29/01/2008

Recentrons la Ville sur ses tâches prioritaires !

J’avais déjà eu l’occasion de le dire sur ce blog, l’existence d’un corps d’AM aux compétences très limitées mais aux uniformes quasiment similaires aux ASM était de nature à engendrer confusion et mélange des genres entre deux entités qui n’avaient de commun que l’apparence et l’uniforme. Qui plus est en donnant l’impression que la Ville se préoccupe moins de la sécurité des personnes que de celle qui serait provoquée par des voitures en dépassement du temps de stationnement

La décision du Conseil Administratif d’externaliser le contrôle du stationnement est ainsi la bonne, elle garantit les acquis sociaux des Agents Municipaux en les réaffectant à l’interne du personnel municipal dans des fonctions plus gratifiantes (comme ASM, responsable du domaine public, gardiens de musée, etc), ce qui se traduira pour certains par une formation complémentaire d’ASM pour rejoindre un corps qui  sera appelé à un rôle de plus en plus important avec la nouvelle loi ASM cadrant la profession…ceci avec un gain de visibilité accru vu qu’on ne les confondra plus avec les Agents Municipaux (AM).

La fondation des Parkings qui verra ses compétences accrues en matière de répression du stationnement suite à la reprise de cette tâche versera chaque année à la Ville la majeure partie des recettes engendrées. La municipalité sera même gagnante d’un point de vue financier (notamment via la forte diminution des coûts marginaux) vu que le ratio recettes/coûts des AM avait diminué de moitié en 5 ans et continuait à baisser un peu plus chaque année.

La priorité d’une collectivité publique est d’assurer des tâches primordiales comme la sécurité des citoyens et pas de faire la chasse aux voitures mal parquées !

15/01/2008

Pas de demi-mesure dans la dépollution d’Artamis

Depuis plusieurs dizaines d’années, le site d’Artamis est laissé à l’abandon faute de projet et de volonté des diverses collectivités publiques concernées, cette zone est source de quantité de nuisances pour les riverains (sonores, sécurité, etc) et est donc indigne d’une cité comme Genève dans son aménagement et sa situation actuelle.

Si certaines activités présentes sur le site, tel le théâtre du Galpon, mériteraient d’être « relogées », il ne saurait en être de même pour chacun des occupants qui rappelons-le, le sont de manière illicite. Les personnes présentes sur ce site sont des squatters (coûtant chaque année près de 300'000 francs à la Ville en termes de manque à gagner) et ne sauraient donc être relogées systématiquement pour poursuivre leur activité. Oui à une ou deux exception mais non à une généralisation qui verrait une fois de plus la Ville soutenir des gens se moquer de la loi…

Cette évacuation est prévue courant 2008, notamment pour procéder à la dépollution et à la décontamination du site, lesquelles vont coûter prêt de 70 millions dans la variante maximaliste, ceci pour assurer un nettoyage et une remise à niveau totale du site.

Quand bien même le Conseil Administratif ou le canton hésitent sur la variante à adopter (minimale, maximale ou intermédiaire), il est inacceptable de mettre encore une fois la santé publique en danger en étant prêt à se contenter d’un nettoyage partiel…la décontamination et la dépollution doivent donc être pleines et entières ! L’une n’allant pas sans l’autre…

Durant la campagne municipale, les Radicaux ont proposé la construction d’un éco quartier sur le site d’Artamis, lequel devrait accueillir en priorité du logement mixte (en partie social, en partie à loyers libres) relativement densifié avec de la place pour quelques activités annexes à vocation culturelle ou artisanale, avec 0 places de parking extérieures mais un nombre suffisant de places dans un parking souterrain…et c’est ce pour quoi nous nous battrons lors de la séance du Conseil Municipal du 15 janvier !

05/01/2008

Remettons les pendules à l’heure : un nouveau musée de l’Horlogerie !

Depuis maintenant 4 ans, le musée de l’Horlogerie est fermé suite au vol de plusieurs dizaines de montres qui y étaient exposées. Et actuellement, seuls des musées privés comme celui de Patek Philippe offrent un écrin digne à la tradition horlogère de Genève en présentant leurs collections de montres

Il est inacceptable que le Conseil Administratif et le magistrat Patrice Mugny  laissent ainsi dans l’oubli la tradition horlogère genevoise, il faut à nouveau permettre l’accès aux collections des montres propriétés de la Ville dans un espace digne de ce nom, c'est-à-dire accessible au public et sécurisé pour empêcher les vols. Alors que des millions sont dépensés chaque année pour le théâtre alternatif ou d’autres formes de culture qui n’intéressent qu’une minorité, que 300'000 francs sont dépensés pour la Ville est à vous, la municipalité brille par son absence de projets pour offrir à nouveau au public la visite des collections du musée de l’horlogerie.

Ainsi, pourquoi ne pas construire un nouveau musée de l’horlogerie ? Dont le

Financement pourrait en partie être assumé par les manufactures horlogères genevoises du fait de la publicité qu’est l’exposition de certains de leurs modèles dans un musée. La rénovation de l’actuel est budgété à 12 millions, et le projet est actuellement gelé, alors pourquoi ne pas en construire un neuf pour une quinzaine de millions ? Somme qui pourrait être passablement réduite dans le cas d’une collaboration avec le privé…

Une Ville qui a dépensé 10 millions pour rénover l’Usine pourrait aussi penser à ses musées, et celui de l’Horlogerie aura le mérite d’attirer davantage de touristes à Genève.