01/11/2018

Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.

Commentaires

Honteux. C’est vraiment triste de voir cette manque de respect par l’argent du peuple.

Écrit par : victoria g | 01/11/2018

Le dégât que cause, sur le plan macroéconomique, la énième baisse d'impôt sur les bénéfices des entreprises que votre parti préconise, est infiniment plus important que les quelques cachotteries des élus genevois, qui, je vous l'accorde, ne sont pas bien du tout, mais, qui s'insèrent dans le paysage politique genevois, un peu comme une sorte de tradition.

Écrit par : Bruno Hubacher | 01/11/2018

Si on y réfléchit froidement, il s'agit tout simplement de détournement d'argent public à des fins d'enrichissement personnel !

Je me demande si la justice ne devrait pas se pencher sur ces actes et demander des explications sérieuses à M. Barrazone et à ses acolytes.

Le remboursement (très partiel) fait par M. Barrazone en lui-même est déjà un aveu indiscutable.

Ce qui serait aussi intéressant c'est de savoir s'il y a une rétrocession à la Ville du salaire de conseiller national reçu par M. Barrazone. Ceci semblerait logique puisque lorsqu'il siège à Berne (et est payé pour ça) il n'est pas à son poste en Ville. D'ailleurs les notes de frais faites par M. Barrazone en tant que Conseiller national devraient être également instructives ! Qui va s'en occuper ?

Ceci devrait clairement être réglé et de façon identique pour tous les "cumulards" !

Toutes ces affaires discréditent non seulement les concernés mais l'ensemble de la classe politique. Mais cela semble bien être le dernier souci de MM. Maudet, Barrazone, Broulis, de Mme Savary et consort !

Écrit par : A. Piller | 02/11/2018

il est vrai que le plr peut donner des leçons….. Maudet le père spirituel de M Barrazone

Le Barrazonne a vite appris du papa !!!! un a gaspille et l'autre ment,, ment encore et rement.
Mais le pire est qu'ils sont certains que ce n'est pas grâve

Écrit par : al.gr | 02/11/2018

Cher Monsieur,

Je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais seulement des miennes. Je peux ainsi vous garantir que je serais très restrictif sur l'usage des notes de frais si je devais devenir conseiller administratif. Au surplus, je ne eux que déplorer comme vous l'image désastreuse que cela donne de la classe politique.

Pour Bruno Hubacher,
La population a décidé de soutenir de telles baisses d'impôts en votation populaire et en toute connaissance de cause. Et malgré les affirmations des opposants, je n'ai toujours pas vu le début d'un démantèlement de l’État à ce jour. Je relève surtout que dans le cas qui nous intéresse ici, on parle de gestion déloyale des intérêts publics et d'obstruction au travail de la Cour des comptes. Ce qui ne saurait être minimisé tant la situation est gravissime.

Écrit par : Simon Brandt | 02/11/2018

Barazzone zone dans les bars !

Écrit par : norbert maendly | 03/11/2018

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