26/09/2017

Votation municipale annulée : démission et transparence

La démocratie semi-directe est notre bien le plus précieux et ne saurait être manipulée. Nous nous devions donc de demander l'annulation de la votation municipale du 24 septembre devant cet abus de droit du maire Rémy Pagani qui ne peut décemment rester dans sa fonction après ce camouflet.

Alors que la chambre constitutionnelle a constaté des irrégularités graves visant à influencer ou fausser de manière essentielle le résultat du vote (voir ici), le maire de la Ville de Genève Rémy Pagani ne semble toujours pas prendre la mesure de ses actes et se mure dans le silence. Comme il l'a fait durant le mois d'août 2017 lorsqu'il refusait de répondre à mes sollicitations répétées sur le contenu de la brochure de vote du 24 septembre. Sans doute car il savait qu'il lui serait impossible de se justifier. Et ce n'est pas le discours attendu au Conseil Municipal de ce soir qui apaisera les choses s'il persiste à rester dans ses fonctions.

Ce qui est grave ici, c'est le non-respect des décisions du bureau du Conseil Municipal dans l'élaboration de la brochure de vote ainsi que la non-consultation du Conseil Administratif par le maire dans le rajout de l'introduction du comité référendaire dans la brochure de vote. Cependant, il convient de rappeler qu'une majorité de ses collègues l'a soutenu pour l'élaboration du reste de la brochure qui posait tout autant problème en termes d'information juste et impartiale.

Ainsi, ses collègues de l'exécutif municipal ne peuvent pas s'exonérer de leurs responsabilités lorsqu'on constate leur complicité, active ou passive, dans cette tentative malheureuse d'induire la population en erreur via la brochure de vote officielle.

Dans un premier temps, considérant la rupture totale de confiance avec le maire Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population pour son seul profit politique, le PLR de la Ville de Genève, accompagné des partis PDC-UDC-MCG, exigera lors du Conseil Municipal de ce soir sa démission immédiate de sa fonction de maire mais aussi et surtout des excuses publiques envers la population qui a été privée de son droit de vote à cause de lui.

Par ailleurs, nous demanderons également que Rémy Pagani rembourse intégralement à la municipalité l'ensemble des frais occasionnés par ses actes incongrus (organisation votation, utilisation du service juridique, etc), via par exemple une retenue sur son salaire, vu que ce n'est pas au contribuable de payer pour sa faute politique.

Pour que la crise institutionnelle que traverse actuellement la Ville de Genève prenne fin, il est également nécessaire que toute la lumière soit faite sur cette affaire via l'audition des membres du Conseil Administratif par la commission des finances. Dans ce cadre, nous demanderons que soient rendus publics l'ensemble des PV décisionnels ainsi que la totalité des courriers/courriels internes et externes échangés sur cette affaire. Seule solution pour prendre les mesures nécessaires afin qu'une telle situation ne se reproduise plus.

Si les collègues de l'actuel maire Rémy Pagani avaient pris leurs responsabilités, une telle situation ne serait jamais arrivée. Ils doivent donc également s'expliquer de leurs actes vu qu'ils n'ont rien fait pour empêcher une telle fuite en avant. Car si l'attitude du maire Rémy Pagani est gravissime, c'est bien l'ensemble des conseillers administratifs ayant soutenu sa démarche qui vont devoir rendre des comptes.

Commentaires

On aimerait voir nos politiques faire preuve d'un tel zèle pour les véritables questions qui préoccupent les citoyens.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/09/2017

Pagani n'a jamais été un type sérieux. Il ne respecte pas les lois de circulation puisqu'il roule en vélo sur les trottoirs près de la poste de la Jonction, gare sa bagnole sur le trottoir devant la Bcge de la Jonction, est responsable avec ses amis gauchos (Decarro, de Marcellus, etc) des dégâts causés aux commerces lors de la manif contre l'OMC puisqu'il incitait les manifestants-casseurs de se rendre à Plainpalais et de détruire les vitrines des commerçants. Lors de l'intervention d'un commerçant devant le Grand Conseil (Pagani était député) il l' interrompait malhonnêtement et s'est fait remettre en place par ce commerçant qui avait perdu non seulement les vitrines mais également le stock volé par ces voyous.

Écrit par : Krad Pitr | 26/09/2017

Je me préoccupe de toutes les questions que l'on porte à mon attention ou que je juge importante d'être défendue. Par exemple en juin, je défendais la rénovation des Vernets, en juillet l'ouverture des manèges des forains le 1er août et en août, je m'occupais du recours pour demander l'annulation de la votation municipale en raison de la brochure de vote tronquée.

J'estime qu'un fonctionnement sain de notre démocratie semi-directe mérite d'être défendue. Je regrette que vous ne saisissiez pas l'importance de l'enjeu que nous vivons actuellement. Car ne rien dire et ne rien faire reviendrait à nous laisser prendre notre bien le plus précieux qu'est le droit de vote.

Écrit par : Simon Brandt | 26/09/2017

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