18/12/2007

La gauche se moque du contribuable et des générations futures !

La Ville de Genève est dotée depuis le samedi 8 décembre 2007 d’un budget, lequel permettrait de dégager un excédent de financement de 3 millions de francs qui seraient donc alloués au remboursement de la dette. Pourtant, on omet dans ce calcul la prise en compte d’une motion de l’Alternative voté hier (M-682 A) demandant expressément au Conseil Administratif de présenter une dépense extraordinaire de 5 millions de francs au début de l'année prochaine (mois de janvier).

Les 3 millions d’excédents ne suffiront pas à couvrir cette nouvelle dépense de 5 millions, le budget voté ne connaîtra pas d’excédent de financement et forcera donc la Ville à recourir à l’emprunt et à faire augmenter à nouveau la dette municipale d’au moins 2 millions de francs en 2008, sans compter les innombrables crédits extraordinaires coutumiers que la gauche ne manquera pas de voter en 2008 et qui alourdiront encore cette insuffisance de financement et creuseront davantage la dette municipale.

Il convient de rappeler que le budget voté par la commission des finances en octobre présentait un bénéfice de 44,2 millions et un excédent de financement de 15,3 millions. Ce dernier montant devait être alloué au remboursement de la dette. Or, le budget voté hier soir ne présente plus qu'un boni de  26,85 millions et une insuffisance de financement de 2 millions si on tient compte de cette motion M-682 A dont l'Alternative n'a pas eu le courage de faire inscrire la dépense inhérente au budget ! On voit donc que l’excédent budgétaire a fondu comme neige au soleil en 4 mois, victime de l’absence totale de responsabilités de l’Alternative qui non contente d’avoir voté un budget déficitaire 29.5 millions pour 2008, réussit le tour de force à changer un excédent de financement de 15 millions en une insuffisance de financement de 2 millions !

Que ce soit par l’augmentation du train de vie de la Ville, le maintien en dernière minute des prestations municipales OCPA qui revient à un transfert de charges et qui promet un réveil douloureux dès le début de l’année 2008, ou encore le versement d’une prime extraordinaire aux fonctionnaires municipaux sous la menace d’une grève, ce budget est celui de l’incohérence, du manque de courage mais aussi celui d’A Gauche Toute qui a réussi à imposer toutes ces exigences au reste de l’Alternative.

Refusant la conclusion d’un accord avec les Radicaux et éventuellement le centre afin de recréer au niveau municipal ce qui se fait au niveau cantonal, les socialistes et les Verts ont préféré le budget de l’irresponsabilité à celui du courage. A une vision du futur, ils ont préféré regarder vers le passé. Mais à trop vouloir éviter de relever les défis de l’avenir, on finit par devenir des partis dépassés…

Car cette  gauche fait preuve d'une irresponsabilité politique crasse en faisant augmenter la dette publique en période de haute conjoncture ! Et le réveil sera d’autant plus douloureux à la prochaine période de vaches maigres. Allons-nous continuer encore longtemps à vivre à crédit sur les générations futures ? Il est irresponsable et inacceptable que la Ville de Genève soit incapable de profiter de la conjoncture favorable pour se désendetter !

Commentaires

Dans votre joli raisonnement, vous négligez que la dette d'aujourd'hui est toujours payée par des actifs d'aujourd'hui à des rentiers d'aujourd'hui ... de plus l'Etat n'est pas un débiteur comme un autre, car il peut lever l'impôt, voire choisir de ne pas rembourser sa dette. Enfin, moi je dis ca ... c'est niveau 1ère année d'économie.

Écrit par : Dji | 18/12/2007

Si ce que vous dites est du niveau de la première année d'économie, ce n'est en tout cas pas du niveau de la deuxième !!!

Connaissez-vous un Etat européen qui ne rembourse pas sa dette ? Quelle crédibilité peut avoir une collectivité publique qui ne sait pas gérer son budget ? L'Etat peut lever l'impôt comme bon lui semble mais il n'a, mon cher monsieur, pas la possibilté de choisir de ne pas rembourser ses dettes...c'est un débiteur comme un autre quand il s'agit de la rembourser...

Vous trouvez normal d'emprunter chaque année des millions ? Les seuls interêts de la dette municipale pourraient payer 6 fois les actuelles rentes complémentaires OCPA...La dette municipale a quintuplée en 20 ans et c'est innacceptable !

Écrit par : Simon Brandt | 18/12/2007

Je persiste, un Etat peut choisir de ne pas rembourser sa dette ... Il n'y a qu'a regarder les USA qui en fait creusent leur dette mais ne la rembourse pas par le truchement du jeu monétaire qu'ils maîtrisent.

Ensuite, un Etat est par définition souverain, son parlement peut voter une loi qui décide de ne pas rembourser telle ou telle dette, et c'est tout. Effectivement ca n'arrive pas souvent, mais c'est possible. Pas besoin de vous acharner sur la touche '!' pour autant.

Finalement, vous n'avez que peu d'arguments ... tant que l'Etat peut honorer le montant des intérêts où est le problème ? Ca fait après tout des créanciers heureux ! A titre personnel, n'avez vous pas des obligations monétaires de la conférération ?

Ah ! J'ai compris, ce qu'il y a de scandaleux pour vous dans la dette d'Etat, c'est qu'elle détourne de l'argent des marchés financhiers d'action et autres produits plus complexes (qui a parlé de subprime ?)

Bref, vous avez une position hautement idéologique, masquée derrière des petits points d'exclamations.

Écrit par : Dji | 18/12/2007

Non, mais les emprunts des Etats et des villes sont notés (rating AAA à D), ce qui signifie que le doute peut être permis quant à leur facilité de remboursement et que l'intérêt versé sera en conséquence.

Écrit par : Rabbit | 18/12/2007

Pour vous répondre, ce qui me dérange n'est pas que l'Etat rembourse sa dette ou non, c'est simplement que je ne trouve pas normal d'affecter de plus en plus d'argent à celle-ci au détriment des prestations à la population. Les impôts servent à faire fonctionner l'Etat, à assurer des prestations, à aider les plus faibles...et pas à payer des dettes ! On n'a pas à dépenser l'argent qu'on a pas, surtout si cela revient à demander à d'autres de le rembourser...

Écrit par : Simon Brandt | 18/12/2007

C'est certain que des grands travaux gourmands en capital et intérêts se justifient plus par des motifs électoralistes que par le bien commun.

Écrit par : Rabbit | 18/12/2007

Effectivement, l'Etat doit avoir les moyens de financer les prestations à sa population.

Le problème c'est qu'actuellement les partis bourgeois sont activement en train d'essayer de réduire le champ d'intervention de l'Etat en commençant par ... lui couper les vivres : regardez les propositions qu'ils font ... elles se résument systématiquement en une réduction des entrées fiscales. Couplés à la concurrence fiscale entre cantons et communes (qui pour rappel, selon la théorie néo-classique induit une baisse du bien être de la nation) et à la menace de départ des gros contribuables, les gouvernements qui veulent maintenir les prestations (je parle donc évidemment des gouvernements de gauche, dont fait partie celui de la ville GE) sont fortement tenter de recourir à l’emprunt pour ne pas réduire les prestations et être réélus.

Au vu de ce que j’ai dit ci-dessus, si vous tenez à ce qu’un Etat ne s’endette pas trop, il faut lui donner les moyens de fonctionner et cesser de lui supprimer des entrées financières … ou alors admettre clairement que vous voulez réduire les prestation et indiquer lesquelles.

Écrit par : Dji | 18/12/2007

en gros, Genève dépense ses sous pour le bien des fonctionnaires et des personnes agées? c'est ça qui vous dérange?
Vous avez appris où que l'Etat est une entreprise dont la finalité est le bénéfice net? en troisième année?
Ceci dit, Simon, si vous vouliez bien réexpliquer le tout, j'en serais ravi.... mais avec des chiffres et des raisonnements précis.

Écrit par : ron linder | 18/12/2007

Le problème n'est pas de financer les personnes âgées ou le bien des fonctionnaires, il réside simplement dans le fait qu'il faut parfois faire des sacrifices pour arriver à l'équilibre budgétaire. Par "sacrifice" que pourrait-on imaginer ? Tout simplement vers une hiéarchisation des priorités :

1) OUI, l'aide sociale aux personnes âgées est prioritaire de même que l'aide sociale en général

2) OUI, les salaires des fonctionnaires sont intangibles, c'est grâce à eux que l'Etat fonctionne

Maintenant est-ce que le festival des arbres en lumière qui coûte plusieurs centaines de milliers de francs est prioritaire ? Est-ce que la Ville doit dépenser 3 millions pour rénover le pont des Vernets alors qu'un privé (La fondation Wilsdorf) se propose de le faire ? Est-ce que des fêtes comme la Ville est à vous qui coûte près de 500'000 francs sont inaliénables ?

L'Etat n'a en aucun cas vocation à gagner de l'argent comme le privé, il doit simplement présenter des comptes équilibrés ou tout au moins combler les pertes d'une année en faisant des bénéfices. Malheureusement à force de dépenser pour des bêtises (3 exemples ci-dessus), l'Etat ne pourra un jour plus assurer des taches prioritaires car vitales et cela je ne peux me l'imaginer.

Sur le problème des baisses d'impôts, tout dépend de quel genre on parle. Pour le moment, je vous donne là mon avis personnel, je pense que des baisses d'impôts ne sont ni envisageables ni souhaitables, simplement le bénéfice de l'Etat ne doit pas aller à la création de nouvelles prestations inutiles (Genre Arbres en Lumières) mais au remboursement de la dette.

Une fois que celle-ci sera sous contrôle, on pourra envisager de recommencer tantôt des baisses d'impôts, tantôt des nouvelles prestations.

Écrit par : Simon Brandt | 18/12/2007

Vous avez tout de même l'art de présenter de fausses alternatives (There is no alternative ....) vous omettez en passant que :

- On peut augmenter les impôts, cela fait parties des options possibles.
- De commenter mon assertions selon laquelle la théorie économie sur laquelle vous basez la plupart de vos argumentation dit que la concurence fiscale au sein d'une nation, au contraire de la concurence sur un marché de bien, induit une baisse de "bien-être" de la nation entière. Si c'est bien le cas, pourquoi les partis bourgeois mettent autant en avant la concurence fiscale entre cantons et communes ? C'est pourtant pas par manque d'économiste en leur sein ?

Finalement, je dois m'avouer surpris en bien de l'ouverture de votre blog; sur bien des blogs UDC, mes commentaires - qui se veulent constructifs - sont immanquablement censurés.

Écrit par : Dji | 18/12/2007

nous ne sommes sûrement pas d'accord sur de nombreux points, mais ce que vous dites est raisonnable. Oui, le bien être des citoyens est prioritaire sur les festivités.
Mais rendre la ville gaie et plaisante, n'est-ce pas aussi une façon de se soucier du bien-être des citoyens? Ceci dit, parfois, les joyeusetés de Mugny me semblent aussi onéreuses...

Écrit par : ron linder | 18/12/2007

Cher Monsieur Brandt,
Vos envolées lyrico-financières ne sont en effet pas très convaincantes.
Si je ne suis pas d'accord avec l'assertion de Dji qui fait de la Ville un débiteur tout puissant qui pourrait d'un coup décider de ne pas rembourser (ce qui est peut-être vrai pour les Etats-Unis ne l'est pas forcément pour la Ville de Genève), je ne peux m'empêcher de vous faire oberver trois choses:
- Premièrement, en ce qui concerne les générations futures, il faut savoir que la dette de la Ville est due en totalité à des investissements, en vertu du fait que les communes n'ont pas le droit de faire du déficit de fonctionnement. Donc la Gauche au pouvoir lègue aussi bien une dette que des actifs correspondant.
Or, votre raisonnement fait fi de la question suivante: Est-il normal, par exemple, que notre génération paie cash la construction d'une école primaire qui servira par hypothèse à 10 ou 20 générations? La même question est valable pour toutes les infrastructure pérennes.

- Deuxièmement, il vous faut, je crois, lire le communiqué de presse du Conseil d'Etat d'hier, qui fait mention de son approbation des budgets des communes. Il y est fait mention d'un boni beaucoup de 32 millions pour la Ville de Genève. De quoi amortir quelque peu la dette. Et vu comment fonctionne le système d'information des communes pour ce qui est des entrées prévisibles, il me paraît difficile de jeter la pierre à ceux qui ont spéculé le 8 décembre sur des recettes plus importantes. Ils avaient raison.

- Troisièmement, votre vision de la multiplication de la dette est un peu simpliste et assez orientée politiquement. D'abord il faudrait faire le calculs en termes réels, soit sur une base déflatée. Et puis tant qu'à faire, divisez le tout par le nombre d'habitants qui a augmenté. Sans avoir les chiffres en tête, je peux vous assurer que le résultat est plus raisonnable.
Enfin, et de t^te, la multiplication sur 20 ans a surtout eu lieu sur la période entre 10 et 20 ans en arrière, soit lorsqu'il y avait encore des radicaux au gouvernement de la Ville...

Plus généralement, croyez-vous vraiment que la polémique réductrice et populiste soit un mode de communication digne d'un système qui se veut démocratique??
Meilleurs messages,
Gilles Thorel, ancien conseiller municipal socialiste.

Écrit par : Gilles Thorel | 18/12/2007

Cher Monsieur Thorel,

Où est-ce que vous voyez une "polémique réductrice et populiste" dans les propos de Simon Brandt ?
Il est quand même surprenant que quelqu'un comme vous, attaché au respect du système démocratique, puisque vous le dites, puissiez tolérer qu'un crédit extraordinaire soit plébiscité par la majorité du municipal le jour même où le budget est voté. Du coup, les 5 millions ne figurent pas (encore) dans ce budget. Vous savez très bien qu'un crédit extraordinaire ne devrait être proposé que pour des dépenses extraordinaires qui n'avaient pas été prévue au budget de l'année en cours. Or, la motion 682 découle du rapport de l'Idhéap paru en février 2007, ces 5 millions auraient être inscrits au projet de budget 2008…. L’alternative se moque donc de la minorité et de la population en faisant voter un budget qu’elle sait être déjà faux. Le scandale est précisément là et le dénoncer n’est en rien populiste, c’est juste montrer son attachement à la démocratie.

Par ailleurs, aucune de vos trois observations ne tiennent la route. Vous confondez comme beaucoup (ou vous faites semblant) le boni ou bénéfice comptable avec les flux de trésorerie. Il n’y a pas de lien entre le boni et la variation de la dette. Ainsi, en 2008, malgré le boni d’une trentaine de millions (c’est bien ce qu’on lit dans le communiqué du Conseil d’Etat qui ne fait que reprendre les budgets votés), on devra bel et bien continuer à s’endetter. Ensuite, vous nous ressortez l’éternelle discussion sur la bonne ou la mauvaise dette qui n’a aucun sens puisque les actifs détenus par la collectivité n’ont pas vocation à être rentable. La seule règle valable est qu’à moyen et long terme, la collectivité puisse autofinancer ses investissements et la seule chose qui compte est l’impact de la dette sur le compte de fonctionnement, soit les intérêts. Or consacrer autant au service de la dette qu’à la politique de la petite enfance, mission prioritaire pour la ville, n’est pas tolérable. La dette, déflatée ou non, peut être éventuellement « soutenable » si son coût est inférieur au taux de croissance des recettes de la ville, mais ce n’est pas le cas sur ces dix dernières années.
Olivier Fiumelli, conseiller municipal radical

Écrit par : Olivier Fiumelli | 18/12/2007

Cher Simon Brandt,
je suis d'accord avec vos propos et déçus des commentaires ci-dessus de certain lecteurs qui ne comprennent malheureusement pas qu'il serait important de rembourser la dette au lieu de la gaspiller sans se soucier de l'avenir des budgets à venir ! Je ne voudrais pas insister, mais je crois savoir à leurs commentaires que vous répondez à des messieurs qui vivent bien... Ils ne font pas partie de la classe moyenne...Pire ! je lis le commentaire de l'ex conseiller municipal (Gilles Thorel, ancien conseiller municipal socialiste) et encore une fois, je déplore là un je m'en foutisme, de ce parti, qui pense égoïstement à eux et personne d'autre... C'est honteux !
Monsieur Brandt, j'espère qu'un jour la gauche se cassera une patte et qu'elle ne représentera qu'un seul membre sur cinq au conseil administratif. J'espère que vous ferez parti de ces cinq conseillers afin de faire bouger, mais surtout ! d'ouvrir les yeux à ces messieurs qui profitent de ces dépenses qui s'envolent naïvement.

Bien à vous Simon Brandt.

Gonzo.

Écrit par : Gonzo | 20/12/2007

Cher Simon Brandt,
je suis d'accord avec vos propos et déçus des commentaires ci-dessus de certain lecteurs qui ne comprennent malheureusement pas qu'il serait important de rembourser la dette au lieu de la gaspiller sans se soucier de l'avenir des budgets à venir ! Je ne voudrais pas insister, mais je crois savoir à leurs commentaires que vous répondez à des messieurs qui vivent bien... Ils ne font pas partie de la classe moyenne...Pire ! je lis le commentaire de l'ex conseiller municipal (Gilles Thorel, ancien conseiller municipal socialiste) et encore une fois, je déplore là un je m'en foutisme, de ce parti, qui pense égoïstement à eux et personne d'autre... C'est honteux !
Monsieur Brandt, j'espère qu'un jour la gauche se cassera une patte et qu'elle ne représentera qu'un seul membre sur cinq au conseil administratif. J'espère que vous ferez parti de ces cinq conseillers afin de faire bouger, mais surtout ! d'ouvrir les yeux à ces messieurs qui profitent de ces dépenses qui s'envolent naïvement.

Bien à vous Simon Brandt.

Gonzo.

Écrit par : Gonzo | 20/12/2007

Faut pas exagérer Gonzo. La gauche est à trois contre deux si on tient compte des velléités droitières de Patrice Mugny. Même Maudet, parfois, passe à sa gauche. Accidentellement j'en conviens.
Je trouve, bien sûr je suis légérement subjectif, que la gauche de la gauche met du piment dans cette ville.
Le discours de Simon Brandt mérite au moins débat: comment, à la fois, diriger une ville populaire et de classes moyennes et une capitale du capitalisme et du luxe? L'une et l'autre nécessitent des investissements.
Genève est un joyau qui appartient au peuple. Et si on retaxait les riches? l'idée ne plaît guère, mais est-elle scandaleuse?

Écrit par : ron linder | 20/12/2007

Cher Monsieur Fiumelli,
Votre réponse m'étonne à plus d'un titre.
D'abord, il est largement abusif de votre part de prétendre que l'Alternative se moque de la population, et de le faire au nom de votre attachement à la démocratie. Votre formalisme étriqué vous aveugle. En effet, cette décision, peut-être discutable sur la forme, est en réalité plus démocratique prise de cette façon, puisqu'elle laisse la possibilité du référendum populaire (à moins que l'urgence exceptionnelle ait été votée, ce que je ne crois pas et demanderait encore l'aval du Conseil d'Etat).
Quant au calendrier dont vous faites mention pour le rapport IDEHAP, il faudrait pour être honnête mentionner également le fait que la motion en question n'a été renvoyée en commission que fin juin…

Et c'est bien ces oublis et autre approximations qui me font dire qu'il s'agit d'une polémique réductrice, en tout cas dans la formulation initiale de M. Brandt. Par ailleurs, le populisme consiste ici à présenter la situation de façon si simpliste que cela accrédite l'idée que les politiques ne pensent qu'à jeter par les fenêtres l'argent des autres… Vous avez beau désigner la gauche, c'est en réalité toute la classe politique républicaine que vous éclaboussez avec ce genre de discours. Et je n'ose pas imaginer, eu égard à vos fonctions, que ça soit là le fond de votre pensée… Vous faites surtout voter UDC avec ce genre de faux scandales montés sur des arguties réglementaires fumeuses. Passons.

Quant à mes observations, je vous ferais remarquer, Monsieur Fiumelli, que je ne confonds rien du tout.

Mais si vous voulez parler flux de trésorerie, parlons-en. Le seul hic, c'est que comme ils restent largement imprévisibles (ce n'est pas à vous que je vais apprendre que le DF nous réserve régulièrement des surprises de taille sous forme de révisions des prévisions), il devient impossible de déduire quoi que ce soit.
Il est donc aussi abusif de dire que la dette va baisser que le contraire, ce que vous faites dans votre réponse. En réalité, personne n'en sait rien, et là, je vous l'accorde, c'est un vrai problème démocratique, dont je serais heureux de débattre de vive voix avec vous (peut-on envisager une rencontre pour en discuter?).

Pour suivre, le fait que vous m'accusiez en quelque sorte de sortir une rengaine démodée de la gauche en matière de dette prouve que vous ne m'avez pas bien lu, ou pas bien compris. Je ne dis pas que les actifs de la Ville devraient être vendus, je prétends juste que la ritournelle de la droite sur le présupposé insupportable cadeau que l'on fait à nos enfants en endettant les collectivités publiques est simpliste, et que la solidarité intergénérationnelle est une vraie question. On peut y répondre différemment, sans pour autant être un irresponsable. Mais bizarrement, vous ne me répondez pas sur point. Pourquoi?

Enfin, sur le coût de la dette, je ne suis pas sûr de comprendre vos arguments. Si il faut comprendre que les collectivités publiques ne doivent pas s'endetter du tout, je ne vous suis pas. Si il en avait toujours été ainsi, bien des infrastructures indispensables au développement n'auraient jamais vu le jour, et dans un autre registre, et les alliés n'auraient jamais pu fournir un effort de guerre permettant de débarrasser le monde des nazis, etc etc. (merci d'ailleurs à cette génération de nous avoir laissé des dettes mais un monde en paix…)

En revanche, si il s'agit d'essayer de déterminer quel serait le coût supportable du service de la dette, postulant ainsi qu'il y a des limites à ne pas dépasser, je suis d'accord avec vous. Mais il s'agit aussi de s'assurer que la dette est bien gérée, ce qui n'était pas le cas jusqu'à ces dernières années, sous l'ère Müller. J'avais d'ailleurs fait une motion très critique à ce sujet à l'époque.

Finalement, il y a des sujets qui à mon avis, si l'on veut stopper le populisme triomphant de l'UDC, mérite des débats qui peuvent être vifs, mais emprunts d'une rigoureuse honnêteté intellectuelle.

A bon, entendeur, meilleures salutation, et peut-être à bientôt.
Gilles Thorel, ancien conseiller municipal socialiste en Ville de Genève, économètre


PS: cela fait des années que je pense qu'il faut supprimer les aides supplémentaires à l'OCPA en Ville.
PS2: J'ai pour principe de ne pas répondre aux attaques de ceux qui avancent à visage couvert. Courage, Gonzo.

Écrit par : Gilles Thorel | 21/12/2007

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