28/04/2014

GSHC : Que devient la nouvelle patinoire ?

Il y a environ 4 ans, j'avais mené – et fini par remporter – la bataille pour une rénovation complémentaire de la patinoire des Vernets qui ne mettrait pas en danger la construction de la nouvelle infrastructure. Et j'avais également déposé un texte (voir ici) demandant la construction d'une nouvelle patinoire à Genève, texte qui est depuis ressorti de commission (voir ) avec un soutien unanime des partis et attend patiemment dans l'ordre du jour du Conseil Municipal d'être traité.

Si je ne me fais que peu d'illusions sur la continuité de l'unanimité des partis en séance plénière, sur la base des débats de l'époque qui ont vu certains retourner leur veste après les élections, je m'étonne cependant du peu d'empressement des exécutifs cantonaux et municipaux à aller de l'avant sur cette situation. Car si l'on entend beaucoup l'exécutif municipal parler de ses projets d'investissement culturels (Nouvelle Comédie, Pavillon de la Danse, etc), force est de constater qu'une infrastructure sportive comme la nouvelle patinoire ne semble pas recueillir le même enthousiasme et soutien qu'elle est en droit d'attendre, cela au niveau municipal comme cantonal.

Aujourd'hui, la situation est tellement bloquée que le Genève-Servette Hockey Club (GSHC) se retrouve réduit à lancer une pétition (voir ici) demandant aux pouvoirs publics d'agir pour la construction de cette nouvelle patinoire. Cette démarche, qui n'a qu'un caractère dispositif, permettra cependant de mesurer le soutien populaire derrière le projet de construction d'une nouvelle infrastructure pour le hockey sur glace en général et le GSHC en particulier.

En terme opérationnel, la responsabilité des pouvoirs publics est actuellement d'avoir la maîtrise des terrains convoités sur le site du Trèfle-Blanc (ce qui n'est pour le moment toujours pas le cas), puis de procéder au déclassement de ces derniers afin de pouvoir élaborer un Plan Localisé de Quartier (PLQ) qui seul permettra d'aller de l'avant sur la construction de la nouvelle patinoire à cet endroit.

En terme financier, s'il est clair que le GSHC se devra de trouver des investisseurs privés pour la construction de cette nouvelle patinoire, il sera cependant nécessaire que les pouvoirs publics y participent aussi vu l'importance pour Genève de posséder cette infrastructure. En l'état, la participation des pouvoirs publics devrait pouvoir être limitée à environ 30 millions de francs avec une clé de répartition qui pourrait alors ressembler à ceci : État de Genève : 15 millions, Ville de Genève : 10 millions, Association des Communes Genevoises (ACG) : 5 millions. Charge ensuite au GSHC de trouver les partenaires privés nécessaires pour trouver les millions restants d'un projet qui devrait coûter entre 100 et 150 millions de francs pour la seule nouvelle patinoire.

Si la charge financière n'est pas anodine, elle est largement à la portée des diverses collectivités publiques concernées, surtout quand on voit les montants dévolus à des investissements dont l'impact sur la population est inversement proportionnel à ce que l'on va y investir. Car si la Ville n'a pas les moyens de mettre 10 millions de francs pour une nouvelle patinoire, il faudra qu'on m'explique comment elle peut avoir les moyens d'investir 9 millions pour un pavillon de la Danse ou 85 millions pour une Nouvelle Comédie (voir ici le 8ème PFI de la VdG).

Le Conseil d’État, ainsi que le Conseil Administratif de la Ville de Genève, vont donc devoir prendre les décisions qui s'imposent pour éviter que 2018 ne rime avec relégation administrative pour le GSHC (voir ici). Soit de s'engager pour la construction de la nouvelle patinoire, que ce soit au Trèfle-Blanc ou ailleurs dans le canton. Pour ma part, je continuerai à m'y impliquer autant que possible.

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