30/07/2007

Des violences inacceptables pour une cause qui ne l’est pas moins !

Alors que la manifestation de samedi en faveur des squats a donné lieu à des débordements, on se dit d'abord que ceux-ci sont le fait de casseurs totalement étrangers à la manifestation et on ne doute pas un instant que les organisateurs vont condamner les violences ayant eu lieu. On en vient même à regretter que la cause des squats puisse être « salie » par ces actes...

Mais que lit-on dans « Le Matin » quand on interroge l'un d'entre eux ? Propos repris par plusieurs médias ce jour (temps, tribune...)

Que la colère peut avoir de multiples formes d'expression, y compris donc l'action des casseurs...

Le Matin Dimanche

Quel regard porte l'ancien porte-parole des squatters, Maurice Pier, sur l'action des casseurs?

«La colère a de multiples formes d'expression. C'en est une. Quand les pouvoirs politique et judiciaire se coordonnent pour réprimer les droits d'expression des citoyens, il ne faut pas s'étonner que d'autres moyens d'expression émergent.»

Ainsi, briser les vitres du siège du Parti Radical Genevois dont le procureur général est membre, mettre le feu à une voiture ou renverser tous les deux-roues parqués sont une forme d'expression. Et jeter des pavés sur les forces de l'ordre c'est sans doute une œuvre d'art ?  Ah non, ça doit toujours être une forme d'expression...

Ce n'est même pas de l'angélisme, c'est de la complicité ! La violence doit être condamnée d'où qu'elle vienne et ne saurait connaître la moindre légitimation comme veut le faire ici le porte-parole de Rhino...

Les propos ainsi tenus sont absolument inacceptables et montrent clairement que certains défenseurs des squats ne se réfugient derrière les lois que quand ça les arrange...alors que la loi est la même pour tous, défenseurs des squats compris !

Espérons maintenant que les politiciennes et politiciens de gauche qui défendent le squat condamneront sans ambigüités les violences de samedi...

28/07/2007

Les squats municipaux

Chaque année, la Ville de Genève perd  211'000 francs (au titre du manque à gagner) sur la quinzaine d'immeubles squattés lui appartenant.

A cela, on peut ajouter 122'000 francs de prestations en nature accordés en fonction de conventions suite à des accords passés entre la Ville et les occupants. Cependant, il faut garder à l'esprit que le manque à gagner est très clairement sous évalué vu l'état desdits logements (6000 francs annuel pour un 4 pièces par exemple)...il serait donc bien plus élevé si on prenait en compte leur valeur locative avant l'occupation ou après rénovation.

Il n'est pas normal que le Conseil Administratif (à majorité de gauche depuis 1999) ne fasse rien pour faire évacuer les squatters qui ne sont pas au bénéfice d'une convention avec la Ville. Ou va-t-on si une collectivité publique se met à cautionner la violation de la loi en cautionnant de fait l'occupation d'immeubles lui appartenant ? Que ce soit par la tolérance de fait qu'elle applique en partie ici ou encore la proposition que le Conseil Administratif avait fait de racheter le défunt Rhino pour y pérenniser l'occupation illicite...

Qu'attend donc le Conseil Administratif pour faire procéder à l'expulsion des occupants illicites dans les immeubles lui appartenant ? Ce qui permettrait la rénovation de ceux-ci et leur attribution à quelques unes des personnes sur la liste d'attente de la Gérance Immobilière Municipale ?

De l'argent public pour mettre des logements à disposition oui ! Mais pas pour financer des occupations illicites !

27/07/2007

L’UDC pour plus de sécurité…vraiment ?

Un mouton noir chassé par ses camarades de troupeau blanc avec pour slogan « Pour plus de sécurité » accompagné d'une initiative pour le renvoi des criminels étrangers. L'UDC semble faire de la sécurité son thème majeur pour les élections fédérales et semble vouloir faire oublier que le ministre en charge du département fédéral de la justice et de la police est de son parti.

Qu'attend le ministre UDC Christophe Blocher pour négocier des accords de réadmission avec les pays tiers ? Seule véritable possibilité pour expulser la minorité d'étrangers criminels mais qui ne semble intéresser ni lui, ni la ministre socialiste des affaires étrangères

Ce qui montre qu'à l'heure des actes, ni le PS, ni l'UDC ne se préoccupent véritablement de la sécurité de la population !

L'initiative de l'UDC pour l'expulsion des étrangers criminels permet cependant une chose : elle démontre l'absence de résultats sur ce thème du ministre Blocher. Car sans ces accords de réadmission, l'initiative demandant le renvoi des étrangers criminels sera, comme l'initiative sur l'asile, tout simplement inapplicable faute d'endroit ou les renvoyer.

Pour une véritable amélioration de la sécurité, les décisions de renvoi doivent enfin pouvoir être exécutées, et il n'était pas nécessaire pour cela de durcir la loi sur l'asile en prenant le risque de pénaliser les personnes vraiment persécutées. Comme il n'est pas utile de demander l'expulsion des étrangers criminels qui ne sert à rien faute de possibilité d'application de la décision.

Si Genève ne peut pas expulser les dealers arrêtés sur son territoire, c'est à cause de l'absence de ces accords de réadmission. Et ce n'est pas les discours de l'UDC qui changeront quoi que ce soit...

Seuls les Radicaux s'engagent par des actes pour une meilleure sécurité dans notre pays via des réelles propositions pour l'application des mesures de renvoi !

26/07/2007

Rembourser la dette, voilà du développement durable !

La Ville de Genève a une dette qui s'approche dangereusement des deux milliards de francs (1'938'000'000), et le seul paiement des interêts de celle-ci coûte 64 millions de francs par an. Or, n'en déplaise à certain(e)s qui affirment que la dette fait tourner les banques, cette situation est plus que dangereuse et va à l'encontre du développement durable.

Ce même développement durable dont tous les partis politiques se targuent de défendre et qui est le fondement de certains partis de l'Alternative qui semblent parfois oublier de passer aux actes dans les moments-clés.

Car qu'est-ce que le véritable développement durable ? C'est ne pas faire peser sur les générations futures les erreurs que l'on commet aujourd'hui. Et c'est donc cesser d'alourdir chaque année le déficit public, lequel s'est aggravé de 29'500'000 francs lors du vote du budget 2007 de la Ville de Genève.

Comme l'a dit Antoine de Saint-Exupéry et qui est devenu depuis un adage : "Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants". On ferait bien de l'appliquer en Ville de Genève...car qui sont les véritables créanciers des dettes d'aujourd'hui ? Les générations futures qui auront à les rembourser...

Qui risque d'hériter de collectivités publiques grevées de dettes ? La génération des 15-25 ans qui n'aura pas le droit à l'erreur si elle veut avoir quelque chose à léguer à la suivante...

C'est donc maintenant qu'il faut agir en commençant à rembourser la dette...

Et c'est ce que j'attendrai du budget 2008 de la Ville de Genève !

23/07/2007

Rhino évacué...Enfin !

Depuis environ 14h00 ce lundi 23 juillet, l'évacuation de Rhino suit son cours. Enfin !!!

Fini le temps ou la propriété privée et l'interêt public étaient bafoués, autant l'existence de Rhino pouvait trouver une certaine (et encore...) légitimité à ces débuts (absence d'affectation des locaux et lutte contre la spéculation), autant le squat Rhino d'aujourd'hui n'avait plus aucune raison d'être toléré. Un projet de construction de logements HBM est prévu par le propriétaire, il faut donc que celui-ci puisse le réaliser.

Après rénovation, c'est plusieurs dizaines de logements qui se verront attribués à des personnes sur une liste d'attente de régie. Le squat ne crée pas de logements, il tue le logement en transformant en dindon de la farce les habitantes et habitants de Genève qui respectent les lois et ne trouvent pas à se loger.

Une petite pensée aussi aux hommes et femmes de la gendarmerie genevoise qui sont en train d'assurer l'évacuation du squat et qui auront à maintenir l'ordre dans les rues si les troubles qu'on a connus lors de l'évacuation du squat de la Tour devaient se reproduire.  Les mêmes qui assurent au quotidien notre sécurité aux côtés de la police judiciaire, de la police de sécurité internationale et de la sécurité municipale. Bravo et merci !

22/07/2007

L'évacuation des squats

« Inacceptable », « illégale », tels sont les arguments s que certains avancent pour contester l'évacuation des squats par le procureur général Daniel Zappelli.

On reproche donc au gardien des lois qu'est le procureur général de faire appliquer celles-ci. En prenant tout simplement partie pour des propriétaires qui souhaitent récupérer leur bien.

Mais sur le plan politique de qui se moque-t-on ? Le squat de la Tour laissera la place à plusieurs logements subventionnés qui pourront accueillir des familles, ce qui sera aussi le cas de Rhino après son évacuation.
Est-ce scandaleux ? inique ? Apparemment oui pour une partie de la gauche qui se sert en plus de ce même manque de logements pour justifier le squat.

Toute évacuation est justifiée à partir du moment où les lieux occupés illicitement peuvent faire place à des logements.  Il n'est pas acceptable que des gens qui respectent les lois ( les personnes sur une liste d'attente de régie) passent après des squatters qui ne les respectent pas.

Libre à ceux qui veulent un mode de vie « différent »  de le vivre, mais que cela ne soit ni aux frais de la collectivité ni en violation de la loi.

L’imposture politique du droit de vote à 16 ans

Depuis peu, la mode semble être à l'abaissement de l'âge légal pour voter de 18 à 16 ans.  Cette mesure, soi-disant facilitatrice d'intégration pour les jeunes, pourrait aussi permettre de les intéresser à la chose publique alors même qu'elle révèle davantage du gadget électoral et de la palinodie politique que de la proposition réfléchie et utile.

Scinder en deux les droits civiques entre 16 et 18 ans est dangereux, car séparer le droit de vote du droit d'éligibilité revient à qualifier l'électeur de 16 ans de citoyen de seconde zone en ne lui donnant qu'un demi- droit.

En effet, à quel titre pourrait-on avoir le droit de choisir sans avoir celui d'être désigné ? De quel droit quelqu'un que l'on juge capable de voter n'aurait-il pas celui d'éligibilité ? Ces mêmes partisans répondent : parce que les droits civils qui rendent la personne responsable de ces actes devant la loi restent à 18 ans et que ceux-ci sont nécessaires pour siéger dans un exécutif ou un législatif.

Voilà le second problème que pose cette proposition, la séparation des droits civiques des droits civils quand à leur âge d'acquisition. Actuellement, devenir responsable de ses actes à 18 ans donne toute latitude pour voter, car les droits civiques qui rendent coresponsable de la gestion de la société sont reçus en même temps que la responsabilité de ses propres actes.  Comment peut-on voter et participer à un processus décisionnel si on ne peut s'obliger personnellement de ses propres actes ?

D'ailleurs, est-ce que cette proposition répond à un besoin ? N'y a-t-il pas d'autres moyens plus facilement réalisables et plus utiles pour encourager l'engagement citoyen des jeunes et de problèmes plus urgents à régler ?

Comment juger une telle proposition quand dans le même temps, on apprend qu'un tiers des jeunes alémaniques de 18 à 24 sont endettés et que le taux est analogue chez les suisses-romands ? Qu'à Genève, une collectivité publique installe des systèmes répulsifs anti-jeunes appelés Mosquitos pour empêcher la classe de population des moins de 25 ans de s'approcher d'un édifice public ? Que 3 adolescentes sont abandonnées dans une gare déserte en pleine nuit par un chauffeur de bus car elles n'avaient pas de monnaie pour payer le titre de transport ?

Que doit-on retenir des diverses instances politiques actuelles avec une sous-représentation des jeunes dans les divers parlements ? Moins de 10% des élus municipaux de la Ville de Genève sont âgés de moins de 30 ans, pourcentage qui descend à 5% pour le Grand Conseil et qui chute à...0% aux chambres fédérales, sans aucun élu de moins de 25 ans pour le canton et la confédération.

Et on pense que le droit de vote à 16 ans serait une réponse ?

Ce n'est pas en donnant le droit de vote à 16 ans que le monde politique suisse pourra se priver d'un vrai débat sur la place de la jeunesse, car cette mesure dilatoire, illusoire et trompeuse ne revient qu'à se donner bonne conscience quant aux problèmes des jeunes.

Que ces mêmes politiques proposent des mesures pour limiter l'endettement des jeunes qui devient dramatique, permettent à des jeunes de prendre des responsabilités dans les partis (d'ailleurs pas besoin d'avoir 18 ans pour cela) et leur fasse une place dans les législatifs le moment venu. Qu'ils montrent par des mesures et des actes que les jeunes sont pour eux autre chose que des thèmes de campagne.

Ce n'est ni le droit de vote à 16 ans, ni l'abaissement de la majorité civile et civique dans son entier qui résoudra le problème de la désaffection des jeunes pour la politique, c'est une meilleure prise en compte des problématiques des jeunes ainsi que le fait de considérer ceux-ci comme des citoyens à part entière. Que le monde politique soit plus à l'écoute des jeunes, et les jeunes participeront davantage au processus politique.

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