30/03/2015

Le PLR : un parti à votre écoute qui défend vos intérêts

Le 19 avril 2015, vous choisirez vos représentants au Conseil Municipal pour les cinq prochaines années. A cet effet, le Parti Libéral-Radical (PLR) vous propose 36 candidats de valeur qui seront à votre écoute pour toute la législature. Venez faire connaissance avec eux, ainsi que nos propositions politiques, sur www.actionconcrete.ch.

A l'inverse des partis de l'Alternative qui dirigent la Ville depuis près de 20 ans, le PLR souhaite construire une Ville à l'image de sa population sans à priori idéologique. Notre seul objectif étant de vous permettre de mieux vivre à Genève.

Trouvez-vous normal que les préaux d'école ne soient pas fermés la nuit alors même que les parents d'élèves concernés le réclament ? Que des places de parkings soient supprimées sans avoir demandé l'avis des utilisateurs ? Que la volonté populaire ne soit pas respectée avec un Conseil Administratif qui n'attend pas le résultat de la votation pour transférer la clientèle de Naxoo ? Respectivement qui continue à fermer des rues à la circulation, sans aucune concertation préalable, malgré le refus populaire de le faire ?

Tout cela, le PLR souhaite y mettre fin. Nous nous engageons à respecter la volonté populaire et surtout d'être à l'écoute de la population. Ainsi, nos propositions vont de la construction d'une nouvelle patinoire à la création de zones piétonnes accompagnées de parkings souterrains lorsque cela est nécessaire. De créer des logements pour toutes les classes de population et de mettre fin à la pression fiscale sur les PME. Bref, de mettre l'accent sur la proximité plutôt que l'idéologie.

En 12 ans, la population de la Ville de Genève a ainsi augmenté d'environ 7% pendant que le budget municipal augmentait de 20.5%. On ne peut donc que constater le problème avec des dépenses de fonctionnement qui augmentent 3 fois plus vite que la population. Le tout financé pour partie par une taxe professionnelle qui punit l'entrepreneuriat, une hausse indue de la taxation sur le domaine public ou encore une fiscalité qui voit la classe moyenne se demander quel est le retour sur investissement de ses impôts.

Vivez-vous donc mieux en Ville de Genève aujourd'hui qu'il y a 12 ans ? La réponse à cette question vous permettra de déterminer si les 200 millions de dépenses supplémentaires dans le budget municipal ont été bien utilisés. Et si vous estimez que votre qualité de vie ne s'est pas améliorée, mieux si les problématiques soulevées dans cet article vous tiennent à cœur, une seule réponse, voter la liste 5 au Conseil Municipal et la liste 2 au Conseil Administratif.

25/03/2015

Union des Villes Genevoises : légitime et légale ?

Ce samedi 28 mars, la Ville de Genève et plusieurs autres communes vont créer l’Union des villes genevoises. Formellement, cette union vise à accueillir les municipalités de plus de 10’000 habitants ou dont la densité excède 1500 habitants au km2. Matériellement, elle vise surtout à regrouper les communes dirigées par les partis de l'Alternative (Ville de Genève, Onex, Lancy, Meyrin, Carouge).

Si la question d'un regroupement des Villes du canton peut se poser, la méthode pose beaucoup de questions. Un tel regroupement n'aurait-il pas pu avoir lieu à l'intérieur de l'ACG (Association des Communes Genevoises) ? Surtout, ne pouvait-il pas attendre le renouvellement des différents exécutifs municipaux dont les futurs membres auront peut-être une autre vision de la collaboration intercommunale ? A croire que les élections municipales n'auront pas lieu dans un mois.

Alors que la création d'une telle association à quelques semaines du renouvellement des autorités communales interroge, que dire sur l'absence de consultation des différents Conseils Municipaux ? On aurait, en effet, pu attendre de la part des différents Conseils Administratifs concernés qu'ils débattent de la création de cet union avec leurs Conseils Municipaux.

Tout cela m'amène à dire que la création de l'Union des Villes Genevoises est illégitime.

Au surplus, se pose la question de la légalité d'une telle création. Est-ce qu'un Conseil Administratif à la compétence de faire adhérer sa commune à ce qui s'apparente à un groupement intercommunal ? La question se pose lorsqu'on lit l'article 30 alinéa 1 lettre u de la loi sur l'administration des communes (voir ici) qui stipule que  la création et l'adhésion à un tel groupement doit être validée par le Conseil Municipal de la commune qui y adhère. Voir l'article en question ci-dessous :

Art. 30 Fonctions délibératives

1 Le conseil municipal délibère sur les objets suivants :

u) la création de groupements intercommunaux, l’adhésion de la commune et son retrait;

Lors de la séance du Conseil Municipal du 17 mars, j'ai posé la question au maire de la Ville de Genève, Sami Kanaan, lequel m'a alors répondu que, pour le moment, il ne s'agissait pas de la création d'un groupement intercommunal en tant que tel (notamment par l'absence d'engagement financier de la municipalité). Et que si cela devait le devenir, le Conseil Administratif viendrait alors devant le Conseil Municipal à ce sujet. Si cela est discutable sur un plan purement juridique, on peut cependant regretter la mise devant le fait accompli envers le Conseil Municipal et l'ACG. Car au-delà de l'aspect légal, je trouve surtout dommage que l'on ait été privé du débat sur ce dossier. En effet, on ne parle pas d'une adhésion à une association quelconque, mais bien à une entité qui risque d'affaiblir une ACG qui vient pourtant d'avoir sa légitimité récemment reconnue par la loi.

Ceci m'amène à dire que la légalité de l'adhésion de la Ville de Genève à ce regroupement est tout sauf clair, idem pour l'ensemble des communes qui n'ont pas vu leur Conseil Municipal statuer sur le sujet. Avec une légitimité sujette à caution, et une légalité pour le moins bancale, on peut donc dire que l'Union des villes genevoises démarrera bien mal son existence le 28 mars.

La création de l'Union des villes genevoises est-elle légale ? Pas sûr. Est-elle légitime ? Non vu la manière dont elle va être créé. Il est ainsi flagrant de constater l'absence de courage des différents exécutifs qui n'ont pas souhaité débattre d'un tel sujet avec leur Conseil Municipal.

Des questions comme la gouvernance de nos communes, la répartition des compétences avec le canton ou le fonctionnement de l'Association des Communes Genevoises méritent un vrai débat. Espérons que nous pourrons enfin l'avoir, sans à priori, dans les mois à venir.

23/03/2015

GSHC : et si on reparlait de la nouvelle patinoire ?

Au mois de janvier 2015, le Conseil Municipal votait à une écrasante majorité ma motion (voir ici) demandant que la Ville de Genève s'implique dans la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Depuis lors, aucune nouvelle de ce dossier de la part du Conseil Administratif, dont on aimerait bien qu'il déploie la même énergie à défendre le projet de la nouvelle Patinoire que celui de la nouvelle Comédie. Ni même du Conseil d’État qui semble totalement s'en désintéresser.

La récente actualité sportive, avec l'accession en demi-finale des play-off du GSHC, va permettre de remettre le focus sur ce dossier d'importance qu'est la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève. Laquelle semble perdue dans des oubliettes dont il faudrait peut-être retrouver la clé, cela avant la fin de l'ultimatum de la Ligue Suisse de Hockey demandant que le projet de construction d'une nouvelle patinoire démarre enfin.

Fidèle à un projet que je défends depuis des années, je profite donc de la période des play-off pour tenter de remettre le focus sur un dossier que tout le monde semble oublier. Soit la construction d'une nouvelle patinoire dans le canton de Genève, que ce soit sur le site du Trèfle-Blanc ou ailleurs (par exemple sur le site de la Voirie à côté des Vernets).

En terme opérationnel, dans le cas du Trèfle-Blanc, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur ce site (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit. Malheureusement, jusqu'à présent, l'avancement du dossier sur le site du Trèfle-Blanc est totalement bloqué.

Si ce dossier ne se débloque pas rapidement, il sera sans doute nécessaire de prévoir un plan B qui pourrait consister à construire la nouvelle patinoire sur le site de la Voirie municipale de la rue François-Dussaud. Lequel à l'avantage de se trouver à côté de l'actuelle patinoire des Vernets, d'être un terrain entièrement en mains publics et surtout de ne pas avoir d'habitations à proximité. Bref, exactement l'inverse du Trèfle-Blanc.

L'actualité aidant, on aimerait donc bien entendre nos autorités sur le sujet et expliquer où elles en sont dans ce projet. Et même répondre à la question suivante : qu'ont-elles fait pour faire avancer ce dossier depuis leur entrée en fonction ? Cette réponse pourra permettre de répondre à une seconde question : devons-nous maintenant prévoir un plan B en remplacement du projet au Trèfle-Blanc ?

18/03/2015

Conseil Municipal : bilan et perspectives sur mon activité

A l'occasion des élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a fait le plaisir de m'interviewer sur mon activité de conseiller municipal dans son édition du 16 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

Quels ont été les points marquants de votre activité au Conseil municipal ?

J’ai déposé beaucoup de projets sur des sujets divers et variés. Par exemple sur l’augmentation des compétences des Agents de la Police Municipale (APM), l’interdiction du cumul d’un mandat de conseiller municipal avec celui d’une commission extraparlementaire ou encore la suspension de la hausse des taxes du domaine public pour les commerçants. Je me suis aussi battu pour rénover la patinoire des Vernets et, à présent, pour construire une nouvelle patinoire à Genève.

Et dans le domaine de l’immobilier ?

Je m’oppose, en compagnie de mes collègues PLR, aux recours incessants de la Ville de Genève contre les surélévations d’immeubles. A l’heure où l’on connaît une pénurie, il n’est pas normal de s’opposer à la création de logements supplémentaires. De plus, je pense qu’il serait nécessaire de modifier le règlement de la Gérance Immobilière Municipale (GIM) pour permettre également à la classe moyenne d’avoir accès au parc locatif municipal.

On dit pourtant que la droite est devenue majoritaire en 2011 au délibératif municipal, une première après deux décennies de domination de la gauche...

Les apparences sont trompeuses. En 2011, les partis de droite et du centre (PLR-UDC-MCG-PDC) ont obtenu 42 sièges et ceux de gauche 38, un changement de majorité qui est une première depuis vingt ans. Mais très vite, deux élus PLR et un élu UDC ont quitté leurs partis respectifs pour siéger en indépendants et, le plus souvent, voter avec la gauche. La volonté populaire de 2011 a donc été tronquée avec des partis de gauche qui ont pu faire passer leurs projets par le renfort de ces élus indépendants. A titre d'exemple, deux budgets sur quatre durant cette législature ne sont passés que parce que ces indépendants, élus sur des listes de droite, ont voté avec la gauche.

Que voudriez-vous changer dans le règlement de la GIM ?

Tout d’abord, il faudrait modifier les barèmes d’accès afin de permettre à la classe moyenne d’avoir accès aux appartements de la GIM. Ensuite, il faudrait abaisser le pourcentage de logements sociaux (actuellement de 95%) afin d’offrir des logements en loyer libre à prix raisonnable. L’enjeu est d’enrayer le départ de la classe moyenne qui ne parvient pas à se loger en ville, alors que les loyers libres sont souvent trop élevés et les logements sociaux inaccessibles.

De plus, en augmentant la part de loyers libres, on ferait rentrer de l’argent qui permettrait de financer la construction de logements supplémentaires. Surtout, le fait de modifier les barèmes d’entrée et le pourcentage de logements sociaux permettrait d’avoir davantage de mixité sociale.

Vous reprochez paradoxalement à la GIM de pratiquer des loyers trop élevés...

Effectivement. Pour ce qui est de son parc social, la GIM applique son propre calcul pour le loyer, qui ne se base pas sur le RDU de l’Office cantonal du logement. Dans les faits, la GIM travaille depuis cinq ans en calculant les loyers sur la base d’un article transitoire de son règlement , et cela a fait monter les loyers d’une bonne partie des locataires, particulièrement les plus modestes, qui ont vu leur situation se péjorer avec ce nouveau règlement et la politique qui l'accompagne. Faire de la rentabilité est une chose, mais pas sur le dos des plus faibles.

Avec le RDU, on prend en compte les déductions de l’impôt cantonal, notamment les frais médicaux, ce qui fait des déductions plus élevées et surtout plus adaptées à la situation personnelle de chacun. La GIM, elle, prend le revenu brut moins 8%. Une bonne partie des locataires de la GIM paie donc un loyer plus élevé qu’ils ne devraient. Par ailleurs, une disposition transitoire n'a pas vocation à durer 5 ans, on peut donc dire que le règlement de la GIM n'est pas correctement appliqué.

On parle aussi d’expulsion de personnes âgées...

Le nouveau règlement de la GIM donne des moyens pour résilier les baux, qui sont ensuite utilisés comme moyen de pression pour que les gens acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers en oubliant qu'il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées en tête vu qu'elles n'ont souvent plus la distance nécessaire pour mettre en perspective les menaces de résiliation de bail. Je me remémore l'exemple d'une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d'une résiliation de bail, faute d'avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu'elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite (voir ici si vous souhaitez en savoir plus).

Le cas de la villa Ambrosetti est aussi emblématique de certaines méthodes : on a voulu transformer des logements à loyers libres en foyer pour femmes battues. Les locataires qui auraient dû être expulsés, ont été sauvés par le Conseil municipal (contre l'avis des socialistes et des écologistes) et le foyer a finalement été fait ailleurs sans qu'on ait besoin d'expulser personne. C'était juste une question de bonne volonté. Je vous laisse imaginer la réaction de la gauche si un magistrat de droite ou un propriétaire privé avait procédé de la sorte.

Les enjeux budgétaires risquent d’être très présents lors de la prochaine législature...

Oui, je rappelle à cet effet que sur douze ans, le budget a augmenté trois fois plus vite que l’effectif de la population. Si jusqu’à présent, on est arrivé à financer ces dépenses, grâce notamment aux PME et à la partie de la population qui paie des impôts, on ne pourra pas continuer longtemps ainsi.

A cet égard, l’hypocrisie de la gauche est criante avec un discours politique qui critique les riches et les entreprises, lesquels sont pourtant bien utiles pour payer les dépenses excessives de la gauche.

Pour ma part, j’aimerais proposer un plan de remboursement de la dette pour ne plus la faire porter sur les générations futures. Dans l’idéal, on devrait pouvoir financer non seulement le budget courant mais aussi les investissements sans avoir à recourir à l’emprunt.