• Conseil administratif : une représentation pour la droite et le centre-droit

    conseil administratif,election,plrPar la présente, je souhaite remercier de tout cœur les 10'932 électeurs qui m'ont soutenu et permis de terminer en 5ème position au 1er tour de l'élection du Conseil administratif de la Ville de Genève. Soit dans la dernière position éligible après les 4 candidats de la coalition rose-verte qui seront élus dans un fauteuil si nous ne faisons rien pour tenter de rééquilibrer le pouvoir. Et de permettre aux 45% d'électeurs n'ayant pas voté pour les partis de gauche d'être dignement représentés à l'exécutif municipal.

    Alors qu’en 2012, le PLR Ville de Genève renonçait à présenter un candidat à la succession de Pierre Maudet au Conseil administratif et permettait l’élection de l’actuel conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone (voir ici), nous ne pouvons que regretter l’attitude du PDC qui devrait respecter ses engagements passés, et ainsi aider son partenaire historique à reconquérir un siège, plutôt que de nous mettre des bâtons dans les roues. Je souhaite donc rappeler certains faits et souligner quelques incohérences.

    Tout d’abord, il convient de rappeler qu’en 2015, les partis PLR-PDC-UDC-MCG signaient une plate-forme commune pour la législature (voir ici et ). Nous avons ainsi travaillé ensemble durant 5 ans sans que personne ne trouve rien à redire sur ce rapprochement qui nous a permis de former une majorité au Conseil municipal. Laquelle a permis notamment la baisse du prix des places en crèche, l’augmentation des postes d’Agents de la Police Municipale ou encore le financement à l'année de l'accueil des sans-abri sur ma proposition. Et au magistrat PDC Guillaume Barazzone de disposer d’une majorité pour réaliser ses objectifs politiques. Avec des séances régulières entre nos différentes formations pour en discuter sans que je n'entende jamais le PDC refuser d'y participer vu qu'il était partie prenante de celles-ci. A cet égard, je ne peux que m’étonner que certains parlent de « valeurs » incompatibles quand je vois qu’ils s’allient sans vergogne aux socialistes et aux Verts à Onex et Meyrin pour faire barrage aux candidats PLR. On ne peut ainsi pas jouer l’Entente en Ville de Genève et la détruire ailleurs selon ce qui nous arrange. Ni prétendre ne pas vouloir travailler avec l'UDC et le MCG quand on a formé une majorité avec eux durant toute une législature. Et encore moins faire, comme aujourd'hui, des appels du pied à la gauche (voir ici) tant la culture de l'entre-soi et des petits arrangements doit laisser la place à celle de l’intérêt général qui est d'avoir une vraie diversité des opinions au sein du Conseil administratif. Du moins si l'on souhaite que les errements du passé ne se reproduisent pas à nouveau. Car si je suis un adepte de la politique du compromis, je ne serais jamais celui de la compromission (voir ).

    Pour sa part, le PLR Ville de Genève ne s’est pas allié avec l’UDC et le MCG n'en déplaise à ceux qui tentent de faire oublier leur comportement passé en colportant des contre-vérités. Il a simplement voulu poursuivre le travail commun entamé avec eux et le PDC depuis maintenant 5 ans, ni plus, ni moins. A cet égard, vous pourrez constater sur votre bulletin de vote que je ne suis le candidat que du PLR et de personne d’autre (voir ici). Je refuse cependant de renier ma parole et de stigmatiser des partis avec qui nous avons collaboré en bonne entente durant l’entier de la législature, tant il est possible de travailler ensemble quand on y met un peu de bonne volonté. Chose qui me semble primordiale dans les temps difficiles que nous vivons actuellement. Nous devons ainsi nous rassembler plutôt que nous diviser. Et avoir des actes en conformité avec nos engagements et notre comportement passé. Notamment le soutien donné par le PDC à l'UDC Yves Nidegger en 2011, pour l'élection de la Cour des Comptes, en échange du soutien de l'UDC au candidat PDC Luc Barthassat pour le Conseil des Etats (voir ici et ). Preuve encore une fois que des accords sont possibles entre nos différents partis malgré des "valeurs" soi-disant incompatibles.

    A ce jour, les partis n’appartenant pas à la gauche municipale représentent près de 45% des suffrages de la population. Pourtant, ils s’apprêtent à laisser le bloc rose-vert, qui en a obtenu 40%, truster 80% des sièges de l’exécutif municipal par le mécanisme du scrutin majoritaire. Tout cela parce que certains refusent de se remettre en question et préfèrent tenter de conserver leurs acquis plutôt que de penser à l’intérêt général d'avoir un gouvernement représentatif de la population. Ce n'est pourtant pas comme cela qu'on doit faire de la politique en général et dans la crise que nous vivons en particulier. Surtout lorsqu'on prétend rassembler.

    La logique et le respect du travail passé auraient ainsi voulu que les formations n’appartenant pas à la gauche municipale soutiennent mutuellement leurs différents candidats à l’exécutif. Ceci dans la même logique qui nous a vu travailler ensemble durant toute la législature. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour que les valeurs de la droite et du centre-droit soient représentées au Conseil administratif qui ne doit pas être monocolore à gauche. Et d'amener un peu de bon sens là où on en manque cruellement aujourd'hui.

    Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire ici mon analyse sur la pandémie du Covid-19 et ici mon interview sur la manière dont nous surmonterons cette crise.

  • Conseil administratif : amener de la neurodiversité

    conseil administratif,electionDepuis que je fais de la politique, je suis fasciné de constater que les chantres de l'inclusion, de la diversité et de l’altérité, sont souvent les premiers à pointer du doigt ceux qui sont différents. Depuis toujours, je me fais traiter d'autiste ou d'asocial par des gens qui ne comprennent simplement pas que je suis différent d'eux, des gens qui me prêtent des lacunes vis-à-vis de la norme. Cette même norme qu’ils combattent sous couvert de progressisme dans d’autres domaines. Durant cette campagne, j’ai vu de nombreux commentaires désobligeants sur les réseaux. Leurs auteurs se reconnaîtront. C’est ainsi.

    Je revendique pourtant haut et fort mes particularités qui me font juger les choses sans à priori. Je ne suis pas un mondain, je fuis le champagne et les petits fours et me méfie de l’entre-soi du monde politique. Je n'aime pas voyager et ne m'intéresse à l'argent que dans la mesure il me permet de vivre. Pourtant, depuis 15 ans, je mets mes compétences d’analyse, ma mémoire et ma sensibilité, au service du bien commun. Je ne me suis jamais laissé décourager par la lenteur de la politique, ni par ses absurdités. J’ai siégé dans de nombreuses commissions et présidé de nombreuses assemblées, avec mon style. Dans le débat, j’ai toujours privilégié le fond, en me méfiant des idéologues. Et je me remets constamment en question tant j'estime qu'il est dangereux de s'engoncer dans des certitudes.

    J’ai la peau dure, l’actualité récente vous l’a prouvé. Je ne supporte pas les injustices quoi que cela me coûte. Et cela fait de moi quelqu'un qui n'entre pas dans la norme du politicien lambda. A cet égard, je fais miennes les paroles du candidat à la mairie de Paris, lauréat de la médaille Fields en 2010, Cédric Villani que l'on questionnait sur son possible autisme (voir ici) :"Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire diagnostiquer et qu'est-ce que ça changerait? Toujours, dans tous mes combats, j'y suis allé avec mon cœur, avec ma sincérité, sans chercher à me gommer, tel que je suis. Nous sommes tous différents, nous avons tous nos particularités, parfois plus visibles que d'autres". Je ne crois ainsi pas seulement à la diversité des opinions, je crois aussi à celle des esprits.

    Que ceux qui me jugent dans mon dos, ou sur les réseaux, aient une fois pour toutes le courage de me parler en face. Je serai heureux de leur démontrer ce que ma différence peut amener à l’intelligence collective d’un exécutif. Par exemple sur la crise du Coronavirus (voir ici). L’addition de plusieurs types de fonctionnements neurologiques est indispensable dans notre société. C’est une forme de biodiversité. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour amener une sensibilité différente au Conseil administratif de la Ville de Genève dès le 1er juin 2020.

  • Conseil administratif : des mesures pour gérer la crise du Coronavirus

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Nous ne devons cependant pas perdre de vue les conséquences immédiates et dramatiques induites par la paralysie de notre économie et la précarité qui débute pour nombre de nos concitoyens. Nous devons ainsi  lutter de toutes nos forces pour ce faire et les pouvoirs publics prendre conscience qu'ils ont plus que jamais un rôle à jouer.

    Si les mesures de soutien à l’économie et à la population prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (taxes professionnelles, taxe sur le domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise. Les petits commerçants et entrepreneurs ont autre chose à faire actuellement que de remplir des formulaires administratifs et d’autres soucis que de s’acquitter des taxes municipales. Il faut également repourvoir les organismes de cautionnement pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Les finances publiques accumulent des réserves lorsque l’économie est clémente. Elles mettent des noisettes de côté. Toute la droite (PLR, PDC, MCG, UDC) s’est battue pendant 5 ans pour que la Ville de Genève ne déroge pas à ce principe, avec le renfort des Verts Libéraux quand certains étaient muets sur l’affaire des notes de frais.  Lorsque l’économie se détériore, les finances publiques doivent être en mesure d’atténuer le choc. Et donc d’utiliser les réserves constituées pour ce faire (elles redistribuent les noisettes).

    Ce principe voté par le peuple suisse s’appelle le frein à l’endettement, il a été souhaité à tous les échelons des institutions publiques. Avec l’atomisation totale (confinement) de notre ville, l’économie se détériore à une vitesse jamais vue. L’équilibre socio-économique d’une municipalité comme Genève est un château de cartes, et toutes ces cartes, sans exceptions, doivent être protégées de la chute, sinon, la reconstruction sera longue et pénible. Nous sommes conscients que la société dans laquelle nous vivions hier ne sera plus jamais la même et il faudra accepter les nécessaires remises en question qui s’imposeront après cette crise. 

    Par ailleurs, alors que le personnel médical est en première ligne pour combattre cette pandémie, qu’attendons-nous pour lui faciliter la tâche en lui permettant de loger à proximité des Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG) pour ceux qui le souhaitent? La Ville est propriétaire d’hôtels, qu’on les mettent à disposition des héros de la santé devant parcourir de longs trajets parfois, après de dures journées passées au chevet des malades. Permettons aussi aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité en leur réservant une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi leur anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque.

    Enfin, qu’attend-on pour mettre un système de livraison à domicile pour les personnes confinées? Comment peut-on laisser de côté les entrepreneurs et les indépendants qui font vivre au quotidien notre économie? C’est aujourd’hui et maintenant que nous attendons de nos autorités de se montrer à la hauteur des enjeux et de communiquer sur ce qui est entrepris. Je préconise ainsi les mesures suivantes pour combattre directement et indirectement les effets du Covid-19 :

    1. Suspendre temporairement les taxes municipales (professionnelle, domaine public, etc)

    2. Cautionner des prêts à taux zéro pour les PME et les indépendants

    3. Mettre à disposition des chambres d’Hôtel pour le personnel soignant à proximité des HUG

    4. Réserver une plage horaire dans les commerces pour les personnes vulnérables

    5. Organiser la livraison à domicile des courses pour les personnes confinées

    6. Mobiliser la Protection Civile pour venir en aide à la population

    7. Communiquer sur les mesures prises et renseigner les ménages et les entreprises sur les modalités des aides diverses.

    En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons. J’espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire (voir ici).

  • Conseil administratif : mon constat et mes propositions face à la crise

    A l'occasion du second tour des élections aux exécutifs communaux, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 23 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Et de souligner qu'en cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité pour agir de façon concrète sur la gestion de la crise que nous vivons actuellement.

    Arrivé en cinquième position au premier tour, le candidat du PLR au Conseil administratif de la Ville talonne les deux socialistes et les deux Verts. Il est ainsi la meilleure chance du centre-droit d'être représenté au Conseil administratif.

    Comment jugez-vous votre résultat au premier tour des élections en Ville?

    Il est sans fausse modestie excellent. Avec 10'932 voix, je fais un score largement supérieur à ceux obtenus par les candidats du PLR dans la Commune de Genève lors des derniers scrutins majoritaires. Je me réjouis ainsi d’avoir pu rassembler au-delà du seul électorat de mon parti et me félicite que mon parti ait maintenu ses positions au Conseil municipal malgré les 10 sièges supplémentaires obtenus par les Verts. Une chose est claire, le PLR Ville de Genève doit être représenté au Conseil administratif, vu qu’il est de loin le plus grand parti après le bloc rose-vert.

    Pourquoi les partis n’appartenant pas à la gauche ne se rassemblent-ils pas?

    C’est effectivement incompréhensible. Nous avions une occasion unique de conquérir un second siège au Conseil administratif de la Ville de Genève. Pour cela, il suffisait simplement de poursuivre le programme commun PLR-PDC-UDC-MCG que nos différents partis ont signé en 2015 et de nous soutenir mutuellement. Je ne peux ainsi que regretter que certains préfèrent la conservation de leurs acquis à l’envie de rééquilibrer le pouvoir. Avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement, nous devrions travailler tous ensemble, plutôt que nous diviser.

    Justement. Comment réagissez-vous à la situation? Avez-vous des propositions?

    Il ne faut pas se le cacher, la situation est grave. Car si le Covid-19 semble être bénin dans la majorité des cas, c’est bien pour protéger les personnes à risque (seniors, malades chroniques, etc.) que les mesures de confinement ont été prises. A cet égard, afin de permettre aux plus vulnérables de faire leurs achats alimentaires en toute sécurité, je jugerais adéquat de leur réserver chaque jour une plage horaire pour faire leurs courses. On diminuerait ainsi l’anxiété et on tuerait dans l’œuf l’une des dernières sources possibles de propagation en protégeant les personnes à risque des porteurs asymptomatiques. Car c’est justement ce mélange des populations et des générations qui permet au virus de circuler et a abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

    Quel rôle pourra jouer la Ville de Genève?

    D’ici peu, la Protection civile, les pompiers du Service d’incendie et de secours (SIS), ainsi que les agents de la Police municipale, vont avoir un rôle grandissant pour venir en soutien aux différents services d’urgence cantonaux. Et la coordination des ressources entre les échelons fédéral, cantonal et municipal sera capitale. En cas d’élection au Conseil administratif, je revendiquerai le Département de l’environnement urbain et de la sécurité, qui chapeaute ces services, pour agir de façon concrète sur la gestion de cette crise. Je mettrais alors toute mon énergie pour protéger et aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous traversons.

    Que peut-on faire pour faciliter le confinement demandé?

    Nous pourrions mettre en place un système de livraison des courses à domicile, afin de diminuer encore les sorties. En particulier pour les personnes à risque, qui sont parfois isolées. Dans tous les cas, nous ne devons laisser personne sur le bord de la route et devons mettre tous les moyens nécessaires à ce que les choses reviennent dans l’ordre le plus vite possible.

    Que proposez-vous pour soutenir les entreprises touchées?

    Si les mesures de soutien à l’économie prises par le Conseil fédéral et le Conseil d’État vont dans le bon sens, je pense qu’on doit faire davantage. Et que ces mesures doivent également être accompagnées d’un geste des Communes. Je préconise ainsi que la Ville de Genève suspende toutes les taxes municipales (professionnelles, domaine public, etc.) jusqu’à la fin de la crise et fasse office d’organisme de caution pour payer les loyers et les salaires si besoin. Nous allons aussi devoir accepter des déficits budgétaires dans le futur, pour financer les nécessaires mesures de relance et de soutien qui ne manqueront pas d’arriver.

    Vous êtes le seul candidat à avoir un programme en faveur des animaux. Un lien avec cette crise?

    Oui. Car cette question est plus d’actualité que jamais. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 résulte de l’exploitation et de la maltraitance d’animaux par la Chine, qui entasse des animaux sauvages de diverses espèces dans des cages et des marchés insalubres. Nous devons réfléchir profondément à notre rapport au règne animal si nous ne voulons pas revivre à moyen terme une nouvelle crise de cette ampleur. Les précédentes épidémies (MERS, SRAS, etc.) nous le démontrent: que ce soit l’élevage intensif, la déforestation ou la consommation d’animaux sauvages, nous devons repenser notre relation avec le règne animal. La Ville de Genève a un rôle à jouer en la matière, en tant que siège des Organisations internationales et temple des principes et des lois internationales; notre Cité pourrait ainsi devenir le berceau d’une Convention du bien-être animal.

    Quelle serait votre priorité en cas d’élection au Conseil administratif?

    Plus que jamais, la priorité des pouvoirs publics n’est pas de féminiser des noms de rues ou nos panneaux de signalisation. Le symbolique doit faire place au concret. Nous devons prendre des mesures pour améliorer la qualité de vie et trouver des solutions à la crise actuelle. Je ne veux pas devenir conseiller administratif pour faire de l’idéologie, mais bien pour améliorer notre quotidien par une action concrète et réfléchie. Et souligner que nous ne devons pas gouverner selon un clivage gauche/droite, tant notre seul objectif doit être de bien faire fonctionner notre Cité.

    On entend rarement cela. Vous êtes atypique pour un homme politique.

    Je pense l’être tout court. En effet, je n’aime pas voyager, je ne m’intéresse à l’argent que dans la mesure où il me permet de vivre et me remets constamment en question. A cet égard, je pense que la crise que nous vivons doit nous amener à réfléchir profondément sur nos fondamentaux, que ce soit notre modèle économique ou encore le fonctionnement de notre société en général.

    Pour conclure, une bonne raison de voter pour vous?

    Je veux représenter l’électorat de droite et de centre-droit, qui représente 45% de celui de la Ville de Genève. Et je pense être le mieux placé pour cela, au vu de mon expérience et de ma sensibilité qui permettent d’apprécier les choses différemment, avec mesure.

  • Coronavirus : soigner tout le vivant

    https://img.huffingtonpost.com/asset/5e26fd552200002e003eb1ba.jpeg?cache=HLBmQ1azGU&ops=1200_630

    Alors que nous vivons des jours difficiles, inconnus sous nos contrées, nos gouvernements prennent des décisions radicales et nécessaires pour contrer la pandémie du Covid-19 en se concentrant sur l’urgence sanitaire. L’objectif immédiat étant de ralentir sa propagation et sortir le plus vite possible de cette crise. Lorsque ce sera le cas, il sera alors temps de s’interroger sur les causes structurelles de cette situation. Et de comprendre comment nous avons pu en arriver là.

    Fervent défenseur de la cause animale (voir ici), mes recherches et mes lectures m’amènent à constater que les différentes épidémies auxquelles nous avons fait face durant les 20 dernières années ont souvent, voire toujours, un rapport avec notre relation aux animaux. Jugez plutôt :

    H5N1 (1997) : Élevage de poulets en Asie (voir ici)

    SRAS (2002) : Chauve-souris (?) en Chine (voir ici)

    H1N1 (2009) : Élevage de porcs au Mexique (voir ici)

    MERS (2012) : Chameau dans la péninsule Arabique (voir ici)

    H7N9 (2013) : Marché de volailles à Shanghai (voir ici)

    Covid-19 (2019) : Marché d'animaux sauvages (?) à Wuhan (voir ici)

    Ces précédentes épidémies étaient pourtant un avertissement clair. On ne rappellera ainsi jamais assez que le Covid-19 semble résulter de l’exploitation et de la maltraitance de diverses espèces d’animaux sauvages entassés dans des cages et des marchés insalubres (voir ici et ). Nous devons ainsi réfléchir profondément à notre rapport avec le règne animal, voire notre relation aux autres animaux si l'on considère que l'homme en est un, si nous ne voulons pas revivre une nouvelle crise de cette ampleur (voir ici). Chose à laquelle nous devons nous engager.

    https://focus.nouvelobs.com/2020/02/24/0/0/1999/998/1377/667/75/0/b35e01d_MQD0HmmYouXQY9COR4dR3z0k.jpg

    Le biologiste Rob Wallace, auteur du livre « Big Farm Make Big Flu » déclarait récemment dans un entretien (voir ici) : « Le véritable danger de chaque nouvelle flambée virale est l'échec - ou mieux - le refus opportun de comprendre que chaque nouveau coronavirus n'est pas un incident isolé. Quiconque cherche à comprendre pourquoi les virus deviennent plus dangereux doit enquêter sur le modèle industriel de l'agriculture et, plus spécifiquement, de l'élevage. À l'heure actuelle, peu de gouvernements et peu de scientifiques sont prêts à le faire. Bien au contraire. Lorsque les nouvelles épidémies surgissent, les gouvernements, les médias et même la plupart des établissements médicaux sont tellement concentrés sur chaque urgence distincte qu'ils écartent les causes structurelles qui poussent plusieurs pathogènes marginalisés dans une célébrité mondiale soudaine, l'un après l'autre. »

    Le Covid-19 n’échappe pas à la règle et semble avoir pour origine un marché animalier en Chine (wet market) dont l’hygiène et le bien-être animal sont le dernier des soucis. Alors même que depuis plusieurs années, des scientifiques suivent les incidences sur la santé publique de cette exploitation des animaux et tirent la sonnette d’alarme, tout comme le Dr. Wallace, au sujet de l’élevage intensif (voir ).

    En effet, les virus grippaux en circulation chez l’animal représentent des menaces pour la santé de l’homme. L’être humain peut être malade en étant infecté par des virus d’origine animale, comme les sous-types H5N1 et H9N2 de la grippe aviaire et les sous-types H1N1 et H3N2 de la grippe porcine. Le principal facteur de risque d’infection humaine semble être l’exposition directe ou indirecte à des animaux vivants ou morts infectés ou à des milieux contaminés. Chose qui est expliquée de manière détaillée (voir ici) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    D’aucuns prétendent qu’au lendemain de cette pandémie, nous devrons modifier nos comportements notamment en matière de libre-échange, de production et de consommation. Ils ont raison. Nous devrons ainsi remettre du bon sens et de la mesure là où l’absence de règlementation est devenue la règle. Et nous rendre enfin compte que l’argent est un outil et non un idéal.

    Force est de constater que si nous ne modifions pas profondément nos rapports et notre comportement envers les animaux, nous devrons à nouveau faire face à de telles pandémies dans le futur. Avec des conséquences potentielles chaque fois plus grave pour notre planète et notre société. Raison pour laquelle nous devons nous intéresser aux droits des animaux avec la même acuité que les droits humains. Par exemple dans l’aide au développement comme je l’ai proposé il y a plusieurs mois (voir ici et ).

    En tant que siège de nombreuses conventions et organisations internationales, berceau des droits de l’homme et Ville internationale, Genève a le pouvoir et le devoir de mener cette réflexion. Et de rappeler que nous sommes la capitale mondiale du multilatéralisme, au carrefour entre l’OMS et le WWF. Car si nous ne prenons pas à bras le corps le problème dès que l’actuelle crise sanitaire sera terminée, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’une nouvelle recommence (voir ).

    La Ville de Genève présente chaque année un festival international du film sur les droits humains, pourquoi ne pas ainsi créer un festival du film sur les droits des animaux et leur exploitation? Ainsi que lancer l’idée d’une convention internationale sur le sujet dans le but de mettre fin aux excès de certains pays dans le traitement qu’ils infligent aux animaux (voir ici et ), ainsi que mettre en place des programmes de sensibilisation au respect des animaux dès le plus jeune âge (voir ici)? Élu au Conseil administratif, je m’engagerai ainsi de toutes mes forces pour aider notre collectivité à surmonter la terrible épreuve que nous vivons et permettre une telle réflexion. J'espère ainsi pouvoir compter sur votre soutien pour ce faire.

  • Quiz sur Blake et Mortimer : à vous de jouer!

    https://medias.comixtrip.fr/wp-content/uploads/2016/06/JacobsLaMarquejaune-1200x675.jpg

    Pour faire suite à mes quiz sur Tintin et Astérix, je profite encore une fois de ce blog afin de partager ma passion pour la Bande Dessinée mais en vous proposant cette fois-ci un quiz sur Blake et Mortimer.

    Vous trouverez ainsi les questions ci-dessous qui devraient amener même les meilleurs connaisseurs à devoir relire leurs albums pour pouvoir y répondre en totalité. A noter que les questions se portent uniquement sur les aventures scénarisées par Edgar P. Jacobs (soit 12 albums).

    Vous pouvez poster vos réponses dans la partie commentaires et je publierai la solution complète dès qu’une personne aura répondu juste à toutes les questions ci-dessous. Je vous souhaite ainsi de vous amuser à y répondre autant que j'ai pris à les faire.

    Les règles sont les suivantes. Il y a une question par album scénarisé par Edgar P. Jacobs (les albums des repreneurs sont donc exclus), soit un total de 12 questions. Il n’est pas possible d’avoir deux réponses pour une même aventure. Pour être valide, la réponse doit également comporter le nom de l’album ainsi que la page.

    1. Qui est le colonel Taksa?
    2. Combien coûte un joli drapeau?
    3. A quelle heure a lieu le rassemblement dans le hall?
    4. Qui fait étape à l'aérogare de Melsbroek?
    5. Qu'est-ce qui est jeté sur le guéridon?
    6. Qui a comme devise "Dieu et mon droit"?
    7. Qui est Zarco Nèves?
    8. Qu'est-ce qui est immatriculé 747?
    9. Qui a laissé une trace profonde dans l'histoire scientifique?
    10. Qui est un "vaillant grenadier"?
    11. Qu'est-ce qui trop précieux pour servir au "vulgum pecus"?
    12. Qui est toujours sensible et charitable?

    Question subsidiaire eu égard à l'actualité. Dans quel album nos héros doivent-ils affronter un savant voulant utiliser une bactérie connue sous le nom de "bactérie Z" comme arme bactériologique? Et quel est le remède?

    https://img.over-blog-kiwi.com/2/28/49/18/20171125/ob_99a0c8_nastasiawardynska.jpg

    Le plus simple étant de procéder par élimination, je vous conseille de noter au fur et à mesure les albums (voir ci-dessous) dans lesquels vous trouvez les réponses.

    Le Secret de l'Espadon (1-3)
    (La Poursuite fantastique / L'Évasion de Mortimer / SX1 contre attaque)                                                          Le Mystère de la Grande Pyramide (4-5)
    (Le Papyrus de Manethon / La Chambre d'Horus)
    La Marque jaune (6)
    L'Énigme de l'Atlantide (7)
    S.O.S. Météores (Mortimer à Paris) (8)
    Le Piège diabolique (9)
    L'Affaire du collier (10)
    Les 3 Formules du professeur Satō (11-12)
    (Mortimer à Tokyō / Mortimer contre Mortimer)

    Vous pouvez aussi trouver ici mon quiz sur Tintin à l'occasion des ses 90 ans et ici la proposition que j'ai déposée au Conseil municipal afin de réaliser un Musée de la Bande Dessinée à Genève (voir ici). Le neuvième art mérite bien cela vu son succès chez les lecteurs de 7 à 77 ans.

  • Conseil administratif : mon autobiographie de campagne

    conseil administratif,election,plrJe suis né en 1984 en Ville de Genève et vis actuellement dans le quartier de Champel. J'ai grandi dans le quartier de Plainpalais puis celui des Eaux-Vives au sein d'une famille devenue monoparentale lorsque j'avais une dizaine d'années. J'ai suivi ma scolarité à l'école de Contamines et au Cycle de la Florence avant d'obtenir ma maturité gymnasiale au Collège de Candolle (Option Spécifique Economie et Droit ; Option Complémentaire Géographie).

    Politologue de formation, je suis diplômé des Universités de Genève (Bachelor en sciences politiques) et Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie électorale, au fonctionnement des administrations mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières qui ont fait l'objet de mes mémoires de recherche.

    Passionné de politique depuis toujours, je consacre la majeure partie de mon temps libre à celle-ci depuis maintenant une quinzaine d’années. D’abord comme militant puis comme parlementaire suite à mon élection au Conseil municipal de la Ville de Genève en 2005. En sus de mes diverses fonctions présentes et passées au sein de mon parti (président du PLR Ville de Genève, chef du groupe parlementaire municipal, etc), j’ai également participé à de nombreuses campagnes politiques en tout genre et suis un rédacteur régulier du Nouveau Genevois (journal du PLR Genève).

    Dans le cadre de mon mandat de Conseiller municipal, je me suis ainsi engagé sur de nombreux dossiers dans des domaines divers et variés. Par exemple la  rénovation des Vernets et la  construction  de la nouvelle patinoire,  l’augmentation  des compétences des Agents de la Police Municipale ou encore le  renforcement  des pouvoirs du contrôle financier afin de mieux encadrer la gestion des deniers publics. J'ai aussi proposé la création d'un Musée de la Bande Dessinée et la baisse des salaires du Conseil administratif.

    Dans cette même logique, j'ai contribué à faire annuler la votation municipale de septembre 2017, suite à la tentative du maire de l'époque de tromper la population via la brochure de vote officielle. J'ai également dénoncé les notes de frais excessives du Conseil administratif et de certains hauts fonctionnaires mis en exergue par la Cour des comptes. Sur un autre registre, j'ai aussi proposé et obtenu le financement à l'année de l'accueil des sans-abris et réclamé le financement d'une rente-pont pour les fonctionnaires mis en retraite forcée à 62 ans.

    Sur le plan professionnel, je travaille actuellement comme adjoint scientifique au sein de la Direction Stratégique de la Police Genevoise. Ceci après avoir travaillé à l'état-major de l'ancien département de la Sécurité et de l’Économie (DSE). Auparavant, j'ai effectué plusieurs stages et recherches académiques pendant et après mes études.  

    Mes loisirs sont également mes passions. Tout d'abord la lecture qui occupe une place très importante dans ma vie. Je possède ainsi plusieurs milliers de livres et de bandes dessinées (Tintin, Blake et Mortimer, Buck Danny, Alix, Johan et Pirlouit, Gil Jourdan, Corto Maltese, etc). Je lis aussi de manière assidue des essais politiques et sociologiques ainsi que des biographies ou monographies historiques. Mes ouvrages de référence vont du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas au Prince de Machiavel, ainsi qu'aux Catilinaires de Cicéron en passant par le Savant et le Politique de Max Weber. Cet intérêt poussé pour l'histoire et la littérature m'amène également, à mes moments perdus, à écrire des textes uchroniques qui reposent sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

    Grand fan des trilogies de Star Wars, du Seigneur des Anneaux et de Batman (The Dark Knight) que je peux réciter quasiment par cœur, je joue également à Stacraft II et à Warhammer : Total War lorsque j'en ai le temps. Je suis aussi un fan assidu du Genève-Servette Hockey Club (GSHC)  et vous aurez donc de bonnes chances de me croiser dans les travées de la patinoire des Vernets lorsque nous jouons à domicile. 

    En dehors de la politique, je suis également membre de plusieurs associations (Club des Patineurs de Genève, Refuge de Darwyn). Conscient des enjeux écologiques, je ne prends que très rarement l'avion, ne possède pas de voiture et me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Ma famille a plusieurs chats et chiens, la plupart adoptés de refuges. Ceci fait que j'ai été sensibilisé très tôt aux questions relatives aux droits des animaux et à la protection animale. 

    Peu enclin à la communication à outrance, je préfère la discrétion du travail de fond à l'omniprésence médiatique. Je possède aussi la particularité d'avoir une mémoire quasi photographique qui me permet d'être, je l'espère, à la fois perfectionniste et efficace dans ma vie politique et personnelle. 

    Candidat du PLR Ville de Genève au Conseil administratif, j’aurais à cœur de porter les valeurs de notre parti au sein de l’exécutif municipal et d’amener les réformes nécessaires afin que la Ville de Genève puisse affronter en toute sérénité les enjeux de demain. Je vous invite ainsi à prendre connaissance de mes projets et propositions sur mon site internet et, surtout, de ne pas hésiter à prendre contact avec moi si vous avez la moindre question.

  • Conseil administratif : ramener la sécurité dans nos rues

    A l'occasion des élections municipales du 15 mars, le Syndicat des polices municipales genevoises m'a interrogé sur ma vision en matière de sécurité. Vous en trouverez les réponses ci-dessous. Ma vision en la matière pouvant se résumer en deux mots : coordination et complémentarité entre les différents corps de Police. Sachant que ces questions étaient mon principal domaine de recherche à l'Université, je m'engage à améliorer la sécurité dans nos rues via la mise en place d'une police coordonnée entre la Ville et l’État.

    1. Etes-vous pour une police municipale dont la formation aboutit à l’obtention du brevet fédéral de policier?

    Oui. Sous réserve d’une analyse d’un ratio coût/opportunité. La question étant de savoir si on doit reprendre à zéro toute la formation ou si les modules de la formation d’APM sont acquis. Car il serait problématique, même par roulement, de devoir envoyer tout l’effectif faire une formation complète à Savatan. Mais nous devons dans tous les cas trouver une solution au problème de la reconnaissance intercantonale de la formation d’APM. La certification d’ASP pouvant être une piste.

    2. Suite aux recommandations du rapport de la Cour des comptes, êtes-vous pour une police municipale : intégrée, ou unique (incorporation à la police de proximité cantonale) ou une police municipale sous l’autorité d’une entité infra-cantonale?

    Je suis en faveur d’une police coordonnée entre la Ville et le canton. Les APM pourraient par exemple reprendre les missions de proximité de la Police cantonale qui se concentrerait alors sur les missions de Police-secours. Laquelle coordination pourrait être facilitée par des officiers de liaison de la Police cantonale qui rejoindraient l’état-major de la Police municipale et vice-versa. Je crois à la collaboration entre les corps de Police mais ne suis pas en faveur d’une tutelle absolue du canton.

    3. Quelle est votre vision de la coopération entre la police municipale de la Ville de Genève et les polices municipales des communes limitrophes?

    Je crois à l’interopérabilité des différents corps de Police, qu’ils soient municipaux ou cantonaux. Il ne serait pas inutile d’améliorer celle-ci via des accords inter-communaux, en particulier lorsque les nuisances de la commune voisine ont un impact sur la nôtre.

    4. Êtes-vous pour équiper les polices municipales de feux avertisseurs (feux bleus) afin de pouvoir intervenir plus rapidement sur des objectifs précis. Ex. : collègues en difficulté.

    Oui. Cela devrait déjà être le cas. Je crains cependant que cette question ne puisse être séparée du celle du Brevet Fédéral de Policier (BFP) bien qu’elle soit d’importance.

    5. Les conditions de travail des agents de police municipale sont différentes du reste du personnel de la Ville de Genève. Pourtant, seuls les employés du Service Incendie et Secours (SIS) bénéficient d'un statut particulier. Êtes-vous, donc, pour attribuer aux agents de la police municipale un règlement, ou annexe, avec un statut différent que celui du reste des employés de la Ville?

    Oui. Les corps uniformés ont un métier différent de celui du fonctionnaire lambda et doivent donc avoir des conditions de travail ad hoc. Certaines adaptations sont ainsi nécessaires sachant qu’il existe déjà un règlement pour la Police municipale (LC 21 411).

  • Conseil administratif : soutenir l'économie locale par des actes

    A l'invitation de la NODE (Nouvelle Organisation Des Entrepreneurs), j'ai expliqué ma vision en matière de soutien à l'économie en général et aux commerces locaux en particulier.

    Bien que la Ville de Genève ait peu de compétences en la matière, elle peut faire beaucoup en matière de soutien à l’économie. L’accessibilité au commerce, la sécurité dans nos rues et la gestion de l’espace public en font partie. La Ville de Genève doit faciliter la vie des entreprises plutôt que de la compliquer. Ceci à l’aune de la pensée de Montesquieu qui disait que le commerce adoucit les mœurs.

    En termes de mobilité, je suis favorable à favoriser autant que possible l’accès aux commerces. Notamment par la mise à disposition de places de parkings en suffisance comme dans le cadre du projet Clé-de-Rive que j’ai soutenu au Conseil municipal.

    A mon sens, l’attractivité d’une Ville passe aussi par le fait de se sentir en sécurité. Raison pour laquelle je propose la mise en place d’une police coordonnée entre la Ville et l’Etat, respectivement d’augmenter les compétences des Agents de la Police Municipale (APM) afin de mieux lutter contre l’insécurité. Et de renforcer ensuite la présence policière dans les rues de Genève.

    Sur le plan fiscal, je suis en faveur de la suppression de la taxe professionnelle inhibitrice d’emplois ou tout au moins de son dégrèvement. Je propose aussi d’améliorer les conditions-cadres pour l’accueil d’entreprises via, par exemple, la mise en place d’un guichet unique qui permettrait de simplifier les démarches administratives.

    Je juge également nécessaire et urgent de revoir le Plan d’utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j’ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci.  Soit d’introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu’aujourd’hui, un changement d’affectation ne peut avoir lieu qu’une seule et unique fois.  Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s’adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution.   L’animation et l’attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées.

    Par ailleurs, nous devons améliorer et renforcer les passerelles avec l'économie sociale et solidaire (ESS). Par exemple en encourageant la mise en place d'une économie circulaire favorisant la diminution de l’utilisation des ressources, l'optimisation de leur durée de vie, avant d’envisager le recyclage de leurs composants. Et de commencer à réfléchir à la transition vers l’économie de demain tout en protégeant nos commerces locaux de la concurrence déloyale des GAFA. Je m'engage ainsi pour une Ville prospère et dynamique.

  • Conseil administratif : ma vision et mes projets pour Genève (bis)

    A l'occasion des prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Conseil administratif dans son édition du 2 mars. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous. Avec en exergue une volonté sans faille, celle de remettre de l'ordre dans des dysfonctionnements existants depuis trop longtemps.

    Alors que la campagne municipale bat son plein depuis plusieurs semaines, force est de constater que le candidat PLR au Conseil administratif Simon Brandt a le programme le plus complet du lot pour ramener la sérénité en Ville de Genève. Innocenté des accusations lui ayant valu en décembre dernier une arrestation digne des films de Costa-Gavras, il mène le combat avec énergie et engrange de nombreux soutiens de citoyens souhaitant un retour à l’éthique dans le gouvernement de la Ville. Il nous a précisé ses vues en matière de logement, d’aménagement et de sécurité.

    Votre slogan est «une nouvelle ère en Ville de Genève», que signifie-t-il?

    Je souhaite amener une nouvelle manière de faire de la politique. Et faire tabula rasa des pratiques que nous connaissons depuis trop longtemps. Par exemple en matière d’urbanisme, où nous devons privilégier la qualité de vie de nos citoyens, plutôt que de construire à tour de bras. Je défends la vision de bâtir à taille humaine et de respecter l’identité des quartiers. Je souhaite aussi maintenir, voire augmenter les zones vertes et les poumons de verdure que peut constituer la zone villas. C’est le dernier moment pour le faire avant son extinction.

    Et pour l’important bailleur qu’est la Gérance Immobilière Municipale (GIM)?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsque leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Il faut aussi mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. Sur ce point, la facilitation de la transformation de bureaux en logements est une solution, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique, car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par les rénover. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures. Au surplus, je propose de profiter des taux d’intérêts négatifs pour lancer l’émission d’obligations vertes (green bonds), qui permettront de financer la rénovation dudit parc.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées. Je propose aussi d’aménager une plage publique en continuité de l’actuel quai Wilson, vu le succès de celle inaugurée aux Eaux-Vives.

    Que proposez-vous en matière de sécurité?

    Je préconise la mise en place d’une police coordonnée avec le Canton. Ce qui permettrait aux agents de la police municipale (APM) de reprendre la totalité des missions de proximité et de libérer des policiers cantonaux afin de renforcer police-secours. Dans le même temps, on devra reprendre de fond en comble le catalogue des missions de la police municipale et déterminer les besoins de formation (brevet fédéral de policier) et d’équipement (arme à feu) pour mener au mieux celles-ci.

    Que permettrait une telle réforme?

    Tout d’abord de libérer des effectifs supplémentaires. Si j’étais en charge de la police municipale, je ferais aussi occuper davantage le terrain par une présence accrue de patrouilles dans les secteurs sensibles, comme la Jonction ou les Pâquis, afin de mieux lutter contre le deal de rue C’est juste une question de volonté politique et de hiérarchisation des priorités. Et cette volonté, je l’ai.

    Vous avez des propositions pour la sécurité des seniors?

    Je propose d’affecter des îlotiers spécifiques pour les seniors, qui feraient notamment le lien avec les clubs d’aînés, ainsi que de veiller davantage à la sécurisation de la voirie. La place des vélos et des trottinettes est sur les pistes cyclables, par sur les trottoirs où ils mettent en danger les piétons et peuvent causer des accidents lourds de conséquences.

    Vous proposez aussi de favoriser le rapprochement entre les seniors et leurs familles?

    Oui. L’idée provient d’un de mes colistiers au Conseil municipal, Kevin Schmid, et consiste à prioriser les seniors ayant leurs familles en Ville de Genève dans l’attribution des places en EMS. Ceci afin de leur permettre de garder un lien avec leurs proches. Le maintien du lien social est une priorité.

    Vous critiquez une déperdition de notre identité au profit d’une certaine idéologie?

    Que ce soit la disparition du terme de Promotions pour celui de «fête des écoles» ou l’absence du drapeau national aux festivités du 1er août, force est de constater que l’actuel Conseil administratif semble avoir un problème avec notre patrimoine et notre identité. Je peux ainsi vous garantir que nos couleurs nationales seront bien présentes si je devais organiser la fête du 1er aout en tant que Maire de la Ville de Genève.

    Que pensez-vous de la féminisation des panneaux de signalisation et de la débaptisation des noms de rues au profit de personnalités féminines?

    Je trouve cela inutile et dispendieux. La priorité des Autorités municipales doit être d’assurer la propreté des rues, la sécurité dans nos quartiers et de trouver des solutions concrètes aux problèmes du quotidien. Pas de créer des problèmes là où il n’y en a pas.

    Quelques autres raisons de voter pour vous?

    Parce que je dispose d’une empreinte écologique inférieure de 50% à la moyenne suisse. Blague à part, je souhaite être un magistrat à l’écoute des gens. Je réponds toujours aux courriels que je reçois et pense que c’est en résolvant les problèmes qu’on avance. Pas en les cachant. Et à ceux qui hésitent encore de voter pour moi, je leur pose la question suivante: vivez-vous mieux à Genève aujourd’hui qu’il a 10 ou 20 ans? Si la réponse est non, vous avez tout à gagner à voter pour moi, car je prétends justement faire les choses différemment.