11/02/2008

Rade de Genève : la proie pour l’ombre !

Alors que l’Alternative avait soutenu comme un seul homme le projet du désormais ex-magistrat Christian Ferrazzino visant à uniformiser l’aménagement de la rade via l’installation de pavillons en bronze, son successeur et camarade de parti Rémy Pagani s’apprête à répudier l’héritage politique du précédent en faisant annuler la décision du Conseil Municipal qui ouvrait le crédit desdits pavillons.

Cette décision, qui rendra sans objet le référendum lancé en cas d’acceptation, fait que le peuple n’aura jamais à se prononcer sur celui-ci. Si on peut regretter que cette décision prive le peuple d’une décision claire pour ou contre ce projet, on remarque que le magistrat Rémy Pagani souhaite avant tout éviter un vote populaire sur un projet qui n’est pas le sien ou le risque de défaite était élevé.

Quel est le « projet » de remplacement de Rémy Pagani ? Le déplacement au bord de l’eau des actuels stands et terrasses de glaciers…Si l’idée est bonne et fait quasiment l’unanimité, il faut par contre relever l’absence totale de vision d’ensemble pour la rade qu’a l’actuel magistrat. Veut-il tout de même une certaine uniformisation ? Donner simplement des conditions cadres de construction des pavillons glaciers ? Nul ne le sait ce qui revient à dire que la proposition du magistrat se résume à un début d’ébauche de pré projet qu’a une réelle vision d’ensemble dont la rade à tant besoin.

Ainsi, les seules choses que l’on sait sont que les pavillons en bronze ne seront pas installés, que les actuels stands seront déplacés côté lac (jusqu’ici tout va bien) mais on ne sait absolument pas quel sera la suite et donc si ce sera acceptable…on passe d’un mauvais projet à une absence de projet pour au final lâcher la proie pour l’ombre !

Ou va la rade ? Personne ne le sait et le  magistrat en charge du dossier non plus…vous avez dit bizarre ? Si on ne peut qu’accorder le bénéfice du doute en l’état, espérons que cela ne sera pas pour le retirer en catastrophe le moment venu !

01/02/2008

Donnons des espaces aux acteurs culturels locaux

Alors qu’une nouvelle manifestation réclamant des espaces pour la création culturelle aura lieu samedi. La gauche municipale continue à opposer culture institutionnelle et non-institutionnelle en demandant instamment un relogement pour quantité d’artistes, tout en sachant pertinemment qu’aucun acte ne succédera à ses discours faute de réelle volonté de la part de ses magistrats. Cela dans un débat d’idées dangereux qui stipule qu’une certaine culture ne peut et ne doit exister qu’en deçà de la loi.

Si toute forme de culture est respectable et à respecter pour autant qu’elle en fasse de même avec la loi (via par exemple la fin du mélange de la problématique des squats et de la culture). Il est nécessaire de passer des paroles aux actes et de maintenant avancer. Si lors du débat sur Artamis, les Radicaux avançaient que la problématique du logement primait sur celle de la culture, ils  reconnaissent néanmoins un malaise. C’est dans cet ordre d’idées que la paix des cultures pourrait naître sur le modèle de la paix du logement. Et débloquer un dossier culturel d’importance comme le BAC+3 mais aussi de trouver une solution aux problèmes de la création artistique locale en montrant au passage que celle-ci n’a pas besoin des squats pour s’épanouir et vivre.

Ainsi, dans le cadre du projet BAC+3, la fondation Saint-Gervais Genève devrait voir le départ du Centre pour l’Image Contemporaine (CIC) pour les bâtiments du MAMCO. Ceci laisserait l’actuel théâtre de Saint-Gervais dans des locaux devenus trop grands pour lui avec comme choix la fusion avec une institution culturelle existante comme la Comédie ou son maintien dans ses locaux via une formule à déterminer. Or, si le CIC quittait rapidement ses locaux dans l’actuelle fondation et qu’une solution se dessinait pour le théâtre, un immeuble à vocation culturelle ayant toutes les qualités pour accueillir un espace autogéré se libérerait au centre-ville.

De plus, la création d’un tel espace via la signature d’une convention-cadre avec le Conseil Administratif aurait comme seul coût pour la Ville la mise à disposition gratuite desdits locaux. Lesquels pourraient accueillir des espaces de création et d’exposition pour artistes au centre-ville dans un bâtiment historiquement dévolu aux acteurs culturels locaux. Ceci avec l’emblématique café « Bizarre » comme lieu de rencontre et la scène de l’actuel théâtre pour accueillir les créations et spectacles sur le site.

La gauche qui hurle son désaccord avec la politique culturelle d’un magistrat issu de ses rangs se caractérise par une absence totale de propositions pour répondre aux constats qu’elle pose. C’est pourtant par des propositions concrètes et des actes que l’on avance ! Cela en débloquant à la fois le dossier BAC+3 mais en répondant aussi aux besoins d’une culture qui peut être soutenue lorsque ses créateurs respectent la loi !

29/01/2008

Recentrons la Ville sur ses tâches prioritaires !

J’avais déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, l’existence d’un corps d’AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM était de nature à engendrer confusion et mélange des genres entre deux entités qui n’avaient de commun que l’apparence et l’uniforme. Qui plus est en donnant l’impression que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement

La décision du Conseil Administratif d’externaliser le contrôle du stationnement est ainsi la bonne, elle garantit les acquis sociaux des Agents Municipaux en les réaffectant à l’interne du personnel municipal dans des fonctions plus gratifiantes (comme ASM, responsable du domaine public, gardiens de musée, etc), ce qui se traduira pour certains par une formation complémentaire d’ASM pour rejoindre un corps qui  sera appelé à un rôle de plus en plus important avec la nouvelle loi ASM cadrant la profession…ceci avec un gain de visibilité accru vu qu’on ne les confondra plus avec les Agents Municipaux (AM).

La fondation des Parkings qui verra ses compétences accrues en matière de répression du stationnement suite à la reprise de cette tâche versera chaque année à la Ville la majeure partie des recettes engendrées. La municipalité sera même gagnante d’un point de vue financier (notamment via la forte diminution des coûts marginaux) vu que le ratio recettes/coûts des AM avait diminué de moitié en 5 ans et continuait à baisser un peu plus chaque année.

La priorité d’une collectivité publique est d’assurer des tâches primordiales comme la sécurité des citoyens et pas de faire la chasse aux voitures mal parquées !

05/01/2008

Remettons les pendules à l’heure : un nouveau musée de l’Horlogerie !

Depuis maintenant 4 ans, le musée de l’Horlogerie est fermé suite au vol de plusieurs dizaines de montres qui y étaient exposées. Et actuellement, seuls des musées privés comme celui de Patek Philippe offrent un écrin digne à la tradition horlogère de Genève en présentant leurs collections de montres

Il est inacceptable que le Conseil Administratif et le magistrat Patrice Mugny  laissent ainsi dans l’oubli la tradition horlogère genevoise, il faut à nouveau permettre l’accès aux collections des montres propriétés de la Ville dans un espace digne de ce nom, c'est-à-dire accessible au public et sécurisé pour empêcher les vols. Alors que des millions sont dépensés chaque année pour le théâtre alternatif ou d’autres formes de culture qui n’intéressent qu’une minorité, que 300'000 francs sont dépensés pour la Ville est à vous, la municipalité brille par son absence de projets pour offrir à nouveau au public la visite des collections du musée de l’horlogerie.

Ainsi, pourquoi ne pas construire un nouveau musée de l’horlogerie ? Dont le

Financement pourrait en partie être assumé par les manufactures horlogères genevoises du fait de la publicité qu’est l’exposition de certains de leurs modèles dans un musée. La rénovation de l’actuel est budgété à 12 millions, et le projet est actuellement gelé, alors pourquoi ne pas en construire un neuf pour une quinzaine de millions ? Somme qui pourrait être passablement réduite dans le cas d’une collaboration avec le privé…

Une Ville qui a dépensé 10 millions pour rénover l’Usine pourrait aussi penser à ses musées, et celui de l’Horlogerie aura le mérite d’attirer davantage de touristes à Genève.

18/12/2007

La gauche se moque du contribuable et des générations futures !

La Ville de Genève est dotée depuis le samedi 8 décembre 2007 d’un budget, lequel permettrait de dégager un excédent de financement de 3 millions de francs qui seraient donc alloués au remboursement de la dette. Pourtant, on omet dans ce calcul la prise en compte d’une motion de l’Alternative voté hier (M-682 A) demandant expressément au Conseil Administratif de présenter une dépense extraordinaire de 5 millions de francs au début de l'année prochaine (mois de janvier).

Les 3 millions d’excédents ne suffiront pas à couvrir cette nouvelle dépense de 5 millions, le budget voté ne connaîtra pas d’excédent de financement et forcera donc la Ville à recourir à l’emprunt et à faire augmenter à nouveau la dette municipale d’au moins 2 millions de francs en 2008, sans compter les innombrables crédits extraordinaires coutumiers que la gauche ne manquera pas de voter en 2008 et qui alourdiront encore cette insuffisance de financement et creuseront davantage la dette municipale.

Il convient de rappeler que le budget voté par la commission des finances en octobre présentait un bénéfice de 44,2 millions et un excédent de financement de 15,3 millions. Ce dernier montant devait être alloué au remboursement de la dette. Or, le budget voté hier soir ne présente plus qu'un boni de  26,85 millions et une insuffisance de financement de 2 millions si on tient compte de cette motion M-682 A dont l'Alternative n'a pas eu le courage de faire inscrire la dépense inhérente au budget ! On voit donc que l’excédent budgétaire a fondu comme neige au soleil en 4 mois, victime de l’absence totale de responsabilités de l’Alternative qui non contente d’avoir voté un budget déficitaire 29.5 millions pour 2008, réussit le tour de force à changer un excédent de financement de 15 millions en une insuffisance de financement de 2 millions !

Que ce soit par l’augmentation du train de vie de la Ville, le maintien en dernière minute des prestations municipales OCPA qui revient à un transfert de charges et qui promet un réveil douloureux dès le début de l’année 2008, ou encore le versement d’une prime extraordinaire aux fonctionnaires municipaux sous la menace d’une grève, ce budget est celui de l’incohérence, du manque de courage mais aussi celui d’A Gauche Toute qui a réussi à imposer toutes ces exigences au reste de l’Alternative.

Refusant la conclusion d’un accord avec les Radicaux et éventuellement le centre afin de recréer au niveau municipal ce qui se fait au niveau cantonal, les socialistes et les Verts ont préféré le budget de l’irresponsabilité à celui du courage. A une vision du futur, ils ont préféré regarder vers le passé. Mais à trop vouloir éviter de relever les défis de l’avenir, on finit par devenir des partis dépassés…

Car cette  gauche fait preuve d'une irresponsabilité politique crasse en faisant augmenter la dette publique en période de haute conjoncture ! Et le réveil sera d’autant plus douloureux à la prochaine période de vaches maigres. Allons-nous continuer encore longtemps à vivre à crédit sur les générations futures ? Il est irresponsable et inacceptable que la Ville de Genève soit incapable de profiter de la conjoncture favorable pour se désendetter !

04/11/2007

Une drôle de priorité budgétaire au 25 Rue du Stand…

Il y a quelques jours, l'ensemble du Conseil Municipal a reçu le plan financier d'investissement pour 2008-2019. Dans la hiérarchie des projets, il y a les projets prioritaires pour le Conseil Administratif, les projets secondaires ainsi que les projets dont la nature reste à définir.

Or, en lisant les priorités, on tombe sur un crédit de 950'000 francs (à la page 108 dudit plan) qui prévoit les travaux d'aménagement du 7ème étage de la rue du Stand...

S'il est indiscutable qu'on devra faire un jour ces travaux, on peut tout de même s'étonner de le voir figurer au rang des priorités budgétaires...et sur le fond, on ne peut que rire jaune en voyant que la plaisanterie du 25 rue du Stand coutera encore près d'un million de plus que prévu...

D'un achat « clés en mains » à 30 millions de francs (alors qu'une expertise en situait la valeur à 16), les différents dépassements nous avait finalement amenés à une facture de 37 millions auquel on peut maintenant rajouter ces 950'000 francs ce qui nous amène à un total de 38 millions...

On prend le pari qu'on finira par dépasser les 40 millions de facture au final ?

30/10/2007

Un pont entre deux rives…

Alors que l'actuelle passerelle des Vernets est fermée suite aux intempéries du mois d'août à cause de la fragilité de sa structure porteuse et de son tablier qui a nécessité cette mesure préventive. On se rend bien compte que cette passerelle n'offre pas des conditions de sécurité et de circulation optimales pour ses usagers, ce qui n'est pas étonnant quand on sait connaît le caractère fut construite lors d'un exercice militaire en 1951 et avait un caractère éphémère (donc pas du tout destinée à rester en place 56 ans).

Cet axe de circulation prendra une importance grandissante dans les années à venir, lors de la construction du futur quartier de la Praille et la nouvelle affectation de la caserne des Vernets ou encore des événements liés à l'Euro 2008.

Le canton et la Ville se renvoient la balle, cela au mépris de la sécurité des usagers et riverains de cette passerelle. Cela n'est pas acceptable, cette passerelle est proche de s'effondrer et les deux entités publiques se défaussent de leurs responsabilités alors même que l'entretien et la rénovation relève clairement des compétences de l'une, et la construction de l'autre.

La politique de la mobilité en Ville, n'en déplaise à certains, ce n'est pas seulement s'opposer à la construction de parkings habitants. C'est aussi aménager des rues et des ponts de passage de manière sécurisée et cohérente.

Le Conseil Administratif doit prendre ses responsabilités et sécuriser au plus vite l'actuelle passerelle, et pourquoi pas l'affecter à terme au seul usage des vélos et des piétons si on construisait un pont routier à côté qui serait destiné aux seuls véhicules automobiles voire aux TPG ?

Dans tous les cas, il est maintenant urgent de sécuriser au plus vite cette passerelle et de proposer une solution à moyen terme pour résoudre le problème de circulation sur cet axe. Aux magistrats cantonaux et municipaux concernés de prendre maintenant leur responsabilité !

30/09/2007

Mosquitos : Le respect commence sur les murs du Palais Eynard !

Répondant à une question écrite que j'ai initiée et demandant comment la Ville de Genève a pu installer sur le Palais Eynard un dispositif répulsif anti-jeune- les fameux « Mosquitos » -, le Conseil Administratif dit n'avoir pas été consulté sur l'installation desdits appareils.

Outre le fait que l'exécutif municipal et les différents magistrats qui le composent sont censés surveiller les activités de leurs services, il est scandaleux que ces Mosquitos aient été installés sur ce qui est l'équivalent de la mairie de Genève, qui plus est dans un parc public dont la vocation est d'accueillir les enfants, adolescents ou jeunes adultes sortant d'Uni-Bastions.

L'installation des mosquitos visait à empêcher des déprédations sur et aux alentours du Palais Eynard, et la fausse analyse empirique de la situation fait donc de tout jeune de moins de 25 ans un « vandale » potentiel car seuls sensibles aux ultrasons. Une généralité qui n'a pas lieu d'être car chaque jeune s'approchant du Palais Eynard ne vient pas pour le vandaliser ou le salir...

Alors que le Conseil Administratif se fait donneur de leçons dans divers domaines depuis des années : payer des annonces dans le New York Times pour afficher son opposition à la guerre en Irak (2003), maire qui refuse d'inaugurer le salon de l'auto (2005) ou qui dit que « l'UDC pue » (2007), l'exécutif devrait d'abord s'assurer de respecter le précepte du respect avant de se mêler des affaires des autres...Et de surveiller ce qui se passe dans leurs services avant de donner des leçons au reste du monde !

Que les politiques respectent les jeunes s'ils veulent que les jeunes en fassent autant...et par là s'intéressent à la politique...

11/09/2007

Des logements pour les personnes sur la liste d’attente de la GIM !

Depuis des années, la Ville de Genève possède une quinzaine d'immeubles (Grottes 8 et 10, Industrie 8, 11 et 12), de villas (Jean-Louis-Prévost 15, Verseuse 8, Saint-François 4) ou de logements (Lissignol 10, Lausanne 23bis, Faubourg/Temple 6-8, Rousseau 14, Industrie 7-9,  Cite-de-la-Corderie 10) actuellement squattés ne faisant pas l'objet d'une convention spécifique avec elle alors même que de nombreux genevois ne trouvent pas à se loger et que la liste d'attente de la GIM compte plus de 3000 personnes

Chaque année, la perte pour la Ville de Genève s'élève chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs en tant que manque à gagner, somme qui est clairement sous-évaluée quand on sait qu'un quatre pièces est estimé à 4000.- par an.

La mise sur le marché du logement de ces immeubles permettrait de loger un nombre important de personnes actuellement sur cette liste d'attente via une simple application des lois en vigueur et le respect des procédures d'attributions de logements. Dans le même temps, la  vocation sociale qu'à la Ville de Genève en matière de logement doit être poursuivie et même renforcée en mettant le plus de logements possibles sur le marché immobilier.
La Ville de Genève doit donc suivre  la politique volontariste du Conseil d'Etat  et du Procureur général pour mettre fin aux occupations illicites d'immeubles et déposer systématiquement plainte auprès du procureur général lors de l'occupation illicite d'un immeuble appartenant à la Ville de Genève et faire procéder à l'expulsion des squatters par la police quand ceux-ci refusent de quitter les lieux illégalement occupés.

Ensuite, le Conseil Administratif devra présenter dans les meilleurs délais au Conseil Municipal des propositions de rénovation et d'affectation de ces immeubles (logements, commerce, activités artistiques, etc) et attribuer les logements ainsi libérés aux personnes sur la liste d'attente de la GIM sans faire passer en priorité les squatters expulsés.

Tout cela, le groupe radical et ses alliés de l'Entente le demanderont ce soir à 17h00 au Conseil Municipal !

03/09/2007

Oui a l'externalisation du contrôle du stationnement !

Unique en Suisse, la Ville de Genève possède un corps d'Agents Municipaux uniquement formés et affectés au contrôle du stationnement. Au contraire des Agents de Sécurité Municipaux qui sont des professionnels de la sécurité, les Agents Municipaux ne constituent pas un facteur de sécurité en tant que tel et contribuent au sentiment que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement. La présence d'AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM est par ailleurs source de grande confusion auprès des citoyens. Et le ratio recettes/coûts des AM qui a diminué de moitié en 5 ans, continue à baisser un peu plus chaque année.

Comme dans de nombreuses autres villes de Suisse (Berne, Zurich), la Ville de Genève devrait externaliser la gestion du contrôle du stationnement. En collaboration avec l'Etat et la Fondation des Parkings, la Ville pourrait par exemple confier à des entreprises privées le contrôle du stationnement, sur la base d'un appel d'offres. Le partenaire ainsi choisi devrait remplir un cahier des charges précis et limité, consistant notamment à assurer une pression modulable sur les automobilistes en infraction de stationnement ; il assurerait la prestation demandée et l'entier de la gestion du personnel en échange d'une somme fixe. Ce qui permettrait un gain de visibilité pour les ASM qui deviendraient le seul corps uniformé municipal à patrouiller dans les rues ainsi qu'une augmentation des recettes pour la Ville via notamment une forte diminution des coûts marginaux.

La soixantaine d'AM (64 pour être précis) actuellement en fonction pourrait passer la formation d'ASM afin de répondre aux besoins de sécurité des Genevois ou alors rejoindre les rangs de la Fondation des Parkings, le transfert qui serait neutres pour eux sur le plan des acquis sociaux devrait aussi garantir un même plancher de recettes pour la Ville.

La première tâche d'une collectivité publique est d'assurer la sécurité de ses citoyens et pas de harceler les voitures mal parquées !

28/07/2007

Les squats municipaux

Chaque année, la Ville de Genève perd  211'000 francs (au titre du manque à gagner) sur la quinzaine d'immeubles squattés lui appartenant.

A cela, on peut ajouter 122'000 francs de prestations en nature accordés en fonction de conventions suite à des accords passés entre la Ville et les occupants. Cependant, il faut garder à l'esprit que le manque à gagner est très clairement sous évalué vu l'état desdits logements (6000 francs annuel pour un 4 pièces par exemple)...il serait donc bien plus élevé si on prenait en compte leur valeur locative avant l'occupation ou après rénovation.

Il n'est pas normal que le Conseil Administratif (à majorité de gauche depuis 1999) ne fasse rien pour faire évacuer les squatters qui ne sont pas au bénéfice d'une convention avec la Ville. Ou va-t-on si une collectivité publique se met à cautionner la violation de la loi en cautionnant de fait l'occupation d'immeubles lui appartenant ? Que ce soit par la tolérance de fait qu'elle applique en partie ici ou encore la proposition que le Conseil Administratif avait fait de racheter le défunt Rhino pour y pérenniser l'occupation illicite...

Qu'attend donc le Conseil Administratif pour faire procéder à l'expulsion des occupants illicites dans les immeubles lui appartenant ? Ce qui permettrait la rénovation de ceux-ci et leur attribution à quelques unes des personnes sur la liste d'attente de la Gérance Immobilière Municipale ?

De l'argent public pour mettre des logements à disposition oui ! Mais pas pour financer des occupations illicites !

26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !