24/01/2018

Référendums budgétaires 2017 : à votation obsolète, campagne inutile

La campagne pour les votations municipales du 4 mars 2018 va bientôt débuter et les électeurs de la Ville de Genève vont avoir la chance de s’exprimer en 2018 sur le budget municipal de…2017. La faute à l’actuel maire de Genève Rémy Pagani dont les actes inconsidérés ont abouti à l’annulation de la votation populaire de septembre 2017. Ce vote sera ainsi avant tout symbolique vu qu’il n’aura aucun effet concret sur le budget 2018.

Alors que les référendaires, le maire Rémy Pagani en tête, affirmaient que les économies votées par le Conseil Municipal allaient mettre en péril le bon fonctionnement de la municipalité, on ne peut que constater que les économies votées par le Conseil municipal ont été appliquées sur la totalité de l’année 2017 sans aucune conséquence néfaste pour la population. Preuve que celles-ci étaient indolores pour les prestations publiques. Avons-nous ainsi vu des bibliothèques ou des musées fermés ? Des préaux d’école ne plus pouvoir être nettoyés? Des organismes subventionnés ne pas pouvoir fonctionner ou encore une administration municipale en «shutdown»? Bien sûr que non. Ce qui montre bien qu’à l’épreuve des faits, le discours des référendaires ne tient pas.

La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette votation pourtant sur le budget 2017 a une utilité sachant que nous sommes en 2018. Pour notre part, la réponse est clairement non. Il convient au contraire de se concentrer sur les enjeux futurs pour notre municipalité. Pour cette raison, le PLR Ville de Genève ne fera pas campagne sur les référendums budgétaires, qui sont de facto obsolètes et dépassés, et se concentrera sur la votation municipale touchant les Fêtes de Genève qui représente un véritable enjeu pour l’avenir. Il laissera ainsi les partis de l’Alternative faire campagne sur le passé et expliquer à la population en quoi le zèle d’un de leur membre, ainsi que du Conseil administratif, a empêché que le vote ait lieu en 2017.

Surtout, en cas d’acceptation des référendums budgétaires par la population, il sera de la responsabilité du Conseil administratif de réintégrer ces sommes dans le budget 2018 pour que les électeurs n’aient pas l’impression d’être dépourvu de leurs droits politiques une nouvelle fois. Nous invitons ainsi d’ores et déjà l’exécutif, et les partis de l’Alternative, à annoncer quelles économies seront faites afin d’intégrer ces potentielles nouvelles dépenses au budget 2018 vu que chaque nouvelle charge doit être financée par une économique équivalente. Et que l’actuel boni de 260'000 francs est insuffisant pour absorber 2.4 millions de charges supplémentaires.

Ainsi, et comme chaque année depuis 2015, le PLR Ville de Genève réitère son appel à la discussion au Conseil administratif afin de pouvoir doter la municipalité d’un budget 2018 acceptable. Car si les référendums portent sur le budget 2017, c’est bien le budget 2018 qui importe aujourd’hui.