26/10/2007

Une vie bascule pour rien...

Le Matin d'hier se faisait l'écho d'un jeune homme grièvement blessé par une bande d'imbéciles (et je peux vous dire que je pèse mes mots). Il n'avait pas de feu à leur donner, il s'est ainsi retrouvé avec une bille d'acier dans l'œil tirée par un lâche qui se sentait fort entouré de sa bande face à deux étudiants qui ne faisaient que passer.

Il ne faut pas que ce genre d'acte devienne banal ni que l'on pense qu'on ne peut rien faire. Il est temps maintenant de ramener l'ordre dans les rues, que ce soit par une plus grande présence uniformée dans celles-ci (car la seule présence policière fait déjà beaucoup) ou encore un code pénal plus sévère pour ce genre d'actes. Ceci accompagné d'un réel soutien politique envers la police cantonale qui doit se sentir encouragée dans son travail quotidien qu'est d'assurer la loi et l'ordre.

Ce genre d'événements ne peut (et ne doit) pas nous laisser de marbre ! La sécurité est un droit intangible du citoyen et se promener dans les rues sans risquer une tragédie ne doit pas devenir une exception alors qu'elle devrait être la règle.

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22/07/2007

L’imposture politique du droit de vote à 16 ans

Depuis peu, la mode semble être à l'abaissement de l'âge légal pour voter de 18 à 16 ans.  Cette mesure, soi-disant facilitatrice d'intégration pour les jeunes, pourrait aussi permettre de les intéresser à la chose publique alors même qu'elle révèle davantage du gadget électoral et de la palinodie politique que de la proposition réfléchie et utile.

Scinder en deux les droits civiques entre 16 et 18 ans est dangereux, car séparer le droit de vote du droit d'éligibilité revient à qualifier l'électeur de 16 ans de citoyen de seconde zone en ne lui donnant qu'un demi- droit.

En effet, à quel titre pourrait-on avoir le droit de choisir sans avoir celui d'être désigné ? De quel droit quelqu'un que l'on juge capable de voter n'aurait-il pas celui d'éligibilité ? Ces mêmes partisans répondent : parce que les droits civils qui rendent la personne responsable de ces actes devant la loi restent à 18 ans et que ceux-ci sont nécessaires pour siéger dans un exécutif ou un législatif.

Voilà le second problème que pose cette proposition, la séparation des droits civiques des droits civils quand à leur âge d'acquisition. Actuellement, devenir responsable de ses actes à 18 ans donne toute latitude pour voter, car les droits civiques qui rendent coresponsable de la gestion de la société sont reçus en même temps que la responsabilité de ses propres actes.  Comment peut-on voter et participer à un processus décisionnel si on ne peut s'obliger personnellement de ses propres actes ?

D'ailleurs, est-ce que cette proposition répond à un besoin ? N'y a-t-il pas d'autres moyens plus facilement réalisables et plus utiles pour encourager l'engagement citoyen des jeunes et de problèmes plus urgents à régler ?

Comment juger une telle proposition quand dans le même temps, on apprend qu'un tiers des jeunes alémaniques de 18 à 24 sont endettés et que le taux est analogue chez les suisses-romands ? Qu'à Genève, une collectivité publique installe des systèmes répulsifs anti-jeunes appelés Mosquitos pour empêcher la classe de population des moins de 25 ans de s'approcher d'un édifice public ? Que 3 adolescentes sont abandonnées dans une gare déserte en pleine nuit par un chauffeur de bus car elles n'avaient pas de monnaie pour payer le titre de transport ?

Que doit-on retenir des diverses instances politiques actuelles avec une sous-représentation des jeunes dans les divers parlements ? Moins de 10% des élus municipaux de la Ville de Genève sont âgés de moins de 30 ans, pourcentage qui descend à 5% pour le Grand Conseil et qui chute à...0% aux chambres fédérales, sans aucun élu de moins de 25 ans pour le canton et la confédération.

Et on pense que le droit de vote à 16 ans serait une réponse ?

Ce n'est pas en donnant le droit de vote à 16 ans que le monde politique suisse pourra se priver d'un vrai débat sur la place de la jeunesse, car cette mesure dilatoire, illusoire et trompeuse ne revient qu'à se donner bonne conscience quant aux problèmes des jeunes.

Que ces mêmes politiques proposent des mesures pour limiter l'endettement des jeunes qui devient dramatique, permettent à des jeunes de prendre des responsabilités dans les partis (d'ailleurs pas besoin d'avoir 18 ans pour cela) et leur fasse une place dans les législatifs le moment venu. Qu'ils montrent par des mesures et des actes que les jeunes sont pour eux autre chose que des thèmes de campagne.

Ce n'est ni le droit de vote à 16 ans, ni l'abaissement de la majorité civile et civique dans son entier qui résoudra le problème de la désaffection des jeunes pour la politique, c'est une meilleure prise en compte des problématiques des jeunes ainsi que le fait de considérer ceux-ci comme des citoyens à part entière. Que le monde politique soit plus à l'écoute des jeunes, et les jeunes participeront davantage au processus politique.

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