02/11/2007

Des Badges d’identification pour les Gendarmes ?

Alors que le sentiment d'insécurité est grandissant à Genève, et que chacun y va de sa recette pour améliorer les choses, une idée dans l'air est de donner un numéro d'identification aux gendarmes visible sur l'uniforme pour que d'éventuelles plaintes contre eux puissent être diligentées directement et nominalement.

Nul ne nie que certains policiers dépassent parfois la mesure, mais faut-il généraliser ? Et que se passera-t-il si des criminels peuvent accéder par ce biais au nom et à l'adresse d'un policier ? Faut-il rappeler ce terrible événement qui avait vu il y a environ deux ans, la femme enceinte d'un douanier tessinois être assassinée par des truands ?

Ainsi, créer un numéro fixe qui serait attaché  à un gendarme comme identification publique (comme l'est le numéro AVS pour tout à chacun) n'est pas envisageable pour d'évidentes raisons de sécurité. Quand à créer des numéros « volants » qui changeraient chaque jour pour éviter ce genre de problèmes, cela revient à créer un système d'une lourdeur administrative telle que certains policiers devraient être affectés chaque jour à la préparation des numéros du lendemain. Or, un policier affecté à une tâche administrative, c'est un policier en moins dans la rue...

La seule chose qui est sûre, c'est que la sécurité dans les rues ne s'améliorera pas en donnant un badge d'identification à chaque gendarme.

Comment peut-on partir du principe que chaque policier doit être clairement identifiable car potentiel auteur de bavure ? Comment avoir un personnel de police motivé avec une telle mesure ? L'identification d'un policier ayant commis une bavure est déjà possible, ceci par la simple vérification de la liste des policiers engagés sur une opération et le recoupement auprès des policiers ayant participés à celle-ci, auquel on peut ajouter le témoignage de l'éventuel plaignant et autres protagonistes.

Mieux vaudrait lancer une véritable campagne de recrutement pour la gendarmerie et adapter le cadre légal nécessaire au travail et à l'organisation de la police si on veut améliorer la sécurité à Genève !

Commentaires

Ouf ! Merci Simon ! Mais quelle idée IDIOTE !!! (excusez moi du terme !) Voila comment dépenser des sous et perdre son temps pour améliorer les idioties de ces partis de gauche !!!! Au lieu de PENSER, REFLECHIR ET AGIR !!! INTELLIGEMMENT !!!! Afin de régler ces problèmes bien plus IMPORTANT que de nommer chaque agents de Polices d'un signe distinctif, afin de les accuser d'avoir fait son travail... De nos jours, ont cherche à licencier, avec la politique actuelle, au lieu d'engager et encourager nos futurs gendarmes et agents de police municipale... Changeons et donnons des blâmes ont politiciens qui disent que des conneries ! Ils ne sont pas payés pour perdre et nous faire perdre du temps, donc il faut que sa change à ce niveau là !!! Merci Simon pour cet article fort intéressant et au plaisir de vous relire, amitiés !

Écrit par : Gonzo | 02/11/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Simon,

décidément vous êtes d'une intelligence rare qui fait cruellement défaut en politique ces derniers temps. A quelques rares exceptions.

Effectivement donner un numéro d'identification à nos policiers ne sert à rien.

Sinon à conduire à des drames comme vous le citiez plus haut. Que cette femme et ses enfants à naître reposent en paix et que cette paix accompagne aujourd'hui le fonctionnaire qui n'avait fait que son métier.

Ce drame a marqué de nombreux esprits.

Badger les policiers et ensuite ? Les citoyens ?

Vous n'avez que trop raison Simon, nos policiers parfois dérapent, mais dans leur majorité se sont des gens engagés au service des autres.

Bien à vous Simon,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 03/11/2007

Faux débat. La loi exige de chaque policier de se présenter, ils sont d'ailleurs munis de cartes de visite. Le port d'un numéro - et non pas de l'identité - augmente évidemment la pression sur chaque agent de se conduire correctement. Y voyez-vous un problème ? En cas d'abus supposé, l'enquête dira ensuite si les griefs étaient justifiés. De ce fait, le policier n'encoure aucun risque sinon celui de devoir s'expliquer. Mais pourquoi en est-on arrivé lä ? Parce que les événements prouvent qu'il y a toujours des brebis galeuses parmi les policiers, au grand dam de leurs collègues. Une police efficace et respectée pratique la transparence et admet les erreurs commises. Ce n'est pas toujours le cas, et le discours des syndicats à cet égard est plutôt inquiétant.

Écrit par : Dixit | 04/11/2007

Cher Monsieur,

Vous le dites vous-même, la loi exige à chaque policier de se présenter. Mais doit-il avoir la même attitude envers qqn le menacant de mort lui et sa famille s'il le retrouve et un automobiliste a qui il vient de dresser contravention ? Les membres des forces de police sont assermentés et s'ils ont à ce titre des devoirs envers la collectivité, ils ont aussi des droits dont le premier est le respect de leur sphère privée et leur integrité physique...il est donc nécessaire de leur laisser faire des pesées d'interêt de cas en cas...

Quelqu'un qui dépose actuellement plainte contre une "brebis galeuse" (pour ne pas dire mouton noir) appartenant à la police voit sa plainte aboutir après une enquête interne ayant permis l'identification du policier et c'est très bien, donner un numéro d'identification fixe est dangereux pour les motifs que j'ai évoqué dans mon post...

Enfin, les bavures policières à Genève sont plutôt rares et jamais une enquête interne n'a pas aboutie faute d'identification du fautif...pourquoi changer un système qui marche ? Faisons confiance à nos policiers et à sa hiérarchie plutôt que de partir du principe que chaque gendarme ou inspecteur de police est un auteur de bavure en puissance...

Écrit par : Simon Brandt | 04/11/2007

Il me semble que le matricule vous dérange…? Tiens bizarre…!
Pour les impôts, je suis le matricule "123.45.678".
Pour l'armée, je suis le matricule "123.45.678".
Pour mon assurance maladie "987.654"
Pour mon assurance RC "321.12.34" Etc. Etc.
Là, cela ne vous dérange plus…? Tiens ?
Par expérience de plus de 20 ans dans ce métier, comme îlotier, tout mes commerçants et habitants du quartier connaissent mon Prénom (pour les enfants) et mon nom pour les autres. Les cartes de visite servent alors à cet effet.
Pour les contrevenants, in civilistes et autres toxicomanes, je suis matricule 1234. Comme cela, je peux faire une nuit de sommeil normale. De plus, les gentils habitants contrevenants me menaçant de mort pour moi et ma famille (suivant le pays d'origine du contrevenant) ont plus de difficulté à mettre en pratique leurs menaces.
Donner systématiquement notre nom à des personnes ne voulant surtout pas donner le leur et n'ayant pas de papiers prouvant leur identité, serait pur imbécillité.
Ca tiens la route ou je rêve ?

Écrit par : Le rêveur | 14/11/2007

Cher Monsieur,

J'ai l'impression que vous avez mal compris ma prise de position, je suis contre le badge d'identification publique et ce n'est pas pour cela que je suis pour une identification par le nom des Gendarmes. Un agent de la force publique doit donner son matricule sur demande, son nom s'il le souhaite, mais en aucun cas il ne doit être obligé de donner sa véritable identité et il ne doit pas non plus avoir un matricule public comme le serait le badge d'identification pour les raisons que j'ai évoquées dans mon billet.

Écrit par : Simon Brandt | 14/11/2007

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