Simon says - Page 4

  • Des zones piétonnes ainsi que des parkings souterrains

    Alors que le Conseil Municipal a récemment accepté l'initiative des Verts demandant la création de 200 zones piétonnes. On semble oublier que depuis 1990, c'est environ 3000 places de parkings en surface qui ont disparues sur le territoire de la Ville de Genève.

    Comment comprendre de tels chiffres ? Tout simplement en rappelant le dogmatisme anti bagnoles dont fait preuve l'Alternative et leurs magistrats en charge de l'aménagement en Ville de Genève depuis une quinzaine d'années.

    Il n'est pourtant plus tolérable d'avoir une vision dogmatique en matière d'aménagement, l'opposition frontale des Verts à toute construction de parkings destinés aux habitants (comme à la place Pré l'Evêque au printemps 2008) fait que quantité de rues sont devenus des aspirateurs à voitures, diminuant d'autant la qualité de vie alors qu'une voiture garée en sous-sol n'empiète pas sur l'espace de vie des habitants au contraire d'une auto garée au bord d'une rue. Pourtant, les Verts se sont toujours opposés à des solutions permettant de garer en sous-sol. De par leur initiative, ils ont ainsi tenté, une nouvelle fois, d'opposer piétons et automobilistes.

    Peut-on se contenter de fermer des rues au parcage et à la circulation sans proposer de solution de rechange ? Reléguant ainsi le problème auprès des autres communes en créant de toutes pièces une circulation vouée à la recherche d'endroits où se parquer ? Assurément non.

    C'est pour cela que les Radicaux avaient proposé l'année dernière une paix des transports, en répondant aux besoins de l'ensemble des citoyennes et citoyens de la Ville : des rues piétonnes au centre de quartiers libérés des voitures mais compensé par la construction de places en sous-sol pour celles-ci.

    Avec une hiérarchie routière (réseau primaire, secondaire et de quartier) qui prévoit que le réseau de desserte de quartier soit essentiellement utilisé par ses habitant-e-s, il est réellement nécessaire que les aménagements urbains de quartiers répondent aux besoins des riverains en prenant ainsi en compte le problème que rencontrent de nombreux habitants qui ne trouvent pas de places de parc à proximité de chez eux.

    Davantage qu'une option, c'est donc une nécessité qu'ont les habitants de la Ville à pouvoir garer leur véhicule (voiture, scooter, etc) à proximité de chez eux. C'est pour ce faire que les Radicaux continueront à se battre pour des aménagements répondant aux besoins des habitants et refuseront tout dogmatisme idéologique qui fait obstacle depuis deux décennies à toute vision ambitieuse et rationnelle de la mobilité au centre-ville.

  • GSHC : Pénalité de législature pour l’Alternative !

    Si la Ville de Genève peut se targuer d'avoir sur son territoire une des meilleures équipes de hockey de Suisse avec le Genève-Servette Hockey Club (GSHC), on ne peut que regretter l'absence totale de soutien de la collectivité publique envers son club phare. Pire, on ne peut que constater, semaine après semaine, que la municipalité semble prendre un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues au GSHC.

    En effet, comment comprendre qu'après les travaux de la 2ème phase de l'été 2009, la Patinoire des Vernets ne corresponde toujours pas aux besoins du GSHC ainsi qu'aux normes fixées par la ligue nationale ; pour preuve le nombre d'exceptions temporaires actuellement permises par la ligue.

    Pire, suite à ces travaux, la patinoire correspondait encore moins aux besoins du GSHC qu'avant, notamment avec la diminution drastique du nombre de loges ainsi que de sièges VIP qui entraîne un gros manque à gagner pour le GSHC, privant ainsi le club de substantielles recettes qui l'ont par exemple empêché d'engager un joueur étranger supplémentaire.

    Au passage, on remarquera que la Ville a fait installer la régie technique de la patinoire au milieu des loges VIP, alors même que sa mise en place à un autre emplacement aurait permis d'installer une loge de plus. C'est en fait simple à comprendre, les travaux ont été faits sans aucune concertation avec le principal utilisateur de la patinoire qu'est le GSHC, la Ville de Genève ne comprenant (supportant) manifestement pas de voir la richesse pour la vie genevoise d'avoir un club sportif de haut niveau, peut être parce que les amateurs de hockey ne votent pas à gauche ?

    Dans sa volonté destructrice d'opposition dogmatique à tout ce qui serait du « sport-business », la majorité alternative qui gouverne la Ville de Genève pourra bientôt mettre à son bilan la destruction de la structure professionnelle du GSHC qui draine pourtant plus de 6000 spectateurs par match.

    L'Alternative brille par son silence et son incompétence dans ce dossier autant que ses magistrats en charge. Les Radicaux, forts des constats ci-dessus, continueront à se battre comme ils le font depuis plus d'une année, pour permettre au GSHC d'avoir une patinoire répondant à ses besoins et éviter de revivre au niveau du hockey ce qui s'est passé pour le football.

    Nul doute que le juge unique qu'est la population saura s'en souvenir en 2011, avec comme punition majeure pour l'Alternative la perte de sa majorité absolue en Ville de Genève. Espérons simplement que d'ici-là, nous pourrons encore vibrer aux exploits d'un GSHC actuellement soutenu par la Ville de Genève comme la corde soutient le pendu !

    Vous trouverez ici les divers textes que j'ai déposés au Conseil Municipal sur le sujet :

    R-118 Pour une aire de jeu sécurisée à la patinoire des Vernets
    M-885 Pour une patinoire répondant aux besoins du GSHC
    M-886 Une 3ème phase dans les travaux à la patinoire des Vernets
    M-899 Pour un soutien accru au mouvement Genève Futur Hockey

  • Interdire les jeux vidéo « violents » ?

    Interdire les jeux vidéo violents ! Mais qu'est-ce qu'un jeu vidéo violent ? Un jeu de stratégie comme Starcraft ou Command and Conquer ? Un jeu de tir subjectif comme Half-Life, Quake 3 ou Serious Sam ?

    La seule chose que cette interdiction entrainera, c'est l'encouragement au piratage de ces jeux ou leur commande sur des sites internet étrangers... où est la pédagogie ? Où est le gain dans la lutte contre la violence chez les jeunes ?

    Quiconque a joué une fois dans sa vie à un jeu vidéo « violent » sait que l'on ne devient pas violent en y jouant, bien au contraire, faire un jeu online (depuis chez soi ou dans une salle de jeu en réseau) fait appel à la coopération entre les joueurs, à l'élaboration d'une stratégie, bref une collaboration constante.

    En gardant le nécessaire second degré quand on fait un jeu vidéo, ce n'est rien de plus qu'une version moderne du « gendarme et des voleurs » ou du jeu de plateau « Risk ».

    A ce moment-là, pourquoi ne pas interdire les pistolets en plastique dont les enfants se servent pour jouer aux gendarmes et aux voleurs ? Ou les Warhammers du fameux Wargame ?

    Dans le même ordre d'idées, on pourrait aussi interdire la publication et la vente de Gaston Lagaffe au prétexte qu'il encourage les jeunes à la paresse, ou encore les romans de Maurice Leblanc (Arsène Lupin) qui font l'apologie du vol !

    Oui à une prévention de la violence chez les jeunes, non à une ségrégation du loisir ! La violence chez les jeunes découle dans l'écrasante majorité des cas d'un mal-être réel et non pas virtuel du à un jeu vidéo...

  • Oui, la chasse aux dealers est une priorité !

    On apprend dans le "Matin Dimanche" du jour que la Task Force Drogue (TFD) a vu ses effectifs réduits de près de 40% depuis janvier 2007, avec comme première conséquence un recul de 12% des arrestations sur la même période.

    L'argument avancé pour justifier la réduction du nombre de policiers affectés à cette brigade est l’affectation de gendarmes pour la sécurité de l'Euro 2008, on peut cependant se poser des questions sur le caractère "temporaire" de la mesure qui a pris effet en janvier 2007, soit plus d'un an et demi avant le début de l'Euro, qui fait qu’on est en droit de s'interroger sur l’argument utilisé pour justifier le retrait de 7 gendarmes à la TFD.

    Reste maintenant à espérer que les effectifs de la TFD seront remis à un niveau suffisant dés la fin de l’Euro, cela pour maintenir une pression forte sur le marché de la drogue mais aussi pour permettre aux policiers d’être en nombre suffisant pour faire face à tout type de situation lors de leurs interventions.

    Comment comprendre cette décision quand on voit que le nombre de gendarmes déplacés constitue environ 1% de l’effectif total de la gendarmerie ? La marge de manœuvre est-elle si réduite ? Il serait ainsi injustifiable que l’effectif de la Task Force Drogue (TFD) ne soit pas augmenté après l’Euro…

    La lutte contre le trafic de drogue doit être constante, continue et permanente. On ne saurait faire de quartier à l’insécurité aussi temporaire et minime soit-elle…la chasse aux dealers et la diminution de la criminalité ne doivent souffrir d’aucun répit dans un Etat de droit…

    On peut aussi relever au passage que le problème est une fois de plus un souci d’effectifs, rappelons cependant que le budget actuel de la police permettrait déjà d’engager plusieurs dizaines de gendarmes supplémentaires mais qu’on n’en trouve pas du fait de la baisse d’attrait de la profession, des conditions de travail et du manque de soutien politique.

    Que ce soit sur le plan des effectifs, de l’équipement ou de l’organisation, il est plus que temps de (re)donner à la police genevoise les moyens d’effectuer ses missions !

  • Voyages officiels des magistrats municipaux dans des pays non-démocratiques

    Pour la seule année 2007, deux magistrats de la Ville de Genève peuvent se targuer d’être allés en voyage officiel (pour l’un dans le cadre d’un colloque international) en République Socialiste du Viet-nam, l’un d’entre eux y est resté 3 semaines en avril 2007 et le second quelques jours au mois de septembre.

    Est-ce le rôle de magistrats municipaux de voyager dans le monde entier ? Qui plus est dans des pays peu ou pas démocratiques ? Entre septembre et octobre 2007, le même magistrat a réussi le tour de force de voyager à la suite au Vietnam puis en Chine…Etait-ce obligatoire ?

    Ces récents voyages au Vietnam de deux magistrats municipaux alors même que ce pays est condamné d’année en année pour des violations répétées des droits de l’homme et de la femme ainsi que de la liberté de la presse reviennent à donner une certaine légitimité à ces régimes, qui plus est quand la Ville de Genève signe un traité d’amitiés avec la capitale Vietnamienne…

    Ceci est inacceptable, la Ville de Genève ne doit soutenir en aucune façon des dictatures qui oppriment toute ou partie de leur population, même de façon tacite (c'est-à-dire par des visites officielles), le voyage d’un seul magistrat représente l’ensemble de la Ville de Genève et ne saurait donc être pris à la légère. Une dictature, qu’elle soit de droite ou de gauche, reste une dictature…n’en déplaise à certains !

    Le Conseil Administratif doit se souvenir qu’il est élu pour s’occuper des Genevoises et des Genevois, et pas pour voyager aux frais de la princesse dès que l’occasion se présente ! C’est à la Confédération, et subsidiairement au canton, de représenter les intérêts de Genève et de la Suisse à l’étranger et donc d’effectuer de tels voyages.

  • Rade de Genève : la proie pour l’ombre !

    Alors que l’Alternative avait soutenu comme un seul homme le projet du désormais ex-magistrat Christian Ferrazzino visant à uniformiser l’aménagement de la rade via l’installation de pavillons en bronze, son successeur et camarade de parti Rémy Pagani s’apprête à répudier l’héritage politique du précédent en faisant annuler la décision du Conseil Municipal qui ouvrait le crédit desdits pavillons.

    Cette décision, qui rendra sans objet le référendum lancé en cas d’acceptation, fait que le peuple n’aura jamais à se prononcer sur celui-ci. Si on peut regretter que cette décision prive le peuple d’une décision claire pour ou contre ce projet, on remarque que le magistrat Rémy Pagani souhaite avant tout éviter un vote populaire sur un projet qui n’est pas le sien ou le risque de défaite était élevé.

    Quel est le « projet » de remplacement de Rémy Pagani ? Le déplacement au bord de l’eau des actuels stands et terrasses de glaciers…Si l’idée est bonne et fait quasiment l’unanimité, il faut par contre relever l’absence totale de vision d’ensemble pour la rade qu’a l’actuel magistrat. Veut-il tout de même une certaine uniformisation ? Donner simplement des conditions cadres de construction des pavillons glaciers ? Nul ne le sait ce qui revient à dire que la proposition du magistrat se résume à un début d’ébauche de pré projet qu’a une réelle vision d’ensemble dont la rade à tant besoin.

    Ainsi, les seules choses que l’on sait sont que les pavillons en bronze ne seront pas installés, que les actuels stands seront déplacés côté lac (jusqu’ici tout va bien) mais on ne sait absolument pas quel sera la suite et donc si ce sera acceptable…on passe d’un mauvais projet à une absence de projet pour au final lâcher la proie pour l’ombre !

    Ou va la rade ? Personne ne le sait et le  magistrat en charge du dossier non plus…vous avez dit bizarre ? Si on ne peut qu’accorder le bénéfice du doute en l’état, espérons que cela ne sera pas pour le retirer en catastrophe le moment venu !

  • Donnons des espaces aux acteurs culturels locaux

    Alors qu’une nouvelle manifestation réclamant des espaces pour la création culturelle aura lieu samedi. La gauche municipale continue à opposer culture institutionnelle et non-institutionnelle en demandant instamment un relogement pour quantité d’artistes, tout en sachant pertinemment qu’aucun acte ne succédera à ses discours faute de réelle volonté de la part de ses magistrats. Cela dans un débat d’idées dangereux qui stipule qu’une certaine culture ne peut et ne doit exister qu’en deçà de la loi.

    Si toute forme de culture est respectable et à respecter pour autant qu’elle en fasse de même avec la loi (via par exemple la fin du mélange de la problématique des squats et de la culture). Il est nécessaire de passer des paroles aux actes et de maintenant avancer. Si lors du débat sur Artamis, les Radicaux avançaient que la problématique du logement primait sur celle de la culture, ils  reconnaissent néanmoins un malaise. C’est dans cet ordre d’idées que la paix des cultures pourrait naître sur le modèle de la paix du logement. Et débloquer un dossier culturel d’importance comme le BAC+3 mais aussi de trouver une solution aux problèmes de la création artistique locale en montrant au passage que celle-ci n’a pas besoin des squats pour s’épanouir et vivre.

    Ainsi, dans le cadre du projet BAC+3, la fondation Saint-Gervais Genève devrait voir le départ du Centre pour l’Image Contemporaine (CIC) pour les bâtiments du MAMCO. Ceci laisserait l’actuel théâtre de Saint-Gervais dans des locaux devenus trop grands pour lui avec comme choix la fusion avec une institution culturelle existante comme la Comédie ou son maintien dans ses locaux via une formule à déterminer. Or, si le CIC quittait rapidement ses locaux dans l’actuelle fondation et qu’une solution se dessinait pour le théâtre, un immeuble à vocation culturelle ayant toutes les qualités pour accueillir un espace autogéré se libérerait au centre-ville.

    De plus, la création d’un tel espace via la signature d’une convention-cadre avec le Conseil Administratif aurait comme seul coût pour la Ville la mise à disposition gratuite desdits locaux. Lesquels pourraient accueillir des espaces de création et d’exposition pour artistes au centre-ville dans un bâtiment historiquement dévolu aux acteurs culturels locaux. Ceci avec l’emblématique café « Bizarre » comme lieu de rencontre et la scène de l’actuel théâtre pour accueillir les créations et spectacles sur le site.

    La gauche qui hurle son désaccord avec la politique culturelle d’un magistrat issu de ses rangs se caractérise par une absence totale de propositions pour répondre aux constats qu’elle pose. C’est pourtant par des propositions concrètes et des actes que l’on avance ! Cela en débloquant à la fois le dossier BAC+3 mais en répondant aussi aux besoins d’une culture qui peut être soutenue lorsque ses créateurs respectent la loi !

  • Recentrons la Ville sur ses tâches prioritaires !

    J’avais déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, l’existence d’un corps d’AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM était de nature à engendrer confusion et mélange des genres entre deux entités qui n’avaient de commun que l’apparence et l’uniforme. Qui plus est en donnant l’impression que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement

    La décision du Conseil Administratif d’externaliser le contrôle du stationnement est ainsi la bonne, elle garantit les acquis sociaux des Agents Municipaux en les réaffectant à l’interne du personnel municipal dans des fonctions plus gratifiantes (comme ASM, responsable du domaine public, gardiens de musée, etc), ce qui se traduira pour certains par une formation complémentaire d’ASM pour rejoindre un corps qui  sera appelé à un rôle de plus en plus important avec la nouvelle loi ASM cadrant la profession…ceci avec un gain de visibilité accru vu qu’on ne les confondra plus avec les Agents Municipaux (AM).

    La fondation des Parkings qui verra ses compétences accrues en matière de répression du stationnement suite à la reprise de cette tâche versera chaque année à la Ville la majeure partie des recettes engendrées. La municipalité sera même gagnante d’un point de vue financier (notamment via la forte diminution des coûts marginaux) vu que le ratio recettes/coûts des AM avait diminué de moitié en 5 ans et continuait à baisser un peu plus chaque année.

    La priorité d’une collectivité publique est d’assurer des tâches primordiales comme la sécurité des citoyens et pas de faire la chasse aux voitures mal parquées !

  • Pas de demi-mesure dans la dépollution d’Artamis

    Depuis plusieurs dizaines d’années, le site d’Artamis est laissé à l’abandon faute de projet et de volonté des diverses collectivités publiques concernées, cette zone est source de quantité de nuisances pour les riverains (sonores, sécurité, etc) et est donc indigne d’une cité comme Genève dans son aménagement et sa situation actuelle.

    Si certaines activités présentes sur le site, tel le théâtre du Galpon, mériteraient d’être « relogées », il ne saurait en être de même pour chacun des occupants qui rappelons-le, le sont de manière illicite. Les personnes présentes sur ce site sont des squatters (coûtant chaque année près de 300'000 francs à la Ville en termes de manque à gagner) et ne sauraient donc être relogées systématiquement pour poursuivre leur activité. Oui à une ou deux exception mais non à une généralisation qui verrait une fois de plus la Ville soutenir des gens se moquer de la loi…

    Cette évacuation est prévue courant 2008, notamment pour procéder à la dépollution et à la décontamination du site, lesquelles vont coûter prêt de 70 millions dans la variante maximaliste, ceci pour assurer un nettoyage et une remise à niveau totale du site.

    Quand bien même le Conseil Administratif ou le canton hésitent sur la variante à adopter (minimale, maximale ou intermédiaire), il est inacceptable de mettre encore une fois la santé publique en danger en étant prêt à se contenter d’un nettoyage partiel…la décontamination et la dépollution doivent donc être pleines et entières ! L’une n’allant pas sans l’autre…

    Durant la campagne municipale, les Radicaux ont proposé la construction d’un éco quartier sur le site d’Artamis, lequel devrait accueillir en priorité du logement mixte (en partie social, en partie à loyers libres) relativement densifié avec de la place pour quelques activités annexes à vocation culturelle ou artisanale, avec 0 places de parking extérieures mais un nombre suffisant de places dans un parking souterrain…et c’est ce pour quoi nous nous battrons lors de la séance du Conseil Municipal du 15 janvier !

  • Remettons les pendules à l’heure : un nouveau musée de l’Horlogerie !

    Depuis maintenant 4 ans, le musée de l’Horlogerie est fermé suite au vol de plusieurs dizaines de montres qui y étaient exposées. Et actuellement, seuls des musées privés comme celui de Patek Philippe offrent un écrin digne à la tradition horlogère de Genève en présentant leurs collections de montres

    Il est inacceptable que le Conseil Administratif et le magistrat Patrice Mugny  laissent ainsi dans l’oubli la tradition horlogère genevoise, il faut à nouveau permettre l’accès aux collections des montres propriétés de la Ville dans un espace digne de ce nom, c'est-à-dire accessible au public et sécurisé pour empêcher les vols. Alors que des millions sont dépensés chaque année pour le théâtre alternatif ou d’autres formes de culture qui n’intéressent qu’une minorité, que 300'000 francs sont dépensés pour la Ville est à vous, la municipalité brille par son absence de projets pour offrir à nouveau au public la visite des collections du musée de l’horlogerie.

    Ainsi, pourquoi ne pas construire un nouveau musée de l’horlogerie ? Dont le

    Financement pourrait en partie être assumé par les manufactures horlogères genevoises du fait de la publicité qu’est l’exposition de certains de leurs modèles dans un musée. La rénovation de l’actuel est budgété à 12 millions, et le projet est actuellement gelé, alors pourquoi ne pas en construire un neuf pour une quinzaine de millions ? Somme qui pourrait être passablement réduite dans le cas d’une collaboration avec le privé…

    Une Ville qui a dépensé 10 millions pour rénover l’Usine pourrait aussi penser à ses musées, et celui de l’Horlogerie aura le mérite d’attirer davantage de touristes à Genève.

  • La gauche se moque du contribuable et des générations futures !

    La Ville de Genève est dotée depuis le samedi 8 décembre 2007 d’un budget, lequel permettrait de dégager un excédent de financement de 3 millions de francs qui seraient donc alloués au remboursement de la dette. Pourtant, on omet dans ce calcul la prise en compte d’une motion de l’Alternative voté hier (M-682 A) demandant expressément au Conseil Administratif de présenter une dépense extraordinaire de 5 millions de francs au début de l'année prochaine (mois de janvier).

    Les 3 millions d’excédents ne suffiront pas à couvrir cette nouvelle dépense de 5 millions, le budget voté ne connaîtra pas d’excédent de financement et forcera donc la Ville à recourir à l’emprunt et à faire augmenter à nouveau la dette municipale d’au moins 2 millions de francs en 2008, sans compter les innombrables crédits extraordinaires coutumiers que la gauche ne manquera pas de voter en 2008 et qui alourdiront encore cette insuffisance de financement et creuseront davantage la dette municipale.

    Il convient de rappeler que le budget voté par la commission des finances en octobre présentait un bénéfice de 44,2 millions et un excédent de financement de 15,3 millions. Ce dernier montant devait être alloué au remboursement de la dette. Or, le budget voté hier soir ne présente plus qu'un boni de  26,85 millions et une insuffisance de financement de 2 millions si on tient compte de cette motion M-682 A dont l'Alternative n'a pas eu le courage de faire inscrire la dépense inhérente au budget ! On voit donc que l’excédent budgétaire a fondu comme neige au soleil en 4 mois, victime de l’absence totale de responsabilités de l’Alternative qui non contente d’avoir voté un budget déficitaire 29.5 millions pour 2008, réussit le tour de force à changer un excédent de financement de 15 millions en une insuffisance de financement de 2 millions !

    Que ce soit par l’augmentation du train de vie de la Ville, le maintien en dernière minute des prestations municipales OCPA qui revient à un transfert de charges et qui promet un réveil douloureux dès le début de l’année 2008, ou encore le versement d’une prime extraordinaire aux fonctionnaires municipaux sous la menace d’une grève, ce budget est celui de l’incohérence, du manque de courage mais aussi celui d’A Gauche Toute qui a réussi à imposer toutes ces exigences au reste de l’Alternative.

    Refusant la conclusion d’un accord avec les Radicaux et éventuellement le centre afin de recréer au niveau municipal ce qui se fait au niveau cantonal, les socialistes et les Verts ont préféré le budget de l’irresponsabilité à celui du courage. A une vision du futur, ils ont préféré regarder vers le passé. Mais à trop vouloir éviter de relever les défis de l’avenir, on finit par devenir des partis dépassés…

    Car cette  gauche fait preuve d'une irresponsabilité politique crasse en faisant augmenter la dette publique en période de haute conjoncture ! Et le réveil sera d’autant plus douloureux à la prochaine période de vaches maigres. Allons-nous continuer encore longtemps à vivre à crédit sur les générations futures ? Il est irresponsable et inacceptable que la Ville de Genève soit incapable de profiter de la conjoncture favorable pour se désendetter !

  • Une drôle de priorité budgétaire au 25 Rue du Stand…

    Il y a quelques jours, l'ensemble du Conseil Municipal a reçu le plan financier d'investissement pour 2008-2019. Dans la hiérarchie des projets, il y a les projets prioritaires pour le Conseil Administratif, les projets secondaires ainsi que les projets dont la nature reste à définir.

    Or, en lisant les priorités, on tombe sur un crédit de 950'000 francs (à la page 108 dudit plan) qui prévoit les travaux d'aménagement du 7ème étage de la rue du Stand...

    S'il est indiscutable qu'on devra faire un jour ces travaux, on peut tout de même s'étonner de le voir figurer au rang des priorités budgétaires...et sur le fond, on ne peut que rire jaune en voyant que la plaisanterie du 25 rue du Stand coutera encore près d'un million de plus que prévu...

    D'un achat « clés en mains » à 30 millions de francs (alors qu'une expertise en situait la valeur à 16), les différents dépassements nous avait finalement amenés à une facture de 37 millions auquel on peut maintenant rajouter ces 950'000 francs ce qui nous amène à un total de 38 millions...

    On prend le pari qu'on finira par dépasser les 40 millions de facture au final ?

  • Des Badges d’identification pour les Gendarmes ?

    Alors que le sentiment d'insécurité est grandissant à Genève, et que chacun y va de sa recette pour améliorer les choses, une idée dans l'air est de donner un numéro d'identification aux gendarmes visible sur l'uniforme pour que d'éventuelles plaintes contre eux puissent être diligentées directement et nominalement.

    Nul ne nie que certains policiers dépassent parfois la mesure, mais faut-il généraliser ? Et que se passera-t-il si des criminels peuvent accéder par ce biais au nom et à l'adresse d'un policier ? Faut-il rappeler ce terrible événement qui avait vu il y a environ deux ans, la femme enceinte d'un douanier tessinois être assassinée par des truands ?

    Ainsi, créer un numéro fixe qui serait attaché  à un gendarme comme identification publique (comme l'est le numéro AVS pour tout à chacun) n'est pas envisageable pour d'évidentes raisons de sécurité. Quand à créer des numéros « volants » qui changeraient chaque jour pour éviter ce genre de problèmes, cela revient à créer un système d'une lourdeur administrative telle que certains policiers devraient être affectés chaque jour à la préparation des numéros du lendemain. Or, un policier affecté à une tâche administrative, c'est un policier en moins dans la rue...

    La seule chose qui est sûre, c'est que la sécurité dans les rues ne s'améliorera pas en donnant un badge d'identification à chaque gendarme.

    Comment peut-on partir du principe que chaque policier doit être clairement identifiable car potentiel auteur de bavure ? Comment avoir un personnel de police motivé avec une telle mesure ? L'identification d'un policier ayant commis une bavure est déjà possible, ceci par la simple vérification de la liste des policiers engagés sur une opération et le recoupement auprès des policiers ayant participés à celle-ci, auquel on peut ajouter le témoignage de l'éventuel plaignant et autres protagonistes.

    Mieux vaudrait lancer une véritable campagne de recrutement pour la gendarmerie et adapter le cadre légal nécessaire au travail et à l'organisation de la police si on veut améliorer la sécurité à Genève !

  • Un pont entre deux rives…

    Alors que l'actuelle passerelle des Vernets est fermée suite aux intempéries du mois d'août à cause de la fragilité de sa structure porteuse et de son tablier qui a nécessité cette mesure préventive. On se rend bien compte que cette passerelle n'offre pas des conditions de sécurité et de circulation optimales pour ses usagers, ce qui n'est pas étonnant quand on sait connaît le caractère fut construite lors d'un exercice militaire en 1951 et avait un caractère éphémère (donc pas du tout destinée à rester en place 56 ans).

    Cet axe de circulation prendra une importance grandissante dans les années à venir, lors de la construction du futur quartier de la Praille et la nouvelle affectation de la caserne des Vernets ou encore des événements liés à l'Euro 2008.

    Le canton et la Ville se renvoient la balle, cela au mépris de la sécurité des usagers et riverains de cette passerelle. Cela n'est pas acceptable, cette passerelle est proche de s'effondrer et les deux entités publiques se défaussent de leurs responsabilités alors même que l'entretien et la rénovation relève clairement des compétences de l'une, et la construction de l'autre.

    La politique de la mobilité en Ville, n'en déplaise à certains, ce n'est pas seulement s'opposer à la construction de parkings habitants. C'est aussi aménager des rues et des ponts de passage de manière sécurisée et cohérente.

    Le Conseil Administratif doit prendre ses responsabilités et sécuriser au plus vite l'actuelle passerelle, et pourquoi pas l'affecter à terme au seul usage des vélos et des piétons si on construisait un pont routier à côté qui serait destiné aux seuls véhicules automobiles voire aux TPG ?

    Dans tous les cas, il est maintenant urgent de sécuriser au plus vite cette passerelle et de proposer une solution à moyen terme pour résoudre le problème de circulation sur cet axe. Aux magistrats cantonaux et municipaux concernés de prendre maintenant leur responsabilité !

  • Une vie bascule pour rien...

    Le Matin d'hier se faisait l'écho d'un jeune homme grièvement blessé par une bande d'imbéciles (et je peux vous dire que je pèse mes mots). Il n'avait pas de feu à leur donner, il s'est ainsi retrouvé avec une bille d'acier dans l'œil tirée par un lâche qui se sentait fort entouré de sa bande face à deux étudiants qui ne faisaient que passer.

    Il ne faut pas que ce genre d'acte devienne banal ni que l'on pense qu'on ne peut rien faire. Il est temps maintenant de ramener l'ordre dans les rues, que ce soit par une plus grande présence uniformée dans celles-ci (car la seule présence policière fait déjà beaucoup) ou encore un code pénal plus sévère pour ce genre d'actes. Ceci accompagné d'un réel soutien politique envers la police cantonale qui doit se sentir encouragée dans son travail quotidien qu'est d'assurer la loi et l'ordre.

    Ce genre d'événements ne peut (et ne doit) pas nous laisser de marbre ! La sécurité est un droit intangible du citoyen et se promener dans les rues sans risquer une tragédie ne doit pas devenir une exception alors qu'elle devrait être la règle.

  • Mosquitos : Le respect commence sur les murs du Palais Eynard !

    Répondant à une question écrite que j'ai initiée et demandant comment la Ville de Genève a pu installer sur le Palais Eynard un dispositif répulsif anti-jeune- les fameux « Mosquitos » -, le Conseil Administratif dit n'avoir pas été consulté sur l'installation desdits appareils.

    Outre le fait que l'exécutif municipal et les différents magistrats qui le composent sont censés surveiller les activités de leurs services, il est scandaleux que ces Mosquitos aient été installés sur ce qui est l'équivalent de la mairie de Genève, qui plus est dans un parc public dont la vocation est d'accueillir les enfants, adolescents ou jeunes adultes sortant d'Uni-Bastions.

    L'installation des mosquitos visait à empêcher des déprédations sur et aux alentours du Palais Eynard, et la fausse analyse empirique de la situation fait donc de tout jeune de moins de 25 ans un « vandale » potentiel car seuls sensibles aux ultrasons. Une généralité qui n'a pas lieu d'être car chaque jeune s'approchant du Palais Eynard ne vient pas pour le vandaliser ou le salir...

    Alors que le Conseil Administratif se fait donneur de leçons dans divers domaines depuis des années : payer des annonces dans le New York Times pour afficher son opposition à la guerre en Irak (2003), maire qui refuse d'inaugurer le salon de l'auto (2005) ou qui dit que « l'UDC pue » (2007), l'exécutif devrait d'abord s'assurer de respecter le précepte du respect avant de se mêler des affaires des autres...Et de surveiller ce qui se passe dans leurs services avant de donner des leçons au reste du monde !

    Que les politiques respectent les jeunes s'ils veulent que les jeunes en fassent autant...et par là s'intéressent à la politique...

  • Loi sur les ASM : encore un effort !

    On l'a attendu, désiré, espéré. Le nouveau projet de loi sur les ASM est enfin là. Fruit des Assises de la Sécurité de février 2007, on était en droit d'attendre beaucoup de ce projet pour au final n'avoir qu'un ersatz des réformes attendues.

    Disons le tout net, le projet de loi sur les ASM n'est pas satisfaisant en l'état et il est à espérer que la phase de consultation puis le vote du Grand Conseil ou encore celui du Conseil Municipal de la Ville de Genève (qui interviendra au mois d'octobre) corrigeront cet état de fait.

    Car si on peut se réjouir de l'octroi de la palpation de sécurité, ce projet de loi n'admet toujours pas que le travail de l'ASM peut être dangereux et qu'il doit donc être équipé en conséquence via le bâton tactique ou le bâton tonfa.

    Alors même que l'argumentation du Département des Institutions pour la palpation relève « l'évolution intervenue en matière d'incivilités et de délinquance » et justifie « d'octroyer cette compétence aux ASM afin de leur permettre d'assurer leur sécurité ». Il faut aller jusqu'au bout et donner un véritable moyen de défense aux ASM.

    Enfin, si on va dans la bonne direction avec le changement d'uniforme et de dénomination pour les actuels Agents Municipaux (AM) que l'on ne confondra plus avec les ASM, on ne doit pas s'arrêter en si bon chemin et donner la dénomination matérielle de « Police Municipale » ou « Police de Sécurité Municipale » à l'ASM.

    La sécurité personnelle de l'agent et sa visibilité ne doivent pas être prises à la légère, il en va simplement de sa crédibilité...et de la sécurité des citoyennes et citoyens !

    Que dire enfin de la transformation d'une exception en une règle avec la possibilité que s'octroie le canton de donner des « devoirs spécifiques » aux ASM d'une commune sans passer par l'accord du Conseil Administratif ou du maire ?

    Que penser de la possibilité que se garde le canton d'avoir accès à une partie des recettes des amendes jusqu'ici entièrement dévolues aux communes ? Alors que dans le même temps il ne juge pas adéquat de payer une prestation aux communes quand il utilisera les ASM de celles-ci ? Et le catalogue effectué ici n'est de loin pas exhaustif...

    La nouvelle loi sur les ASM ne doit pas être un succédané de la précédente, elle doit adapter le cadre légal qui entoure le travail des ASM aux réalités d'aujourd'hui.

  • Pour combattre la violence des jeunes en…1990

    On apprend dans la presse dominicale qu'un parti jeune, moderne et connecté vers l'avenir entend proposer la taxation des jeux vidéo violents et des films pornographiques dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile...lesdites propositions permettraient de ramener le niveau de la délinquance juvénile au niveau de 1990 !

    Pourtant à la lecture des propositions, j'ai davantage l'impression de lire des propositions datant de 1990 ! Faites par des gens qui ne savent sans doute pas ce que c'est d'être jeune au XXIème siècle...

    Prenons d'abord la proposition de taxer les films pornographiques, à l'heure d'internet ou l'accès à ce type de films est gratuit et téléchargeable anonymement on se rend compte que la seule utilité de cette idée sera de figurer au musée des anachronismes, mieux vaudrait faire des campagnes de préventions sur le sujet et surtout mettre à jour les cours d'éducation sexuelles dans les écoles...bref adapter la prévention aux réalités d'aujourd'hui et de demain et pas d'avant-hier !

    Vient maintenant la deuxième proposition d'un Parti décidément bien Déconnecté : Taxer les jeux vidéo violents ! Mais qu'est-ce qu'un jeu vidéo violent ? Un jeu de stratégie comme Starcraft ou Command and Conquer ? Un jeu de tir subjectif comme Half-Life, Quake 3 ou Serious Sam ?

    La seule chose que cette taxe entrainerait, c'est l'encouragement au piratage de ces jeux et d'empêcher des jeunes de se l'acheter faute de moyens financiers suffisants...l'achat d'un jeu vidéo violent serait donc réservé aux riches pour qui cette taxe n'aurait aucun effet réel...où est la pédagogie ? Où est le gain dans la lutte contre la violence chez les jeunes ?

    Quiconque a joué une fois dans sa vie à un jeu vidéo « violent » sait que l'on ne devient pas violent en y jouant, bien au contraire, faire un jeu online (depuis chez soi ou dans une salle de jeu en réseau) fait appel à la coopération entre les joueurs, à l'élaboration d'une stratégie, bref une collaboration constante. En gardant le nécessaire second degré quand on fait un jeu vidéo, ce n'est rien de plus qu'une version moderne du « gendarme et des voleurs » ou du jeu de plateau « Risk ».

    A ce moment-là, pourquoi ne pas taxer les pistolets en plastique dont les enfants se servent pour jouer aux gendarmes et aux voleurs ? Ou les Warhammers du fameux Wargame ?

    Oui à une prévention de la violence chez les jeunes, non à une ségrégation du loisir ! La violence chez les jeunes découle dans l'écrasante majorité des cas d'un mal-être réel et non pas virtuel du à un jeu vidéo...

  • Des Propositions Déconnectées !

    A l'heure où l'on parle de la création d'un département fédéral de la recherche, dans un pays qui a pour seule ressource « naturelle » et matière première la matière grise, un conseiller national PDC avait proposé de taxer emails et SMS dans le but de financer l'AVS.

    Si le financement de l'AVS nous concerne toutes et tous, ce genre de proposition à l'emporte-pièce nous montre que la taxation des mauvaises idées politiques rapporteraient bien davantage aux caisses de l'Etat, celle-ci étant même capable de résorber l'actuel trou de l'AVS. Car si déficit de l'AVS il y a, il convient de ne pas ajouter celui du bon sens !

    Taxer un email ? La simple introduction de cet impôt détruirait l'économie suisse basée sur les services et les nouvelles technologies, sans bien entendu parler de la mise en place d'un véritable Big Brother pour suivre et repérer tous les courriers électroniques envoyés en Suisse...ceux-ci étant gratuit actuellement, leur taxation entraînerait de facto la mise en place d'une usine à gaz administrative tueuse d'emplois. Quand au SMS, quand on sait que le prix réel pour l'opérateur est de 0.02 centimes, on se rend compte qu'à environ 20 centimes celui-ci est déjà bien assez cher.

    Qu'un conseiller national d'un parti (PDC) ayant refusé la privatisation de Swisscom propose cela est relativement étrange, car si actuellement un SMS rapporte 10000% à l'opérateur (coût réel environ 0.02 centimes), c'est bien parce que la rente de situation dans un marché dominé et dirigé par une régie publique (Swisscom) ne permet pas de faire baisser les prix.

    Dans un marché libéré des entraves du monopole, doté d'une loi d'application adéquate, nous pourrions envisager sans autre le système suivant : un SMS à 10 centimes, avec 2 centimes à l'opérateur (qui ne ferait plus que du 1000% de bénéfices...) et 8 centimes qui rentreraient dans les caisses de l'Etat. Mais bien entendu, cet argent ne devrait pas être intégralement reversé à l'AVS et pourrait voir une partie réinvestie dans la recherche (biotechnologies, etc), car une nation qui ne pense qu'à investir sur son passé (aussi glorieux et méritant soit-il) ne peut regarder vers l'avenir d'un esprit conquérant.

    Taxer les nouvelles technologies uniquement pour financer l'AVS ? Autant introduire une taxe sur la jeunesse d'esprit...dont certains élus nationaux se verront exemptés d'office...

  • Des logements pour les personnes sur la liste d’attente de la GIM !

    Depuis des années, la Ville de Genève possède une quinzaine d'immeubles (Grottes 8 et 10, Industrie 8, 11 et 12), de villas (Jean-Louis-Prévost 15, Verseuse 8, Saint-François 4) ou de logements (Lissignol 10, Lausanne 23bis, Faubourg/Temple 6-8, Rousseau 14, Industrie 7-9,  Cite-de-la-Corderie 10) actuellement squattés ne faisant pas l'objet d'une convention spécifique avec elle alors même que de nombreux genevois ne trouvent pas à se loger et que la liste d'attente de la GIM compte plus de 3000 personnes

    Chaque année, la perte pour la Ville de Genève s'élève chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs en tant que manque à gagner, somme qui est clairement sous-évaluée quand on sait qu'un quatre pièces est estimé à 4000.- par an.

    La mise sur le marché du logement de ces immeubles permettrait de loger un nombre important de personnes actuellement sur cette liste d'attente via une simple application des lois en vigueur et le respect des procédures d'attributions de logements. Dans le même temps, la  vocation sociale qu'à la Ville de Genève en matière de logement doit être poursuivie et même renforcée en mettant le plus de logements possibles sur le marché immobilier.
    La Ville de Genève doit donc suivre  la politique volontariste du Conseil d'Etat  et du Procureur général pour mettre fin aux occupations illicites d'immeubles et déposer systématiquement plainte auprès du procureur général lors de l'occupation illicite d'un immeuble appartenant à la Ville de Genève et faire procéder à l'expulsion des squatters par la police quand ceux-ci refusent de quitter les lieux illégalement occupés.

    Ensuite, le Conseil Administratif devra présenter dans les meilleurs délais au Conseil Municipal des propositions de rénovation et d'affectation de ces immeubles (logements, commerce, activités artistiques, etc) et attribuer les logements ainsi libérés aux personnes sur la liste d'attente de la GIM sans faire passer en priorité les squatters expulsés.

    Tout cela, le groupe radical et ses alliés de l'Entente le demanderont ce soir à 17h00 au Conseil Municipal !