24/06/2013

Naxoo : Le non-choix qui s'offre au Conseil Municipal

Bien que je sois partisan de la vente de Naxoo, il y a tout de même certains aspects qui me chiffonnent quelque peu, sur la manière dont le dossier a été traité, et qui montrent les limites du débat politique que nous allons entamer ce soir. Etant donné que quoi qu'il arrive, des décisions irrémediables sur l'avenir de Naxoo ont déjà été prises et que tout le débat autour n'y changera rien.

En effet, quelles que soit les décisions politiques et populaires sur le sujet, la société Naxoo finira par être absorbée par UPC Cablecom. Le tout étant de savoir si on préfère que ce soit en payant 57.5 millions de francs assortis de certaines garanties (imparfaites) pour l'emploi ou si l'on préfère que ce soit gratuitement avec une société qui sera entretemps allée dans le mur faute de clients.

Il serait cependant malséant de faire trop de reproches à l'actuel Conseil Administratif, et aux magistrats en charge de ce dossier depuis 2007, étant donné qu'ils ne sont pas responsables de la convention d'actionnaires qui nous pose tant de problèmes aujourd'hui . En effet, celle-ci donne non seulement à l'actionnaire minoritaire qu'est UPC Cablecom un droit de veto sur l'ensemble des décisions d'importance de la société tout en ne donnant aucun moyen à la Ville de se retourner contre les aspects non-tenus dans celle-ci. Les magistrats qui ont négocié cette convention à l'époque (2006) sont donc les vrais responsables de la situation que l'ont vit aujourd'hui et devraient avoir des comptes à rendre dans cette affaire.

Je suis cependant persuadé qu'on aurait pu aller plus vite dans la gestion de ce dossier, vu qu'entre la décision de vente du Conseil Administratif de mai 2012 et le vote au Conseil Municipal, il se sera écoulé une année. Chose qu'on nous a justifiée par une nécessité de reprendre à zéro le dossier (suite au changement de magistrat en charge de celui-ci) et de consulter les syndicats.

Or, à quoi aura servi cette année ? A demander un avis de droit qui nous aura confirmé ce que nous savions déjà (soit que la convention est mauvaise mais difficilement dénonçable) et à commander un audit externe de la société qui nous aura confirmé que le prix pour Naxoo, à 57.5 millions, est bon.

Tout cela ne serait pas grave si cela n'avait pas coûté près de 80'000 francs à la Ville de Genève en frais de mandat externe, on pourrait même considérer cela comme un épiphénomène si on n'avait pas entretemps licencié une dizaine de personnes chez Naxoo suite à la reprise par UPC Cablecom de la clientèle de SEM (Société d’Économies Mixtes) de communes suburbaines (preuve que le maintien de Naxoo en mains publiques ne résoudra rien).

Tout cela ne serait même que détail si la nouvelle négociation entre UPC Cablecom et la Ville de Genève n'avait pas amené des clauses contractuelles aussi scandaleuses qu'iniques de prime abord, soit la validation de la migration du fichier des clients "triple-play" de Naxoo vers UPC Cablecom quelle que soit la décision du Conseil Municipal et de la population sur la vente, ainsi qu'une clause de dédit pour UPC Cablecom qui pourrait renoncer à sa promesse d'achat si la clientèle de Naxoo baissait de 4% entre la promesse de vente et la ratification finale par le Conseil Municipal ou le peuple via référendum. Et le paradoxe est que ce sont sans doute ces clauses qui ont permis d'obtenir un prix de vente acceptable ainsi que des garanties pour l'emploi qui ne seraient autrement pas présentes mais qui, surtout, auraient pu être encore meilleures si on avait vendu à l'époque.

Tout cela nous aurions pu (partiellement) l'éviter, tout d'abord en ne perdant pas autant de temps sur ce dossier, avec les conséquences qui en découlent, mais surtout en ne laissant pas le Conseil Administratif avancer seul sur ce dossier durant toute cette année. Et les représentants des partis politiques qui ont refusé, à trois reprises en commission des finances, ma proposition de remettre ce dossier à l'ordre du jour portent aussi une forme de responsabilité sur la situation que l'on vit aujourd'hui, faute d'avoir voulu s'intéresser réellement à ce dossier d'importance.

Il est ainsi facile de venir dire maintenant qu'on est opposé à la vente et que les conditions de celle-ci sont scandaleuses quand on a refusé en commission des finances de faire venir la magistrate en charge du dossier s'expliquer dessus plus tôt, il est facile de venir critiquer la mise devant le fait accompli quand on n'a pas voulu faire revenir ce dossier plus vite en commission des finances.

J'avais alors prévenu qu'il y aurait des conséquences malheureuses sur ce dossier que de le laisser traîner ainsi, on voit le résultat. Il ne nous reste plus maintenant qu'à sauver ce qui peut encore l'être.

Et à constater les dégâts.

20/06/2013

Naxoo : les raisons d'une vente devenue inéluctable !

Alors qu'on entend déjà des arguments mensongers et fallacieux sur le dossier Naxoo, et que cela ne va aller qu'en s’accentuant avec le débat parlementaire puis la campagne référendaire, il est nécessaire de rétablir quelques vérités et d'expliquer la position du PLR sur ce dossier.

A ceux qui affirment que cette vente est un bradage du service public ; il convient tout d'abord de rappeler que la mise de départ de la Ville qui fut à l'origine de la création de cette société, par l'intermédiaire de Guy-Olivier Segond dans les années 80, n'était que de 2.5 millions de francs. Et comme la vente se fera pour un montant de 57.5 millions, on peut déjà voir là un bénéfice net pour la collectivité publique. De plus, si la vente permet de réaliser une plus value financière, elle a aussi pour but de permettre à l'entreprise un développement qui lui permette de sauvegarder l'emploi, chose qui n'est de loin pas acquise en cas de maintien dans le giron municipal.

A cet égard, on peut aussi relever que l'exercice 2012 de Naxoo n'a été bénéficiaire qu'en raison de la baisse massive du niveau d'investissements de la société, lequel a diminué de moitié de 2011 à 2012. Le bénéfice de la société n'est donc que de façade sur le dernier exercice car uniquement dû à la baisse des investissements, le tout avec une concurrence acharnée sur le marché des télécommunications qui fait que Naxoo n'a plus la rente de situation qu'elle a longtemps possédée (même si une bonne partie de sa clientèle est captive en raison du paiement du télé-réseau trop souvent inclus dans les charges du loyer).

Ainsi, le seul moyen pour Naxoo de sauvegarder ses parts de marché et ses emplois est de continuer à améliorer son offre, ce qui ne peut se faire qu'à l'aide d'investissements massifs qui permettront de continuer à étendre l'offre de chaînes de TV, Naxoo n'a ainsi pu mettre en place le triple-play (fourniture simultanée de la télévision, du téléphone et d'internet) que parce qu'UPC Cablecom a accepté de fournir cette prestation (payante) à Naxoo, qui doit donc payer un montant forfaitaire non-négligeable pour que ses abonnés puissent y avoir accès. C'est donc déjà UPC Cablecom qui fournit, indirectement, l'accès internet aux abonnés Naxoo...

Si Naxoo voulait fournir elle-même le triple play (et dans le futur le quadruple play qui consiste en l'adjonction de la téléphonie mobile), ainsi qu'une offre de chaînes attractives, cela passerait par l'injection massive d'argent public à l'heure où l'on peine déjà à maintenir les prestations essentielles de l’État, et à moins d'estimer que la diffusion des anges de la téléréalité sur NRJ 12 ou des Simpson sur W9 est une mission de service public, on peut aussi se dire que l’État a d'autres priorités.

L'autre aspect qu'est le maintien des emplois n'est (malheureusement) pas davantage crédible pour justifier le maintien de Naxoo en mains publiques, le câblo-opérateur ayant déjà procédé à 10 licenciements entre septembre 2012 et mai 2013, alors même qu'il était à 51% en mains publiques, chose qu'on aurait pu éviter (ou limiter) si on avait vendu plus vite étant donné que le maintien du nombre d'emplois dépendra, avant tout, de la capacité de la société à conserver ses parts de marché à Genève, chose qui n'est de loin pas assurée si la vente ne se fait pas.

Il est aussi curieux de constater qu'une bonne partie de ceux qui affirment maintenant que les travaux de la commission des finances ont été bâclés font partie de ceux qui ont refusé ma proposition de remettre plus tôt ce sujet à l'ordre du jour, soit lors de séances ayant eu lieu au mois de novembre 2012, ainsi qu'en mars et avril 2013, on aurait pu ainsi éviter une expectative de près d'une année et les conséquences malheureuses qui vont avec.

Rappelons enfin que les Services Industriels Genevois (SIG) exploitent un réseau ultra-moderne de fibre optique qu'ils louent aux divers opérateurs de télévision par IP comme l'est, par exemple, Swisscom TV...entreprise en mains de la Confédération ! Preuve une fois de plus que non seulement le service public n'est pas menacé mais qu'il convient de mettre fin à une situation paradoxale qui voit la Ville de Genève faire (in)directement concurrence au Canton et à la Confédération !

Vous pouvez lire ici les rapports de commissions (majorité et minorité) sur le sujet.

22/11/2012

Qu'attend Naxoo pour améliorer son offre de base?

Alors que depuis plusieurs semaines, les offres en matière de TV numérique des deux principaux opérateurs de télécommunications suisses que sont UPC Cablecom et Swisscom TV se sont passablement étoffées, la société Naxoo (propriété à 51.1 % de la Ville de Genève) reste muette en ne donnant aucune information sur la réponse qu'elle entend donner à ce chamboulement de l'offre.

En l'état, toute personne ayant un abonnement DSL Swisscom pourra bénéficier de Swisscom TV gratuitement, idem pour tout abonné à l'offre de base d'UPC Cablecom qui a vu son nombre de chaînes augmenter drastiquement du jour au lendemain pour le même prix (voir les liens ci-après).

Ceci est inquiétant car si Naxoo n'adapte pas rapidement son offre, sa clientèle désertera en masse (lorsqu'elle le peut) pour lui préférer une offre de meilleure qualité, à un prix moindre, chez la concurrence. Pour preuve, les résultats suivants en comparant les offres d'entrée de gamme :

1) UPC Cablecom, 55 chaînes, connexion Internet de 2 Mbit/s, convertisseur gratuit pour les TV non-pourvues d'un récepteur numérique, pas de téléphonie.

Prix minimum : 26 francs par mois, source ici.

2) Swisscom TV, 60 chaînes, connexion internet de 5 Mbit/s (DSL Mini), boîtier compatible avec toutes les TV, téléphonie.

Prix minimum : 59 francs par mois, source ici.

3) Naxoo (022 TéléGenève SA), 38 chaînes, prix minimum : environ 26 francs par mois, source ici.

Si les offres de Swisscom TV et d'UPC Cablecom ne sont pas tout à fait comparables, en raison de la présence de la téléphonie dans l'offre de base de Swisscom TV, on peut cependant constater que dans tous les cas, Naxoo possède l'offre la moins intéressante, particulièrement par rapport à celle d'UPC Cablecom qui a davantage de contenu pour le même prix. Cela jusqu'à quand ? Car que l'on soit pour ou contre la vente de cette société, on ne peut que s'inquiéter de la potentielle perte de valeur de celle-ci en cas de baisse massive du nombre d'abonnés.

Ainsi, si Naxoo ne s'aligne pas rapidement sur les offres de la concurrence, deux scénarios sont possibles selon que l'on décide de vendre Naxoo ou non :

1) En cas de confirmation, une vente à un prix moindre qui fera rentrer moins d'argent dans les caisses de la Ville de Genève.

2) En cas d'infirmation, une société qui ne remplira plus sa mission de service public et finira par coûter davantage qu'elle ne rapporte faute de s'être adaptée aux réalités du marché.

Le Conseil Administratif de la Ville de Genève et le Conseil d'administration de Naxoo 022 TéléGenève SA doivent donc annoncer rapidement ce qu'ils comptent faire, car si l'offre de base de Naxoo ne se met pas très rapidement à niveau, il n'y aura plus d'autres choix que de vendre rapidement cette société avant que la quasi-totalité de sa clientèle n'ait choisie la concurrence, pour se retrouver au final avec une société ayant perdu toute sa valeur faute de s'être adaptée aux changements du marché.

05/07/2012

Pour que Genève accueille une ville-étape du Tour de France cycliste

Comme chaque année, le Tour de France cycliste s'est élancé sur les routes, et si nous pouvons suivre cet événement à la télévision et voir qu'il passera une nouvelle fois en Suisse cette année (8ème étape entre Belfort et Porrentruy qui aura lieu dimanche 8 juillet), force est de constater que Genève est encore une fois absente de la carte cycliste.

Le Tour de Suisse ne vient plus à Genève depuis des années, le Tour de Romandie environ tous les deux ans (2006, 2008, 2009, 2011), et le Tour de France me direz-vous ? Si en 2010 le Tour de France est passé à proximité de Genève, lors de sa 9ème étape entre Morzine-Avoriaz et Saint-Jean-de-Maurienne, il faut remonter à 1990 pour voir le Tour de France s'arrêter à Genève, alors ville d'arrivée de la 9ème étape qui était partie de Besançon (voir ici). Le Tour était ensuite reparti le lendemain, toujours depuis Genève, pour la Ville de Saint-Gervais-les-Bains puis le Mont-Blanc.

Cela fait donc maintenant 22 ans que le Tour de France ne s'est pas arrêté à Genève, faute de volonté politique de déposer un dossier de candidature, alors même que des villes comme Verbier en 2009 (15ème étape) ou Porrentruy, cette année, ont postulé avec succès pour accueillir une étape.

Quels seraient les coûts pour la collectivité publique ? Relativement faibles si l'on montait un dossier de candidature en partenariat avec le secteur privé ou des organismes comme Genève Tourisme. Le coût est ainsi de 50000€ pour accueillir un départ d'étape, 90000€ pour une arrivée et 130000€ pour être à la fois ville d'arrivée et de départ (les coûts sont en euro en raison de la nationalité de la société organisatrice qu'est Amaury Sport Organisation), si on y ajoute les coûts pour l'organisation en elle-même (fermeture de routes, pose de barrières, mise en place du dispositif de sécurité, etc), on arrive à un coût total oscillant entre 150'000 et 500'000 euros, soit entre 180'000 et 600'000 francs suisses au cours d'aujourd'hui.

Cette somme élevée, qui pourrait en grande partie être prise en charge par le secteur privé, doit être mise en relation avec le gain économique prévu qui est en moyenne six fois supérieur au prix que la ville paie pour recevoir le Tour. Tout d'abord, sur chaque étape, le public est évalué à 500'000 spectateurs dépensant en moyenne deux euros par jour qui alimentent directement l'économie locale. À cela s'ajoute les 4500 personnes de l'équipe du Tour qu'il faut nourrir et loger et qui sont donc orientés vers les hôtels de la région.

La Ville-étape bénéfice aussi des retombées médiatiques d'un événement qui est l'un des plus diffusés au monde, après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football, et qui permettrait à Genève et sa région de faire valoir leurs atouts touristiques et culturels.

Pour toutes ces raisons, j'ai déposé au Conseil Municipal un texte demandant d'étudier la possibilité que Genève dépose un dossier de candidature pour accueillir une étape du Tour de France cycliste. Cette motion qui porte le numéro 1027 est soutenue par l'ensemble des partis représentés au Conseil Municipal et se trouve ici.

Vous pouvez aussi trouver un article sur la victoire du coureur Suisse Hugo Koblet, entré en vainqueur dans le Stade de Frontenex, lors de la 22ème étape du Tour de France 1951 dont l'arrivée avait lieu à Genève. En attendant, peut-être, d'écrire un nouveau chapitre dans le futur ?

20/06/2012

Annonces publicitaires municipales dans la presse locale : de la transparence svp !

Lors de la législature 2007-2011, j'ai posé la question écrite 297 demandant des éclaircissements sur les choix effectués en matière de répartition des annonces publicitaires dans la presse locale. La réponse que j'ai obtenue le 28 mars 2012, trois ans et demi plus tard, et que vous trouverez ici, ne répond toujours pas à mes interrogations et m'a donc amené à reposer cette question.

Car si le Conseil administratif a régulièrement recours à la publication de «pavés publicitaires» dans divers journaux de la place, que ce soit pour informer la population de prises de position, de futurs chantiers ou de manifestations culturelles, sociales ou sportives, ou encore pour des appels d'offres ou des offres d'emploi. Force est de constater que la transparence des choix n'est toujours pas de mise et que nous n'avons aucune explication convaincante sur les choix attribuant - ou non - des annonces publicitaires à la presse locale et régionale.

Il existe donc toujours la désagréable impression que certains médias écrits sont favorisés par rapport à d'autres. Autrement dit, que certains organes de presse sont systématiquement «oubliés». Notamment suite à la parution d'articles ou d'informations ayant déplus à l'un ou l'autre magistrat actuel, voire à d'anciens magistrats ayant quitté leur fonction. Impression qui continue à être existante lorsqu'on voit la persistance de l'absence (quasi-)totale de publicité dans certains médias.

De plus, et c'est sans doute là le plus paradoxal, les critères donnés par le Conseil Administratif pour justifier la parution desdites annonces amènent davantage de questions que de réponses vu que certains journaux, qui remplissent davantage ces conditions que d'autres, sont au final moins pourvus en annonces publicitaires. Et quand on voit que la Ville de Genève a dépensé pour près d'un million de francs d'annonces publicitaires en 2010, on est en droit d'attendre une réelle transparence sur leurs modalités d'attribution.

Pour obtenir une véritable explication sur cela, j'ai donc reposé une question écrite afin d'obtenir les réponses suivantes :

1. Sur la base de la réponse du Conseil Administratif à la QE-297, pourquoi certains journaux qui remplissent les critères, définis par le Conseil Administratif, d'adéquation thématique et géographique, ainsi que de lectorat, continuent à être écartés ou moins bien traités?

2. Comment se passe la répartition des annonces de la Ville dans la presse externe à l'administration?

3. Quel montant précis représente la parution de telles annonces dans les canaux médiatiques écrits genevois pour l'exercice budgétaire 2011?

4. Quels journaux sont délibérément écartés par la Ville et pour quels motifs?

08/12/2011

Non à un budget 2012 déficitaire pour la Ville !

Suite au refus du Conseil Administratif de faire son travail en présentant un budget équilibré, malgré la demande d'une majorité de la commission des finances, le PLR confirme qu'il refusera de voter un budget déficitaire et tentera donc, en cas d'entrée en matière sur ce budget samedi matin, de ramener celui-ci à l'équilibre sans remettre en cause aucune prestation à la population.

Alors même qu'aucune majorité politique ne se dessine pour voter un budget déficitaire, le Conseil Administratif refuse de faire ce pour quoi il a été élu : gouverner et faire des choix. Prenant ainsi le risque de priver la Ville de Genève de budget en rendant celui-ci inacceptable pour une majorité des partis du plénum. Est-ce là l'attitude d'un exécutif responsable ? Non ! C'est là l'attitude d'un quarteron de magistrats frondeurs qui semble préférer l'anarchie à la responsabilité budgétaire.

Il est pourtant possible d'amener ce budget à l'équilibre sans couper aucune prestation à la population, sans remettre en cause aucune existence associative et en ne demandant donc aucun sacrifice insurmontable à qui que ce soit. Par exemple en renonçant la création de nouveaux postes inutiles ou en ramenant certaines lignes budgétaires à une réalité comptable qui les voit chaque année ne pas être totalement dépensées.

Cette réalité que le Conseil Administratif refuse de voir fait que non seulement celui-ci propose un budget déficitaire pour 2012, mais qu'en plus il prévoit d'ores et déjà un déficit pour les exercices 2013 et 2014. Faisant ainsi peser sur les générations futures son absence de courage et l'endettement qui en découlera. Peut-on ainsi réellement continuer de vivre à crédit sur l'avenir ? Apparemment oui pour une ministre des finances qui affirmait pendant la campagne électorale de 2007 que la dette était bénéfique car faisant tourner les banques.

A l'heure des choix et de la mauvaise conjoncture économique, on ne peut pas jouer au capitaine de pédalo dans la tempête en refusant de prendre ses responsabilités comme le fait l'exécutif de la Ville. La majorité de droite de la commission des finances a demandé un projet de budget équilibré, renforcé par les Verts qui ont également exigés un budget à l'équilibre lors d'une Assemblée Générale. Le Conseil Administratif, par son refus d'écouter le Conseil Municipal, portera donc l'entière responsabilité d'un éventuel refus du budget 2012.

Cette politique du pire, sans doute voulue par certain(e)s, n'est pas acceptable car elle consisterait à prendre en otage la population qui bénéficiera de ce budget. Le PLR refuse d'entrer dans ce jeu et se verra donc contraint de faire le travail du gouvernement en présentant à sa place des amendements pour ramener le budget à l'équilibre et pouvoir ensuite voter un budget qui ne serait plus déficitaire.

08/03/2011

GSHC : Le danger de la rénovation de Rémy Pagani

Déjà responsable du fiasco de la rénovation de l'été 2009 qui a mis le GSHC dans une situation financière difficile, le magistrat en charge des constructions Rémy Pagani ne semble pas avoir appris de ses erreurs passées. Non seulement il continue à ne pas écouter les demandes du club et à faire des promesses en l'air mais il met maintenant clairement en danger la survie du club.

Non content de s'opposer à toute construction d'une nouvelle patinoire, Rémy Pagani propose maintenant une rénovation de la patinoire des Vernets sans vision d'ensemble ou concertation avec le GSHC. Dossier qu'il continue de gérer de manière absolument catastrophique.

Pour preuve le fait qu'il sera impossible de terminer les travaux qu'il a prévu pour le début de la saison 2011-2012, pour preuve que que Rémy Pagani rejette continuellement la responsabilité de l'absence de construction d'une nouvelle patinoire sur son collègue Manuel Tornare qui n'est, jusqu'à nouvel ordre, pas en charge du département des constructions et de l'aménagement.

Une analyse de la situation (court, moyen et long terme) permet pourtant de dégager le constat que la rénovation de la patinoire des Vernets doit répondre à 3 critères :

  1. Ne pas mettre en danger la construction de la nouvelle patinoire

  2. Maximiser les recettes de billeterie du club

  3. Être terminée pour le début de la saison 2011/2012

Si le projet «skybox» de Rémy Pagani répond au second critère, force est de constater qu'il met clairement en danger le projet de construction d'une nouvelle patinoire et ne pourra jamais être prêt pour le début de la saison 2011-2012 (soit le 15 septembre). Pour preuve le détail de la proposition que vous trouverez ici.

En effet, la durée des travaux (10 mois) fait que ceux-ci termineront, au plus tôt en février 2012, avec pour corrolaire une patinoire en chantier durant la majeure partie de la saison 2011-2012 et qui verrait la tribune principale être en bonne partie inutilisable. Bref, on voudrait chasser le GSHC de Genève que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Le prix est également trop elevé et met en danger la nouvelle patinoire promise pour 2015, car comment justifier d'investir autant d'argent dans une infrastructure qu'on devrait quitter d'ici 4 ans ? La volonté cachée du projet «skybox» serait-elle de tuer (ou repousser aux calendes grecques) le projet de nouvelle patinoire ?

On peut le penser quand on entend le magistrat en charge des constructions, Rémy Pagani, répéter à longueur de temps que les genevois sont «attachés à l'actuelle patinoire». Et si on ajoute que le bureau d'architectes chargé de faire cette rénovation est le même que celui qui a rénové (très mal) la patinoire en septembre 2009, on est en droit de s'inquiéter.

Ainsi, Rémy Pagani n'a plus aucune crédibilité sur ce dossier, que ce soit par les promesses non-tenues, le refus de reconnaître ses erreurs ou encore son refus de s'engager pour une nouvelle patinoire. Le fait qu'il ait présenté son projet, en catastrophe, en novembre 2010 (avec demande de vote immédiat) montre d'ailleurs bien qu'il ne parvient pas à gérer correctement ce dossier.

24/02/2011

GSHC : Apprenons des erreurs du passé !

Depuis maintenant deux ans, les Libéraux-Radicaux se battent au Conseil Municipal pour permettre la survie et le maintien du Genève-Servette Hockey Club (GSHC) à Genève. Dans ce combat (qui me tient énormément à coeur), j'ai constamment proposé des solutions pour sortir le club de l'ornière et corriger les erreurs passées dans la gestion de ce dossier.

A l'heure actuelle, il n'est pourtant plus temps de chercher des responsabilités sur les errements passés mais bel et bien de se projeter vers l'avenir, car c'est autant dans l'arène politique que sportive que se jouera le futur du GSHC.

Un bref rappel s'impose cependant. Après une rénovation d'un montant d'environ 10 millions de francs durant l'été 2009, la patinoire des Vernets correspondait encore moins qu'avant aux besoins du GSHC, notamment avec la diminution drastique du nombre de loges et de sièges VIP qui ont entraîné un gros manque à gagner pour le GSHC.

Fort de ce constat, le PLR proposait (sans succès) en novembre 2009 de procéder à une nouvelle rénovation de la patinoire, cette fois en concertation étroite avec le GSHC, qui permettrait de retrouver les aménagements VIP supprimés lors de la rénovation de l'été 2009.

Quelques mois et une finale de playoff plus tard, plus personne n'osait nier le problème, le Conseil Municipal accepta enfin de voter les mesures ad hoc.

Las ! Aucune rénovation d'envergure ne fut entreprise malgré le vote positif (mais tardif) du Conseil Municipal. Et ce sont même des sponsors privés qui finirent par faire le travail de la Ville et de Rémy Pagani en finançant la tribune VIP provisoire.

Ainsi, pour la deuxième année consécutive, l'infrastructure mise à disposition ne correspond pas aux promesses de la Ville. Raison pour laquelle le GSHC est en déficit structurel chronique depuis la rénovation de l'été 2009.

Pour résoudre tout cela, il est nécessaire d'opter pour une rénovation raisonnable et réaliste durant l'été 2011, qui permettra également de voter d'ici juin le crédit d'étude de la nouvelle patinoire, le tout pour un montant inférieur à 10 millions de francs, sinon l'on continuera à aller dans le mur sans apprendre des erreurs passées. Car si une nouvelle rénovation de la patinoire des Vernets est nécessaire, la construction d'une nouvelle infrastrucure l'est encore plus !

Ces propositions seront prochainement traitées (et proposées par le PLR) au Conseil Municipal, nous verrons alors qui prendra ses responsabilités quant au maintien et à l'avenir du GSHC à Genève. Et en cas de nouveau blocage d'une gauche qui a brillé par son absence totale de proposition dans ce dossier, les droits populaires que sont l'initiative et la pétition resteront l'ultime recours.

En espérant vous retrouver dans six mois dans une patinoire rénovée, et dans 4 ans dans une infrastructure toute neuve !

10/02/2011

GSHC : De quels problèmes financiers parle-t-on ?

Depuis la saison 2009/2010, le Genève Servette Hockey Club (GSHC) a un déficit d'environ trois millions de francs par saison. Ce déficit, qui a été constaté par les départements des finances de la Ville et du Canton lors d'un audit général des comptes du GSHC en mai 2010, est en grande partie due aux mauvaises rénovations de l'été 2009 à la patinoire des Vernets qui ont mis en péril l'équilibre financier du club. La question est donc de savoir comment y remédier.

A mon sens, et c'est quelque chose que je défendrai toujours, les pouvoirs publics (Ville et Canton) ont la responsabilité de donner au Genève-Servette Hockey Club (comme à tout club sportif drainant un public) une infrastructure fonctionnelle, ce qui dans le cadre du GSHC passe par la construction d'une nouvelle patinoire avec une nouvelle rénovation aux Vernets d'ici-là.

Ainsi, si en aucun cas l'argent public ne doit servir à financer le déficit fonctionnel d'un club. On peut financer les structures de juniors pour permettre au plus grand nombre de pratiquer un sport.

Pourquoi ces précisions ? Car actuellement, le GSHC a un déficit structurel engendré par la mauvaise rénovation de l'été 2009 (la Ville, propriétaire, a fait des travaux qui ont fait perdre de l'argent au GSHC car il y avait moins de places VIP à vendre). Le déficit actuel du club n'est donc pas causé par une mauvaise gestion mais par des travaux ayant «abîmés» l'infrastructure.

Pour moi, il doit y avoir une barrière étanche dans ce dossier en disant que l'infrastructure (et tout ce qui va avec) relève des pouvoirs publics (ici la Ville) alors que le fonctionnement relève du GSHC.

Malheureusement, en stipulant que le club doit payer lui-même une rénovation (voir billet précédent), le Conseiller Administratif Rémy Pagani fait tomber cette barrière étanche et au final, l'argent utilisé pour la pose de la tribune provisoire sera de l'argent qui n'ira pas dans les caisses du club. C'est bien ce qui s'est passé au final vu que le consortium de sponsors, ayant financé cette tribune provisoire, aurait tout aussi bien pu donner cet argent au GSHC directement.

Ceci est injuste, et incorrect, quand on sait que Rémy Pagani a déclaré à plusieurs reprises dans la presse que le GSHC n'avait pas de souci à se faire, vu que la Ville financerait ce déficit structurel. Ces propos, une nouvelle fois, ne seront pas suivi d'effet car il n'existe aucune ligne budgétaire à cet effet dans le budget 2011. La Ville ne financera donc pas le déficit structurel du club malgré les promesses (qui ne valent rien) de M. Pagani.

La solution pour sortir de tout ce bourbier ? Une construction rapide de la nouvelle patinoire avec d'ici-là une légère rénovation de la patinoire des Vernets, le tout en concertation avec le GSHC.

Et peut être un changement de majorité en Ville de Genève...

31/01/2011

GSHC : Quelle rénovation pour la patinoire des Vernets ?

Bien que le Conseil Municipal ait voté 2 motions en avril 2010, l'une sur le subventionnement de GFH (Genève Future Hockey) et l'autre sur une rénovation durant l'été 2010 des Vernets, de nombreux blocages sont survenus entretemps et mette en danger l'avenir du GSHC.

En effet, tant sur le subventionnement de GFH que sur la problématique de l'infrastructure (rénovation des Vernets et construction de la nouvelle patinoire), on ne peut que constater que les promesses d'hier n'ont pas débouchées sur des actes concrets.

Alors que la rénovation des Vernets avait été votée à la quasi-unanimité du Conseil Municipal, celle-ci n'a pas été effectuée correctement, pour la seconde année consécutive, car le club n'a pas retrouvé en septembre 2010 le même nombre de sièges VIP qu'avant la seconde phase de rénovation de 2009. Alors même que les textes votés le demandait noir sur blanc.

Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que les sièges VIP supplémentaires (qui passaient par la pose d'une tribune provisoire) n'ont pas été installés en raison du refus du magistrat Rémy Pagani de voir la Ville financer ladite rénovation. En contradiction totale avec la motion votée qui demandait expressément à la Ville de le faire.

Au final, c'est un consortium de sponsors privés qui a du financer cette tribune provisoire, qui a pu être posée en décembre 2010, et dont le retard de construction occasionnera plusieurs centaines de milliers de francs de pertes en billetterie. Et ce malgré un nouveau vote du Conseil Municipal soutenant (et finançant) la tribune provisoire en novembre 2010.

On croit rêver et on a encore pourtant rien vu, et on peut penser que l'avenir du GSHC va se jouer dans les mois à venir en raison de la dangereuse proposition consistant à faire une nouvelle phase de rénovation pour 14 millions, laquelle consisterait à installer des loges «skybox» en haut de la tribune provisoire. Ce qui est une proposition irréalisable et onéreuse.

Irréalisable en raison de la durée des travaux qui font que ceux-ci se termineraient, au plus tôt en février 2012, avec pour corolaire une patinoire en chantier durant la majeure partie de la saison 2011-2012 et qui verrait la tribune principale être en bonne partie inutilisable comme on peut le constater ici, en page 7.

Onéreuse car mettant en danger la nouvelle patinoire promise pour 2015, comment justifier d'investir autant d'argent dans une infrastructure qu'on devrait quitter d'ici 4 ans ? La volonté cachée du projet «skybox» serait-elle de tuer (ou repousser aux calendes grecques) le projet de nouvelle patinoire ? On peut le penser quand on entend le magistrat en charge des constructions, Rémy Pagani, répéter à longueur de temps que les genevois sont «attachés à l'actuelle patinoire».

La solution réside donc dans une rénovation moindre (4 millions) mais qui aura le triple avantage de maximiser les recettes de billetterie, d'être terminée pour le 1er septembre 2011 et surtout de ne pas mettre en danger la construction de la nouvelle patinoire. Cette rénovation, nous la proposerons prochainement au Conseil Municipal de la Ville de Genève et nous verrons alors qui prendra ses responsabilités quand au maintien et à l'avenir du GSHC à Genève.

29/01/2011

Renforçons la Police Municipale !

Depuis 2010, les communes genevoises ont la possibilité légale de développer des compétences de police de proximité au moyen d'agents en uniforme, notamment en ce qui concerne les incivilités, les infractions en matière de salubrité, ainsi que pour de nombreux actes de délinquance qui peuvent se produire dans les rues de Genève. Ces nouvelles compétences ont permis aux Agents de Police Municipale (APM) de voir leur efficacité augmentée pour assurer la sécurité dans les quartiers de la Ville de Genève.

Si beaucoup a déjà été fait, ces forces de police municipale, au nombre d'environ 100 agents répartis sur 5 postes de quartier en Ville, sont aujourd'hui nettement insuffisantes. Malgré cela, la majorité du Conseil municipal a refusé en décembre dernier au magistrat en charge de ce dossier, Pierre Maudet, la somme nécessaire pour engager 25 nouveaux agents, préférant la consacrer à des «médiateurs culturels», chargés d'assurer la sécurité dans les bibliothèques et les musées.

Cette décision, couplée à la tentative anti-collégiale d'un magistrat de faire voter sur le siège un règlement dilatoire et illégal, montre une nouvelle fois le déni de réalité de la majorité rose-rouge-verte sur les questions de sécurité publique. Cette tentative maladroite, qui montre la méconnaissance du travail de la police municipale de ses auteurs, n'était d'ailleurs qu'un écran de fumée destiné à masquer la décision de couper les postes de policiers municipaux.

Pour mettre fin à l'incurie en matière de sécurité publique dont fait preuve l'Alternative et dont la population devra une fois de plus supporter les conséquences, les Libéraux-Radicaux ont lancé une initiative populaire destinée à renforcer les effectifs de la Police Municipale. Celle-ci permettra de garantir une présence uniformée dissuasive et permettra à la police municipale d'atteindre un effectif substantiel lui permettant de continuer à diminuer concrètement l'insécurité ambiante.

Ce combat pour l'augmentation des effectifs et des compétences de la Police Municipale (anciennement Sécurité Municipale) n'est pas nouveau pour nous qui avons été les premiers à demander, en 2006, l'augmentation des compétences de ce qu'étaient encore les Agents de Sécurité Municipaux (ASM) malgré une opposition de la gauche, tant au Conseil Municipal qu'au Grand Conseil. On comprend ainsi mieux les récentes attaques contre la police municipale de la part d'une majorité qui s'est systématiquement opposée à l'augmentation de compétences des APM.

Par cette initiative, nous souhaitons donner à la population la possibilité de montrer son soutien envers une police municipale renforcée qu'ils ont toujours appelée de leurs vœux. La Ville a un rôle à jouer dans l'amélioration de la sécurité sur son territoire, elle doit simplement se donner les moyens de l'assumer ! Les Libéraux-Radicaux entendent les lui donner !

Vous trouverez ici le texte de l'initiative municipale demandant l'augmentation des effectifs des Agents de la Police Municipale.

07/05/2010

GSHC : Construisons une nouvelle patinoire en Ville !

Quand bien même on semble s'acheminer, après maintes péripéties et refus de l'Alternative,  vers une nouvelle rénovation de la patinoire des Vernets, afin que celle-ci ne devienne pas le cercueil du Genève-Servette Hockey Club (GSHC) mais puisse au moins lui permettre de continuer à survivre, tout le monde sait que cela ne serait qu'un emplâtre sur une jambe de bois tant cette infrastructure ne correspondra jamais aux besoins du GSHC.

Ainsi, si la rénovation des Vernets est nécessaire pour permettre au club de continuer à exister, il est vital de réfléchir à la construction d'une nouvelle patinoire qui accueillerait le club d'ici 6 à 8 ans. Certes, on a déjà parlé du projet de l'Arena ou des Cherpines mais on ne qu'être navré de constater que la Ville de Genève n'a aucun projet d'avenir pour donner à son club une infrastructure digne de lui.

En conséquence de quoi, et pour suppléer à l'absence totale de proposition tant de l'Alternative majoritaire que du Conseil Administratif, vous trouverez ci-dessous deux propositions de construction d'une nouvelle patinoire par la Ville de Genève en partenariat avec le secteur privé. Laquelle peut être raisonnablement budgétisée à 30 millions de francs pour une infrastructure moderne de 10 à 12'000 places.

Comme introduction, je vous invite à jeter un coup d'œil ici où vous trouverez le Plan Financier d'Investissement 2010-2021 de la Ville de Genève, celui-ci regroupe l'ensemble des projets d'investissement de la commune, celui-ci est hiérarchisé en fonction du niveau d'avancement des projets qui vont en gros du « réalisé ou en voie de réalisation » à « non-encore planifié ».

On pourrait donc, sans l'ombre d'un problème, remplacer des projets prévus mais non-encore planifiés par la construction d'une nouvelle patinoire via une simple réaffectation de l'enveloppe budgétaire prévue.

A la lecture de ce PFI, on constate que deux projets en page 95 pourraient parfaitement (en termes de lieu, de surface et d'enveloppe budgétaire) être remplacés par le projet de construction d'une nouvelle patinoire.

Proposition 1 : Construire une nouvelle patinoire sur le parking des Vernets

Cette idée a un grand avantage : grouper au même endroit les principales surfaces de glace appartenant à la Ville de Genève et conserver le GSHC aux Vernets. C'est l'idée qui a été retenue à Zoug lors de la construction de la nouvelle patinoire à proximité de l'actuel Herti.

C'est cette proposition qui a notre préférence.

Comment ? En Construisant sur le parking de l'actuelle patinoire des Vernets en lieu et place du projet de construction d'une salle multisports (PFI 050.012.54) budgétée à 18'400'000 francs.

Un Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être envisagé avec la construction d'un parking souterrain dans le cadre du projet, les promoteurs dudit parking participant au financement de la patinoire en échange d'un droit de superficie.

Proposition 2 : Construire à proximité de la future gare CEVA des Eaux-Vives

Le principal avantage est que l'emplacement sera parfaitement desservi par les transports publics et grouperait au même endroit la nouvelle comédie et la nouvelle patinoire.

Comment ? En remplaçant par une nouvelle patinoire le projet de construction d'un complexe sportif et d'une crèche (PFI 050.065.04) budgétisée à 65'300'000 francs et dont le crédit d'études de 5 millions vient d'être refusé par la commission des travaux du Conseil Municipal.

De plus, sachant que moins de la moitié de cette somme serait utilisée pour construire cette nouvelle patinoire, on pourrait sans problème construire ailleurs un complexe sportif moindre et une crèche avec le restant du crédit.

Ici aussi, un Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être envisagé avec la construction d'un parking souterrain dans le cadre du projet, les promoteurs dudit parking participant au financement de la patinoire en échange d'un droit de superficie. Dans les deux propositions, on reste d'ailleurs ouverts à toute possibilité de PPP comme par exemple le naming qui voit la Bern Arena s'appeler la Postfinance Arena.

Au passage, on fera le triste constat suivant : comment comprendre un Conseil Administratif qui prévoit pour plus de 80'000'000 de construction de complexes sportifs mais s'évertue à ne vouloir ni de la construction d'une nouvelle patinoire, ni d'une mise aux normes rapides de la patinoire des Vernets ? Je n'ai personnellement pas la réponse mais une chose est sûre, il est temps de mettre fin au surnombre de la gauche au sein du Conseil Administratif comme du Conseil Municipal.

Si le Conseil Administratif entrait en matière sur l'un de ces deux projets qui ont l'immense avantage d'être sur un territoire appartenant à la Ville et d'avoir un financement, le crédit d'étude pourrait être déposé et voté au second semestre 2010 pour une réalisation d'ici 2015.

26/04/2010

GSHC : Des actes MM. Tornare et Pagani !

Messieurs les magistrats,

Quiconque a fréquenté la patinoire des Vernets ces dernières années a pu se rendre compte en octobre 2009, après la fin de la rénovation, que des points de celle-ci avait été faite à l'envers du bon sens. Et donc qu'en aucun cas ces travaux ne pouvaient être qualifiés de « finis ». Ce dont vous devriez, au passage, savoir mieux que personne en tant que magistrats en charge du dossier.

Un exemple ? La diminution drastique du nombre de loges et de sièges VIP qui a entraîne un gros manque à gagner pour le GSHC, privant ainsi le club de substantielles recettes qui l'ont par exemple empêché d'engager un joueur étranger supplémentaire. Ce qui non seulement met en péril le club de notre cœur mais montre aussi une étrange gestion des travaux de votre part : comment justifier les 10 millions d'argent public qu'a coûté cette rénovation si celle-ci abouti à l'étrange résultat que la patinoire correspond encore moins qu'avant aux besoins du club résident ?

Il fallait donc agir dès le second semestre 2009 pour corriger les erreurs commises lors de la rénovation de l'été, c'est ce que les Radicaux ont tenté de faire, aux côtés de l'Entente et de l'UDC, lors de la séance du Conseil Municipal de novembre 2009, en demandant notamment de « présenter durant le 1er semestre 2010 un projet de 3ème phase des travaux » pour que les travaux aient lieu cet été, en vue de la saison 2010/2011.

Les mesures ont été refusées par votre majorité municipale qu'est l'Alternative, et alors même qu'un soutien aux mesures susnommées il y a 6 mois permettrait aujourd'hui de dire que tout est prêt pour sortir le GSHC de l'ornière, vous semblez affirmer dans la presse qu'il n'est pas possible de procéder à la rénovation cet été faute de temps.

Comment osez-vous dire cela alors que nous avions tiré la sonnette d'alarme il y a 6 mois ? Si vous avez refusé, ainsi que votre majorité, d'admettre qu'il y avait un problème à l'époque, sachez qu'en aucun cas vous ne pourrez vous défausser de votre responsabilité politique dans ce dossier ! Nous y veillerons !

Pour sauver ce qui peut encore l'être, et ainsi préparer au mieux la saison 2010/2011 à venir, il est nécessaire que vous proposiez au Conseil Municipal un nouveau crédit de rénovation de la patinoire des Vernets avant le 30 juin.

Ce n'est qu'à ce prix que vous sauverez ce qui vous reste de crédibilité politique sur ce dossier, tout en montrant, pour une fois, que vous admettez que des erreurs ont été commises ainsi que l'urgence de la situation.

22/04/2010

GSHC : L’Alternative n’échappera pas au juge unique !

Ce matin (22 avril 2010) à radiocité, vous trouverez le lien ici, un conseiller municipal écologiste a affirmé, apparemment au nom de l'Alternative, avoir voté les propositions de rénovation de la patinoire des Vernets visant à corriger les erreurs découlant du chantier de l'été dernier. Il a également remis en cause la paternité radicale des divers textes déposés en disant que l'Alternative avait contribué à leur élaboration.

Est-ce vrai ? Absolument pas et c'est même un mensonge éhonté ! Pour vous le prouver, vous trouverez plus bas des liens vers le mémorial du Conseil Municipal qui est à la politique ce que la vidéo est au hockey : il permet en tout temps de vérifier ce qui s'est passé lors d'une action litigieuse.

Ainsi, lors du dépôt des textes M-885 et M-886 en novembre 2009, l'Alternative s'est opposé en bloc à voter les mesures urgentes qui auraient permis, si elles avaient été votées, d'être certain de pouvoir faire cet été les nouveaux travaux de la rénovation de la patinoire des Vernets.

Vous en trouverez la preuve ici, aux pages 22 à 29 du mémorial du Conseil Municipal du 10 novembre 2009. L'Entente et l'UDC ont soutenu les projets, l'Alternative les a refusé. Pourquoi la gauche refuse-t-elle d'assumer ses actes et sa responsabilité ?

Encore mieux avec le débat budgétaire de décembre 2009 ou nous avons proposé de subventionner Genève Futur Hockey, quel fut le résultat ? Un refus en bloc de l'Alternative (à 2 reprises) sans aucune justification...votre serviteur se trouvant bien seul pour défendre un soutien au GSHC devant une majorité de gauche qui ne daigne même pas justifier son refus comme vous pourrez le constater ici (pages 68-69) et ici (pages 5-6).

La seule chose qu'a voté l'Alternative, comme d'ailleurs l'ensemble du Conseil Municipal, c'est la R-118 qui demandait l'abaissement de la surface de glace à moyen terme afin d'augmenter le nombre de spectateurs...mais ce vote date d'avant les travaux de rénovation de la patinoire et des problèmes qui s'en sont suivis pour le GSHC. Je me permets d'ailleurs d'ajouter, sur cette résolution, que c'est moi qui ai été auditionné par la commission des travaux, en tant qu'auteur de la proposition, comme vous pourrez le voir ici.

Sur cette question de la paternité des propositions, il faut savoir que c'est toujours l'auteur du texte qui le signe en premier, et vous pourrez constater que sur l'ensemble des propositions déposées sur le sujet, c'est votre serviteur et le groupe radical qui est en à l'origine avec l'Entente (je mets au défi l'Alternative de nous montrer ce qu'ils ont déposé ou fait car il n'y a rien !) :

R-118 Pour une aire de jeu sécurisée à la patinoire des Vernets
M-885 Pour une patinoire répondant aux besoins du GSHC
M-886 Une 3ème phase dans les travaux à la patinoire des Vernets
M-899 Pour un soutien accru au mouvement Genève Futur Hockey

Je le répète donc et maintiens mes propos précédents : Le juge unique qu'est la population saura s'en souvenir en 2011, avec comme punition majeure pour l'Alternative la perte de sa majorité absolue en Ville de Genève.

21/04/2010

GSHC : Rénovons cet été la patinoire des Vernets !

Fruit de la mésentente entre le magistrat en charge des sports et celui en charge de l'aménagement, et de la non-prise en compte des demandes du club, la rénovation de la patinoire de l'été 2009 a abouti à l'étrange résultat que celle-ci correspondait encore moins aux besoins du GSHC qu'avant. Notamment avec la diminution drastique du nombre de loges et des sièges VIP qui entraîne un gros manque à gagner pour le GSHC.

Ainsi, au mois de novembre 2009, les Radicaux et l'Entente avaient déjà tiré la sonnette d'alarme, via les motions M-885 et M-886, en demandant que la Ville de Genève prévoie un nouveau crédit de rénovation de la patinoire des Vernets. Las ! L'Alternative et les magistrats susnommés ont refusé d'entrer en matière en disant que « tout allait bien » et qu'il fallait « les laisser travailler ». On voit aujourd'hui le résultat !

Dans le même ordre d'idées, comment comprendre la récente proposition de Rémy Pagani de subventionner l'Association Genève Futur Hockey à hauteur de 500'000 francs alors que la même proposition, qui ne demandait en plus que 50'000 francs, a été balayée par l'Alternative en décembre 2009 sans aucune justification. Est-ce parce qu'elle émanait des Radicaux ?

Venant comme la grêle après les vendanges, la proposition de Rémy Pagani de ne rénover la patinoire des Vernets qu'en 2011 est inacceptable et les Radicaux exigent que les travaux de rénovation aient lieu cet été ! En attendant d'ouvrir un second dossier : la construction d'une nouvelle patinoire. Tant le GSHC ne peut continuer à devoir assumer les errements et les erreurs de la majorité de gauche de la Ville de Genève, laquelle pourra bientôt mettre à son bilan la destruction de la structure professionnelle du GSHC qui draine pourtant plus de 6000 spectateurs par match. Mais comment faire pour rattraper une telle cacade ?

Tout simplement en procédant dès maintenant à l'appel d'offres puis procéder aux soumissions et analyses d'usage pour pouvoir proposer un crédit de réalisation de la rénovation lors de la seconde séance de juin du Conseil Municipal, la surveillance des communes stipulant qu'il est possible de procéder à un appel d'offres préalable à des travaux si cela ne constitue pas un engagement.

Si  l'Alternative brille par son incompétence dans ce dossier autant que ses magistrats en charge, les Radicaux, forts des actes et constats ci-dessus, continueront à se battre comme ils le font depuis plus d'une année, pour permettre au GSHC d'avoir une patinoire répondant à ses besoins et appellent le Conseil Administratif à prendre ses responsabilités dans ce dossier. Ils l'interrogeront d'ailleurs lors de l'interpellation située au point 7 du prochain Conseil Municipal (27-28 avril 2010).

Vous trouverez ici et ici mes deux précédentes notes sur le sujet.

16/04/2010

GSHC : Double pénalité de législature pour l’Alternative

Alors que le manque à gagner du GSHC pour l'exercice courant, du notamment au retrait des loges, est de plusieurs millions, avec pour conséquence première le non-engagement d'un joueur étranger supplémentaire, on oublie qu'une autre répercussion des ces « pertes financières » touche le développement du mouvement junior et de la formation des jeunes hockeyeurs.

En effet, non contente de mettre des bâtons dans les roues du GSHC via la « cacade » de la rénovation de la patinoire, l'Alternative se refuse à verser le moindre franc de subvention au GSHC ou à son mouvement qu'est l'Association Genève Futur Hockey, alors même que d'autres sports (football, basket) reçoivent des financements municipaux dépassant parfois les 100'000 francs (voir le budget 2010 ici et les subventions sportives en pages 127-128).

Ces diverses subventions sont surtout à destination des mouvements juniors et ont toutes leurs raisons d'êtres, cependant on ne peut que s'étonner de l'absence totale de subvention pour le hockey. Cela répond peut être à des raisons historiques (?) mais force est de constater que cela ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui.

Fort de ce constat, les Radicaux et l'Entente ont tentés d'obtenir 50'000 francs de subvention pour le mouvement à destination des juniors du GSHC lors de la séance budgétaire de décembre 2009 avec pour résultat un refus en bloc de l'Alternative (à 2 reprises) sans aucune justification...votre serviteur se trouvant bien seul pour défendre un soutien au GSHC devant une majorité de gauche qui ne daigne même pas justifier son refus comme vous pourrez le constater ici (pages 68-69) et ici (pages 5-6)

L'Alternative et ses magistrats peut-elle cependant expliquer pourquoi elle se refuse à verser la moindre subvention à Genève Futur Hockey ? Dans la mesure où elle a été incapable de l'expliquer lors du débat budgétaire, elle ne le sera sans doute pas davantage aujourd'hui...

Vous trouverez ici ma note précédente sur le même sujet et ici la motion que j'ai déposée après le débat budgétaire pour soutenir le mouvement Genève Futur Hockey

14/04/2010

Des zones piétonnes ainsi que des parkings souterrains

Alors que le Conseil Municipal a récemment accepté l'initiative des Verts demandant la création de 200 zones piétonnes. On semble oublier que depuis 1990, c'est environ 3000 places de parkings en surface qui ont disparues sur le territoire de la Ville de Genève.

Comment comprendre de tels chiffres ? Tout simplement en rappelant le dogmatisme anti bagnoles dont fait preuve l'Alternative et leurs magistrats en charge de l'aménagement en Ville de Genève depuis une quinzaine d'années.

Il n'est pourtant plus tolérable d'avoir une vision dogmatique en matière d'aménagement, l'opposition frontale des Verts à toute construction de parkings destinés aux habitants (comme à la place Pré l'Evêque au printemps 2008) fait que quantité de rues sont devenus des aspirateurs à voitures, diminuant d'autant la qualité de vie alors qu'une voiture garée en sous-sol n'empiète pas sur l'espace de vie des habitants au contraire d'une auto garée au bord d'une rue. Pourtant, les Verts se sont toujours opposés à des solutions permettant de garer en sous-sol. De par leur initiative, ils ont ainsi tenté, une nouvelle fois, d'opposer piétons et automobilistes.

Peut-on se contenter de fermer des rues au parcage et à la circulation sans proposer de solution de rechange ? Reléguant ainsi le problème auprès des autres communes en créant de toutes pièces une circulation vouée à la recherche d'endroits où se parquer ? Assurément non.

C'est pour cela que les Radicaux avaient proposé l'année dernière une paix des transports, en répondant aux besoins de l'ensemble des citoyennes et citoyens de la Ville : des rues piétonnes au centre de quartiers libérés des voitures mais compensé par la construction de places en sous-sol pour celles-ci.

Avec une hiérarchie routière (réseau primaire, secondaire et de quartier) qui prévoit que le réseau de desserte de quartier soit essentiellement utilisé par ses habitant-e-s, il est réellement nécessaire que les aménagements urbains de quartiers répondent aux besoins des riverains en prenant ainsi en compte le problème que rencontrent de nombreux habitants qui ne trouvent pas de places de parc à proximité de chez eux.

Davantage qu'une option, c'est donc une nécessité qu'ont les habitants de la Ville à pouvoir garer leur véhicule (voiture, scooter, etc) à proximité de chez eux. C'est pour ce faire que les Radicaux continueront à se battre pour des aménagements répondant aux besoins des habitants et refuseront tout dogmatisme idéologique qui fait obstacle depuis deux décennies à toute vision ambitieuse et rationnelle de la mobilité au centre-ville.

08/04/2010

GSHC : Pénalité de législature pour l’Alternative !

Si la Ville de Genève peut se targuer d'avoir sur son territoire une des meilleures équipes de hockey de Suisse avec le Genève-Servette Hockey Club (GSHC), on ne peut que regretter l'absence totale de soutien de la collectivité publique envers son club phare. Pire, on ne peut que constater, semaine après semaine, que la municipalité semble prendre un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues au GSHC.

En effet, comment comprendre qu'après les travaux de la 2ème phase de l'été 2009, la Patinoire des Vernets ne corresponde toujours pas aux besoins du GSHC ainsi qu'aux normes fixées par la ligue nationale ; pour preuve le nombre d'exceptions temporaires actuellement permises par la ligue.

Pire, suite à ces travaux, la patinoire correspondait encore moins aux besoins du GSHC qu'avant, notamment avec la diminution drastique du nombre de loges ainsi que de sièges VIP qui entraîne un gros manque à gagner pour le GSHC, privant ainsi le club de substantielles recettes qui l'ont par exemple empêché d'engager un joueur étranger supplémentaire.

Au passage, on remarquera que la Ville a fait installer la régie technique de la patinoire au milieu des loges VIP, alors même que sa mise en place à un autre emplacement aurait permis d'installer une loge de plus. C'est en fait simple à comprendre, les travaux ont été faits sans aucune concertation avec le principal utilisateur de la patinoire qu'est le GSHC, la Ville de Genève ne comprenant (supportant) manifestement pas de voir la richesse pour la vie genevoise d'avoir un club sportif de haut niveau, peut être parce que les amateurs de hockey ne votent pas à gauche ?

Dans sa volonté destructrice d'opposition dogmatique à tout ce qui serait du « sport-business », la majorité alternative qui gouverne la Ville de Genève pourra bientôt mettre à son bilan la destruction de la structure professionnelle du GSHC qui draine pourtant plus de 6000 spectateurs par match.

L'Alternative brille par son silence et son incompétence dans ce dossier autant que ses magistrats en charge. Les Radicaux, forts des constats ci-dessus, continueront à se battre comme ils le font depuis plus d'une année, pour permettre au GSHC d'avoir une patinoire répondant à ses besoins et éviter de revivre au niveau du hockey ce qui s'est passé pour le football.

Nul doute que le juge unique qu'est la population saura s'en souvenir en 2011, avec comme punition majeure pour l'Alternative la perte de sa majorité absolue en Ville de Genève. Espérons simplement que d'ici-là, nous pourrons encore vibrer aux exploits d'un GSHC actuellement soutenu par la Ville de Genève comme la corde soutient le pendu !

Vous trouverez ici les divers textes que j'ai déposés au Conseil Municipal sur le sujet :

R-118 Pour une aire de jeu sécurisée à la patinoire des Vernets
M-885 Pour une patinoire répondant aux besoins du GSHC
M-886 Une 3ème phase dans les travaux à la patinoire des Vernets
M-899 Pour un soutien accru au mouvement Genève Futur Hockey

13/03/2008

Voyages officiels des magistrats municipaux dans des pays non-démocratiques

Pour la seule année 2007, deux magistrats de la Ville de Genève peuvent se targuer d’être allés en voyage officiel (pour l’un dans le cadre d’un colloque international) en République Socialiste du Viet-nam, l’un d’entre eux y est resté 3 semaines en avril 2007 et le second quelques jours au mois de septembre.

Est-ce le rôle de magistrats municipaux de voyager dans le monde entier ? Qui plus est dans des pays peu ou pas démocratiques ? Entre septembre et octobre 2007, le même magistrat a réussi le tour de force de voyager à la suite au Vietnam puis en Chine…Etait-ce obligatoire ?

Ces récents voyages au Vietnam de deux magistrats municipaux alors même que ce pays est condamné d’année en année pour des violations répétées des droits de l’homme et de la femme ainsi que de la liberté de la presse reviennent à donner une certaine légitimité à ces régimes, qui plus est quand la Ville de Genève signe un traité d’amitiés avec la capitale Vietnamienne…

Ceci est inacceptable, la Ville de Genève ne doit soutenir en aucune façon des dictatures qui oppriment toute ou partie de leur population, même de façon tacite (c'est-à-dire par des visites officielles), le voyage d’un seul magistrat représente l’ensemble de la Ville de Genève et ne saurait donc être pris à la légère. Une dictature, qu’elle soit de droite ou de gauche, reste une dictature…n’en déplaise à certains !

Le Conseil Administratif doit se souvenir qu’il est élu pour s’occuper des Genevoises et des Genevois, et pas pour voyager aux frais de la princesse dès que l’occasion se présente ! C’est à la Confédération, et subsidiairement au canton, de représenter les intérêts de Genève et de la Suisse à l’étranger et donc d’effectuer de tels voyages.

11/02/2008

Rade de Genève : la proie pour l’ombre !

Alors que l’Alternative avait soutenu comme un seul homme le projet du désormais ex-magistrat Christian Ferrazzino visant à uniformiser l’aménagement de la rade via l’installation de pavillons en bronze, son successeur et camarade de parti Rémy Pagani s’apprête à répudier l’héritage politique du précédent en faisant annuler la décision du Conseil Municipal qui ouvrait le crédit desdits pavillons.

Cette décision, qui rendra sans objet le référendum lancé en cas d’acceptation, fait que le peuple n’aura jamais à se prononcer sur celui-ci. Si on peut regretter que cette décision prive le peuple d’une décision claire pour ou contre ce projet, on remarque que le magistrat Rémy Pagani souhaite avant tout éviter un vote populaire sur un projet qui n’est pas le sien ou le risque de défaite était élevé.

Quel est le « projet » de remplacement de Rémy Pagani ? Le déplacement au bord de l’eau des actuels stands et terrasses de glaciers…Si l’idée est bonne et fait quasiment l’unanimité, il faut par contre relever l’absence totale de vision d’ensemble pour la rade qu’a l’actuel magistrat. Veut-il tout de même une certaine uniformisation ? Donner simplement des conditions cadres de construction des pavillons glaciers ? Nul ne le sait ce qui revient à dire que la proposition du magistrat se résume à un début d’ébauche de pré projet qu’a une réelle vision d’ensemble dont la rade à tant besoin.

Ainsi, les seules choses que l’on sait sont que les pavillons en bronze ne seront pas installés, que les actuels stands seront déplacés côté lac (jusqu’ici tout va bien) mais on ne sait absolument pas quel sera la suite et donc si ce sera acceptable…on passe d’un mauvais projet à une absence de projet pour au final lâcher la proie pour l’ombre !

Ou va la rade ? Personne ne le sait et le  magistrat en charge du dossier non plus…vous avez dit bizarre ? Si on ne peut qu’accorder le bénéfice du doute en l’état, espérons que cela ne sera pas pour le retirer en catastrophe le moment venu !