03/09/2007

Oui a l'externalisation du contrôle du stationnement !

Unique en Suisse, la Ville de Genève possède un corps d'Agents Municipaux uniquement formés et affectés au contrôle du stationnement. Au contraire des Agents de Sécurité Municipaux qui sont des professionnels de la sécurité, les Agents Municipaux ne constituent pas un facteur de sécurité en tant que tel et contribuent au sentiment que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement. La présence d'AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM est par ailleurs source de grande confusion auprès des citoyens. Et le ratio recettes/coûts des AM qui a diminué de moitié en 5 ans, continue à baisser un peu plus chaque année.

Comme dans de nombreuses autres villes de Suisse (Berne, Zurich), la Ville de Genève devrait externaliser la gestion du contrôle du stationnement. En collaboration avec l'Etat et la Fondation des Parkings, la Ville pourrait par exemple confier à des entreprises privées le contrôle du stationnement, sur la base d'un appel d'offres. Le partenaire ainsi choisi devrait remplir un cahier des charges précis et limité, consistant notamment à assurer une pression modulable sur les automobilistes en infraction de stationnement ; il assurerait la prestation demandée et l'entier de la gestion du personnel en échange d'une somme fixe. Ce qui permettrait un gain de visibilité pour les ASM qui deviendraient le seul corps uniformé municipal à patrouiller dans les rues ainsi qu'une augmentation des recettes pour la Ville via notamment une forte diminution des coûts marginaux.

La soixantaine d'AM (64 pour être précis) actuellement en fonction pourrait passer la formation d'ASM afin de répondre aux besoins de sécurité des Genevois ou alors rejoindre les rangs de la Fondation des Parkings, le transfert qui serait neutres pour eux sur le plan des acquis sociaux devrait aussi garantir un même plancher de recettes pour la Ville.

La première tâche d'une collectivité publique est d'assurer la sécurité de ses citoyens et pas de harceler les voitures mal parquées !

28/07/2007

Les squats municipaux

Chaque année, la Ville de Genève perd  211'000 francs (au titre du manque à gagner) sur la quinzaine d'immeubles squattés lui appartenant.

A cela, on peut ajouter 122'000 francs de prestations en nature accordés en fonction de conventions suite à des accords passés entre la Ville et les occupants. Cependant, il faut garder à l'esprit que le manque à gagner est très clairement sous évalué vu l'état desdits logements (6000 francs annuel pour un 4 pièces par exemple)...il serait donc bien plus élevé si on prenait en compte leur valeur locative avant l'occupation ou après rénovation.

Il n'est pas normal que le Conseil Administratif (à majorité de gauche depuis 1999) ne fasse rien pour faire évacuer les squatters qui ne sont pas au bénéfice d'une convention avec la Ville. Ou va-t-on si une collectivité publique se met à cautionner la violation de la loi en cautionnant de fait l'occupation d'immeubles lui appartenant ? Que ce soit par la tolérance de fait qu'elle applique en partie ici ou encore la proposition que le Conseil Administratif avait fait de racheter le défunt Rhino pour y pérenniser l'occupation illicite...

Qu'attend donc le Conseil Administratif pour faire procéder à l'expulsion des occupants illicites dans les immeubles lui appartenant ? Ce qui permettrait la rénovation de ceux-ci et leur attribution à quelques unes des personnes sur la liste d'attente de la Gérance Immobilière Municipale ?

De l'argent public pour mettre des logements à disposition oui ! Mais pas pour financer des occupations illicites !

26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !