04/11/2007

Une drôle de priorité budgétaire au 25 Rue du Stand…

Il y a quelques jours, l'ensemble du Conseil Municipal a reçu le plan financier d'investissement pour 2008-2019. Dans la hiérarchie des projets, il y a les projets prioritaires pour le Conseil Administratif, les projets secondaires ainsi que les projets dont la nature reste à définir.

Or, en lisant les priorités, on tombe sur un crédit de 950'000 francs (à la page 108 dudit plan) qui prévoit les travaux d'aménagement du 7ème étage de la rue du Stand...

S'il est indiscutable qu'on devra faire un jour ces travaux, on peut tout de même s'étonner de le voir figurer au rang des priorités budgétaires...et sur le fond, on ne peut que rire jaune en voyant que la plaisanterie du 25 rue du Stand coutera encore près d'un million de plus que prévu...

D'un achat « clés en mains » à 30 millions de francs (alors qu'une expertise en situait la valeur à 16), les différents dépassements nous avait finalement amenés à une facture de 37 millions auquel on peut maintenant rajouter ces 950'000 francs ce qui nous amène à un total de 38 millions...

On prend le pari qu'on finira par dépasser les 40 millions de facture au final ?

02/11/2007

Des Badges d’identification pour les Gendarmes ?

Alors que le sentiment d'insécurité est grandissant à Genève, et que chacun y va de sa recette pour améliorer les choses, une idée dans l'air est de donner un numéro d'identification aux gendarmes visible sur l'uniforme pour que d'éventuelles plaintes contre eux puissent être diligentées directement et nominalement.

Nul ne nie que certains policiers dépassent parfois la mesure, mais faut-il généraliser ? Et que se passera-t-il si des criminels peuvent accéder par ce biais au nom et à l'adresse d'un policier ? Faut-il rappeler ce terrible événement qui avait vu il y a environ deux ans, la femme enceinte d'un douanier tessinois être assassinée par des truands ?

Ainsi, créer un numéro fixe qui serait attaché  à un gendarme comme identification publique (comme l'est le numéro AVS pour tout à chacun) n'est pas envisageable pour d'évidentes raisons de sécurité. Quand à créer des numéros « volants » qui changeraient chaque jour pour éviter ce genre de problèmes, cela revient à créer un système d'une lourdeur administrative telle que certains policiers devraient être affectés chaque jour à la préparation des numéros du lendemain. Or, un policier affecté à une tâche administrative, c'est un policier en moins dans la rue...

La seule chose qui est sûre, c'est que la sécurité dans les rues ne s'améliorera pas en donnant un badge d'identification à chaque gendarme.

Comment peut-on partir du principe que chaque policier doit être clairement identifiable car potentiel auteur de bavure ? Comment avoir un personnel de police motivé avec une telle mesure ? L'identification d'un policier ayant commis une bavure est déjà possible, ceci par la simple vérification de la liste des policiers engagés sur une opération et le recoupement auprès des policiers ayant participés à celle-ci, auquel on peut ajouter le témoignage de l'éventuel plaignant et autres protagonistes.

Mieux vaudrait lancer une véritable campagne de recrutement pour la gendarmerie et adapter le cadre légal nécessaire au travail et à l'organisation de la police si on veut améliorer la sécurité à Genève !