08/12/2011

Non à un budget 2012 déficitaire pour la Ville !

Suite au refus du Conseil Administratif de faire son travail en présentant un budget équilibré, malgré la demande d'une majorité de la commission des finances, le PLR confirme qu'il refusera de voter un budget déficitaire et tentera donc, en cas d'entrée en matière sur ce budget samedi matin, de ramener celui-ci à l'équilibre sans remettre en cause aucune prestation à la population.

Alors même qu'aucune majorité politique ne se dessine pour voter un budget déficitaire, le Conseil Administratif refuse de faire ce pour quoi il a été élu : gouverner et faire des choix. Prenant ainsi le risque de priver la Ville de Genève de budget en rendant celui-ci inacceptable pour une majorité des partis du plénum. Est-ce là l'attitude d'un exécutif responsable ? Non ! C'est là l'attitude d'un quarteron de magistrats frondeurs qui semble préférer l'anarchie à la responsabilité budgétaire.

Il est pourtant possible d'amener ce budget à l'équilibre sans couper aucune prestation à la population, sans remettre en cause aucune existence associative et en ne demandant donc aucun sacrifice insurmontable à qui que ce soit. Par exemple en renonçant la création de nouveaux postes inutiles ou en ramenant certaines lignes budgétaires à une réalité comptable qui les voit chaque année ne pas être totalement dépensées.

Cette réalité que le Conseil Administratif refuse de voir fait que non seulement celui-ci propose un budget déficitaire pour 2012, mais qu'en plus il prévoit d'ores et déjà un déficit pour les exercices 2013 et 2014. Faisant ainsi peser sur les générations futures son absence de courage et l'endettement qui en découlera. Peut-on ainsi réellement continuer de vivre à crédit sur l'avenir ? Apparemment oui pour une ministre des finances qui affirmait pendant la campagne électorale de 2007 que la dette était bénéfique car faisant tourner les banques.

A l'heure des choix et de la mauvaise conjoncture économique, on ne peut pas jouer au capitaine de pédalo dans la tempête en refusant de prendre ses responsabilités comme le fait l'exécutif de la Ville. La majorité de droite de la commission des finances a demandé un projet de budget équilibré, renforcé par les Verts qui ont également exigés un budget à l'équilibre lors d'une Assemblée Générale. Le Conseil Administratif, par son refus d'écouter le Conseil Municipal, portera donc l'entière responsabilité d'un éventuel refus du budget 2012.

Cette politique du pire, sans doute voulue par certain(e)s, n'est pas acceptable car elle consisterait à prendre en otage la population qui bénéficiera de ce budget. Le PLR refuse d'entrer dans ce jeu et se verra donc contraint de faire le travail du gouvernement en présentant à sa place des amendements pour ramener le budget à l'équilibre et pouvoir ensuite voter un budget qui ne serait plus déficitaire.

Commentaires

Vous avez raison, on pourrait économiser autour d'une nouvelle patinoire et de subventions à des structures sportives privées, qui de plus sont aussi mauvaise en gestion que sur le plan sportif.

Écrit par : Gilliéron | 08/12/2011

Bonjour Gilliéron,

Qui vous a dit que la nouvelle patinoire coûtera quelque chose au contribuable ? Il est parfaitement envisageable qu'elle soit payée à 100% par le secteur privé comme cela avait été d'ailleurs proposé, mais refusé par la Ville, il y a une dizaine d'années.

Sur les subventions à des structures sportives privées, avez-vous lu leurs comptes avant de proférer de tels jugements sur leur gestion ? Et sur le volet sportif, n'hésitez pas à vous proposer auprès de l'association en question si vous pensez faire mieux.

Écrit par : Simon Brandt | 08/12/2011

Bonjour Monsieur Brandt,

L’envisageable en politique politicienne est presque toujours un leurre, quand ce n’est pas une arnaque. Il suffit de se rappeler de l’aventure du Stade de Genève où il était parfaitement envisageable qu’il ne coûte rien aux contribuables ? Je me permets, contrairement à vous, de mettre au pluriel les contribuables, car dans ce genre de chose c’est pour tout le monde.

Ce qui est parfois un peu dommage avec les politiciens qui défendent leurs propres centres d’intérêts, c’est de croire que l’électeur à peu de mémoire. En effet pour ce qui concerne les subventions, j’ai en mémoire que la Ville avait retenu longtemps celle attribuée à ce club, club incapable de présenter des comptes cohérents dans des délais acceptables quand on parle d’argent public. Ce simple fait devrait, pour le moins, vous faire prendre un peu de distance avec la gestion de cette entreprise.

Pour le reste je suis partisan que le sport pro ne doit en aucun cas être soutenu avec de l’argent public, y compris avec le prétexte de la formation. Il y a Genève des centaines de Clubs qui forment des sportifs, sans subventions de la Ville, (tout du moins jamais à la hauteur d’un Servette FC ou d’un Genève Servette HC). Et si on s’y intéresse comme moi, on s’aperçoit que pratiquement 100% des sportifs genevois qui jouent en élite sont formés par des Clubs amateurs, ceci me permet de répondre à votre dernière question en affirmant que les bénévoles formés (par J+S par exemple) sont parfaitement aptes à obtenir des résultats, mais qui ont compris que l’essentiel est ailleurs.

Avec mes salutations sportives.

Écrit par : Gilliéron | 09/12/2011

Bonjour Gilliéron,

Sur la construction de la nouvelle patinoire, je n'ai rien à ajouter à mes propos. Ce n'est pas parce qu'on a fait des erreurs dans la construction du stade de la Praille qu'on doit arrêter de faire des infrastructures sportives à Genève, c'est justement en apprenant de tels erreurs qu'on doit aller de l'avant. Je ne comprends ainsi pas le procès d'intention que vous me faites en disant que je pars du principe que l'électeur a peu de mémoire. J'ai toujours défendu le principe d'un financement de cette nouvelle patinoire, autant que faire se peut, par le secteur privé. Et je vous invite donc à lire la dizaine de billets sur le sujet de la patinoire...

Sur les comptes du GSHC et du GFH, ils ont été audités à 3 reprises par les services de la Ville et de l'Etat sans rien déceler d'anormal. Des magistrats cantonaux (Charles Beer) et municipaux (Manuel Tornare puis Sami Kanaan) viennent nous dire que la situation est correcte et peut donc justifier le versement de subventions. A partir de là, il faut avoir des preuves pour dire que les comptes sont mal gérés vu que les faits montrent le contraire...je n'ai ainsi pas de distance à prendre étant donné que je ne fais que me baser sur les informations transmises par les magistrats en charge.

Pour terminer, je vous invite à vous faire élire au Grand Conseil ou dans le Conseil Municipal de votre commune. Vous pourrez ainsi passer de la parole aux actes par rapport à vos propos. Et si vous connaissez des clubs sportifs en attente de subventions, dites leur de formaliser leur demande car je peux (pour ma part) difficilement soutenir des projets ou des subventions qui n'ont pas été demandés officiellement.

Écrit par : Simon Brandt | 09/12/2011

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