20/06/2012

Annonces publicitaires municipales dans la presse locale : de la transparence svp !

Lors de la législature 2007-2011, j'ai posé la question écrite 297 demandant des éclaircissements sur les choix effectués en matière de répartition des annonces publicitaires dans la presse locale. La réponse que j'ai obtenue le 28 mars 2012, trois ans et demi plus tard, et que vous trouverez ici, ne répond toujours pas à mes interrogations et m'a donc amené à reposer cette question.

Car si le Conseil administratif a régulièrement recours à la publication de «pavés publicitaires» dans divers journaux de la place, que ce soit pour informer la population de prises de position, de futurs chantiers ou de manifestations culturelles, sociales ou sportives, ou encore pour des appels d'offres ou des offres d'emploi. Force est de constater que la transparence des choix n'est toujours pas de mise et que nous n'avons aucune explication convaincante sur les choix attribuant - ou non - des annonces publicitaires à la presse locale et régionale.

Il existe donc toujours la désagréable impression que certains médias écrits sont favorisés par rapport à d'autres. Autrement dit, que certains organes de presse sont systématiquement «oubliés». Notamment suite à la parution d'articles ou d'informations ayant déplus à l'un ou l'autre magistrat actuel, voire à d'anciens magistrats ayant quitté leur fonction. Impression qui continue à être existante lorsqu'on voit la persistance de l'absence (quasi-)totale de publicité dans certains médias.

De plus, et c'est sans doute là le plus paradoxal, les critères donnés par le Conseil Administratif pour justifier la parution desdites annonces amènent davantage de questions que de réponses vu que certains journaux, qui remplissent davantage ces conditions que d'autres, sont au final moins pourvus en annonces publicitaires. Et quand on voit que la Ville de Genève a dépensé pour près d'un million de francs d'annonces publicitaires en 2010, on est en droit d'attendre une réelle transparence sur leurs modalités d'attribution.

Pour obtenir une véritable explication sur cela, j'ai donc reposé une question écrite afin d'obtenir les réponses suivantes :

1. Sur la base de la réponse du Conseil Administratif à la QE-297, pourquoi certains journaux qui remplissent les critères, définis par le Conseil Administratif, d'adéquation thématique et géographique, ainsi que de lectorat, continuent à être écartés ou moins bien traités?

2. Comment se passe la répartition des annonces de la Ville dans la presse externe à l'administration?

3. Quel montant précis représente la parution de telles annonces dans les canaux médiatiques écrits genevois pour l'exercice budgétaire 2011?

4. Quels journaux sont délibérément écartés par la Ville et pour quels motifs?

Commentaires

En gros vous aimeriez qu'une municipalité finance par ses annonces des journaux qui passent une bonne partie leur temps à lui cracher dessus ?

Écrit par : Djinus | 20/06/2012

Bonjour Djinius,

Ma réponse est oui, à mon sens le temps de la Pravda est révolue. Ou alors on doit considérer que ces annonces publicitaires sont des subventions déguisées et avoir un débat politique à chaque budget sur les "bons" et les "mauvais" journaux...

Écrit par : Simon Brandt | 20/06/2012

Le Conseil administratif, au moins, paye les annonces qu'il fait paraître dans les journaux. Je connais certain candidat (aujourd'hui élu) au Conseil d'Etat qui n'en avait nullement besoin. Dans certaines publications, sa présence quotidienne était totalement gratuite. Et pas dans les pages publicitaires. Mais rédactionnelles. A ce soir !

Écrit par : Pascal Décaillet | 20/06/2012

Je ne suis pas convaincu par votre réponse : Je pense que vous trouvez normal qu'un annonceur privé gère son budget publicitaire comme il l'entend, et préfère éviter des journaux qui, par exemple, écorne l'image de l'entreprise. Ici, c'est la même chose : pour la ville de genève devrait financer le GHI qui manifestement n'apprécie pas du tout son action politique et le fait savoir en des termes qui sont souvent à la limite de la diffamation.

Alors que vos partis n'ont de cesse que d'appliquer le dogme qu'une entité publique doit se gérer comme une entreprise, pour certains aspects bien particulier, comme celui-ci, une exception apparaît comme par magie ... et pour l'instant vous peiner beaucoup à lui trouver une justification à mes yeux.

Donc, je reformule : En vertu de quel principe une entité publique devrait-elle arroser tous les journaux privés de ses annonces, y compris ceux qui lui sont farouchement défavorable.

Écrit par : Djinus | 20/06/2012

Pour Pascal Décaillet,

On peut aussi parler du courrier de soutien à une candidate envoyé par une association subventionnée par l’État, qu'on ne vienne pas me dire que plus de 10'000 personnes (soit l'écart entre le candidat élu et le premier non-élu) ont fait un choix déterminé par les médias. La population est suffisamment intelligente pour voter en son âme et conscience et certaines votations récentes montrent qu'une trop grande médiatisation en faveur d'un camp ne suffit pas toujours...

Le Parti Socialiste a décidé de ne pas retenir la candidature d'un ancien maire de Genève, très médiatisé, il doit maintenant en assumer les conséquences...

Écrit par : Simon Brandt | 20/06/2012

Pour Djinius,

Les critères retenus par la Ville de Genève pour faire paraître une annonce publicitaire, selon sa réponse à ma première question, sont :

1. le nombre de lecteurs touchés;
2. l’adéquation géographique entre la distribution du titre et le public visé;
3. l’adéquation thématique entre le titre et le public visé;
4. le budget alloué.

A partir de là, il y a aucune place pour d'autres critères...c'est le Conseil Administratif qui le dit et je ne fais que relever la dichotomie entre la réponse et les actes.

Cependant, pour répondre à votre question : En vertu de quel principe une entité publique devrait-elle arroser tous les journaux privés de ses annonces, y compris ceux qui lui sont farouchement défavorable ? Je vous dirais : En raison du respect de la liberté de la presse.

Écrit par : Simon Brandt | 20/06/2012

"Je vous dirais : En raison du respect de la liberté de la presse."

Ainsi, je conclus qu'une entreprise privée qui choisit les journaux dans lesquels elle publie ses annonces en fonction de la ligne éditorial du journal agit contre la liberté de la presse.

je pense qu'évidemment vous n'êtes pas d'accord avec la proposition ci-dessus ... mais alors par quel tour de magie le deviendrait-elle si l'annonceur est public ?

Écrit par : Djinus | 20/06/2012

Pour Djinius,

Je vous invite à relire la définition d'un service public dont je tire l'extrait suivant de wikipedia :

"Cette notion désigne juridiquement l'ensemble des activités, exercé par ou pour le compte de la puissance publique, dans le but de satisfaire une demande sociale considérée comme devant être disponible pour tous"

Un service public a des comptes à rendre à l'ensemble des citoyens qui peuplent la collectivité publique qui en est créatrice, une société privée n'a des comptes à rendre qu'à ses propriétaires et ses employés.

Écrit par : Simon Brandt | 20/06/2012

Merci pour la relecture de la définition, mais votre écran ne fumée ne parvient pas vraiment à expliquer en quoi la notion de liberté de la presse imposerait-elle aux collectivité publique d'arroser des journaux qui lui sont franchement défavorable, et du même coup affranchirait les entreprises publiques de le faire. Encore une notion à géométrie variable.

Enfin, c'est vous qui voyez, mais je pense qu'avec des arguments aussi faibles et auto-référents vous aller franchement ramer pour convaincre le parlement municipal.

Écrit par : Djinus | 20/06/2012

(et vous confondez "service public" et collectivité publique ... encore un biais de néo-libéral ...)

Écrit par : Djinus | 20/06/2012

Pour Djinius,

Je connais parfaitement les définitions de "service public" et de "collectivité publique", ce qui ne semble manifestement pas être votre cas vu votre dernier commentaire (j'invite les gens qui seraient intéressés à aller lire les définitions sur wikipedia). Je suis également au regret de vous informer que j'ai déjà convaincu le Conseil Municipal de la pertinence du sujet...il faut donc croire que mes arguments sont plus solides que ce que vous dites.

J'ai débattu de manière transparente et honnête avec vous jusqu'à présent et nous n'allons manifestement pas nous mettre d'accord, si vous ne trouvez rien d'autre maintenant qu'à venir m'insulter cela ne m'intéresse pas. Raison pour laquelle cette discussion s'arrête ici et vos derniers commentaires ne seront pas publiés.

Écrit par : Simon Brandt | 20/06/2012

Djinus, vous êtes d'une mauvaise foi crasse. Durant toute la polémique, vous employez le terme d'entreprise privée... Puis tout d'un coup, elle devient une entreprise publique... Faudrait savoir ?

Écrit par : Saint-Juste | 20/06/2012

Ce que je trouve amusant dans le dialogue ci-dessus, c'est que chaque fois que Djinius se voit apporter un argument auquel il ne peut pas répondre, il va dans la surenchère ou fait celui qui n'a pas compris, par exemple qu'il y a une différence entre le secteur public et le secteur privé...que ce monsieur aille vivre en Corée du Nord, là ou l’État ne soutient que la presse qui va dans le bon sens...

Écrit par : Doug | 20/06/2012

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