne, elle garantit les acquis sociaux des Agents Municipaux en les réaffectant à l’interne du personnel municipal dans des fonctions plus gratifiantes (comme ASM, responsable du domaine public, gardiens de musée, etc), ce qui se traduira pour certains par une formation complémentaire d’ASM pour rejoindre un corps qui  sera appelé à un rôle de plus en plus important avec la nouvelle loi ASM cadrant la profession…ceci avec un gain de visibilité accru vu qu’on ne les confondra plus avec les Agents Municipaux (AM).

La fondation des Parkings qui verra ses compétences accrues en matière de répression du stationnement suite à la reprise de cette tâche versera chaque année à la Ville la majeure partie des recettes engendrées. La municipalité sera même gagnante d’un point de vue financier (notamment via la forte diminution des coûts marginaux) vu que le ratio recettes/coûts des AM avait diminué de moitié en 5 ans et continuait à baisser un peu plus chaque année.

La priorité d’une collectivité publique est d’assurer des tâches primordiales comme la sécurité des citoyens et pas de faire la chasse aux voitures mal parquées !

15/01/2008

Pas de demi-mesure dans la dépollution d’Artamis

Depuis plusieurs dizaines d’années, le site d’Artamis est laissé à l’abandon faute de projet et de volonté des diverses collectivités publiques concernées, cette zone est source de quantité de nuisances pour les riverains (sonores, sécurité, etc) et est donc indigne d’une cité comme Genève dans son aménagement et sa situation actuelle.

Si certaines activités présentes sur le site, tel le théâtre du Galpon, mériteraient d’être « relogées », il ne saurait en être de même pour chacun des occupants qui rappelons-le, le sont de manière illicite. Les personnes présentes sur ce site sont des squatters (coûtant chaque année près de 300'000 francs à la Ville en termes de manque à gagner) et ne sauraient donc être relogées systématiquement pour poursuivre leur activité. Oui à une ou deux exception mais non à une généralisation qui verrait une fois de plus la Ville soutenir des gens se moquer de la loi…

Cette évacuation est prévue courant 2008, notamment pour procéder à la dépollution et à la décontamination du site, lesquelles vont coûter prêt de 70 millions dans la variante maximaliste, ceci pour assurer un nettoyage et une remise à niveau totale du site.

Quand bien même le Conseil Administratif ou le canton hésitent sur la variante à adopter (minimale, maximale ou intermédiaire), il est inacceptable de mettre encore une fois la santé publique en danger en étant prêt à se contenter d’un nettoyage partiel…la décontamination et la dépollution doivent donc être pleines et entières ! L’une n’allant pas sans l’autre…

Durant la campagne municipale, les Radicaux ont proposé la construction d’un éco quartier sur le site d’Artamis, lequel devrait accueillir en priorité du logement mixte (en partie social, en partie à loyers libres) relativement densifié avec de la place pour quelques activités annexes à vocation culturelle ou artisanale, avec 0 places de parking extérieures mais un nombre suffisant de places dans un parking souterrain…et c’est ce pour quoi nous nous battrons lors de la séance du Conseil Municipal du 15 janvier !

05/01/2008

Remettons les pendules à l’heure : un nouveau musée de l’Horlogerie !

Depuis maintenant 4 ans, le musée de l’Horlogerie est fermé suite au vol de plusieurs dizaines de montres qui y étaient exposées. Et actuellement, seuls des musées privés comme celui de Patek Philippe offrent un écrin digne à la tradition horlogère de Genève en présentant leurs collections de montres

Il est inacceptable que le Conseil Administratif et le magistrat Patrice Mugny  laissent ainsi dans l’oubli la tradition horlogère genevoise, il faut à nouveau permettre l’accès aux collections des montres propriétés de la Ville dans un espace digne de ce nom, c'est-à-dire accessible au public et sécurisé pour empêcher les vols. Alors que des millions sont dépensés chaque année pour le théâtre alternatif ou d’autres formes de culture qui n’intéressent qu’une minorité, que 300'000 francs sont dépensés pour la Ville est à vous, la municipalité brille par son absence de projets pour offrir à nouveau au public la visite des collections du musée de l’horlogerie.

Ainsi, pourquoi ne pas construire un nouveau musée de l’horlogerie ? Dont le

Financement pourrait en partie être assumé par les manufactures horlogères genevoises du fait de la publicité qu’est l’exposition de certains de leurs modèles dans un musée. La rénovation de l’actuel est budgété à 12 millions, et le projet est actuellement gelé, alors pourquoi ne pas en construire un neuf pour une quinzaine de millions ? Somme qui pourrait être passablement réduite dans le cas d’une collaboration avec le privé…

Une Ville qui a dépensé 10 millions pour rénover l’Usine pourrait aussi penser à ses musées, et celui de l’Horlogerie aura le mérite d’attirer davantage de touristes à Genève.

18/12/2007

La gauche se moque du contribuable et des générations futures !

La Ville de Genève est dotée depuis le samedi 8 décembre 2007 d’un budget, lequel permettrait de dégager un excédent de financement de 3 millions de francs qui seraient donc alloués au remboursement de la dette. Pourtant, on omet dans ce calcul la prise en compte d’une motion de l’Alternative voté hier (M-682 A) demandant expressément au Conseil Administratif de présenter une dépense extraordinaire de 5 millions de francs au début de l'année prochaine (mois de janvier).

Les 3 millions d’excédents ne suffiront pas à couvrir cette nouvelle dépense de 5 millions, le budget voté ne connaîtra pas d’excédent de financement et forcera donc la Ville à recourir à l’emprunt et à faire augmenter à nouveau la dette municipale d’au moins 2 millions de francs en 2008, sans compter les innombrables crédits extraordinaires coutumiers que la gauche ne manquera pas de voter en 2008 et qui alourdiront encore cette insuffisance de financement et creuseront davantage la dette municipale.

Il convient de rappeler que le budget voté par la commission des finances en octobre présentait un bénéfice de 44,2 millions et un excédent de financement de 15,3 millions. Ce dernier montant devait être alloué au remboursement de la dette. Or, le budget voté hier soir ne présente plus qu'un boni de  26,85 millions et une insuffisance de financement de 2 millions si on tient compte de cette motion M-682 A dont l'Alternative n'a pas eu le courage de faire inscrire la dépense inhérente au budget ! On voit donc que l’excédent budgétaire a fondu comme neige au soleil en 4 mois, victime de l’absence totale de responsabilités de l’Alternative qui non contente d’avoir voté un budget déficitaire 29.5 millions pour 2008, réussit le tour de force à changer un excédent de financement de 15 millions en une insuffisance de financement de 2 millions !

Que ce soit par l’augmentation du train de vie de la Ville, le maintien en dernière minute des prestations municipales OCPA qui revient à un transfert de charges et qui promet un réveil douloureux dès le début de l’année 2008, ou encore le versement d’une prime extraordinaire aux fonctionnaires municipaux sous la menace d’une grève, ce budget est celui de l’incohérence, du manque de courage mais aussi celui d’A Gauche Toute qui a réussi à imposer toutes ces exigences au reste de l’Alternative.

Refusant la conclusion d’un accord avec les Radicaux et éventuellement le centre afin de recréer au niveau municipal ce qui se fait au niveau cantonal, les socialistes et les Verts ont préféré le budget de l’irresponsabilité à celui du courage. A une vision du futur, ils ont préféré regarder vers le passé. Mais à trop vouloir éviter de relever les défis de l’avenir, on finit par devenir des partis dépassés…

Car cette  gauche fait preuve d'une irresponsabilité politique crasse en faisant augmenter la dette publique en période de haute conjoncture ! Et le réveil sera d’autant plus douloureux à la prochaine période de vaches maigres. Allons-nous continuer encore longtemps à vivre à crédit sur les générations futures ? Il est irresponsable et inacceptable que la Ville de Genève soit incapable de profiter de la conjoncture favorable pour se désendetter !

04/11/2007

Une drôle de priorité budgétaire au 25 Rue du Stand…

Il y a quelques jours, l'ensemble du Conseil Municipal a reçu le plan financier d'investissement pour 2008-2019. Dans la hiérarchie des projets, il y a les projets prioritaires pour le Conseil Administratif, les projets secondaires ainsi que les projets dont la nature reste à définir.

Or, en lisant les priorités, on tombe sur un crédit de 950'000 francs (à la page 108 dudit plan) qui prévoit les travaux d'aménagement du 7ème étage de la rue du Stand...

S'il est indiscutable qu'on devra faire un jour ces travaux, on peut tout de même s'étonner de le voir figurer au rang des priorités budgétaires...et sur le fond, on ne peut que rire jaune en voyant que la plaisanterie du 25 rue du Stand coutera encore près d'un million de plus que prévu...

D'un achat « clés en mains » à 30 millions de francs (alors qu'une expertise en situait la valeur à 16), les différents dépassements nous avait finalement amenés à une facture de 37 millions auquel on peut maintenant rajouter ces 950'000 francs ce qui nous amène à un total de 38 millions...

On prend le pari qu'on finira par dépasser les 40 millions de facture au final ?

02/11/2007

Des Badges d’identification pour les Gendarmes ?

Alors que le sentiment d'insécurité est grandissant à Genève, et que chacun y va de sa recette pour améliorer les choses, une idée dans l'air est de donner un numéro d'identification aux gendarmes visible sur l'uniforme pour que d'éventuelles plaintes contre eux puissent être diligentées directement et nominalement.

Nul ne nie que certains policiers dépassent parfois la mesure, mais faut-il généraliser ? Et que se passera-t-il si des criminels peuvent accéder par ce biais au nom et à l'adresse d'un policier ? Faut-il rappeler ce terrible événement qui avait vu il y a environ deux ans, la femme enceinte d'un douanier tessinois être assassinée par des truands ?

Ainsi, créer un numéro fixe qui serait attaché  à un gendarme comme identification publique (comme l'est le numéro AVS pour tout à chacun) n'est pas envisageable pour d'évidentes raisons de sécurité. Quand à créer des numéros « volants » qui changeraient chaque jour pour éviter ce genre de problèmes, cela revient à créer un système d'une lourdeur administrative telle que certains policiers devraient être affectés chaque jour à la préparation des numéros du lendemain. Or, un policier affecté à une tâche administrative, c'est un policier en moins dans la rue...

La seule chose qui est sûre, c'est que la sécurité dans les rues ne s'améliorera pas en donnant un badge d'identification à chaque gendarme.

Comment peut-on partir du principe que chaque policier doit être clairement identifiable car potentiel auteur de bavure ? Comment avoir un personnel de police motivé avec une telle mesure ? L'identification d'un policier ayant commis une bavure est déjà possible, ceci par la simple vérification de la liste des policiers engagés sur une opération et le recoupement auprès des policiers ayant participés à celle-ci, auquel on peut ajouter le témoignage de l'éventuel plaignant et autres protagonistes.

Mieux vaudrait lancer une véritable campagne de recrutement pour la gendarmerie et adapter le cadre légal nécessaire au travail et à l'organisation de la police si on veut améliorer la sécurité à Genève !

30/10/2007

Un pont entre deux rives…

Alors que l'actuelle passerelle des Vernets est fermée suite aux intempéries du mois d'août à cause de la fragilité de sa structure porteuse et de son tablier qui a nécessité cette mesure préventive. On se rend bien compte que cette passerelle n'offre pas des conditions de sécurité et de circulation optimales pour ses usagers, ce qui n'est pas étonnant quand on sait connaît le caractère fut construite lors d'un exercice militaire en 1951 et avait un caractère éphémère (donc pas du tout destinée à rester en place 56 ans).

Cet axe de circulation prendra une importance grandissante dans les années à venir, lors de la construction du futur quartier de la Praille et la nouvelle affectation de la caserne des Vernets ou encore des événements liés à l'Euro 2008.

Le canton et la Ville se renvoient la balle, cela au mépris de la sécurité des usagers et riverains de cette passerelle. Cela n'est pas acceptable, cette passerelle est proche de s'effondrer et les deux entités publiques se défaussent de leurs responsabilités alors même que l'entretien et la rénovation relève clairement des compétences de l'une, et la construction de l'autre.

La politique de la mobilité en Ville, n'en déplaise à certains, ce n'est pas seulement s'opposer à la construction de parkings habitants. C'est aussi aménager des rues et des ponts de passage de manière sécurisée et cohérente.

Le Conseil Administratif doit prendre ses responsabilités et sécuriser au plus vite l'actuelle passerelle, et pourquoi pas l'affecter à terme au seul usage des vélos et des piétons si on construisait un pont routier à côté qui serait destiné aux seuls véhicules automobiles voire aux TPG ?

Dans tous les cas, il est maintenant urgent de sécuriser au plus vite cette passerelle et de proposer une solution à moyen terme pour résoudre le problème de circulation sur cet axe. Aux magistrats cantonaux et municipaux concernés de prendre maintenant leur responsabilité !

26/10/2007

Une vie bascule pour rien...

Le Matin d'hier se faisait l'écho d'un jeune homme grièvement blessé par une bande d'imbéciles (et je peux vous dire que je pèse mes mots). Il n'avait pas de feu à leur donner, il s'est ainsi retrouvé avec une bille d'acier dans l'œil tirée par un lâche qui se sentait fort entouré de sa bande face à deux étudiants qui ne faisaient que passer.

Il ne faut pas que ce genre d'acte devienne banal ni que l'on pense qu'on ne peut rien faire. Il est temps maintenant de ramener l'ordre dans les rues, que ce soit par une plus grande présence uniformée dans celles-ci (car la seule présence policière fait déjà beaucoup) ou encore un code pénal plus sévère pour ce genre d'actes. Ceci accompagné d'un réel soutien politique envers la police cantonale qui doit se sentir encouragée dans son travail quotidien qu'est d'assurer la loi et l'ordre.

Ce genre d'événements ne peut (et ne doit) pas nous laisser de marbre ! La sécurité est un droit intangible du citoyen et se promener dans les rues sans risquer une tragédie ne doit pas devenir une exception alors qu'elle devrait être la règle.

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30/09/2007

Mosquitos : Le respect commence sur les murs du Palais Eynard !

Répondant à une question écrite que j'ai initiée et demandant comment la Ville de Genève a pu installer sur le Palais Eynard un dispositif répulsif anti-jeune- les fameux « Mosquitos » -, le Conseil Administratif dit n'avoir pas été consulté sur l'installation desdits appareils.

Outre le fait que l'exécutif municipal et les différents magistrats qui le composent sont censés surveiller les activités de leurs services, il est scandaleux que ces Mosquitos aient été installés sur ce qui est l'équivalent de la mairie de Genève, qui plus est dans un parc public dont la vocation est d'accueillir les enfants, adolescents ou jeunes adultes sortant d'Uni-Bastions.

L'installation des mosquitos visait à empêcher des déprédations sur et aux alentours du Palais Eynard, et la fausse analyse empirique de la situation fait donc de tout jeune de moins de 25 ans un « vandale » potentiel car seuls sensibles aux ultrasons. Une généralité qui n'a pas lieu d'être car chaque jeune s'approchant du Palais Eynard ne vient pas pour le vandaliser ou le salir...

Alors que le Conseil Administratif se fait donneur de leçons dans divers domaines depuis des années : payer des annonces dans le New York Times pour afficher son opposition à la guerre en Irak (2003), maire qui refuse d'inaugurer le salon de l'auto (2005) ou qui dit que « l'UDC pue » (2007), l'exécutif devrait d'abord s'assurer de respecter le précepte du respect avant de se mêler des affaires des autres...Et de surveiller ce qui se passe dans leurs services avant de donner des leçons au reste du monde !

Que les politiques respectent les jeunes s'ils veulent que les jeunes en fassent autant...et par là s'intéressent à la politique...

28/09/2007

Loi sur les ASM : encore un effort !

On l'a attendu, désiré, espéré. Le nouveau projet de loi sur les ASM est enfin là. Fruit des Assises de la Sécurité de février 2007, on était en droit d'attendre beaucoup de ce projet pour au final n'avoir qu'un ersatz des réformes attendues.

Disons le tout net, le projet de loi sur les ASM n'est pas satisfaisant en l'état et il est à espérer que la phase de consultation puis le vote du Grand Conseil ou encore celui du Conseil Municipal de la Ville de Genève (qui interviendra au mois d'octobre) corrigeront cet état de fait.

Car si on peut se réjouir de l'octroi de la palpation de sécurité, ce projet de loi n'admet toujours pas que le travail de l'ASM peut être dangereux et qu'il doit donc être équipé en conséquence via le bâton tactique ou le bâton tonfa.

Alors même que l'argumentation du Département des Institutions pour la palpation relève « l'évolution intervenue en matière d'incivilités et de délinquance » et justifie « d'octroyer cette compétence aux ASM afin de leur permettre d'assurer leur sécurité ». Il faut aller jusqu'au bout et donner un véritable moyen de défense aux ASM.

Enfin, si on va dans la bonne direction avec le changement d'uniforme et de dénomination pour les actuels Agents Municipaux (AM) que l'on ne confondra plus avec les ASM, on ne doit pas s'arrêter en si bon chemin et donner la dénomination matérielle de « Police Municipale » ou « Police de Sécurité Municipale » à l'ASM.

La sécurité personnelle de l'agent et sa visibilité ne doivent pas être prises à la légère, il en va simplement de sa crédibilité...et de la sécurité des citoyennes et citoyens !

Que dire enfin de la transformation d'une exception en une règle avec la possibilité que s'octroie le canton de donner des « devoirs spécifiques » aux ASM d'une commune sans passer par l'accord du Conseil Administratif ou du maire ?

Que penser de la possibilité que se garde le canton d'avoir accès à une partie des recettes des amendes jusqu'ici entièrement dévolues aux communes ? Alors que dans le même temps il ne juge pas adéquat de payer une prestation aux communes quand il utilisera les ASM de celles-ci ? Et le catalogue effectué ici n'est de loin pas exhaustif...

La nouvelle loi sur les ASM ne doit pas être un succédané de la précédente, elle doit adapter le cadre légal qui entoure le travail des ASM aux réalités d'aujourd'hui.

23/09/2007

Pour combattre la violence des jeunes en…1990

On apprend dans la presse dominicale qu'un parti jeune, moderne et connecté vers l'avenir entend proposer la taxation des jeux vidéo violents et des films pornographiques dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile...lesdites propositions permettraient de ramener le niveau de la délinquance juvénile au niveau de 1990 !

Pourtant à la lecture des propositions, j'ai davantage l'impression de lire des propositions datant de 1990 ! Faites par des gens qui ne savent sans doute pas ce que c'est d'être jeune au XXIème siècle...

Prenons d'abord la proposition de taxer les films pornographiques, à l'heure d'internet ou l'accès à ce type de films est gratuit et téléchargeable anonymement on se rend compte que la seule utilité de cette idée sera de figurer au musée des anachronismes, mieux vaudrait faire des campagnes de préventions sur le sujet et surtout mettre à jour les cours d'éducation sexuelles dans les écoles...bref adapter la prévention aux réalités d'aujourd'hui et de demain et pas d'avant-hier !

Vient maintenant la deuxième proposition d'un Parti décidément bien Déconnecté : Taxer les jeux vidéo violents ! Mais qu'est-ce qu'un jeu vidéo violent ? Un jeu de stratégie comme Starcraft ou Command and Conquer ? Un jeu de tir subjectif comme Half-Life, Quake 3 ou Serious Sam ?

La seule chose que cette taxe entrainerait, c'est l'encouragement au piratage de ces jeux et d'empêcher des jeunes de se l'acheter faute de moyens financiers suffisants...l'achat d'un jeu vidéo violent serait donc réservé aux riches pour qui cette taxe n'aurait aucun effet réel...où est la pédagogie ? Où est le gain dans la lutte contre la violence chez les jeunes ?

Quiconque a joué une fois dans sa vie à un jeu vidéo « violent » sait que l'on ne devient pas violent en y jouant, bien au contraire, faire un jeu online (depuis chez soi ou dans une salle de jeu en réseau) fait appel à la coopération entre les joueurs, à l'élaboration d'une stratégie, bref une collaboration constante. En gardant le nécessaire second degré quand on fait un jeu vidéo, ce n'est rien de plus qu'une version moderne du « gendarme et des voleurs » ou du jeu de plateau « Risk ».

A ce moment-là, pourquoi ne pas taxer les pistolets en plastique dont les enfants se servent pour jouer aux gendarmes et aux voleurs ? Ou les Warhammers du fameux Wargame ?

Oui à une prévention de la violence chez les jeunes, non à une ségrégation du loisir ! La violence chez les jeunes découle dans l'écrasante majorité des cas d'un mal-être réel et non pas virtuel du à un jeu vidéo...

Des Propositions Déconnectées !

A l'heure où l'on parle de la création d'un département fédéral de la recherche, dans un pays qui a pour seule ressource « naturelle » et matière première la matière grise, un conseiller national PDC avait proposé de taxer emails et SMS dans le but de financer l'AVS.

Si le financement de l'AVS nous concerne toutes et tous, ce genre de proposition à l'emporte-pièce nous montre que la taxation des mauvaises idées politiques rapporteraient bien davantage aux caisses de l'Etat, celle-ci étant même capable de résorber l'actuel trou de l'AVS. Car si déficit de l'AVS il y a, il convient de ne pas ajouter celui du bon sens !

Taxer un email ? La simple introduction de cet impôt détruirait l'économie suisse basée sur les services et les nouvelles technologies, sans bien entendu parler de la mise en place d'un véritable Big Brother pour suivre et repérer tous les courriers électroniques envoyés en Suisse...ceux-ci étant gratuit actuellement, leur taxation entraînerait de facto la mise en place d'une usine à gaz administrative tueuse d'emplois. Quand au SMS, quand on sait que le prix réel pour l'opérateur est de 0.02 centimes, on se rend compte qu'à environ 20 centimes celui-ci est déjà bien assez cher.

Qu'un conseiller national d'un parti (PDC) ayant refusé la privatisation de Swisscom propose cela est relativement étrange, car si actuellement un SMS rapporte 10000% à l'opérateur (coût réel environ 0.02 centimes), c'est bien parce que la rente de situation dans un marché dominé et dirigé par une régie publique (Swisscom) ne permet pas de faire baisser les prix.

Dans un marché libéré des entraves du monopole, doté d'une loi d'application adéquate, nous pourrions envisager sans autre le système suivant : un SMS à 10 centimes, avec 2 centimes à l'opérateur (qui ne ferait plus que du 1000% de bénéfices...) et 8 centimes qui rentreraient dans les caisses de l'Etat. Mais bien entendu, cet argent ne devrait pas être intégralement reversé à l'AVS et pourrait voir une partie réinvestie dans la recherche (biotechnologies, etc), car une nation qui ne pense qu'à investir sur son passé (aussi glorieux et méritant soit-il) ne peut regarder vers l'avenir d'un esprit conquérant.

Taxer les nouvelles technologies uniquement pour financer l'AVS ? Autant introduire une taxe sur la jeunesse d'esprit...dont certains élus nationaux se verront exemptés d'office...

11/09/2007

Des logements pour les personnes sur la liste d’attente de la GIM !

Depuis des années, la Ville de Genève possède une quinzaine d'immeubles (Grottes 8 et 10, Industrie 8, 11 et 12), de villas (Jean-Louis-Prévost 15, Verseuse 8, Saint-François 4) ou de logements (Lissignol 10, Lausanne 23bis, Faubourg/Temple 6-8, Rousseau 14, Industrie 7-9,  Cite-de-la-Corderie 10) actuellement squattés ne faisant pas l'objet d'une convention spécifique avec elle alors même que de nombreux genevois ne trouvent pas à se loger et que la liste d'attente de la GIM compte plus de 3000 personnes

Chaque année, la perte pour la Ville de Genève s'élève chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs en tant que manque à gagner, somme qui est clairement sous-évaluée quand on sait qu'un quatre pièces est estimé à 4000.- par an.

La mise sur le marché du logement de ces immeubles permettrait de loger un nombre important de personnes actuellement sur cette liste d'attente via une simple application des lois en vigueur et le respect des procédures d'attributions de logements. Dans le même temps, la  vocation sociale qu'à la Ville de Genève en matière de logement doit être poursuivie et même renforcée en mettant le plus de logements possibles sur le marché immobilier.
La Ville de Genève doit donc suivre  la politique volontariste du Conseil d'Etat  et du Procureur général pour mettre fin aux occupations illicites d'immeubles et déposer systématiquement plainte auprès du procureur général lors de l'occupation illicite d'un immeuble appartenant à la Ville de Genève et faire procéder à l'expulsion des squatters par la police quand ceux-ci refusent de quitter les lieux illégalement occupés.

Ensuite, le Conseil Administratif devra présenter dans les meilleurs délais au Conseil Municipal des propositions de rénovation et d'affectation de ces immeubles (logements, commerce, activités artistiques, etc) et attribuer les logements ainsi libérés aux personnes sur la liste d'attente de la GIM sans faire passer en priorité les squatters expulsés.

Tout cela, le groupe radical et ses alliés de l'Entente le demanderont ce soir à 17h00 au Conseil Municipal !

03/09/2007

Oui a l'externalisation du contrôle du stationnement !

Unique en Suisse, la Ville de Genève possède un corps d'Agents Municipaux uniquement formés et affectés au contrôle du stationnement. Au contraire des Agents de Sécurité Municipaux qui sont des professionnels de la sécurité, les Agents Municipaux ne constituent pas un facteur de sécurité en tant que tel et contribuent au sentiment que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement. La présence d'AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM est par ailleurs source de grande confusion auprès des citoyens. Et le ratio recettes/coûts des AM qui a diminué de moitié en 5 ans, continue à baisser un peu plus chaque année.

Comme dans de nombreuses autres villes de Suisse (Berne, Zurich), la Ville de Genève devrait externaliser la gestion du contrôle du stationnement. En collaboration avec l'Etat et la Fondation des Parkings, la Ville pourrait par exemple confier à des entreprises privées le contrôle du stationnement, sur la base d'un appel d'offres. Le partenaire ainsi choisi devrait remplir un cahier des charges précis et limité, consistant notamment à assurer une pression modulable sur les automobilistes en infraction de stationnement ; il assurerait la prestation demandée et l'entier de la gestion du personnel en échange d'une somme fixe. Ce qui permettrait un gain de visibilité pour les ASM qui deviendraient le seul corps uniformé municipal à patrouiller dans les rues ainsi qu'une augmentation des recettes pour la Ville via notamment une forte diminution des coûts marginaux.

La soixantaine d'AM (64 pour être précis) actuellement en fonction pourrait passer la formation d'ASM afin de répondre aux besoins de sécurité des Genevois ou alors rejoindre les rangs de la Fondation des Parkings, le transfert qui serait neutres pour eux sur le plan des acquis sociaux devrait aussi garantir un même plancher de recettes pour la Ville.

La première tâche d'une collectivité publique est d'assurer la sécurité de ses citoyens et pas de harceler les voitures mal parquées !

30/07/2007

Des violences inacceptables pour une cause qui ne l’est pas moins !

Alors que la manifestation de samedi en faveur des squats a donné lieu à des débordements, on se dit d'abord que ceux-ci sont le fait de casseurs totalement étrangers à la manifestation et on ne doute pas un instant que les organisateurs vont condamner les violences ayant eu lieu. On en vient même à regretter que la cause des squats puisse être « salie » par ces actes...

Mais que lit-on dans « Le Matin » quand on interroge l'un d'entre eux ? Propos repris par plusieurs médias ce jour (temps, tribune...)

Que la colère peut avoir de multiples formes d'expression, y compris donc l'action des casseurs...

Le Matin Dimanche

Quel regard porte l'ancien porte-parole des squatters, Maurice Pier, sur l'action des casseurs?

«La colère a de multiples formes d'expression. C'en est une. Quand les pouvoirs politique et judiciaire se coordonnent pour réprimer les droits d'expression des citoyens, il ne faut pas s'étonner que d'autres moyens d'expression émergent.»

Ainsi, briser les vitres du siège du Parti Radical Genevois dont le procureur général est membre, mettre le feu à une voiture ou renverser tous les deux-roues parqués sont une forme d'expression. Et jeter des pavés sur les forces de l'ordre c'est sans doute une œuvre d'art ?  Ah non, ça doit toujours être une forme d'expression...

Ce n'est même pas de l'angélisme, c'est de la complicité ! La violence doit être condamnée d'où qu'elle vienne et ne saurait connaître la moindre légitimation comme veut le faire ici le porte-parole de Rhino...

Les propos ainsi tenus sont absolument inacceptables et montrent clairement que certains défenseurs des squats ne se réfugient derrière les lois que quand ça les arrange...alors que la loi est la même pour tous, défenseurs des squats compris !

Espérons maintenant que les politiciennes et politiciens de gauche qui défendent le squat condamneront sans ambigüités les violences de samedi...

28/07/2007

Les squats municipaux

Chaque année, la Ville de Genève perd  211'000 francs (au titre du manque à gagner) sur la quinzaine d'immeubles squattés lui appartenant.

A cela, on peut ajouter 122'000 francs de prestations en nature accordés en fonction de conventions suite à des accords passés entre la Ville et les occupants. Cependant, il faut garder à l'esprit que le manque à gagner est très clairement sous évalué vu l'état desdits logements (6000 francs annuel pour un 4 pièces par exemple)...il serait donc bien plus élevé si on prenait en compte leur valeur locative avant l'occupation ou après rénovation.

Il n'est pas normal que le Conseil Administratif (à majorité de gauche depuis 1999) ne fasse rien pour faire évacuer les squatters qui ne sont pas au bénéfice d'une convention avec la Ville. Ou va-t-on si une collectivité publique se met à cautionner la violation de la loi en cautionnant de fait l'occupation d'immeubles lui appartenant ? Que ce soit par la tolérance de fait qu'elle applique en partie ici ou encore la proposition que le Conseil Administratif avait fait de racheter le défunt Rhino pour y pérenniser l'occupation illicite...

Qu'attend donc le Conseil Administratif pour faire procéder à l'expulsion des occupants illicites dans les immeubles lui appartenant ? Ce qui permettrait la rénovation de ceux-ci et leur attribution à quelques unes des personnes sur la liste d'attente de la Gérance Immobilière Municipale ?

De l'argent public pour mettre des logements à disposition oui ! Mais pas pour financer des occupations illicites !

27/07/2007

L’UDC pour plus de sécurité…vraiment ?

Un mouton noir chassé par ses camarades de troupeau blanc avec pour slogan « Pour plus de sécurité » accompagné d'une initiative pour le renvoi des criminels étrangers. L'UDC semble faire de la sécurité son thème majeur pour les élections fédérales et semble vouloir faire oublier que le ministre en charge du département fédéral de la justice et de la police est de son parti.

Qu'attend le ministre UDC Christophe Blocher pour négocier des accords de réadmission avec les pays tiers ? Seule véritable possibilité pour expulser la minorité d'étrangers criminels mais qui ne semble intéresser ni lui, ni la ministre socialiste des affaires étrangères

Ce qui montre qu'à l'heure des actes, ni le PS, ni l'UDC ne se préoccupent véritablement de la sécurité de la population !

L'initiative de l'UDC pour l'expulsion des étrangers criminels permet cependant une chose : elle démontre l'absence de résultats sur ce thème du ministre Blocher. Car sans ces accords de réadmission, l'initiative demandant le renvoi des étrangers criminels sera, comme l'initiative sur l'asile, tout simplement inapplicable faute d'endroit ou les renvoyer.

Pour une véritable amélioration de la sécurité, les décisions de renvoi doivent enfin pouvoir être exécutées, et il n'était pas nécessaire pour cela de durcir la loi sur l'asile en prenant le risque de pénaliser les personnes vraiment persécutées. Comme il n'est pas utile de demander l'expulsion des étrangers criminels qui ne sert à rien faute de possibilité d'application de la décision.

Si Genève ne peut pas expulser les dealers arrêtés sur son territoire, c'est à cause de l'absence de ces accords de réadmission. Et ce n'est pas les discours de l'UDC qui changeront quoi que ce soit...

Seuls les Radicaux s'engagent par des actes pour une meilleure sécurité dans notre pays via des réelles propositions pour l'application des mesures de renvoi !

26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !

23/07/2007

Rhino évacué...Enfin !

Depuis environ 14h00 ce lundi 23 juillet, l'évacuation de Rhino suit son cours. Enfin !!!

Fini le temps ou la propriété privée et l'interêt public étaient bafoués, autant l'existence de Rhino pouvait trouver une certaine (et encore...) légitimité à ces débuts (absence d'affectation des locaux et lutte contre la spéculation), autant le squat Rhino d'aujourd'hui n'avait plus aucune raison d'être toléré. Un projet de construction de logements HBM est prévu par le propriétaire, il faut donc que celui-ci puisse le réaliser.

Après rénovation, c'est plusieurs dizaines de logements qui se verront attribués à des personnes sur une liste d'attente de régie. Le squat ne crée pas de logements, il tue le logement en transformant en dindon de la farce les habitantes et habitants de Genève qui respectent les lois et ne trouvent pas à se loger.

Une petite pensée aussi aux hommes et femmes de la gendarmerie genevoise qui sont en train d'assurer l'évacuation du squat et qui auront à maintenir l'ordre dans les rues si les troubles qu'on a connus lors de l'évacuation du squat de la Tour devaient se reproduire.  Les mêmes qui assurent au quotidien notre sécurité aux côtés de la police judiciaire, de la police de sécurité internationale et de la sécurité municipale. Bravo et merci !

22/07/2007

L'évacuation des squats

« Inacceptable », « illégale », tels sont les arguments s que certains avancent pour contester l'évacuation des squats par le procureur général Daniel Zappelli.

On reproche donc au gardien des lois qu'est le procureur général de faire appliquer celles-ci. En prenant tout simplement partie pour des propriétaires qui souhaitent récupérer leur bien.

Mais sur le plan politique de qui se moque-t-on ? Le squat de la Tour laissera la place à plusieurs logements subventionnés qui pourront accueillir des familles, ce qui sera aussi le cas de Rhino après son évacuation.
Est-ce scandaleux ? inique ? Apparemment oui pour une partie de la gauche qui se sert en plus de ce même manque de logements pour justifier le squat.

Toute évacuation est justifiée à partir du moment où les lieux occupés illicitement peuvent faire place à des logements.  Il n'est pas acceptable que des gens qui respectent les lois ( les personnes sur une liste d'attente de régie) passent après des squatters qui ne les respectent pas.

Libre à ceux qui veulent un mode de vie « différent »  de le vivre, mais que cela ne soit ni aux frais de la collectivité ni en violation de la loi.