30/10/2007

Un pont entre deux rives…

Alors que l'actuelle passerelle des Vernets est fermée suite aux intempéries du mois d'août à cause de la fragilité de sa structure porteuse et de son tablier qui a nécessité cette mesure préventive. On se rend bien compte que cette passerelle n'offre pas des conditions de sécurité et de circulation optimales pour ses usagers, ce qui n'est pas étonnant quand on sait connaît le caractère fut construite lors d'un exercice militaire en 1951 et avait un caractère éphémère (donc pas du tout destinée à rester en place 56 ans).

Cet axe de circulation prendra une importance grandissante dans les années à venir, lors de la construction du futur quartier de la Praille et la nouvelle affectation de la caserne des Vernets ou encore des événements liés à l'Euro 2008.

Le canton et la Ville se renvoient la balle, cela au mépris de la sécurité des usagers et riverains de cette passerelle. Cela n'est pas acceptable, cette passerelle est proche de s'effondrer et les deux entités publiques se défaussent de leurs responsabilités alors même que l'entretien et la rénovation relève clairement des compétences de l'une, et la construction de l'autre.

La politique de la mobilité en Ville, n'en déplaise à certains, ce n'est pas seulement s'opposer à la construction de parkings habitants. C'est aussi aménager des rues et des ponts de passage de manière sécurisée et cohérente.

Le Conseil Administratif doit prendre ses responsabilités et sécuriser au plus vite l'actuelle passerelle, et pourquoi pas l'affecter à terme au seul usage des vélos et des piétons si on construisait un pont routier à côté qui serait destiné aux seuls véhicules automobiles voire aux TPG ?

Dans tous les cas, il est maintenant urgent de sécuriser au plus vite cette passerelle et de proposer une solution à moyen terme pour résoudre le problème de circulation sur cet axe. Aux magistrats cantonaux et municipaux concernés de prendre maintenant leur responsabilité !

30/09/2007

Mosquitos : Le respect commence sur les murs du Palais Eynard !

Répondant à une question écrite que j'ai initiée et demandant comment la Ville de Genève a pu installer sur le Palais Eynard un dispositif répulsif anti-jeune- les fameux « Mosquitos » -, le Conseil Administratif dit n'avoir pas été consulté sur l'installation desdits appareils.

Outre le fait que l'exécutif municipal et les différents magistrats qui le composent sont censés surveiller les activités de leurs services, il est scandaleux que ces Mosquitos aient été installés sur ce qui est l'équivalent de la mairie de Genève, qui plus est dans un parc public dont la vocation est d'accueillir les enfants, adolescents ou jeunes adultes sortant d'Uni-Bastions.

L'installation des mosquitos visait à empêcher des déprédations sur et aux alentours du Palais Eynard, et la fausse analyse empirique de la situation fait donc de tout jeune de moins de 25 ans un « vandale » potentiel car seuls sensibles aux ultrasons. Une généralité qui n'a pas lieu d'être car chaque jeune s'approchant du Palais Eynard ne vient pas pour le vandaliser ou le salir...

Alors que le Conseil Administratif se fait donneur de leçons dans divers domaines depuis des années : payer des annonces dans le New York Times pour afficher son opposition à la guerre en Irak (2003), maire qui refuse d'inaugurer le salon de l'auto (2005) ou qui dit que « l'UDC pue » (2007), l'exécutif devrait d'abord s'assurer de respecter le précepte du respect avant de se mêler des affaires des autres...Et de surveiller ce qui se passe dans leurs services avant de donner des leçons au reste du monde !

Que les politiques respectent les jeunes s'ils veulent que les jeunes en fassent autant...et par là s'intéressent à la politique...

11/09/2007

Des logements pour les personnes sur la liste d’attente de la GIM !

Depuis des années, la Ville de Genève possède une quinzaine d'immeubles (Grottes 8 et 10, Industrie 8, 11 et 12), de villas (Jean-Louis-Prévost 15, Verseuse 8, Saint-François 4) ou de logements (Lissignol 10, Lausanne 23bis, Faubourg/Temple 6-8, Rousseau 14, Industrie 7-9,  Cite-de-la-Corderie 10) actuellement squattés ne faisant pas l'objet d'une convention spécifique avec elle alors même que de nombreux genevois ne trouvent pas à se loger et que la liste d'attente de la GIM compte plus de 3000 personnes

Chaque année, la perte pour la Ville de Genève s'élève chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs en tant que manque à gagner, somme qui est clairement sous-évaluée quand on sait qu'un quatre pièces est estimé à 4000.- par an.

La mise sur le marché du logement de ces immeubles permettrait de loger un nombre important de personnes actuellement sur cette liste d'attente via une simple application des lois en vigueur et le respect des procédures d'attributions de logements. Dans le même temps, la  vocation sociale qu'à la Ville de Genève en matière de logement doit être poursuivie et même renforcée en mettant le plus de logements possibles sur le marché immobilier.
La Ville de Genève doit donc suivre  la politique volontariste du Conseil d'Etat  et du Procureur général pour mettre fin aux occupations illicites d'immeubles et déposer systématiquement plainte auprès du procureur général lors de l'occupation illicite d'un immeuble appartenant à la Ville de Genève et faire procéder à l'expulsion des squatters par la police quand ceux-ci refusent de quitter les lieux illégalement occupés.

Ensuite, le Conseil Administratif devra présenter dans les meilleurs délais au Conseil Municipal des propositions de rénovation et d'affectation de ces immeubles (logements, commerce, activités artistiques, etc) et attribuer les logements ainsi libérés aux personnes sur la liste d'attente de la GIM sans faire passer en priorité les squatters expulsés.

Tout cela, le groupe radical et ses alliés de l'Entente le demanderont ce soir à 17h00 au Conseil Municipal !

03/09/2007

Oui a l'externalisation du contrôle du stationnement !

Unique en Suisse, la Ville de Genève possède un corps d'Agents Municipaux uniquement formés et affectés au contrôle du stationnement. Au contraire des Agents de Sécurité Municipaux qui sont des professionnels de la sécurité, les Agents Municipaux ne constituent pas un facteur de sécurité en tant que tel et contribuent au sentiment que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement. La présence d'AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM est par ailleurs source de grande confusion auprès des citoyens. Et le ratio recettes/coûts des AM qui a diminué de moitié en 5 ans, continue à baisser un peu plus chaque année.

Comme dans de nombreuses autres villes de Suisse (Berne, Zurich), la Ville de Genève devrait externaliser la gestion du contrôle du stationnement. En collaboration avec l'Etat et la Fondation des Parkings, la Ville pourrait par exemple confier à des entreprises privées le contrôle du stationnement, sur la base d'un appel d'offres. Le partenaire ainsi choisi devrait remplir un cahier des charges précis et limité, consistant notamment à assurer une pression modulable sur les automobilistes en infraction de stationnement ; il assurerait la prestation demandée et l'entier de la gestion du personnel en échange d'une somme fixe. Ce qui permettrait un gain de visibilité pour les ASM qui deviendraient le seul corps uniformé municipal à patrouiller dans les rues ainsi qu'une augmentation des recettes pour la Ville via notamment une forte diminution des coûts marginaux.

La soixantaine d'AM (64 pour être précis) actuellement en fonction pourrait passer la formation d'ASM afin de répondre aux besoins de sécurité des Genevois ou alors rejoindre les rangs de la Fondation des Parkings, le transfert qui serait neutres pour eux sur le plan des acquis sociaux devrait aussi garantir un même plancher de recettes pour la Ville.

La première tâche d'une collectivité publique est d'assurer la sécurité de ses citoyens et pas de harceler les voitures mal parquées !

28/07/2007

Les squats municipaux

Chaque année, la Ville de Genève perd  211'000 francs (au titre du manque à gagner) sur la quinzaine d'immeubles squattés lui appartenant.

A cela, on peut ajouter 122'000 francs de prestations en nature accordés en fonction de conventions suite à des accords passés entre la Ville et les occupants. Cependant, il faut garder à l'esprit que le manque à gagner est très clairement sous évalué vu l'état desdits logements (6000 francs annuel pour un 4 pièces par exemple)...il serait donc bien plus élevé si on prenait en compte leur valeur locative avant l'occupation ou après rénovation.

Il n'est pas normal que le Conseil Administratif (à majorité de gauche depuis 1999) ne fasse rien pour faire évacuer les squatters qui ne sont pas au bénéfice d'une convention avec la Ville. Ou va-t-on si une collectivité publique se met à cautionner la violation de la loi en cautionnant de fait l'occupation d'immeubles lui appartenant ? Que ce soit par la tolérance de fait qu'elle applique en partie ici ou encore la proposition que le Conseil Administratif avait fait de racheter le défunt Rhino pour y pérenniser l'occupation illicite...

Qu'attend donc le Conseil Administratif pour faire procéder à l'expulsion des occupants illicites dans les immeubles lui appartenant ? Ce qui permettrait la rénovation de ceux-ci et leur attribution à quelques unes des personnes sur la liste d'attente de la Gérance Immobilière Municipale ?

De l'argent public pour mettre des logements à disposition oui ! Mais pas pour financer des occupations illicites !

26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !