Simon says

  • Fête nationale : où est passé notre Drapeau?

    Comme chaque année, le titulaire de la fonction de maire de la Ville de Genève organise ce jour les festivités du 1er août. On serait cependant tenté d'en douter tant rien ne permet de rappeler, dans son organisation comme sa communication, que nous fêtons aujourd'hui l'acte fondateur de la Confédération. On se souvient de Rémy Pagani qui préféra mettre en avant le Bénin, avec qui nous partageons la date du 1er août comme jour de Fête nationale, mais qui avait au moins pris la peine de laisser figurer nos armoiries (voir ici). On aura ce jour Sandrine Salerno qui nous parlera des "Genevoises" (pas des Suissesses) avec une affiche qui réussit le tour de force de n'avoir aucun drapeau suisse visible (voir ). Le Conseil administratif a-t-il honte de notre pays au point de ne pas afficher ses couleurs le jour de sa fête? Il est ainsi doublement paradoxal de vouloir mettre en avant des questions féministes ce jour mais d'oublier la principale concernée qu'est notre mère patrie.

    Ce même exécutif rappelle à longueur de temps lutter contre les discriminations. Pourtant, il exclut aujourd'hui notre propre pays en omettant de l'inviter à sa propre fête. Une Fête nationale sans drapeau, cela revient à voir un match de football sans ballon, un défilé du 1er mai sans travailleurs ou une journée des femmes avec uniquement des hommes. On peine à comprendre une telle attitude sachant que la Suisse, n'en déplaise à certains, est sans doute le pays le plus démocratique au monde et très certainement l'un des plus ouverts envers les étrangers et les minorités. A cet égard, vu que Sandrine Salerno souhaite mettre en avant la question féminine, a-t-elle oubliée qu'Helvetia est l'un des symboles de notre pays au même titre que Guillaume Tell? On aurait ainsi pu concilier féminisme et patriotisme. Mais comme Helvetia est systématiquement représentée avec un bouclier frappé de la croix Suisse, cela ne pouvait pas convenir au Conseil administratif et son maire, au vu de la volonté manifeste de ne pas mettre en avant nos couleurs et armoiries nationales. Déconstruire les stéréotypes c'est bien, ne pas en créer d’autres de toutes pièces, en reniant notre identité et notre histoire, ce serait mieux.

    En 2014, l'absence du drapeau suisse sur l'affiche du 1er août avait questionné la presse (voir ici). Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui (voir ). Oserons-nous d'ailleurs encore organiser à Genève une Fête nationale en 2024? Il semble déjà que la seule existence du Mur des Réformateurs est une provocation honteuse pour certains milieux et qu'y commettre des actes de vandalisme est une performance artistique. Ce n'est pourtant pas en niant notre passé qu'on construira une société juste et équitable pour tout le monde. Certains feraient peut être bien de relire Romain Gary qui soulignait que "le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres" ou encore Jean-Jacques Rousseau qui voyait son père lui dire "Jean-Jacques, aime ton pays".

    Nous ne devrions pas avoir peur d'afficher haut et fort les couleurs nationales. Nous ne devons pas non plus avoir honte de rappeler notre histoire et de souligner à quel point notre Ville peut être fière d'appartenir à la Suisse. Car ce n'est pas en oubliant nos racines et notre culture que l’on construira le futur. Bien au contraire. C’est en puisant dans le passé qu’on peut bâtir un avenir heureux.

    Vive la Suisse et vive Genève!

  • Conseil administratif : ma vision pour Genève

    Alors que la plupart des partis politiques ont choisi leurs candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève pour les prochaines élections municipales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature dans son édition du 8 avril. Si vous pouvez en retrouver l'intégralité ici, je vous propose aussi d'en retrouver le compte-rendu ci-dessous.

    Il est indéniablement atypique. Réservé et sérieux, mais plein d’humour. Combatif et tenace, mais toujours calme et posé. Passionné de politique, mais honnête et loyal. Le président d’un autre parti l’avouait récemment à l’issue d’un débat télévisé: «Le plus convaincant parmi nous, c’était Simon Brandt». Cet élu municipal, puis cantonal, trentenaire pourrait passer pour un homme de dossiers – il les maîtrise généralement mieux que quiconque – mais il a tranquillement, avec beaucoup d’avance sur ses concurrents, conquis le statut de candidat PLR au Conseil administratif de la Ville en 2020 et d’ores et déjà constitué son programme et son équipe de campagne. Alors, nous aussi, prenons de l’avance et interrogeons-le!

    Simon Brandt, qui êtes-vous?

    J'ai 34 ans. Je suis né à Genève et ai grandi avec ma mère, originaire de Zurich, ainsi que ma sœur. Politologue de formation, je suis diplômé de l’Université de Genève (Bachelor en sciences politiques) et de l’Université de Lausanne (Master en sciences politiques). Dans ce cadre, je me suis spécialisé dans les domaines touchant à la sociologie du vote, au fonctionnement des administrations, mais aussi et surtout à la sécurité publique et aux organisations policières, dont j'ai fait mon domaine de recherche principal. Raison pour laquelle je travaille dans ce secteur aujourd’hui.

    Pourquoi vous présentez vous au Conseil administratif?

    Parce que j’ai la passion de la politique, à laquelle je consacre l’essentiel de mon temps libre depuis que j’ai le droit de vote. Je veux changer les choses et démontrer qu’il est possible de faire de la politique pour servir la collectivité et non pas se servir. L’affaire des notes de frais du Conseil administratif, qui voit deux élus de l’Exécutif municipal mis en prévention et deux autres appelés à donner des renseignements, étant l’exemple type de ce qui n’est pas acceptable. En cas d'élection au Conseil administratif, je prends l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec l’argent de la collectivité et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique; de rendre des comptes en tout temps à la population; surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé et celui du contribuable!

    Justement. Quel regard portez-vous là-dessus?

    Un regard horrifié, tant il semble clair que comme on dit, «il n'y en a pas un pour rattraper l'autre». Pensez: un magistrat en charge de l'Aménagement qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable; une responsable des Finances qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci, ou encore un conseiller administratif qui confond ses cartes de crédit privée et professionnelle (elles seraient paraît-il de la même couleur!)… Force est de constater que l’on a bel et bien là un problème institutionnel. Raison pour laquelle je pense qu’aucun des actuels magistrats ne devrait se représenter. Je m’étonne aussi de voir le fossé entre les actes et les paroles du parti socialiste, qui devrait adapter son slogan en «pour toutes et tous sans privilèges mais avec une carte de crédit».

    Vous avez la réputation d’être travailleur et de connaître vos dossiers sur le bout des doigts...

    Je m'y efforce en tout cas. A titre d'exemple, j'ai déposé avec mon groupe plus de 120 textes parlementaires depuis mon entrée au Conseil municipal en novembre 2005. J'ai présidé sa Commission des finances et ai aussi été rapporteur général sur le budget. Je tente toujours de trouver des solutions concertées pour que les dossiers avancent et m'implique à fond dans mon activité politique. A l'inverse, je peine à comprendre les personnes qui prétendent à un poste dans un Exécutif alors que leur activité politique est proche du néant. Qui peut donc croire que quelqu'un qui ne travaille pas au Conseil municipal le fera au sein du Conseil administratif?

    Quelle majorité au sein du prochain Conseil administratif?

    La sociologie électorale de la Ville de Genève est foncièrement différente de celle du canton. La force électorale du PLR Ville de Genève (actuellement 17,68%) ne lui permet ainsi pas de postuler à plus d'un siège au Conseil administratif dans lequel il n'est d'ailleurs plus représenté actuellement. Si nous pouvons espérer gagner un second siège au Conseil administratif avec le PDC dans le cadre de l'Entente, nous ne pouvons par contre pas prétendre à un troisième siège à moins d'élargir l'alliance à l'UDC et/ou au MCG, avec qui nous travaillons au sein de la droite élargie depuis le début de la législature, ce qui nous permettrait alors d'avoir la masse critique nécessaire pour réclamer la majorité à l'Exécutif municipal. Cette question devra ainsi être tranchée par nos partis respectifs qui devront déterminer quelle est la meilleure stratégie à adopter pour redonner le bon cap à notre Ville.

    Quelle est votre vision politique?

    Je crois sincèrement en la notion de justice sociale, ainsi qu'en la liberté d'entreprendre. Je pense qu'une société sans garde-fou engendre le chaos. Nous devons ainsi veiller à ne laisser personne de côté, tout en fixant des conditions-cadres adéquates à la création de la richesse qui permet de financer l’État. La prochaine votation sur la RFFA en est d'ailleurs l'exemple type; la RFFA doit être soutenue si l'on souhaite maintenir un tissu économique suffisamment fort pour aider ceux qui en ont besoin.

    En matière de logement?

    La politique menée actuellement par la Gérance immobilière municipale (GIM) correspond à une forme de gentrification inversée, dès lors qu'on en a chassé la classe moyenne au profit d'usagers moins favorisés. Les dégâts sont lourds, avec en outre un règlement de la GIM qui facilite la résiliation des baux, utilisé comme moyen de pression afin que les locataires acceptent de partir. On traite les gens comme de simples dossiers, en oubliant qu’il y a des vies derrière ces numéros. Les personnes âgées sont en tête des gens concernés, car certaines d'entre elles se sentent dépassées par les menaces de résiliation de bail et sont démunies pour y répondre. J'ai en tête l’exemple d’une nonagénaire ayant reçu une mise en demeure, avec menace claire d’une résiliation de bail, faute d’avoir transmis à temps un document sur sa situation financière, laquelle ne pouvait guère changer vu qu’elle vivait de la seule AVS depuis sa retraite. Ce n'est pas acceptable pour une régie publique!

    Que proposez-vous?

    Je suis partisan de la fusion des régimes existants au sein de la GIM (loyers libres et sociaux) en une seule et unique catégorie, sur le modèle des Habitations Mixtes (HM). Ce faisant, le loyer serait fixé selon la situation financière de chacun, avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils leurs revenus dépassent un certain seuil. Ce faisant, nous pourrions créer de la mixité sociale, tout en augmentant les revenus du parc locatif. De même, nous devons aussi cesser d'expulser les personnes à l'AVS, qui ne doivent pas perdre leurs repères personnels. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est un, l'échange d'appartements en est une autre.

    Quid de l’entretien du parc immobilier?

    Le déficit d’entretien actuel des immeubles de la GIM est problématique car il entraîne l’existence d’une dette cachée, vu qu’il faudra bien finir par rénover ceux-ci. Il amène donc un coût écologique, énergétique et aussi financier pour la Ville. Les bâtiments ne sont de loin pas aux normes de durabilité. Il existe pourtant des outils ad hoc, tels que le Fonds pour le logement d’utilité publique, le bonus à la rénovation (art. 17 LDTR) ou encore le bonus conjoncturel à l’énergie (art. 15A LEn). Il suffit juste d’avoir la volonté de les utiliser, plutôt que de reporter ce problème sur les générations futures.

    Et en matière d'aménagement?

    La priorité absolue est de revoir le Plan d'utilisation du sol (PUS). Pour cette raison, j'ai déposé au Conseil municipal (PRD-168) un projet visant à assouplir celui-ci. Soit d'introduire une possibilité de réversibilité dans certaines situations, vu qu'aujourd'hui, un changement d'affectation ne peut avoir lieu qu'une seule et unique fois. Cela offrirait une vision à plus long terme et permettrait de s'adapter aux besoins des quartiers, en perpétuelle évolution. L'animation et l'attractivité des quartiers, voulues par les PUS, ressortiraient ainsi renforcées par l'adoption d'une telle mesure.

  • Star Wars : Genève doit construire son Étoile noire

    Alors que l'insécurité va grandissante et que la relance économique par les grands travaux a fait ses preuves, il est nécessaire d'avoir de l'ambition pour notre cité. Et si la Ville de Genève construisait ainsi l'Étoile noire de la saga Star Wars?

    - Cela ne coûterait que l'équivalent de 6'884'807 ans du budget municipal (voir ici)

    - Le magistrat en charge des constructions et de l'aménagement aurait une véritable raison de se représenter et de justifier les dépassements

    - On pourrait l'inaugurer en même temps que la nouvelle patinoire

    - On ne se poserait plus la question de l'armement de la Police municipale

    - Le Conseil municipal se mêlerait des affaires de la galaxie plutôt que de se cantonner à celles du monde et des basses problématiques de Genève

    - Les Ewoks empêcheraient les abattages d'arbres intempestifs

    - L'Opéra galactique de Coruscant ne serait plus qu'une salle secondaire

    - Genève à Chaud (GàC) deviendrait Galaxie à Chaud

    - Jabba le Hutt bénéficierait du forfait fiscal

    - L'argent public serait mieux géré. Allez ainsi expliquer vos notes de frais à Dark Vador qui est pourtant plus indulgent que l'Empereur

    Et vous, vous ne voyez pas aussi de bonnes raisons? N'hésitez pas à les poster ci-dessous. Que la force soit avec vous en ce 1er avril!

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  • Changement climatique : osons nous mesurer à nos valeurs

    Je suis avec attention les actuelles manifestations contre le changement climatique. J'assiste ainsi à la tentative grossière de récupération politique d'un mouvement dont la force devrait justement être son apolitisme tant cette cause dépasse les clivages partisans. Surtout, je suis étonné de voir à quel point les discours de certains sont en totale inadéquation avec leur comportement individuel.

    A cet égard, je me suis posé la question de ma propre attitude et suis donc allé sur le site du WWF afin de voir si j'avais des progrès à faire en la matière et mesurer mes propres valeurs.

    En préambule, je souligne que je ne possède pas de voiture ou d'engin motorisé et que je me déplace essentiellement à pied et en transports publics. Je ne prends aussi que fort rarement l'avion et ai été sensibilisé très tôt à l'importance du recyclage et du tri. Mon empreinte écologique est ainsi jugée de la manière suivante par le calculateur du WWF :

    Félicitations, c’est parfait! Vous pouvez être fier(e) de vous. Malgré le poids individuel supplémentaire dû aux services publics et aux institutions, vous n’avez que très peu d’impact sur l’avenir de notre planète. Un grand merci, continuez comme ça!

    Selon ce dernier, je possède un équivalent CO2 inférieure de moitié à la moyenne suisse (13.51 tonnes) et de 6% à la moyenne mondiale (7.41 tonnes). Je n'ai pourtant pas eu besoin d'injonctions politiques ou légales pour que mes valeurs personnelles soient en adéquation avec les principes du développement durable. Il convient ainsi de rappeler que chacun est différent et je ne prétends donc pas obliger les autres à se comporter comme moi. A l'inverse, je pense que l'addition des comportements individuels est au moins aussi importante que la volonté politique pour arriver à des résultats concrets. Surtout, j'estime que c'est à la classe politique de donner l'exemple et de faire les efforts qu'elle prétend imposer à la population. Soit d'assumer concrètement ses responsabilités.

    A cet égard, est-ce que les thuriféraires locaux du changement de pratiques oseront rendre public leur propre empreinte écologique? J'en doute lorsque je constate que certains refusent même de donner la marque de leur voiture individuelle (voir ici). Peut-on ainsi être réellement pris au sérieux lorsqu'on que l'on réclame la fin de la voiture au centre-ville tout en roulant régulièrement, et pour de courtes distances, en 4x4? D'appeler à une restriction des vols de l'aéroport de Genève mais de partir à Bali ou à Cuba lors de ses vacances? Bref, de prôner pour les autres ce qu'on ne s'applique pas à soi-même? Cela reviendrait à être aussi crédible que l'actuel Conseil administratif de la Ville de Genève qui abuse de ses notes de frais d'un côté et prétend lutter contre les privilèges de l'autre.

    J'encourage chacun à faire le test ici afin de voir de quelle manière le changement de notre comportement peut contribuer à diminuer le réchauffement climatique. De manière plus ludique, vous trouverez également un jeu de gestion qui nous rappelle que les ressources ne sont pas infinies et que celles-ci doivent être utilisées de manière raisonnable. Nous pouvons encore changer les choses et faire nôtre la devise du Capitaine Planète (voir ici) : «l'avenir ne dépend que de vous».

  • Budget municipal 2019 : du social plutôt que des privilèges

    Une légende urbaine tenace prétend que la gauche se préoccupe des plus pauvres et la droite des plus riches. Je crois cependant pouvoir dire que rien n'est plus faux suite au récent vote du budget de la Ville de Genève. En effet, ce dernier nous a permis de constater que les partis socialistes et écologistes, parfois renforcé par Ensemble à Gauche, sont davantage occupés à défendre les notes de frais excessives du Conseil administratif, et de certains fonctionnaires municipaux, plutôt que de se préoccuper d'améliorer le quotidien de nos concitoyens les plus faibles.

    Relevons donc quelques faits pour étayer cette thèse.

    Tout d'abord, le fait que c'est le PLR Ville de Genève qui a proposé – et obtenu - le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens continuent à dormir dehors dans notre Ville, chose qu'une majorité du Conseil administratif n'a pas jugé prioritaire de réaliser alors même que quatre magistrats sur cinq sont issus des partis de gauche.

    Ensuite, le fait que c'est une majorité composée du Parti socialiste, des Verts, d'Ensemble à Gauche ainsi que de quelques PDC qui a décidé de réduire la subvention attribuée au Refuge de Darwyn de 150'000 à 25'000 francs (voir ici). Ceci pour des motifs aussi fallacieux que mensongers dès lors que cette proposition du PLR avait reçu le soutien de la totalité des partis politiques lors du vote en commission des finances. Ce projet était en effet convaincant. Il visait à financer l'insertion sociale d'enfants, de résidents d'EMS et de personnes handicapées, domiciliés pour nombre d’entre eux en Ville de Genève, à travers l'équithérapie. En d’autres termes, il permettait l’accès à la thérapie à travers des animaux à des populations fragilisées n'ayant pas les moyens et la possibilité de le faire actuellement.

    La raison de cette coupe budgétaire? Tout d'abord, le mépris de certains pour la cause animale ainsi que celle de l’insertion sociale de personnes fragilisées, mais aussi et surtout le besoin de trouver une économie équivalente afin de financer des associations n'ayant fait aucune demande formelle (au contraire du Refuge de Darwyn). Il est vrai que lorsqu'on est dans les bons papiers de certains partis, on n’a pas besoin de se justifier pour recevoir une aide financière. Et que les sans-abris, comme les animaux, ne votent pas au contraire de « clientèles » qui soutiennent des partis en fonction des subventions et des prébendes attribuées. Il est ainsi navrant que ce soit le Refuge de Darwyn qui en fasse les frais tant leur projet était utile et nécessaire.

    Ainsi, lorsque je lis aujourd'hui que des élus se plaignent de cette coupe, alors même que leurs propres partis ont démantelé ce magnifique projet, je ne peux que m'étonner devant cette tentative grossière de récupération politique. A cet égard, j'annonce d'ores et déjà que je proposerai à nouveau l'octroi de cette subvention lors du prochain exercice budgétaire et me réjouis de voir si la proximité des élections amènera certains partis à retourner leurs vestes. Les chevaux et les ânes vous en remercient déjà.

  • Quiz pour les 90 ans de Tintin : à vous de jouer!

    Une fois n’est pas coutume, à l’occasion des 90 ans de Tintin, je souhaite profiter de ce blog pour partager ma passion pour la Bande Dessinée en général et pour Tintin en particulier. Ceci en proposant le quiz ci-dessous qui devrait amener même les meilleurs des tintinophiles à devoir relire leurs albums pour pouvoir y répondre en totalité.

    Vous pouvez poster vos réponses dans la partie commentaires et je publierai la solution complète dès qu’une personne aura répondu juste à toutes les questions ci-dessous. Je vous souhaite ainsi de vous amuser à y répondre autant que j'ai pris à les faire.

    Les règles sont les suivantes. Il y a une question par album complet de Tintin (l'Alph-Art est donc exclu), soit un total de 23 questions. Il n’est pas possible d’avoir deux réponses pour une même aventure. Pour être valide, la réponse doit également comporter le nom de l’album ainsi que la page.

    Voici un exemple :

    Question : Ou se trouve l’hôtel Cornavin?

    Réponse : De l’autre côté de la rue, l’Affaire Tournesol, p.17.

    Les questions sont les suivantes. Elles ne sont bien entendu pas dans l'ordre des albums.

    1) Qu'est-ce qui est "bien visible"?
    2) Où parle-t-on de Boule de Neige?

    3) Qui sont "Sarah, Oriane et Sémiramis"?
    4) Comment soigne-t-on la fièvre éléphantesque?
    5) Qui s'est égaré et demande l'hospitalité?
    6) Qu'est-ce qu'il faut pour recevoir un pain?
    7) Quelle est la condition préalable pour "se voir rendre la liberté"?
    8) A quoi correspond T.O. 1026 S.C.?
    9) Dans quel pays l'eau minérale est-elle rudement bonne?
    10) Qu'est-ce qui "vient de sauter hors de l'eau là-bas"?
    11) Qu'est ce qui se passe à la verticale du radio-phare de Mataram?

    12) Qu'est-ce qui coûte 875 khors de droit d'entrée?
    13) Qui dort à quatre heures du matin?
    14) Qui était un grand éleveur d'escargot?
    15) Qu'est ce qui appartient à R. Legrand?
    16) Depuis quand les daims poursuivent-ils les pumas?
    17) Que sort-on au prochain diguedondon?
    18) Quel est le phénomène qui se produit tous les jours à 10h30?
    19) Où parle-t-on de C. Olsson?
    20) Quand est-ce que les sections de choc doivent occuper le champ d'aviation, la centrale électrique, l'usine à gaz, etc?
    21) Qu'est-ce qui est une grosse masse rocheuse d'environ 700 mètres de diamètre?
    22) Pour quoi sont connus les paysans de Pôh-Prying?
    23) Dans quelle chambre est descendu le professeur Tournesol?

    Le plus simple étant de procéder par élimination, je vous conseille de noter au fur et à mesure les albums (voir ci-dessous) dans lesquels vous trouvez les réponses. L'un de ceux-ci se déroulant d'ailleurs partiellement à Genève avec la présence du professeur Tournesol qui descend dans un célèbre hôtel. Si vous voyez lequel, c'est un bon début pour commencer à répondre aux questions.

    Tintin au pays des Soviets (1930)
    Tintin au Congo (1931)
    Tintin en Amérique (1932)
    Les Cigares du Pharaon (1934)
    Le Lotus bleu (1936)
    L'Oreille cassée (1937)
    L'Île noire (1938)
    Le Sceptre d'Ottokar (1939)
    Le Crabe aux pinces d'or (1941)
    L'Étoile mystérieuse (1942)
    Le Secret de la Licorne (1943)
    Le Trésor de Rackham le Rouge (1944)
    Les 7 Boules de cristal (1948)
    Le Temple du Soleil (1949)
    Tintin au pays de l'or noir (1950)
    Objectif Lune (1953)
    On a marché sur la Lune (1954)
    L'Affaire Tournesol (1956)
    Coke en stock (1958)
    Tintin au Tibet (1960)
    Les Bijoux de la Castafiore (1963)
    Vol 714 pour Sydney (1968)
    Tintin et les Picaros (1976)

    Vous pouvez aussi trouver ici mon interview sur Léman Bleu à l'occasion de ce 90ème anniversaire et ici la proposition que j'ai déposée au Conseil municipal afin de réaliser un Musée de la Bande Dessinée à Genève. Le neuvième art mérite bien cela vu son succès chez les lecteurs de 7 à 77 ans.

  • Budget municipal 2019 : le sens des priorités

    Alors qu'une procédure pénale pour gestion déloyale des intérêts publics a été ouverte en lien avec les dépenses des conseillers administratifs de la ville de Genève (voir ici), et que leur capacité à gouverner est donc clairement remise en cause, il convient de respecter le principe de la présomption d'innocence et de ne pas refuser des projets simplement parce que la confiance est rompue avec les membres de l'exécutif municipal. Car nous ne devons pas paralyser les institutions et punir la population qui n'est pas responsable des erreurs du collège gouvernemental municipal.

    Pour cette raison, le groupe municipal PLR s'est attelé à doter la Ville de Genève d'un budget responsable et utile au plus grand nombre. Nous sommes ainsi restés fidèle à nos valeurs tout en écoutant la volonté de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires. Nous n'avons donc proposé aucune économie mais uniquement des réaffectations afin de mieux cibler les dépenses et améliorer les prestations à la population.

    La principale mesure que nous avons proposée est le financement à l'année de l'accueil des sans-abris (1'500'000 francs) tant il est indigne que des gens dorment dehors dans notre Ville, chose qu'une majorité du Conseil administratif n'a pas jugé prioritaire, malgré la volonté politique de la conseillère administrative Esther Alder (et Manuel Tornare précédemment) de le faire. Il est ainsi temps de mettre fin à la politique clientéliste du Conseil administratif de considérer les subventions municipales comme des droits acquis, ceci afin de permettre à d'autres de recevoir un soutien public.

    Pour financer ce renforcement du tissu social en Ville de Genève, il était nécessaire de trouver une économie équivalente (voir ici) vu que le Conseil municipal n'a pas le droit d'alourdir les charges sans les compenser. La diminution de l'augmentation (sic) de l'indexation des fonctionnaires en était une mais nous en proposerons d'autres ce samedi afin de financer ce qui s'apparente à une réelle priorité et sur laquelle j'avais déjà attiré l'attention de l'exécutif municipal (voir ici).

    A cet égard, on ne peut que s'étonner de l'attitude du Conseil administratif qui semble davantage s'intéresser à défendre le maintien de ses frais professionnels qu'à doter la Ville d'un budget. Et alors qu'on a constaté la faillite totale du contrôle interne dans l'affaire des notes de frais du Conseil administratif, on découvre aujourd'hui que celui-ci a également failli à sa mission pour surveiller celles des fonctionnaires municipaux. Est-ce ainsi trop demander au Conseil administratif que de veiller à la bonne gestion des deniers publics? Ainsi que de constituer une majorité autour de son budget? Manifestement oui. Fort de ce constat, le groupe municipal PLR a déjà proposé de renforcer le pouvoir du Contrôle financier (voir ici) et nous réclamerons encore de doter celui-ci de postes supplémentaires afin qu'il puisse mieux faire son travail.

    Le PLR Ville de Genève appelle les partis de la gauche municipale, et le Conseil administratif, à prendre leurs responsabilités afin de doter la municipalité d'un budget vu que son équilibre est actuellement en danger suite à au refus de compenser les nouvelles charges budgétaires. A défaut, ceux-ci auront à expliquer pourquoi des personnes devront dormir dehors durant l'année 2019 faute d'avoir jugé cette proposition prioritaire pour notre Ville.

  • Conseil administratif : un devoir d'exemplarité

    Lorsque vous ne rendez pas le détail de vos revenus dans les délais, la Gérance Immobilière Municipale (GIM) menace de vous résilier votre bail. Quand vous oubliez un détail dans un dossier de subvention, votre association voit sa demande rejetée. Pareil pour les fonctionnaires mis en retraite forcée dont certains ont eu pour seul crime de ne pas faire une demande de prolongation dans les délais. Les exemples qui voient le Conseil administratif être impitoyable avec le citoyen lambda ne manquent pas.

    Ainsi, alors que l'audit de la Cour des comptes (voir ici) a ouvert une crise politique majeure en Ville de Genève, il est plus que problématique de constater à quel point les règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence ont été violées par le Conseil administratif. A plus forte raison lorsqu'on apprend qu'il a tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail.

    A cet égard, il semble clair qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Entre un magistrat en charge de l'aménagement (Rémy Pagani) qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable, une responsable des finances (Sandrine Salerno) qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci ou encore un Guillaume Barazzone qui confond sa carte de crédit privée et professionnelle, force est de constater que c'est bel un bien un problème institutionnel auquel nous sommes confrontés.

    En avril 2015, je proposais ainsi de baisser les salaires du Conseil administratif de 20% (voir ici et ) au motif que le montant total de leurs revenus (frais professionnels compris) étaient supérieurs à ceux du Conseil d’État. En dehors du PLR Ville de Genève, l'ensemble des partis politiques avaient refusé cette proposition avec, en prime, une intéressante déclaration de Sami Kanaan qui affirmait que : «le diminuer affaiblira aussi la fonction de conseiller administratif face aux lobbies privés». Faut-il lui rappeler que si une telle affaire avait eu lieu dans le secteur privé, c'est un licenciement pur et simple qui guetterait les cinq membres du Conseil administratif? On ne peut ainsi pas réclamer un salaire aligné sur le privé quand on refuse ensuite d'appliquer les règles éthiques de celui-ci.

    En mars 2008, je demandais une forte restriction des voyages à l'étranger du Conseil administratif (voir ici) au motif que certains de ses membres abusaient du système et se rendaient dans des pays qui ne respectent pas les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l'homme. Là-aussi, l'ensemble des partis politiques représentés au Conseil municipal avaient refusé cette demande. Est-ce à dire que la morale est à géométrie variable selon la couleur politique? Manifestement oui vu que certains ne trouvent rien à redire au récent voyage de Rémy Pagani au Nicaragua aux frais, là-encore, du contribuable.

    Ai-je eu raison trop tôt dans ces deux cas? Il semble que oui au vu de l'actualité. Mais une chose est sûre, je ne changerais pas mon fusil d'épaule au gré de la situation et je continuerais à défendre les valeurs qui ont toujours été les miennes. Notamment en réclamant que la totalité des notes de frais des années précédentes soient rendus publics afin de faire toute la lumière sur cette pratique aussi délétère que scandaleuse.

    Pour ma part, je souhaite rappeler que je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais uniquement des miennes. Je ne dédouane ainsi personne dans cette triste affaire de frais professionnels mais, selon moi, il convient de faire la part des choses entre celui qui admet ses erreurs et ceux qui ne trouvent rien à redire à leurs tristes agissements. Car si on peut légitimement penser que celui qui se rend compte avoir fait faux ne recommencera pas, ce n'est pas le cas de ceux qui restent dans le déni de réalité en niant leurs errements.

    En cas d'élection au Conseil administratif, je prends ainsi l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec mes notes de frais et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique. De rendre des comptes en tout temps à la population et, surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé avec celui du contribuable.

  • Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

    Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

    S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

    Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

    Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

    Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

    Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.

  • Conseil administratif : les raisons d'une candidature

    Il y a maintenant une semaine, une très large majorité des membres du PLR Ville de Genève m'ont désigné afin de porter les couleurs de notre parti pour la prochaine élection au Conseil administratif. Je souhaite ici les remercier sincèrement pour leur confiance et les assurer que j'essayerais de m'en montrer digne. Ceci avec la même motivation que lorsque j'ai repris la présidence du parti municipal en juin 2015.

    Alors que le PLR n'est plus représenté au Conseil administratif depuis 2012, et l'élection de Pierre Maudet au Conseil d’État, il est aujourd'hui plus que temps pour notre parti de récupérer un siège à l'exécutif afin de pouvoir participer aux affaires de la cité.

    La raison n'est pas seulement politique. Elle est aussi institutionnelle. Aujourd'hui, l'équilibre politique voudrait que l'exécutif municipal comporte au moins deux sièges de droite afin d'être véritablement représentatif des forces en présence en Ville de Genève. Ce qui serait aussi un gage de meilleur fonctionnement de la municipalité par rapport à la présente législature municipale qui est pour le moins chahutée. Ceci en raison du déséquilibre total entre un Conseil administratif composé à 80% de magistrats de gauche et un Conseil municipal possédant une légère majorité à droite (43 sièges sur 80).

    L'arrivée d'un second élu de droite au sein de l'exécutif permettrait ainsi à notre Ville de retrouver un équilibre politique en adéquation avec celui du Conseil municipal. Ce serait alors le début de la fin des conflits car le Conseil administratif serait alors beaucoup plus représentatif des forces politiques en présence en Ville de Genève.

    Pour ma part, je souhaite montrer d'ici les prochaines élections que notre projet politique peut contribuer à améliorer la qualité de vie pour l'ensemble de nos concitoyens. Nous devons à la fois écouter la légitime volonté d'une majorité de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires intempestives, mais également ceux qui souhaitent voir une partie de l'argent public être mieux redistribué. Tant il n'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui profitent des subventions publiques.

    Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 250 millions de francs en 16 ans vu qu’il se monte à 1'228'408'191 francs pour le budget 2019. Le tout pour une population de 202'000 habitants. Est-ce que la qualité de vie est pour autant au rendez-vous pour chacun d'entre nous? Avons-nous vu notre cité s'embellir au vu des montants investis?

    En comparant l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs et d'atteindre 6039 francs de dépenses par habitant en 2015.

    Aujourd’hui, nous en sommes à 6081 francs de dépenses prévisionnelles par habitants pour 2019. Vivons-nous pour autant mieux à Genève? La réponse est non. Nous ne devons cependant pas forcément dépenser moins mais dépenser mieux. Car si nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit (financier et écologique) sur le dos des générations futures, nous devons cependant garantir des prestations publiques suffisantes et répondre aux légitimes besoins culturels et sociaux de nos concitoyens.

    Dans les quelques 18 mois qui nous séparent des élections 2020, nous allons nous atteler à construire et proposer un projet politique afin d'améliorer les choses en Ville de Genève. Ceci dans la droite ligne de notre action au Conseil municipal et des différents retours que nous avons eu de nos concitoyens. N'hésitez donc pas à prendre contact si vous souhaitez faire part de vos préoccupations ainsi que de votre vision pour le futur de la Ville de Genève.

  • Budget municipal 2018 : mensonges et trahisons

    Alors que le MCG a renié l'ensemble de ses engagements envers ses alliés et ses électeurs, le PLR est resté fidèle à ses valeurs tout en écoutant la volonté de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires. Nous n'avons ainsi proposé aucune économie mais uniquement des réaffectations afin de mieux cibler les dépenses et améliorer les prestations à la population.

    Nous avons donc, sans succès, proposé d'augmenter la subvention du Grand-Théâtre dont l'équilibre financier est mis en péril par le retard dans le chantier de rénovation. Idem pour le soutien à une association active dans l'aide aux familles dont l'un des membres est gravement malade ou porteur de handicap qui n'a pas non plus trouvé grâce hier soir.

    Surtout, nous avons proposé la mise en place d'une rente-pont LPP pour les fonctionnaires municipaux injustement mis à la retraite de force à 62 ans. Et alors que le Conseil municipal a voté à l'unanimité une mesure permettant de continuer à travailler jusqu'à l'âge légal de la retraite en mars 2017, la nouvelle majorité de gauche MCG-PS-Ve-EàG a refusé de trouver une solution pour tous ceux qui ont été mis à la porte avant cette date.

    Un constat s'impose, cette majorité de bric et de broc a donc non seulement refusé d'améliorer les prestations à la population mais aussi d'aider les plus précarisés. Bref, cette victoire à la Pyrrhus est d'abord une défaite morale pour ces partis qui ont voté à l'encontre de leurs programmes. Le MCG en tête vu qu'il a voté le contraire de tout ce qu'il a fait et demandé jusqu'alors (voir ici).

    Sur la question des horodateurs, dont la somme de 8.5 millions a permis d'équilibrer le budget de la Ville de Genève, nous attendons de pied ferme la décision de l’État qui devra valider le budget et ne pourra décemment pas accepter que cette somme figure à la fois dans celui de la Ville et du canton. A croire que l'épisode de la votation municipale annulée n'a servi à rien.

    Enfin, tenant compte des propos de la conseillère administrative Sandrine Salerno qui affirme que la dette n'est plus un problème et que ce sont les comptes qui importent plutôt que le budget, nous avons proposé sans succès une baisse du centime additionnel afin d'alléger la pression fiscale sur nos concitoyens. Ceci pour redistribuer une partie de la richesse à ceux qui payent des impôts mais sans toucher aucunement aux prestations publiques au vu des derniers excédents comptables.

    Malgré la nouvelle donne politique, le PLR Ville de Genève continuera de se battre pour une municipalité moins dispendieuse et qui aide ceux qui en ont réellement besoin. Ceci sans a priori politique comme l'a fait la nouvelle majorité de gauche du Conseil municipal hier soir.

  • Grand Conseil : vision et perspectives pour Genève

    A l'occasion des élections cantonales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Grand Conseil dans son édition du 19 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

    - Vous êtes depuis douze ans conseiller municipal de la Ville de Genève. Pourquoi vous présentez-vous au Grand Conseil?

    De par cette expérience politique au niveau communal, ainsi que ma formation de politologue, je pense avoir toutes les cartes en main pour pouvoir me rendre utile au niveau cantonal. Ceci même si ma fonction de Conseiller municipal me passionne encore plus qu'au premier jour et que quoi qu'il arrive, j'escompte continuer de m'impliquer pour améliorer les choses en Ville de Genève.

    - Vous plaidez toujours pour une gestion rigoureuse des finances publiques, mais quel grand projet, quel rêve avez-vous pour Genève?

    Si j'écoute ma raison, je dirais justement de cesser de vivre au détriment des générations futures par l'augmentation de la dette publique. Mais si j'écoute mon cœur, je dirais la construction d'une nouvelle patinoire pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

    - Quel est, à vos yeux, l’urgence numéro 1 à Genève?

    L'urgence numéro 1 est de proposer des solutions aux problèmes des Genevois. Parmi celles-ci, mettre fin à la hausse constante des primes d'assurance-maladie, permettre à l'ensemble de la population de se loger ou encore mettre fin à l'augmentation de la dette publique qui est un fardeau pour les générations futures. Ainsi que redonner du pouvoir d'achat à la population.

    - Le logement reste un casse-tête pour les Genevois. Que proposez-vous sur ce plan?

    La crise du logement résulte de l'inadéquation entre l'offre et la demande. Pour y répondre, il faut non seulement construire davantage mais aussi et surtout proposer des logements qui répondent aux besoins de l'ensemble de la population. Soit de la PPE, du loyer libre et pas uniquement du logement social, dont la classe moyenne est d'ailleurs exclue en raison des barèmes d'accès.

    A cet égard, je suis partisan d'une généralisation des Habitations Mixtes (HM) lors de la construction de logements par l’État. Avec ce système, le loyer est fixé selon la situation financière de chacun avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils voient leurs revenus dépasser un certain seuil. Ce faisant, nous pourrons créer de la mixité sociale tout en augmentant les revenus du parc locatif. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est une.

    - Le Grand Genève suscite désormais beaucoup de méfiance : problème de transport, nombre de frontaliers, pression sur le prix des logements. Le Grand Genève est-il encore un objectif souhaitable?

    Il est non seulement souhaitable mais nécessaire car nous ne pouvons pas affronter ces défis de manière isolée. Nous devons au contraire renforcer notre collaboration pour relever ceux-ci. Par exemple en élargissant les coopérations dans les politiques publiques transfrontalières et, de manière plus concrète, en remettant sur le tapis la construction de P+R à la frontière.

    Si la libre-circulation a amené des externalités négatives que nous devons corriger à travers la mise en place de mesures d'accompagnements, je relève surtout qu'elle a permis à notre pays, comme à notre canton, de voir sa prospérité et sa richesse augmenter. L'absence de coopération avec nos voisins serait ainsi bien pire pour tout le monde car nous additionnerons nos problèmes plutôt que de tenter de les résoudre en commun.

    - A 33 ans, vous avez déjà une longue expérience politique. Qu’est-ce que votre engagement politique vous a apporté et que pensez-vous pouvoir encore apporter à votre canton?

    Tout d'abord une profonde connaissance de nos institutions et du monde politique. Et l'envie toujours plus grande de m'impliquer pour améliorer les choses à Genève. Je pense ainsi pouvoir apporter mon enthousiasme et ma capacité d'écoute pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par la population genevoise.

    - Quels sont vos hobbies?

    Mon principal hobby est la lecture, principalement d'ouvrages traitant d'histoire, de politique ou de sociologie ainsi que de bandes dessinées. J'apprécie également les longues balades à pied et me rendre à la patinoire des Vernets en tant que fan assidu du Genève-Servette Hockey Club.

  • Budget municipal 2018 : un excédent en trompe l’œil

    Début septembre 2017, le Conseil administratif de la Ville de Genève présentait un budget déficitaire de 20 millions de francs. Suite au refus d'entrée en matière par le Conseil municipal, l'exécutif est revenu courant novembre 2017 avec un budget excédentaire de 261'000 francs. Preuve que la majorité du Conseil municipal, le PLR en tête, avait raison de renvoyer le premier projet de budget à l'expéditeur. En effet, il n'était pas de la responsabilité du Conseil municipal d'équilibrer le budget à la place du Conseil administratif.

    Si l'actuel projet de budget est meilleur que le précédent, il reste cependant inacceptable en l'état. En effet, son excédent n'est que de 261'000 francs pour un total de charges de 1'131'980'358 francs. On peut donc d'ores et déjà affirmer qu'il n'est que de façade vu qu'on sait déjà que les coûts engendrés par le retard dans le chantier du Grand-Théâtre, et le complément de subvention nécessaire pour son fonctionnement suite à l'absence de financement cantonal, se monteront à plusieurs millions.

    Par ailleurs, on ne peut qu'être surpris que pour parvenir à cet équilibre, le Conseil administratif a budgété des recettes fictives. Notamment celles des horodateurs de stationnement pour un montant de 8.5 millions, qui étaient jusqu'alors dévolues au canton, et dont rien ne dit qu'elles seront effectivement versées à la Ville de Genève vu qu'il y a conflit sur cette question. Il est ainsi regrettable que l'équilibre budgétaire ne soit atteint qu'à travers l'utilisation de tels artifices. A plus forte raison que la somme en question figure dans le budget cantonal 2018, sans avoir été remise en question par aucun parti politique, et ne saurait donc être à la fois dans le budget de la Ville et celui de l’État.

    Aujourd'hui, nous savons d'ores et déjà que le Grand-Théâtre de Genève doit recevoir un complément de budget suite au refus du Grand Conseil de voter la part cantonale mais aussi et surtout des frais engendrés par le retard du chantier de rénovation. Soit une somme avoisinant les 5 millions. Par ailleurs, suite au refus des économies budgétaires 2017 par la population, le Conseil administratif a la responsabilité d'intégrer cette somme dans le budget 2018 pour que ce vote ne soit pas totalement inutile. Comment allons-nous faire avec un excédent budgétaire de seulement 261'000 francs qui ne permet aucune marge de manœuvre? Car aujourd'hui, il y a une incertitude sur un montant d'une quinzaine de millions entre les nouvelles charges et les recettes non garanties.

    Pour mettre fin à cette incertitude, le Conseil municipal a voté une motion urgente (voir ici) rédigée par mes soins et qui demande une réactualisation du budget 2018. La balle est maintenant dans le camp du Conseil administratif pour proposer un budget équilibré respectant la volonté populaire. Car même si les économies proposées étaient indolores, nous nous devons de respecter le verdict des urnes tout en essayant de cesser de vivre à crédit sur les générations futures. En effet, entre une dette qui a augmenté de 100 millions de francs depuis 2010 et qui va encore s'alourdir de 21.8 millions en 2018, un budget dont les dépenses sont chaque année poussées à l'extrême-limite et qui ont augmentées de plus de 100 millions en 10 ans, force est de constater qu'on continue de faire vivre la municipalité au-dessus de ses moyens.

    Aujourd'hui, comme c'est le cas depuis le début de la législature, nous restons confrontés au refus constant de la majorité de gauche du Conseil administratif de discuter avec la majorité de droite du Conseil municipal. Alors même que ce n'est pas faute d'avoir essayé de notre côté, ceci en proposant de trouver un juste milieu entre les objectifs politiques de chacun.

    A cet égard, il convient de relever que la conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, porte une lourde responsabilité sur les blocages actuels vu qu'elle n'arrive pas à faire passer les intérêts de la Ville de Genève avant ceux de son parti politique. Qui peut ainsi légitimement penser qu'elle saura faire au Conseil d’État ce qu'elle est incapable de faire au Conseil administratif de la Ville de Genève? Soit de négocier et d'accepter de forger un compromis avec un autre bord politique que le sien sachant qu'en plus, elle n'aura pas davantage de majorité dans le futur Grand Conseil qu'elle n'en a au Conseil municipal actuel.

    Alors que l'année 2018 est déjà bien entamée, un simple constat suffit pour voir que l'administration municipale a parfaitement fonctionné durant 2017 malgré ceux qui affirmaient que les 2.4 millions d'économies votées par le Conseil municipal mettraient en péril les prestations à la population.

    Une preuve de plus que le projet politique que nous défendons ne met aucunement en péril les prestations à la population et le bon fonctionnement de la municipalité. A contrario, c'est bien le Conseil administratif en général, et l'actuel maire de la Ville de Genève en particulier, qui nuisent à ce bon fonctionnement. Tout d'abord par leur attitude dans l'affaire de la votation municipale annulée et maintenant leur refus d'adapter le budget 2018 aux nouvelles réalités financières. Est-ce ainsi si difficile pour l'exécutif municipal et ses affidés de comprendre que notre culture politique est basée sur le dialogue et le consensus? Manifestement oui.

  • Fêtes de Genève : double non à l'épitaphe

    L’initiative visant à limiter les Fêtes à 7 jours, de même que le contre-projet qui en propose 11, ne permettent pas la viabilité future des Fêtes de Genève. Car si les déficits des deux années précédentes sont imputables à la mauvaise gestion de celles-ci, c’est d’abord leur diminution à 11 jours qui a causé la situation que l’on connaît aujourd’hui.

    Comment pouvons-nous ainsi croire que ce qui n'a pas marché jusqu'alors fonctionnera demain? La seule restriction de la temporalité des Fêtes à 11 jours a entraîné deux déficits budgétaires successifs alors même que les comptes étaient équilibrés jusqu'en 2015 sous l'ancienne formule. Ce qui prouve bien qu'elles peuvent être autonomes financièrement si on leur en donne les moyens.

    Chaque année, ce sont plus de 1,2 million de visiteurs, dont 350'000 pour le seul feu d'artifice, qui fréquentent ces Fêtes et occasionnent près de 130 millions de retombées économiques. Parmi eux, de nombreux genevois mais aussi un certain nombre de touristes qui font vivre le commerce local. Nous devons ainsi tirer leçons des succès, comme des erreurs, du passé afin de donner un avenir pérenne et viable aux Fêtes de Genève. Il est ainsi possible d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

    Que leur durée soit fixée à 7 jours (initiative) ou 11 (contre-projet), c'est le contribuable qui finira par passer à la caisse. Et à terme, les Fêtes de Genève disparaîtront. Est-ce cela que nous voulons pour notre Ville? Il convient au contraire de trouver des solutions pour l'avenir de celles-ci plutôt que de simplement les critiquer ou de constater qu'elles sentent la naphtaline.

    Entre une initiative qui veut réduire les Fêtes de Genève à 7 jours, et déplacer les forains sur la plaine de Plainpalais, et un contre-projet qui propose 11 jours. Le point commun est qu'aucune de ces deux propositions ne propose un véritable concept pour les Fêtes. Alors même que c'est le projet qui doit déterminer la durée et non le contraire. Lequel doit intégrer un seul et unique élément : rendre les Fêtes de Genève aux genevois.

    Dans cette votation, le PLR Ville de Genève est le seul parti à proposer un projet viable et autonome financièrement. En effet, sur le modèle de la fan zone de Plainpalais, nous proposons de procéder à un appel à projet afin de confier la gestion des Fêtes de Genève à un mandataire privé avec comme condition préalable qu'il ne coûte rien à la collectivité et respecte la tranquillité des riverains ainsi que les espaces verts. Le tout accompagné d’événements culturels et musicaux qui pourraient animer la rade durant la période estivale. Cela ne vaut-il pas la peine d'y réfléchir en y associant les associations, les milieux culturels locaux ainsi que les partisans d'une restriction à 7 jours?

    Nous pouvons ainsi prendre le temps de construire un magnifique projet pour autant qu'on donne à celui-ci la possibilité d'exister. Et il sera toujours temps de revoter dans le futur si le nouveau concept ne plaît pas davantage à la population. Mais alors en connaissance de cause.

    Le 4 mars 2018, nous avons une chance unique de nous donner la possibilité de repenser de fond en comble le concept des Fêtes de Genève afin de rendre celles-ci à la population genevoise. Il convient donc de voter 2xNON, à l'initiative comme au contre-projet, afin de permettre aux acteurs publics, culturels et associatifs de trouver un nouveau concept digne de la cité. Soit d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

  • Référendums budgétaires 2017 : à votation obsolète, campagne inutile

    La campagne pour les votations municipales du 4 mars 2018 va bientôt débuter et les électeurs de la Ville de Genève vont avoir la chance de s’exprimer en 2018 sur le budget municipal de…2017. La faute à l’actuel maire de Genève Rémy Pagani dont les actes inconsidérés ont abouti à l’annulation de la votation populaire de septembre 2017. Ce vote sera ainsi avant tout symbolique vu qu’il n’aura aucun effet concret sur le budget 2018.

    Alors que les référendaires, le maire Rémy Pagani en tête, affirmaient que les économies votées par le Conseil Municipal allaient mettre en péril le bon fonctionnement de la municipalité, on ne peut que constater que les économies votées par le Conseil municipal ont été appliquées sur la totalité de l’année 2017 sans aucune conséquence néfaste pour la population. Preuve que celles-ci étaient indolores pour les prestations publiques. Avons-nous ainsi vu des bibliothèques ou des musées fermés ? Des préaux d’école ne plus pouvoir être nettoyés? Des organismes subventionnés ne pas pouvoir fonctionner ou encore une administration municipale en «shutdown»? Bien sûr que non. Ce qui montre bien qu’à l’épreuve des faits, le discours des référendaires ne tient pas.

    La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette votation pourtant sur le budget 2017 a une utilité sachant que nous sommes en 2018. Pour notre part, la réponse est clairement non. Il convient au contraire de se concentrer sur les enjeux futurs pour notre municipalité. Pour cette raison, le PLR Ville de Genève ne fera pas campagne sur les référendums budgétaires, qui sont de facto obsolètes et dépassés, et se concentrera sur la votation municipale touchant les Fêtes de Genève qui représente un véritable enjeu pour l’avenir. Il laissera ainsi les partis de l’Alternative faire campagne sur le passé et expliquer à la population en quoi le zèle d’un de leur membre, ainsi que du Conseil administratif, a empêché que le vote ait lieu en 2017.

    Surtout, en cas d’acceptation des référendums budgétaires par la population, il sera de la responsabilité du Conseil administratif de réintégrer ces sommes dans le budget 2018 pour que les électeurs n’aient pas l’impression d’être dépourvu de leurs droits politiques une nouvelle fois. Nous invitons ainsi d’ores et déjà l’exécutif, et les partis de l’Alternative, à annoncer quelles économies seront faites afin d’intégrer ces potentielles nouvelles dépenses au budget 2018 vu que chaque nouvelle charge doit être financée par une économique équivalente. Et que l’actuel boni de 260'000 francs est insuffisant pour absorber 2.4 millions de charges supplémentaires.

    Ainsi, et comme chaque année depuis 2015, le PLR Ville de Genève réitère son appel à la discussion au Conseil administratif afin de pouvoir doter la municipalité d’un budget 2018 acceptable. Car si les référendums portent sur le budget 2017, c’est bien le budget 2018 qui importe aujourd’hui.

  • Votation municipale annulée : ne négligeons pas la sanction

    Suite à la décision du Conseil d’État d'infliger une amende de 5000 francs (voir ici) à l'actuel maire de la Ville de Genève Rémy Pagani pour violation de ses devoirs de fonction par négligence ou imprudence graves, le PLR Ville de Genève réclame une nouvelle fois sa démission de la mairie de Genève. Peut-on ainsi continuer à considérer comme légitime un maire sanctionné par la justice, par le Conseil municipal et encore par l'autorité de surveillance qu'est le Conseil d’État?

    Alors que dans la hiérarchisation des sanctions, l'amende est supérieure au blâme (art. 104 al.1 de la Loi sur la Surveillance des Communes), il convient de rappeler que c'est la seconde fois que Rémy Pagani est sanctionné par le Conseil d’État qui l'avait déjà blâmé pour avoir forcé l'entrée du Conseil d'Administration des TPG il y a quelques années. Dans le cas d'espèce, qui peut ainsi imaginer le maire de la Ville de Genève rester en fonction après avoir été condamné, par la justice et le Conseil d’État, suite à sa tentative malheureuse de tromper la population?

    Pour rappel, Rémy Pagani avait passé outre les décisions du bureau du Conseil municipal lors de l'élaboration de la brochure de vote et y avait rajouté de son propre chef une introduction du comité référendaire. Le Conseil administratif n’avait pas été sans reste vu qu'une majorité l'avait soutenu dans l'élaboration du reste de la brochure qui posait tout autant problème en termes d'information juste et impartiale. Devant cet abus de droit, la chambre constitutionnelle nous avait donné raison sur toute la ligne après le recours déposé par notre parti en compagnie du PDC, de l'UDC et du MCG. Sanction confirmée par le Tribunal Fédéral malgré le recours piloté par M. Pagani.

    Il est donc plus que jamais nécessaire que Rémy Pagani quitte sa fonction de maire afin de ne pas ternir davantage l'image de la municipalité. En effet, la sanction infligée ce jour prouve une fois de plus sa responsabilité dans cette affaire avec la complicité active de ses collègues du Conseil administratif. Pour la suite, il s’agit maintenant d’auditionner Rémy Pagani dans le cadre de la commission des Finances du Conseil municipal, afin de faire toute la lumière sur cet épisode catastrophique qui ne doit plus jamais se reproduire. Il s'agit ici de faire la lumière sur l'action de l'exécutif municipal dont les dysfonctionnements sont apparus au grand jour.

    Si cette amende vient sanctionner à juste titre le maire de Genève, c’est bel et bien l’ensemble du Conseil administratif qui est responsable vu son incapacité à raisonner un de ses membres, qui plus est maire, dans cette affaire mais également dans de nombreuses autres. Le PLR Ville de Genève veillera ainsi à ce que toute la lumière soit faite dans cette affaire qui n'est de loin pas terminée.

  • Votation municipale annulée : démission et transparence

    La démocratie semi-directe est notre bien le plus précieux et ne saurait être manipulée. Nous nous devions donc de demander l'annulation de la votation municipale du 24 septembre devant cet abus de droit du maire Rémy Pagani qui ne peut décemment rester dans sa fonction après ce camouflet.

    Alors que la chambre constitutionnelle a constaté des irrégularités graves visant à influencer ou fausser de manière essentielle le résultat du vote (voir ici), le maire de la Ville de Genève Rémy Pagani ne semble toujours pas prendre la mesure de ses actes et se mure dans le silence. Comme il l'a fait durant le mois d'août 2017 lorsqu'il refusait de répondre à mes sollicitations répétées sur le contenu de la brochure de vote du 24 septembre. Sans doute car il savait qu'il lui serait impossible de se justifier. Et ce n'est pas le discours attendu au Conseil Municipal de ce soir qui apaisera les choses s'il persiste à rester dans ses fonctions.

    Ce qui est grave ici, c'est le non-respect des décisions du bureau du Conseil Municipal dans l'élaboration de la brochure de vote ainsi que la non-consultation du Conseil Administratif par le maire dans le rajout de l'introduction du comité référendaire dans la brochure de vote. Cependant, il convient de rappeler qu'une majorité de ses collègues l'a soutenu pour l'élaboration du reste de la brochure qui posait tout autant problème en termes d'information juste et impartiale.

    Ainsi, ses collègues de l'exécutif municipal ne peuvent pas s'exonérer de leurs responsabilités lorsqu'on constate leur complicité, active ou passive, dans cette tentative malheureuse d'induire la population en erreur via la brochure de vote officielle.

    Dans un premier temps, considérant la rupture totale de confiance avec le maire Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population pour son seul profit politique, le PLR de la Ville de Genève, accompagné des partis PDC-UDC-MCG, exigera lors du Conseil Municipal de ce soir sa démission immédiate de sa fonction de maire mais aussi et surtout des excuses publiques envers la population qui a été privée de son droit de vote à cause de lui.

    Par ailleurs, nous demanderons également que Rémy Pagani rembourse intégralement à la municipalité l'ensemble des frais occasionnés par ses actes incongrus (organisation votation, utilisation du service juridique, etc), via par exemple une retenue sur son salaire, vu que ce n'est pas au contribuable de payer pour sa faute politique.

    Pour que la crise institutionnelle que traverse actuellement la Ville de Genève prenne fin, il est également nécessaire que toute la lumière soit faite sur cette affaire via l'audition des membres du Conseil Administratif par la commission des finances. Dans ce cadre, nous demanderons que soient rendus publics l'ensemble des PV décisionnels ainsi que la totalité des courriers/courriels internes et externes échangés sur cette affaire. Seule solution pour prendre les mesures nécessaires afin qu'une telle situation ne se reproduise plus.

    Si les collègues de l'actuel maire Rémy Pagani avaient pris leurs responsabilités, une telle situation ne serait jamais arrivée. Ils doivent donc également s'expliquer de leurs actes vu qu'ils n'ont rien fait pour empêcher une telle fuite en avant. Car si l'attitude du maire Rémy Pagani est gravissime, c'est bien l'ensemble des conseillers administratifs ayant soutenu sa démarche qui vont devoir rendre des comptes.

  • Votation municipale annulée : de l'émission à la démission

    Suite à la décision de la chambre constitutionnelle d'annuler le scrutin municipal du 24 septembre, le PLR Ville de Genève demande la démission de la mairie du magistrat Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population via la brochure de vote officielle.

    Non content d'avoir menti au Conseil municipal, au Conseil administratif et à la population, le conseiller administratif Rémy Pagani a également menti à la chambre constitutionnelle en affirmant que le Service des votations (SVE) avait validé la brochure de vote. Chose qui s'est révélée fausse comme l'a révélé la Tribune de Genève du 15 septembre.

    En raison de l'abus de droit manifeste de Rémy Pagani, la population se retrouve ainsi privée de son bien le plus précieux qu'est le droit de vote. Tout cela à cause d'un conseiller administratif qui a outrepassé ses compétences ainsi que la fonction de maire.

    Nous appelons ainsi le Conseil administratif à retirer la fonction de maire à Rémy Pagani et la surveillance des communes à ouvrir une enquête suite à cette violation crasse de notre démocratie. Car comment pourrait-on laisser sans suite un tel abus? Il est en effet impossible de laisser Rémy Pagani poursuivre son mandat comme si de rien n'était. A plus forte raison que lorsqu'on est maire de Genève, on a un devoir d'exemplarité.

    Pour rappel, on ne parle pas ici d'amendes annulées comme l'avait fait André Hediger en son temps mais bien d'une tentative de truquer une votation via l'émission malvenue de propagande politique dans la brochure officielle. Ce qui est bien plus grave sur un plan politique mais aussi et surtout institutionnel. Tout cela fait que la confiance qu'on peut accorder à Rémy Pagani dans sa fonction de maire est définitivement rompue.

    Le PLR Ville de Genève demande ainsi la démission de Rémy Pagani qui ne peut décemment plus exercer ses fonctions de maire, voire de conseiller administratif. De plus, il proposera des mesures afin qu'une telle situation ne se reproduise pas à l'avenir. Soit que la brochure de vote ne soit pas rédigée par le seul maire mais bien par l'ensemble du collège gouvernemental ainsi que par le bureau du Conseil municipal.

    Vous pouvez trouver ici le communiqué de presse original rédigé par mes soins et ici le lien vers l'étude de Me Vincent Latapie qui a rédigé le recours déposé par les partis PLR-PDC-UDC-MCG.

  • Votation municipale : la brochure et le magistrat

    La Tribune de Genève s'en fait l'écho dans son édition du jour (voir ici), il semble de plus en plus clair que l'actuel maire de la Ville de Genève (M. Rémy Pagani) a outrepassé ses fonctions dans la rédaction de la brochure de la votation municipale avec la volonté manifeste d'induire la population en erreur.

    En effet, alors que ses propres collègues semblent prendre leurs distances face à cet abus de droit manifeste et que même le Service des votations (SVE) se dédouane de toute responsabilité, il est flagrant de constater que Rémy Pagani est de plus en plus isolé face à cette tentative malheureuse de tromper l'électeur.

    Quelle que soit la décision de la chambre constitutionnelle qui devrait tomber dans les prochains jours, cette tentative regrettable laissera de profondes traces dans la confiance qu'on peut accorder au Conseil administratif en général et au conseiller administratif Rémy Pagani en particulier.

    Qu'on soit clair. Il ne s'agit pas ici d'un conflit gauche/droite mais bel et bien d'un problème institutionnel. Soit de savoir s'il est admissible que le maire de la Ville de Genève abuse de ses fonctions et mente ainsi à ses collègues du Conseil administratif, au Conseil municipal mais aussi et surtout à la population.

    Comme le disait Montesquieu en son temps "pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir". On ne saurait mieux décrire la situation actuelle.

    Si la chambre constitutionnelle prendra une décision sur le volet judiciaire, des questions politiques se posent également sur le sujet. Pour toutes ces raisons, car je n'escompte pas laisser un tel abus de pouvoir sans suite, j'ai posé l'interpellation écrite suivante au Conseil municipal.

    Malgré un vote formel du bureau du Conseil municipal, le Conseil administratif a refusé de prendre compte les propositions de modifications de la brochure explicative pour la votation municipale du 24 septembre. Pire que cela, le maire Rémy Pagani a ajouté une introduction du comité référendaire dans la brochure de vote en violation totale des règles usuelles d’une votation. Ceci dans le but clair de tronquer en sa faveur la brochure de votation. Au final, c'est ainsi la même personne (Rémy Pagani) qui aura rédigée la synthèse brève et neutre, le commentaire des référendaires ainsi que le discours de la majorité du Conseil municipal. Avec un petit problème au passage, le fait qu’il est un membre actif du comité référendaire et qu’il ne peut donc pas prétendre être neutre sur cette question.

    En conséquence de quoi, je pose les questions suivantes au Conseil administratif.

    1. Est-ce que le Conseil administratif a formellement validé le contenu de la brochure de vote pour la votation municipale du 24 septembre 2017 ? Si non, pourquoi ?

    2. Est-ce que le Conseil administratif compte prendre des sanctions contre le maire, Rémy Pagani, qui a clairement outrepassé ses fonctions dans la procédure de validation de cette brochure ?

    3. Pourquoi le Conseil administratif n’a-t-il pas informé le Conseil municipal, respectivement son bureau, de son refus de prendre en compte les propositions de modifications de la brochure de vote ?

    4. Pourquoi le maire Rémy Pagani, a-t-il répondu avec plus de deux semaines de retard à mon courriel du 7 août sur cette question ? Faut-il y voir une volonté manifeste de cacher la vérité au Conseil municipal et de nous empêcher de recourir dans les délais ?

    5. Quelles mesures comptent prendre le Conseil administratif pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ?

    Vous pouvez lire ici ma précédente note sur le sujet.

  • Budget municipal 2018 : non au déficit politique

    Le PLR Ville de Genève s'opposera fermement au budget municipal 2018 qui prévoit un déficit de 20 millions. Surtout, il dénonce le double discours du Conseil administratif qui continue à affirmer qu'aucune économie n'était nécessaire dans le budget.

    Alors que les citoyens de la Ville de Genève sont appelés aux urnes le dimanche 24 septembre pour décider d'économiser ou non 2.4 millions de francs, le Conseil administratif affirme à cor et à cri qu'elles ne sont pas nécessaires. Dans le même temps, il présente un budget déficitaire pour un montant 8 fois supérieur. De qui se moque-t-on?

    Non content de mentir à la population à travers une brochure de vote tronquée et partiale, le Conseil administratif poursuit sa fuite en avant en demandant au Conseil municipal d'avaliser un budget déficitaire. Ce qui est en totale violation de l'article 98 alinéa 1 de la Loi sur l’administration des communes (LAC) qui stipule que le budget de fonctionnement de la commune doit être équilibré.

    Aujourd'hui, le Conseil administratif est face à ses responsabilités. Soit de trouver les économies nécessaires pour un budget équilibré comptablement et politiquement. Et donc de travailler enfin avec la majorité de droite du Conseil Municipal qui s'est battue sans succès pour prévenir une telle situation. Pour rappel, les dépenses de la Ville de Genève ont augmentée de 110 millions (+10.34%) depuis 2007 sans conséquence visible, bien au contraire, sur la qualité de vie de la population.

    Alors que le PLR Ville de Genève réclame depuis des années une maîtrise des charges, seule approche possible pour assurer des prestations durables et des finances saines à la Ville de Genève. Il appelle le Conseil administratif à retirer son projet de budget et à présenter dans les meilleurs délais un budget équilibré qui n'augmentera pas une dette qui s'est déjà creusée de 100 millions depuis 2010.

    Le PLR Ville de Genève s'opposera par tous les moyens, si besoin par les urnes, à un budget déficitaire pour la Ville de Genève. En attendant, il invite la conseillère administrative Sandrine Salerno à se concentrer davantage sur ses fonctions actuelles, soit doter la municipalité d'un budget équilibré, plutôt que de sa candidature au Conseil d’État.