04/11/2018

Conseil administratif : un devoir d'exemplarité

Lorsque vous ne rendez pas le détail de vos revenus dans les délais, la Gérance Immobilière Municipale (GIM) menace de vous résilier votre bail. Quand vous oubliez un détail dans un dossier de subvention, votre association voit sa demande rejetée. Pareil pour les fonctionnaires mis en retraite forcée dont certains ont eu pour seul crime de ne pas faire une demande de prolongation dans les délais. Les exemples qui voient le Conseil administratif être impitoyable avec le citoyen lambda ne manquent pas.

Ainsi, alors que l'audit de la Cour des comptes (voir ici) a ouvert une crise politique majeure en Ville de Genève, il est plus que problématique de constater à quel point les règles les plus élémentaires de la bonne gestion et de la transparence ont été violées par le Conseil administratif. A plus forte raison lorsqu'on apprend qu'il a tout fait pour empêcher la Cour des comptes de faire son travail.

A cet égard, il semble clair qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Entre un magistrat en charge de l'aménagement (Rémy Pagani) qui prône la fin de la voiture au centre-ville mais se fait payer sa place de parking privée par le contribuable, une responsable des finances (Sandrine Salerno) qui n'a pas pris le temps de mettre à jour le règlement sur les notes de frais et omet de contrôler celles-ci ou encore un Guillaume Barazzone qui confond sa carte de crédit privée et professionnelle, force est de constater que c'est bel un bien un problème institutionnel auquel nous sommes confrontés.

En avril 2015, je proposais ainsi de baisser les salaires du Conseil administratif de 20% (voir ici et ) au motif que le montant total de leurs revenus (frais professionnels compris) étaient supérieurs à ceux du Conseil d’État. En dehors du PLR Ville de Genève, l'ensemble des partis politiques avaient refusé cette proposition avec, en prime, une intéressante déclaration de Sami Kanaan qui affirmait que : «le diminuer affaiblira aussi la fonction de conseiller administratif face aux lobbies privés». Faut-il lui rappeler que si une telle affaire avait eu lieu dans le secteur privé, c'est un licenciement pur et simple qui guetterait les cinq membres du Conseil administratif? On ne peut ainsi pas réclamer un salaire aligné sur le privé quand on refuse ensuite d'appliquer les règles éthiques de celui-ci.

En mars 2008, je demandais une forte restriction des voyages à l'étranger du Conseil administratif (voir ici) au motif que certains de ses membres abusaient du système et se rendaient dans des pays qui ne respectent pas les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l'homme. Là-aussi, l'ensemble des partis politiques représentés au Conseil municipal avaient refusé cette demande. Est-ce à dire que la morale est à géométrie variable selon la couleur politique? Manifestement oui vu que certains ne trouvent rien à redire au récent voyage de Rémy Pagani au Nicaragua aux frais, là-encore, du contribuable.

Ai-je eu raison trop tôt dans ces deux cas? Il semble que oui au vu de l'actualité. Mais une chose est sûre, je ne changerais pas mon fusil d'épaule au gré de la situation et je continuerais à défendre les valeurs qui ont toujours été les miennes. Notamment en réclamant que la totalité des notes de frais des années précédentes soient rendus publics afin de faire toute la lumière sur cette pratique aussi délétère que scandaleuse.

Pour ma part, je souhaite rappeler que je ne suis pas responsable des erreurs des autres mais uniquement des miennes. Je ne dédouane ainsi personne dans cette triste affaire de frais professionnels mais, selon moi, il convient de faire la part des choses entre celui qui admet ses erreurs et ceux qui ne trouvent rien à redire à leurs tristes agissements. Car si on peut légitimement penser que celui qui se rend compte avoir fait faux ne recommencera pas, ce n'est pas le cas de ceux qui restent dans le déni de réalité en niant leurs errements.

En cas d'élection au Conseil administratif, je prends ainsi l'engagement d'être extrêmement rigoureux avec mes notes de frais et de ne jamais rien dépenser qui ne relève pas strictement de l'action publique. De rendre des comptes en tout temps à la population et, surtout, de ne jamais confondre mon porte-monnaie privé avec celui du contribuable.

01/11/2018

Frais professionnels du Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

Pour faire suite à l'audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels du Conseil administratif, le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa plus vive désapprobation envers l'attitude des différents conseillers administratifs qui ont manifestement confondu leur porte-monnaie personnel avec celui du contribuable. Il est ainsi proprement scandaleux de voir que des dizaines de milliers de francs d'argent public ont été utilisés en frais de téléphonie, en bouteilles de champagne ou encore pour des trajets en taxi ne relevant pas de leur activité professionnelle.

S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs

Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable.

Lorsqu'on gagne plus de 250'000 francs par an, on a largement de quoi financer ses déplacements privés, ses repas personnels ou encore ses loisirs sans faire appel pour cela à l'argent public. Qui peut ainsi trouver normal un tel comportement? A plus forte raison lorsqu'on vient d'un parti dont le slogan est «pour toutes et tous sans privilèges», qu'on prétend défendre les classes populaires qui ont de la peine à boucler les fins de mois ou qu'on explique à la population qu'il faut se passer de sa voiture privée quand on passe en frais professionnels sa propre place de parking?

Nous demandons ainsi que les conseillers administratifs concernés remboursent intégralement les sommes indûment dépensées tant il n'est pas possible de passer par pertes et profits de telles dépenses. Au besoin, nous proposerons de diminuer au prorata l'enveloppe salariale du Conseil administratif au budget 2019 afin que cet argent retourne dans les caisses publiques.

Si le PLR Ville de Genève ne manquera ainsi pas de demander des comptes au Conseil administratif lors de la prochaine séance du Conseil municipal, notamment en lui demandant d'appliquer intégralement les recommandations de la Cour des comptes, il appelle le Conseil d’État à ouvrir une enquête disciplinaire contre les magistrats ayant confondu argent public et privé. Par ailleurs, au vu de la gravité des éléments soulevés par cet audit, nous réclamerons que la totalité de leurs dépenses en frais professionnels de ces dernières années soient rendues publiques.

02/10/2018

Conseil administratif : les raisons d'une candidature

Il y a maintenant une semaine, une très large majorité des membres du PLR Ville de Genève m'ont désigné afin de porter les couleurs de notre parti pour la prochaine élection au Conseil administratif. Je souhaite ici les remercier sincèrement pour leur confiance et les assurer que j'essayerais de m'en montrer digne. Ceci avec la même motivation que lorsque j'ai repris la présidence du parti municipal en juin 2015.

Alors que le PLR n'est plus représenté au Conseil administratif depuis 2012, et l'élection de Pierre Maudet au Conseil d’État, il est aujourd'hui plus que temps pour notre parti de récupérer un siège à l'exécutif afin de pouvoir participer aux affaires de la cité.

La raison n'est pas seulement politique. Elle est aussi institutionnelle. Aujourd'hui, l'équilibre politique voudrait que l'exécutif municipal comporte au moins deux sièges de droite afin d'être véritablement représentatif des forces en présence en Ville de Genève. Ce qui serait aussi un gage de meilleur fonctionnement de la municipalité par rapport à la présente législature municipale qui est pour le moins chahutée. Ceci en raison du déséquilibre total entre un Conseil administratif composé à 80% de magistrats de gauche et un Conseil municipal possédant une légère majorité à droite (43 sièges sur 80).

L'arrivée d'un second élu de droite au sein de l'exécutif permettrait ainsi à notre Ville de retrouver un équilibre politique en adéquation avec celui du Conseil municipal. Ce serait alors le début de la fin des conflits car le Conseil administratif serait alors beaucoup plus représentatif des forces politiques en présence en Ville de Genève.

Pour ma part, je souhaite montrer d'ici les prochaines élections que notre projet politique peut contribuer à améliorer la qualité de vie pour l'ensemble de nos concitoyens. Nous devons à la fois écouter la légitime volonté d'une majorité de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires intempestives, mais également ceux qui souhaitent voir une partie de l'argent public être mieux redistribué. Tant il n'est pas normal que ce soit toujours les mêmes qui profitent des subventions publiques.

Pour étayer cet argument, on rappellera que le budget municipal n'était que de 978'543'374 francs en 2002, soit une augmentation de 250 millions de francs en 16 ans vu qu’il se monte à 1'228'408'191 francs pour le budget 2019. Le tout pour une population de 202'000 habitants. Est-ce que la qualité de vie est pour autant au rendez-vous pour chacun d'entre nous? Avons-nous vu notre cité s'embellir au vu des montants investis?

En comparant l'évolution du budget municipal à celle de la population, on découvre qu'en 2003, on dépensait 5360 francs par habitant en Ville de Genève, ce montant atteignant 5802 francs en 2007. Celui-ci est ensuite passé à 5907 francs en 2012, avant de dépasser les 6000 francs et d'atteindre 6039 francs de dépenses par habitant en 2015.

Aujourd’hui, nous en sommes à 6081 francs de dépenses prévisionnelles par habitants pour 2019. Vivons-nous pour autant mieux à Genève? La réponse est non. Nous ne devons cependant pas forcément dépenser moins mais dépenser mieux. Car si nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit (financier et écologique) sur le dos des générations futures, nous devons cependant garantir des prestations publiques suffisantes et répondre aux légitimes besoins culturels et sociaux de nos concitoyens.

Dans les quelques 18 mois qui nous séparent des élections 2020, nous allons nous atteler à construire et proposer un projet politique afin d'améliorer les choses en Ville de Genève. Ceci dans la droite ligne de notre action au Conseil municipal et des différents retours que nous avons eu de nos concitoyens. N'hésitez donc pas à prendre contact si vous souhaitez faire part de vos préoccupations ainsi que de votre vision pour le futur de la Ville de Genève.

29/05/2018

Budget municipal 2018 : mensonges et trahisons

Alors que le MCG a renié l'ensemble de ses engagements envers ses alliés et ses électeurs, le PLR est resté fidèle à ses valeurs tout en écoutant la volonté de la population de ne pas procéder à des coupes budgétaires. Nous n'avons ainsi proposé aucune économie mais uniquement des réaffectations afin de mieux cibler les dépenses et améliorer les prestations à la population.

Nous avons donc, sans succès, proposé d'augmenter la subvention du Grand-Théâtre dont l'équilibre financier est mis en péril par le retard dans le chantier de rénovation. Idem pour le soutien à une association active dans l'aide aux familles dont l'un des membres est gravement malade ou porteur de handicap qui n'a pas non plus trouvé grâce hier soir.

Surtout, nous avons proposé la mise en place d'une rente-pont LPP pour les fonctionnaires municipaux injustement mis à la retraite de force à 62 ans. Et alors que le Conseil municipal a voté à l'unanimité une mesure permettant de continuer à travailler jusqu'à l'âge légal de la retraite en mars 2017, la nouvelle majorité de gauche MCG-PS-Ve-EàG a refusé de trouver une solution pour tous ceux qui ont été mis à la porte avant cette date.

Un constat s'impose, cette majorité de bric et de broc a donc non seulement refusé d'améliorer les prestations à la population mais aussi d'aider les plus précarisés. Bref, cette victoire à la Pyrrhus est d'abord une défaite morale pour ces partis qui ont voté à l'encontre de leurs programmes. Le MCG en tête vu qu'il a voté le contraire de tout ce qu'il a fait et demandé jusqu'alors (voir ici).

Sur la question des horodateurs, dont la somme de 8.5 millions a permis d'équilibrer le budget de la Ville de Genève, nous attendons de pied ferme la décision de l’État qui devra valider le budget et ne pourra décemment pas accepter que cette somme figure à la fois dans celui de la Ville et du canton. A croire que l'épisode de la votation municipale annulée n'a servi à rien.

Enfin, tenant compte des propos de la conseillère administrative Sandrine Salerno qui affirme que la dette n'est plus un problème et que ce sont les comptes qui importent plutôt que le budget, nous avons proposé sans succès une baisse du centime additionnel afin d'alléger la pression fiscale sur nos concitoyens. Ceci pour redistribuer une partie de la richesse à ceux qui payent des impôts mais sans toucher aucunement aux prestations publiques au vu des derniers excédents comptables.

Malgré la nouvelle donne politique, le PLR Ville de Genève continuera de se battre pour une municipalité moins dispendieuse et qui aide ceux qui en ont réellement besoin. Ceci sans a priori politique comme l'a fait la nouvelle majorité de gauche du Conseil municipal hier soir.

20/03/2018

Grand Conseil : vision et perspectives pour Genève

A l'occasion des élections cantonales, le journal Tout l'Immobilier m'a interviewé sur les raisons de ma candidature au Grand Conseil dans son édition du 19 mars. Si vous pouvez également en retrouver l'intégralité ici, je vous propose de prendre connaissance des points principaux ci-dessous :

- Vous êtes depuis douze ans conseiller municipal de la Ville de Genève. Pourquoi vous présentez-vous au Grand Conseil?

De par cette expérience politique au niveau communal, ainsi que ma formation de politologue, je pense avoir toutes les cartes en main pour pouvoir me rendre utile au niveau cantonal. Ceci même si ma fonction de Conseiller municipal me passionne encore plus qu'au premier jour et que quoi qu'il arrive, j'escompte continuer de m'impliquer pour améliorer les choses en Ville de Genève.

- Vous plaidez toujours pour une gestion rigoureuse des finances publiques, mais quel grand projet, quel rêve avez-vous pour Genève?

Si j'écoute ma raison, je dirais justement de cesser de vivre au détriment des générations futures par l'augmentation de la dette publique. Mais si j'écoute mon cœur, je dirais la construction d'une nouvelle patinoire pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

- Quel est, à vos yeux, l’urgence numéro 1 à Genève?

L'urgence numéro 1 est de proposer des solutions aux problèmes des Genevois. Parmi celles-ci, mettre fin à la hausse constante des primes d'assurance-maladie, permettre à l'ensemble de la population de se loger ou encore mettre fin à l'augmentation de la dette publique qui est un fardeau pour les générations futures. Ainsi que redonner du pouvoir d'achat à la population.

- Le logement reste un casse-tête pour les Genevois. Que proposez-vous sur ce plan?

La crise du logement résulte de l'inadéquation entre l'offre et la demande. Pour y répondre, il faut non seulement construire davantage mais aussi et surtout proposer des logements qui répondent aux besoins de l'ensemble de la population. Soit de la PPE, du loyer libre et pas uniquement du logement social, dont la classe moyenne est d'ailleurs exclue en raison des barèmes d'accès.

A cet égard, je suis partisan d'une généralisation des Habitations Mixtes (HM) lors de la construction de logements par l’État. Avec ce système, le loyer est fixé selon la situation financière de chacun avec l'immense avantage de ne plus voir les baux des locataires résiliés lorsqu'ils voient leurs revenus dépasser un certain seuil. Ce faisant, nous pourrons créer de la mixité sociale tout en augmentant les revenus du parc locatif. Surtout, nous devons mettre fin au conflit stérile avec le secteur privé et travailler main dans la main avec lui pour résoudre le problème du logement. La facilitation de la transformation de bureaux en logements en est une.

- Le Grand Genève suscite désormais beaucoup de méfiance : problème de transport, nombre de frontaliers, pression sur le prix des logements. Le Grand Genève est-il encore un objectif souhaitable?

Il est non seulement souhaitable mais nécessaire car nous ne pouvons pas affronter ces défis de manière isolée. Nous devons au contraire renforcer notre collaboration pour relever ceux-ci. Par exemple en élargissant les coopérations dans les politiques publiques transfrontalières et, de manière plus concrète, en remettant sur le tapis la construction de P+R à la frontière.

Si la libre-circulation a amené des externalités négatives que nous devons corriger à travers la mise en place de mesures d'accompagnements, je relève surtout qu'elle a permis à notre pays, comme à notre canton, de voir sa prospérité et sa richesse augmenter. L'absence de coopération avec nos voisins serait ainsi bien pire pour tout le monde car nous additionnerons nos problèmes plutôt que de tenter de les résoudre en commun.

- A 33 ans, vous avez déjà une longue expérience politique. Qu’est-ce que votre engagement politique vous a apporté et que pensez-vous pouvoir encore apporter à votre canton?

Tout d'abord une profonde connaissance de nos institutions et du monde politique. Et l'envie toujours plus grande de m'impliquer pour améliorer les choses à Genève. Je pense ainsi pouvoir apporter mon enthousiasme et ma capacité d'écoute pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par la population genevoise.

- Quels sont vos hobbies?

Mon principal hobby est la lecture, principalement d'ouvrages traitant d'histoire, de politique ou de sociologie ainsi que de bandes dessinées. J'apprécie également les longues balades à pied et me rendre à la patinoire des Vernets en tant que fan assidu du Genève-Servette Hockey Club.

14/03/2018

Budget municipal 2018 : un excédent en trompe l’œil

Début septembre 2017, le Conseil administratif de la Ville de Genève présentait un budget déficitaire de 20 millions de francs. Suite au refus d'entrée en matière par le Conseil municipal, l'exécutif est revenu courant novembre 2017 avec un budget excédentaire de 261'000 francs. Preuve que la majorité du Conseil municipal, le PLR en tête, avait raison de renvoyer le premier projet de budget à l'expéditeur. En effet, il n'était pas de la responsabilité du Conseil municipal d'équilibrer le budget à la place du Conseil administratif.

Si l'actuel projet de budget est meilleur que le précédent, il reste cependant inacceptable en l'état. En effet, son excédent n'est que de 261'000 francs pour un total de charges de 1'131'980'358 francs. On peut donc d'ores et déjà affirmer qu'il n'est que de façade vu qu'on sait déjà que les coûts engendrés par le retard dans le chantier du Grand-Théâtre, et le complément de subvention nécessaire pour son fonctionnement suite à l'absence de financement cantonal, se monteront à plusieurs millions.

Par ailleurs, on ne peut qu'être surpris que pour parvenir à cet équilibre, le Conseil administratif a budgété des recettes fictives. Notamment celles des horodateurs de stationnement pour un montant de 8.5 millions, qui étaient jusqu'alors dévolues au canton, et dont rien ne dit qu'elles seront effectivement versées à la Ville de Genève vu qu'il y a conflit sur cette question. Il est ainsi regrettable que l'équilibre budgétaire ne soit atteint qu'à travers l'utilisation de tels artifices. A plus forte raison que la somme en question figure dans le budget cantonal 2018, sans avoir été remise en question par aucun parti politique, et ne saurait donc être à la fois dans le budget de la Ville et celui de l’État.

Aujourd'hui, nous savons d'ores et déjà que le Grand-Théâtre de Genève doit recevoir un complément de budget suite au refus du Grand Conseil de voter la part cantonale mais aussi et surtout des frais engendrés par le retard du chantier de rénovation. Soit une somme avoisinant les 5 millions. Par ailleurs, suite au refus des économies budgétaires 2017 par la population, le Conseil administratif a la responsabilité d'intégrer cette somme dans le budget 2018 pour que ce vote ne soit pas totalement inutile. Comment allons-nous faire avec un excédent budgétaire de seulement 261'000 francs qui ne permet aucune marge de manœuvre? Car aujourd'hui, il y a une incertitude sur un montant d'une quinzaine de millions entre les nouvelles charges et les recettes non garanties.

Pour mettre fin à cette incertitude, le Conseil municipal a voté une motion urgente (voir ici) rédigée par mes soins et qui demande une réactualisation du budget 2018. La balle est maintenant dans le camp du Conseil administratif pour proposer un budget équilibré respectant la volonté populaire. Car même si les économies proposées étaient indolores, nous nous devons de respecter le verdict des urnes tout en essayant de cesser de vivre à crédit sur les générations futures. En effet, entre une dette qui a augmenté de 100 millions de francs depuis 2010 et qui va encore s'alourdir de 21.8 millions en 2018, un budget dont les dépenses sont chaque année poussées à l'extrême-limite et qui ont augmentées de plus de 100 millions en 10 ans, force est de constater qu'on continue de faire vivre la municipalité au-dessus de ses moyens.

Aujourd'hui, comme c'est le cas depuis le début de la législature, nous restons confrontés au refus constant de la majorité de gauche du Conseil administratif de discuter avec la majorité de droite du Conseil municipal. Alors même que ce n'est pas faute d'avoir essayé de notre côté, ceci en proposant de trouver un juste milieu entre les objectifs politiques de chacun.

A cet égard, il convient de relever que la conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, porte une lourde responsabilité sur les blocages actuels vu qu'elle n'arrive pas à faire passer les intérêts de la Ville de Genève avant ceux de son parti politique. Qui peut ainsi légitimement penser qu'elle saura faire au Conseil d’État ce qu'elle est incapable de faire au Conseil administratif de la Ville de Genève? Soit de négocier et d'accepter de forger un compromis avec un autre bord politique que le sien sachant qu'en plus, elle n'aura pas davantage de majorité dans le futur Grand Conseil qu'elle n'en a au Conseil municipal actuel.

Alors que l'année 2018 est déjà bien entamée, un simple constat suffit pour voir que l'administration municipale a parfaitement fonctionné durant 2017 malgré ceux qui affirmaient que les 2.4 millions d'économies votées par le Conseil municipal mettraient en péril les prestations à la population.

Une preuve de plus que le projet politique que nous défendons ne met aucunement en péril les prestations à la population et le bon fonctionnement de la municipalité. A contrario, c'est bien le Conseil administratif en général, et l'actuel maire de la Ville de Genève en particulier, qui nuisent à ce bon fonctionnement. Tout d'abord par leur attitude dans l'affaire de la votation municipale annulée et maintenant leur refus d'adapter le budget 2018 aux nouvelles réalités financières. Est-ce ainsi si difficile pour l'exécutif municipal et ses affidés de comprendre que notre culture politique est basée sur le dialogue et le consensus? Manifestement oui.

19/02/2018

Fêtes de Genève : double non à l'épitaphe

L’initiative visant à limiter les Fêtes à 7 jours, de même que le contre-projet qui en propose 11, ne permettent pas la viabilité future des Fêtes de Genève. Car si les déficits des deux années précédentes sont imputables à la mauvaise gestion de celles-ci, c’est d’abord leur diminution à 11 jours qui a causé la situation
que l’on connaît aujourd’hui.

Comment pouvons-nous ainsi croire que ce qui n'a pas marché jusqu'alors fonctionnera demain? La seule restriction de la temporalité des Fêtes à 11 jours a entraîné deux déficits budgétaires successifs alors même que les comptes étaient équilibrés jusqu'en 2015 sous l'ancienne formule. Ce qui prouve bien qu'elles peuvent être autonomes financièrement si on leur en donne les moyens.

Chaque année, ce sont plus de 1,2 million de visiteurs, dont 350'000 pour le seul feu d'artifice, qui fréquentent ces Fêtes et occasionnent près de 130 millions de retombées économiques. Parmi eux, de nombreux genevois mais aussi un certain nombre de touristes qui font vivre le commerce local. Nous devons ainsi tirer leçons des succès, comme des erreurs, du passé afin de donner un avenir pérenne et viable aux Fêtes de Genève. Il est ainsi possible d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

Que leur durée soit fixée à 7 jours (initiative) ou 11 (contre-projet), c'est le contribuable qui finira par passer à la caisse. Et à terme, les Fêtes de Genève disparaîtront. Est-ce cela que nous voulons pour notre Ville? Il convient au contraire de trouver des solutions pour l'avenir de celles-ci plutôt que de simplement les critiquer ou de constater qu'elles sentent la naphtaline.

Entre une initiative qui veut réduire les Fêtes de Genève à 7 jours, et déplacer les forains sur la plaine de Plainpalais, et un contre-projet qui propose 11 jours. Le point commun est qu'aucune de ces deux propositions ne propose un véritable concept pour les Fêtes. Alors même que c'est le projet qui doit déterminer la durée et non le contraire. Lequel doit intégrer un seul et unique élément : rendre les Fêtes de Genève aux genevois.

Dans cette votation, le PLR Ville de Genève est le seul parti à proposer un projet viable et autonome financièrement. En effet, sur le modèle de la fan zone de Plainpalais, nous proposons de procéder à un appel à projet afin de confier la gestion des Fêtes de Genève à un mandataire privé avec comme condition préalable qu'il ne coûte rien à la collectivité et respecte la tranquillité des riverains ainsi que les espaces verts. Le tout accompagné d’événements culturels et musicaux qui pourraient animer la rade durant la période estivale. Cela ne vaut-il pas la peine d'y réfléchir en y associant les associations, les milieux culturels locaux ainsi que les partisans d'une restriction à 7 jours?

Nous pouvons ainsi prendre le temps de construire un magnifique projet pour autant qu'on donne à celui-ci la possibilité d'exister. Et il sera toujours temps de revoter dans le futur si le nouveau concept ne plaît pas davantage à la population. Mais alors en connaissance de cause.

Le 4 mars 2018, nous avons une chance unique de nous donner la possibilité de repenser de fond en comble le concept des Fêtes de Genève afin de rendre celles-ci à la population genevoise. Il convient donc de voter 2xNON, à l'initiative comme au contre-projet, afin de permettre aux acteurs publics, culturels et associatifs de trouver un nouveau concept digne de la cité. Soit d'organiser une manifestation autofinancée qui amène des touristes et contente les Genevois.

24/01/2018

Référendums budgétaires 2017 : à votation obsolète, campagne inutile

La campagne pour les votations municipales du 4 mars 2018 va bientôt débuter et les électeurs de la Ville de Genève vont avoir la chance de s’exprimer en 2018 sur le budget municipal de…2017. La faute à l’actuel maire de Genève Rémy Pagani dont les actes inconsidérés ont abouti à l’annulation de la votation populaire de septembre 2017. Ce vote sera ainsi avant tout symbolique vu qu’il n’aura aucun effet concret sur le budget 2018.

Alors que les référendaires, le maire Rémy Pagani en tête, affirmaient que les économies votées par le Conseil Municipal allaient mettre en péril le bon fonctionnement de la municipalité, on ne peut que constater que les économies votées par le Conseil municipal ont été appliquées sur la totalité de l’année 2017 sans aucune conséquence néfaste pour la population. Preuve que celles-ci étaient indolores pour les prestations publiques. Avons-nous ainsi vu des bibliothèques ou des musées fermés ? Des préaux d’école ne plus pouvoir être nettoyés? Des organismes subventionnés ne pas pouvoir fonctionner ou encore une administration municipale en «shutdown»? Bien sûr que non. Ce qui montre bien qu’à l’épreuve des faits, le discours des référendaires ne tient pas.

La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette votation pourtant sur le budget 2017 a une utilité sachant que nous sommes en 2018. Pour notre part, la réponse est clairement non. Il convient au contraire de se concentrer sur les enjeux futurs pour notre municipalité. Pour cette raison, le PLR Ville de Genève ne fera pas campagne sur les référendums budgétaires, qui sont de facto obsolètes et dépassés, et se concentrera sur la votation municipale touchant les Fêtes de Genève qui représente un véritable enjeu pour l’avenir. Il laissera ainsi les partis de l’Alternative faire campagne sur le passé et expliquer à la population en quoi le zèle d’un de leur membre, ainsi que du Conseil administratif, a empêché que le vote ait lieu en 2017.

Surtout, en cas d’acceptation des référendums budgétaires par la population, il sera de la responsabilité du Conseil administratif de réintégrer ces sommes dans le budget 2018 pour que les électeurs n’aient pas l’impression d’être dépourvu de leurs droits politiques une nouvelle fois. Nous invitons ainsi d’ores et déjà l’exécutif, et les partis de l’Alternative, à annoncer quelles économies seront faites afin d’intégrer ces potentielles nouvelles dépenses au budget 2018 vu que chaque nouvelle charge doit être financée par une économique équivalente. Et que l’actuel boni de 260'000 francs est insuffisant pour absorber 2.4 millions de charges supplémentaires.

Ainsi, et comme chaque année depuis 2015, le PLR Ville de Genève réitère son appel à la discussion au Conseil administratif afin de pouvoir doter la municipalité d’un budget 2018 acceptable. Car si les référendums portent sur le budget 2017, c’est bien le budget 2018 qui importe aujourd’hui.

20/12/2017

Votation municipale annulée : ne négligeons pas la sanction

Suite à la décision du Conseil d’État d'infliger une amende de 5000 francs (voir ici) à l'actuel maire de la Ville de Genève Rémy Pagani pour violation de ses devoirs de fonction par négligence ou imprudence graves, le PLR Ville de Genève réclame une nouvelle fois sa démission de la mairie de Genève. Peut-on ainsi continuer à considérer comme légitime un maire sanctionné par la justice, par le Conseil municipal et encore par l'autorité de surveillance qu'est le Conseil d’État?

Alors que dans la hiérarchisation des sanctions, l'amende est supérieure au blâme (art. 104 al.1 de la Loi sur la Surveillance des Communes), il convient de rappeler que c'est la seconde fois que Rémy Pagani est sanctionné par le Conseil d’État qui l'avait déjà blâmé pour avoir forcé l'entrée du Conseil d'Administration des TPG il y a quelques années. Dans le cas d'espèce, qui peut ainsi imaginer le maire de la Ville de Genève rester en fonction après avoir été condamné, par la justice et le Conseil d’État, suite à sa tentative malheureuse de tromper la population?

Pour rappel, Rémy Pagani avait passé outre les décisions du bureau du Conseil municipal lors de l'élaboration de la brochure de vote et y avait rajouté de son propre chef une introduction du comité référendaire. Le Conseil administratif n’avait pas été sans reste vu qu'une majorité l'avait soutenu dans l'élaboration du reste de la brochure qui posait tout autant problème en termes d'information juste et impartiale. Devant cet abus de droit, la chambre constitutionnelle nous avait donné raison sur toute la ligne après le recours déposé par notre parti en compagnie du PDC, de l'UDC et du MCG. Sanction confirmée par le Tribunal Fédéral malgré le recours piloté par M. Pagani.

Il est donc plus que jamais nécessaire que Rémy Pagani quitte sa fonction de maire afin de ne pas ternir davantage l'image de la municipalité. En effet, la sanction infligée ce jour prouve une fois de plus sa responsabilité dans cette affaire avec la complicité active de ses collègues du Conseil administratif. Pour la suite, il s’agit maintenant d’auditionner Rémy Pagani dans le cadre de la commission des Finances du Conseil municipal, afin de faire toute la lumière sur cet épisode catastrophique qui ne doit plus jamais se reproduire. Il s'agit ici de faire la lumière sur l'action de l'exécutif municipal dont les dysfonctionnements sont apparus au grand jour.

Si cette amende vient sanctionner à juste titre le maire de Genève, c’est bel et bien l’ensemble du Conseil administratif qui est responsable vu son incapacité à raisonner un de ses membres, qui plus est maire, dans cette affaire mais également dans de nombreuses autres. Le PLR Ville de Genève veillera ainsi à ce que toute la lumière soit faite dans cette affaire qui n'est de loin pas terminée.

26/09/2017

Votation municipale annulée : démission et transparence

La démocratie semi-directe est notre bien le plus précieux et ne saurait être manipulée. Nous nous devions donc de demander l'annulation de la votation municipale du 24 septembre devant cet abus de droit du maire Rémy Pagani qui ne peut décemment rester dans sa fonction après ce camouflet.

Alors que la chambre constitutionnelle a constaté des irrégularités graves visant à influencer ou fausser de manière essentielle le résultat du vote (voir ici), le maire de la Ville de Genève Rémy Pagani ne semble toujours pas prendre la mesure de ses actes et se mure dans le silence. Comme il l'a fait durant le mois d'août 2017 lorsqu'il refusait de répondre à mes sollicitations répétées sur le contenu de la brochure de vote du 24 septembre. Sans doute car il savait qu'il lui serait impossible de se justifier. Et ce n'est pas le discours attendu au Conseil Municipal de ce soir qui apaisera les choses s'il persiste à rester dans ses fonctions.

Ce qui est grave ici, c'est le non-respect des décisions du bureau du Conseil Municipal dans l'élaboration de la brochure de vote ainsi que la non-consultation du Conseil Administratif par le maire dans le rajout de l'introduction du comité référendaire dans la brochure de vote. Cependant, il convient de rappeler qu'une majorité de ses collègues l'a soutenu pour l'élaboration du reste de la brochure qui posait tout autant problème en termes d'information juste et impartiale.

Ainsi, ses collègues de l'exécutif municipal ne peuvent pas s'exonérer de leurs responsabilités lorsqu'on constate leur complicité, active ou passive, dans cette tentative malheureuse d'induire la population en erreur via la brochure de vote officielle.

Dans un premier temps, considérant la rupture totale de confiance avec le maire Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population pour son seul profit politique, le PLR de la Ville de Genève, accompagné des partis PDC-UDC-MCG, exigera lors du Conseil Municipal de ce soir sa démission immédiate de sa fonction de maire mais aussi et surtout des excuses publiques envers la population qui a été privée de son droit de vote à cause de lui.

Par ailleurs, nous demanderons également que Rémy Pagani rembourse intégralement à la municipalité l'ensemble des frais occasionnés par ses actes incongrus (organisation votation, utilisation du service juridique, etc), via par exemple une retenue sur son salaire, vu que ce n'est pas au contribuable de payer pour sa faute politique.

Pour que la crise institutionnelle que traverse actuellement la Ville de Genève prenne fin, il est également nécessaire que toute la lumière soit faite sur cette affaire via l'audition des membres du Conseil Administratif par la commission des finances. Dans ce cadre, nous demanderons que soient rendus publics l'ensemble des PV décisionnels ainsi que la totalité des courriers/courriels internes et externes échangés sur cette affaire. Seule solution pour prendre les mesures nécessaires afin qu'une telle situation ne se reproduise plus.

Si les collègues de l'actuel maire Rémy Pagani avaient pris leurs responsabilités, une telle situation ne serait jamais arrivée. Ils doivent donc également s'expliquer de leurs actes vu qu'ils n'ont rien fait pour empêcher une telle fuite en avant. Car si l'attitude du maire Rémy Pagani est gravissime, c'est bien l'ensemble des conseillers administratifs ayant soutenu sa démarche qui vont devoir rendre des comptes.

21/09/2017

Votation municipale annulée : de l'émission à la démission

Suite à la décision de la chambre constitutionnelle d'annuler le scrutin municipal du 24 septembre, le PLR Ville de Genève demande la démission de la mairie du magistrat Rémy Pagani qui a tenté de tromper la population via la brochure de vote officielle.

Non content d'avoir menti au Conseil municipal, au Conseil administratif et à la population, le conseiller administratif Rémy Pagani a également menti à la chambre constitutionnelle en affirmant que le Service des votations (SVE) avait validé la brochure de vote. Chose qui s'est révélée fausse comme l'a révélé la Tribune de Genève du 15 septembre.

En raison de l'abus de droit manifeste de Rémy Pagani, la population se retrouve ainsi privée de son bien le plus précieux qu'est le droit de vote. Tout cela à cause d'un conseiller administratif qui a outrepassé ses compétences ainsi que la fonction de maire.

Nous appelons ainsi le Conseil administratif à retirer la fonction de maire à Rémy Pagani et la surveillance des communes à ouvrir une enquête suite à cette violation crasse de notre démocratie. Car comment pourrait-on laisser sans suite un tel abus? Il est en effet impossible de laisser Rémy Pagani poursuivre son mandat comme si de rien n'était. A plus forte raison que lorsqu'on est maire de Genève, on a un devoir d'exemplarité.

Pour rappel, on ne parle pas ici d'amendes annulées comme l'avait fait André Hediger en son temps mais bien d'une tentative de truquer une votation via l'émission malvenue de propagande politique dans la brochure officielle. Ce qui est bien plus grave sur un plan politique mais aussi et surtout institutionnel. Tout cela fait que la confiance qu'on peut accorder à Rémy Pagani dans sa fonction de maire est définitivement rompue.

Le PLR Ville de Genève demande ainsi la démission de Rémy Pagani qui ne peut décemment plus exercer ses fonctions de maire, voire de conseiller administratif. De plus, il proposera des mesures afin qu'une telle situation ne se reproduise pas à l'avenir. Soit que la brochure de vote ne soit pas rédigée par le seul maire mais bien par l'ensemble du collège gouvernemental ainsi que par le bureau du Conseil municipal.

Vous pouvez trouver ici le communiqué de presse original rédigé par mes soins et ici le lien vers l'étude de Me Vincent Latapie qui a rédigé le recours déposé par les partis PLR-PDC-UDC-MCG.

15/09/2017

Votation municipale : la brochure et le magistrat

La Tribune de Genève s'en fait l'écho dans son édition du jour (voir ici), il semble de plus en plus clair que l'actuel maire de la Ville de Genève (M. Rémy Pagani) a outrepassé ses fonctions dans la rédaction de la brochure de la votation municipale avec la volonté manifeste d'induire la population en erreur.

En effet, alors que ses propres collègues semblent prendre leurs distances face à cet abus de droit manifeste et que même le Service des votations (SVE) se dédouane de toute responsabilité, il est flagrant de constater que Rémy Pagani est de plus en plus isolé face à cette tentative malheureuse de tromper l'électeur.

Quelle que soit la décision de la chambre constitutionnelle qui devrait tomber dans les prochains jours, cette tentative regrettable laissera de profondes traces dans la confiance qu'on peut accorder au Conseil administratif en général et au conseiller administratif Rémy Pagani en particulier.

Qu'on soit clair. Il ne s'agit pas ici d'un conflit gauche/droite mais bel et bien d'un problème institutionnel. Soit de savoir s'il est admissible que le maire de la Ville de Genève abuse de ses fonctions et mente ainsi à ses collègues du Conseil administratif, au Conseil municipal mais aussi et surtout à la population.

Comme le disait Montesquieu en son temps "pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir". On ne saurait mieux décrire la situation actuelle.

Si la chambre constitutionnelle prendra une décision sur le volet judiciaire, des questions politiques se posent également sur le sujet. Pour toutes ces raisons, car je n'escompte pas laisser un tel abus de pouvoir sans suite, j'ai posé l'interpellation écrite suivante au Conseil municipal.

Malgré un vote formel du bureau du Conseil municipal, le Conseil administratif a refusé de prendre compte les propositions de modifications de la brochure explicative pour la votation municipale du 24 septembre. Pire que cela, le maire Rémy Pagani a ajouté une introduction du comité référendaire dans la brochure de vote en violation totale des règles usuelles d’une votation. Ceci dans le but clair de tronquer en sa faveur la brochure de votation. Au final, c'est ainsi la même personne (Rémy Pagani) qui aura rédigée la synthèse brève et neutre, le commentaire des référendaires ainsi que le discours de la majorité du Conseil municipal. Avec un petit problème au passage, le fait qu’il est un membre actif du comité référendaire et qu’il ne peut donc pas prétendre être neutre sur cette question.

En conséquence de quoi, je pose les questions suivantes au Conseil administratif.

1. Est-ce que le Conseil administratif a formellement validé le contenu de la brochure de vote pour la votation municipale du 24 septembre 2017 ? Si non, pourquoi ?

2. Est-ce que le Conseil administratif compte prendre des sanctions contre le maire, Rémy Pagani, qui a clairement outrepassé ses fonctions dans la procédure de validation de cette brochure ?

3. Pourquoi le Conseil administratif n’a-t-il pas informé le Conseil municipal, respectivement son bureau, de son refus de prendre en compte les propositions de modifications de la brochure de vote ?

4. Pourquoi le maire Rémy Pagani, a-t-il répondu avec plus de deux semaines de retard à mon courriel du 7 août sur cette question ? Faut-il y voir une volonté manifeste de cacher la vérité au Conseil municipal et de nous empêcher de recourir dans les délais ?

5. Quelles mesures comptent prendre le Conseil administratif pour qu’une telle situation ne se reproduise pas ?

Vous pouvez lire ici ma précédente note sur le sujet.

30/08/2017

Budget municipal 2018 : non au déficit politique

Le PLR Ville de Genève s'opposera fermement au budget municipal 2018 qui prévoit un déficit de 20 millions. Surtout, il dénonce le double discours du Conseil administratif qui continue à affirmer qu'aucune économie n'était nécessaire dans le budget.

Alors que les citoyens de la Ville de Genève sont appelés aux urnes le dimanche 24 septembre pour décider d'économiser ou non 2.4 millions de francs, le Conseil administratif affirme à cor et à cri qu'elles ne sont pas nécessaires. Dans le même temps, il présente un budget déficitaire pour un montant 8 fois supérieur. De qui se moque-t-on?

Non content de mentir à la population à travers une brochure de vote tronquée et partiale, le Conseil administratif poursuit sa fuite en avant en demandant au Conseil municipal d'avaliser un budget déficitaire. Ce qui est en totale violation de l'article 98 alinéa 1 de la Loi sur l’administration des communes (LAC) qui stipule que le budget de fonctionnement de la commune doit être équilibré.

Aujourd'hui, le Conseil administratif est face à ses responsabilités. Soit de trouver les économies nécessaires pour un budget équilibré comptablement et politiquement. Et donc de travailler enfin avec la majorité de droite du Conseil Municipal qui s'est battue sans succès pour prévenir une telle situation. Pour rappel, les dépenses de la Ville de Genève ont augmentée de 110 millions (+10.34%) depuis 2007 sans conséquence visible, bien au contraire, sur la qualité de vie de la population.

Alors que le PLR Ville de Genève réclame depuis des années une maîtrise des charges, seule approche possible pour assurer des prestations durables et des finances saines à la Ville de Genève. Il appelle le Conseil administratif à retirer son projet de budget et à présenter dans les meilleurs délais un budget équilibré qui n'augmentera pas une dette qui s'est déjà creusée de 100 millions depuis 2010.

Le PLR Ville de Genève s'opposera par tous les moyens, si besoin par les urnes, à un budget déficitaire pour la Ville de Genève. En attendant, il invite la conseillère administrative Sandrine Salerno à se concentrer davantage sur ses fonctions actuelles, soit doter la municipalité d'un budget équilibré, plutôt que de sa candidature au Conseil d’État.

27/08/2017

Votation municipale : non à une brochure de vote tronquée

Alors que la population est appelée aux urnes le 24 septembre sur la question du budget 2017 de la Ville de Genève, l'Entente municipale (PLR-PDC) a pris connaissance avec tristesse de la brochure de votations (voir ici) rédigée par Monsieur Rémy Pagani, maire de Genève avec le soutien du Conseil administratif.

Dans le cadre de ses fonctions de maire, le Conseiller administratif Rémy Pagani affirme qu'il ira s'assurer du respect des droits de l'homme dans plusieurs pays du monde, par exemple la Colombie, nous ne pouvons ainsi que l'inviter à s'assurer du respect de la démocratie et de la libre opinion politique en Ville de Genève plutôt qu'à s'en mêler dans le reste du monde. Car comment peut-on prétendre faire ceci dans le monde entier lorsqu'on viole allégrement les droits de la majorité politique du Conseil Municipal de sa propre commune?

A cet effet, nous ne pouvons que regretter l'attitude de Rémy Pagani qui semble une nouvelle fois oublier qu'il est censé représenter l'ensemble de la population et pas seulement son parti politique. L'Entente municipale (PLR-PDC) déposera donc un recours devant les tribunaux pour contrer cette tentative malheureuse d'induire en erreur les électeurs mais qui montre bien la faiblesse de Rémy Pagani sur ce dossier. Faute de quoi il ne tenterait pas de tronquer la prise de décision populaire.

Le texte, rédigé par ma collègue Marie Barbey et moi-même, qui avait été proposé au Conseil administratif par le bureau du Conseil municipal, était au contraire équilibré. Raison pour laquelle une majorité dépassant le clivage gauche-droite l'avait approuvé. Chaque camp avait une place équitable et, surtout, permettait aux citoyens de se faire une opinion impartiale de manière juste et honnête.

Au final, c'est la même personne qui aura rédigée la synthèse brève et neutre, le commentaire des référendaires ainsi que le discours de la majorité du Conseil municipal. Avec un petit problème au passage, le fait que c'est un membre du  comité référendaire (Rémy Pagani - voir ici) qui aura écrit le point de la vue de la majorité de droite du Conseil municipal dont il ne fait évidemment pas partie. Mais de qui se moque-t-on? A plus forte raison lorsqu'on voit que la place accordée aux référendaires est largement supérieure dans la brochure.

Au surplus, malgré plusieurs courriels depuis début août, le maire Rémy Pagani n'a pas daigné informer quiconque de cette décision prise de manière unilatérale. Espérant sans doute nous mettre devant le fait accompli comme il l'avait fait à l'époque de la votation municipale "Sauvons nos parcs aux bords du lac" en 2010 (voir ici). Ce qui est inacceptable et problématique.

Vous pouvez retrouver ici le communiqué de presse de l'Entente municipale PLR-PDC.

28/07/2017

Fête nationale : en marche les manèges!

Suite à la décision absurde du Conseil Administratif de la Ville de Genève de ne pas autoriser les manèges présents sur le pourtour de la rade d'ouvrir le 1er août  (voir ici), le PLR Ville de Genève demande à celui-ci de revenir sur sa décision et  d'autoriser l'ouverture des manèges installés autour de la rade le 1er août. En effet, il est absurde d'interdire à ceux-ci de le faire alors même qu'ils seront en place et prêts à l'utilisation.

Nombre de nos concitoyens profiteront de ce jour férié pour se promener sur les quais, respectivement se rendre à la fête du 1er août au parc la Grange, avec pour seule vision des manèges présents mais fermés. Comment pouvons-nous ainsi comprendre une telle décision de la part d'un Conseil Administratif qui affirme vouloir soutenir les événements festifs et populaires? A plus forte raison lorsqu'ils ne coûtent rien à la municipalité?

Le PLR Ville de Genève souhaite faire part de sa vive désapprobation face à cette décision aussi incompréhensible que contre-productive. Il invite ainsi le Conseil Administratif à encourager les initiatives pour animer notre Ville plutôt que de les restreindre.

L'argument pour justifier le refus de l'ouverture, soit que les fêtes de Genève ne doivent pas excéder 10 jours ne tient pas. Non seulement nous sommes dans une situation différente mais en plus, il serait parfaitement possible de limiter l'ouverture au seul 1er août au motif qu'il est férié. Les fêtes commençant le 3 août, les événements seraient ainsi clairement séparés pour le plus grand bonheur de nos concitoyens qui ne comprendraient pas de voir des manèges installés – mais fermés – le jour de la fête nationale.

Par ailleurs, il convient de rappeler que jusqu'en 2015, les fêtes de Genève commençaient fin juillet et incluaient donc le 1er août. Ce qui ne posait pas le moindre problème et permettait même d'inclure la fête nationale dans les activités touristiques du bord du lac.

Le PLR Ville de Genève ne veut pas une ville morte et des quais en rade le jour de la fête nationale. Il demandera ainsi des comptes au Conseil Administratif lors de la rentrée politique de septembre s'il ne revient pas sur sa décision. Surtout, il proposera des mesures afin qu'une telle situation ne se reproduise pas à l'avenir.

03/07/2017

GSHC : rénovation légère du secteur nord des Vernets

Suite au vote par le Conseil Municipal de ma proposition d'une rénovation légère de la patinoire des Vernets que vous pouvez trouver ici, la page FB GSHC/SFC info (voir ici) m'a interviewé sur le sujet ainsi que sur le projet de nouvelle patinoire. Vous pouvez en trouver la retranscription ci-dessous.

Salut Simon, alors content de ce Conseil Municipal?

Oui. Nous avons obtenu de haute lutte le principe d’une rénovation légère de la patinoire des Vernets qui, vu son faible coût (autour de 340'000 francs), ne remet pas en cause le principe de la nouvelle patinoire. Les recettes supplémentaires engendrées (300'000 francs/an) montrent que cette dépense en vaut la peine. Je précise aussi que ce sont les partis de droite du Conseil Municipal (PLR-PDC-UDC-MCG) qui ont voté ce crédit, les partis de gauche l’ayant refusé pour des raisons diverses.

Lorsque le vote final a eu lieu, vers 23h30, j’étais épuisé mais content. J’avais surtout le sentiment d’avoir réussi à faire avancer les choses dans ce dossier qui me tient tant à cœur. Car je ne veux pas voir un jour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC) disparaître faute de lui avoir permis de disposer d'une infrastructure moderne.

Tu es depuis des années le "monsieur patinoire" à Genève. Pourquoi ce projet te tient à cœur depuis des années?

D’abord parce que je suis un fan assidu du GSHC. Ensuite parce que je pense que c’est un projet nécessaire pour Genève. Des milliers de nos concitoyens se rendent chaque semaine aux Vernets pour assister aux matches du GSHC et il est donc nécessaire de leur fournir une infrastructure fonctionnelle. De nombreux chantiers culturels d’envergure ont démarré ces dernières années (Nouvelle Comédie, Grand-Théâtre, etc), je pense que la même chose doit se faire pour les infrastructures sportives comme la nouvelle patinoire.

Dans le cadre de mon engagement politique, j’ai tendance à ne jamais lâcher un dossier avant d’avoir obtenu gain de cause ou avoir eu les réponses que je souhaitais. Ceci fait que je n’arrêterai pas de m’intéresser à ce sujet tant que le premier match du GSHC n’aura pas eu lieu dans la nouvelle patinoire. Autant dire que je vais encore plancher dessus quelques années

Peux-tu nous parler un peu du projet? Est-ce que le parterre nord va gagner en visibilité ?

Oui. L’objectif est double. Soit d’améliorer le nombre de places et le confort du parterre nord tout en étendant la zone VIP sur la partie de la tribune nord dont la visibilité est actuellement faible.

En votant les crédits nécessaires avant l’été, nous donnons une chance pour que ces travaux se fassent avant le début de la saison régulière. Sachant qu'il serait compliqué de les réaliser entre septembre et avril du fait de la tenue régulière de matches. J’ai ainsi dû agir dans l’urgence car j’ai attendu que le Conseil Administratif refuse formellement que ces travaux aient lieu, avec pour conséquence notable le retrait d’un mécène qui aurait été près à financer ceux-ci.

La diminution de places « grand public » sera compensée par l’augmentation de la capacité d’accueil du parterre nord. Au final, on devrait avoir environ 170 places VIP en plus et surtout une amélioration de la visibilité et du confort dans tout le secteur nord.

Pour ce qui est de la tribune VIP, l’idée est de considérer les tribunes latérales comme un prolongement des programmes créés pour le public VIP et d’aménager un espace détente VIP dans une zone actuellement non exploitée. Le tout sera complété par un espace VIP avec tables et comptoir en bord de glace. J’ajoute encore que ces installations seront temporaires et démontables.

Pour ce qui est du parterre, l’objectif est de déplacer l’actuelle tribune au plus proche de la glace via un glissement des gradins en direction de la glace grâce à l’installation d’une structure démontable. Elle offrira ainsi aux IG02 une meilleure proximité avec notre équipe et leur assurera une qualité de vue à la hauteur de leur soutien pour le GSHC. Ceux-ci ont d'ailleurs été consultés par le club et approuvent ces aménagements car je n’aurais évidemment pas défendu un projet qui ne recueille pas l’assentiment des principaux concernés.

Enfin, un bar en prolongement de cette tribune sera créé à leur usage exclusif et valorisera du même coup une zone ou la visibilité sur la glace est très limitée. En résumé le projet est le suivant :

- Permettre l’occupation partielle de la tribune nord par un public VIP.

- Créer une zone d’accueil VIP supplémentaire.

- Créer un espace détente VIP supplémentaire dans la zone sans visibilité sur la glace.

- Déplacer la tribune «ultra» du GSHC plus près de la glace.

- Créer un nouveau bar attenant à la zone des supporters dans la zone sans visibilité sur la glace.

Une nouvelle patinoire à Genève: réalité ou fantasme?

Un fantasme réalisable. Revenons un peu sur la genèse du projet. En 2011, un accord tripartie (Ville de Genève, État de Genève, GSHC) avait été conclu pour que la nouvelle patinoire soit construite pour 2015. Aujourd'hui, en 2017, nous n'avons même pas un calendrier de réalisation des travaux. Et si cet état de fait n'est pas de la seule responsabilité des collectivités publiques (loin s'en faut), nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une situation qui voit chacun des partenaires se renvoyer le puck.

Une seule chose est sûre, c’est que la nouvelle patinoire ne sera pas disponible avant au mieux 4 ou 5 ans. J’espère ainsi sincèrement que les choses vont enfin avancer même si, encore une fois, ce n’est pas seulement de la faute des autorités si ce dossier n’avance pas. A cet effet, je me réjouis que la mise à l’enquête de la procédure de déclassement des terrains du Trèfle-Blanc ait enfin commencée. Ainsi que de la récente annonce que l’État considère que le groupe d’investisseurs dispose de la crédibilité et de la capacité financière nécessaire, mais également de l’expérience et de la réputation requise pour la réalisation et l’exploitation de ce type d’ouvrage. Il était temps.

Par contre, si on devait renoncer à ce site, le plan B est pour moi tout trouvé. Le site de la voirie municipale se trouvant à côté des Vernets (à côté du parking VIP), j’avais d’ailleurs proposé ce lieu à l'époque mais avait renoncé à pousser plus loin afin de que les efforts convergent sur le site retenu par le GSHC et les autorités municipales et cantonales. Je rends ainsi hommage à l’ancien conseiller d’État socialiste Charles Beer qui a beaucoup œuvré en son temps pour faire avancer les choses.

Peut-on considérer le récent communiqué sur la nouvelle patinoire comme une véritable avancée?

On peut surtout considérer comme une avancée le fait que les choses bougent. J'attends maintenant de voir la suite car rien n'a vraiment avancé dans ce dossier depuis depuis que l'on a retenu le site du Trèfle-Blanc en février 2012. La validation de la capacité financière aurait du être faite depuis longtemps, la procédure de déclassement des terrains achevée et le plan de financement bouclé.

Ou en sommes-nous 5 ans après? L’État vient d'annoncer qu'il semble considérer que le groupe d’investisseurs est crédible ; le processus de déclassement des terrains, dont la mise à l'enquête a commencé début mai, n'est pas encore terminé et le plan de financement toujours pas finalisé.

Tout cela pour dire que si les choses semblent avancer dans le bon sens, on ne peut malheureusement pas encore parler d'une véritable avancée qui serait pour moi la validation du plan de financement de la nouvelle patinoire. Idéalement 100% privé afin d'éviter de devoir recourir à une mise au concours des diverses adjudications, comme l'impose l'accord intercantonal sur les marchés publics dès lors qu'on investit de l'argent public au-delà d'un certain seuil.

T'es au courant que tu as d'ores et déjà gagné le prix de la Punchline de l'année ? "M.Pagani vous êtes aux travaux publics ce que Didier Massy est à l'arbitrage!! " Elle était préparé ou c'est sorti comme ça?

C’est sorti comme ça. Lors d’un débat sur la précédente rénovation (la construction de l’actuelle tribune VIP), j’avais déjà lancé au même conseiller administratif «vous êtes encore plus de mauvaise foi que Danny Kurmann». Le paradoxe dans ce dossier est que je sais que Rémy Pagani apprécie de se rendre à la patinoire des Vernets pour regarder des matches du GSHC...

Le débat de l’époque sur l’actuelle tribune VIP était du même acabit. J’avais déposé le projet en disant que c’était possible et lui non. J’ai gagné le vote et la construction a pu avoir lieu. Aujourd’hui, il fait partie de ceux qui trouvent excellent cet aménagement. J’espère que ce sera pareil ici.

Comme l'a relevé le conseiller administratif Sami Kanaan lors de ce débat, plus de 21 millions de francs d'argent public ont été investis dans les diverses rénovations des Vernets. Nous sommes maintenant quasiment à bout touchant sur ce qu'il est possible d'y faire et il faut donc passer à la suite logique qu'est la construction de la nouvelle patinoire.

11/01/2017

UVG : Union des Villes Genevoises ou des Villes de Gauche?

Depuis bientôt deux ans, la Ville de Genève et plusieurs autres communes (Carouge, Lancy, Onex, Meyrin et Vernier) ont mis en place une structure appelée l’Union des Villes Genevoises (UVG). Ceci sans consulter leurs différents Conseils Municipaux, ce qui en dit long sur la considération qu'en ont les différents exécutifs à majorité rose-verte. Ce mépris apparaît aussi envers les petites communes qui disposeraient de trop de poids au sein de l'Association des Communes Genevoises (ACG) selon les créateurs de l'UVG.

Formellement, cette union vise à accueillir les municipalités de plus de 10’000 habitants ou dont la densité excède 1500 habitants au km2. Matériellement, elle vise surtout à regrouper les communes dirigées par les partis de l'Alternative. On peut donc davantage parler d'une Union des Villes de Gauche vu qu'aucune commune à majorité de droite n'a demandé à en faire partie.

Si la question d'un regroupement des Villes du canton est légitime, la méthode pose beaucoup de questions. Une telle démarche n'aurait-elle pas pu avoir lieu à l'intérieur de l'ACG ? Surtout, est-ce que l'UVG apporte réellement une plus-value aux citoyens de ces différentes communes ? On peut clairement en douter vu qu'elle semble davantage être là pour prendre le contre-pied politique de l'ACG. Il s'agit plus ici d'une forme de Sonderbund municipal vu que son objectif est la défense de soi-disant intérêts particuliers.

Au surplus, se pose la question de la légalité de la démarche. Est-ce qu'un Conseil Administratif à la compétence de faire adhérer sa commune à ce qui s'apparente à un groupement intercommunal ? La question se pose lorsqu'on lit l'article 30 alinéa 1 lettre u de la loi sur l'administration des communes. Lequel stipule que la création et l'adhésion à un tel groupement doivent être validées par le Conseil Municipal de la commune adhérente.

La création de l'Union des Villes Genevoises est-elle légale ? Pas sûr. Est-elle légitime ? Non vu la manière dont elle a été créé. Il est ainsi flagrant de constater le déni de démocratie des différents exécutifs qui non seulement n'ont pas souhaité débattre d'un tel sujet avec leurs délibératifs respectifs mais affirment encore dans la presse qu'ils ne tiendraient pas compte d'une demande de retrait, fut-elle votée par une majorité du Conseil Municipal.

Des questions comme la gouvernance de nos communes, la répartition des compétences avec le canton ou le fonctionnement de l'Association des Communes Genevoises méritent un vrai débat. Espérons que nous pourrons enfin l'avoir dans les mois à venir, malgré le refus du débat de la part des exécutifs municipaux de gauche.

Vous pouvez trouver ici mon article sur ce sujet, dans la Tribune de Genève du jour, dans le cadre d'un face à face avec le conseiller administratif vert de Carouge Nicolas Walder.

05/06/2016

Ville de Genève : à nouveau budget, nouvelles méthodes

L'Entente municipale, le MCG et l’UDC prennent acte du refus populaire des coupes linéaires votées par le Conseil Municipal lors du budget 2016. L’approche pompier-pyromane du Conseil Administratif qui a refusé toute discussion a ainsi fonctionné à plein. Idem lorsque l’exécutif a coupé différemment les lignes afin de rendre le vote parlementaire le plus impopulaire possible. Alors même que le Conseil Administratif a continué de dépenser comme si de rien n’était sur certaines des lignes touchées par le référendum.

Entre un mélange des genres abusifs (utilisation de bâtiments et de subventions publiques), des mensonges éhontés consistant à dire que les préaux d'écoles ne seraient plus nettoyés ou que les décisions prises mettaient en danger la Genève culturelle, force est de constater que cette campagne laissera des traces. Car c'est bien la politique clientéliste de l'Alternative qui est apparue ici dans toute sa splendeur. Nous tenons, encore une fois, à rappeler que les subventions publiques ne sont pas un droit ou un dû, chose que certains semblent avoir de la peine à accepter. Il est ainsi parfaitement normal d’en discuter voire de les remettre en cause.

A cet effet, il convient de rappeler que l'objet de la votation portait uniquement sur une double coupe linéaire de 2%. Pas sur la politique d'économies que souhaite amener la nouvelle majorité du Conseil Municipal. C'est donc avec une nouvelle méthode et de nouvelles mesures que l'Entente, le MCG et l’UDC travailleront sur le budget 2017 afin que ce dernier soit conforme à leurs vues. N’en déplaise à l’Alternative qui continue à croire que la Ville de Genève est sa propriété.

Pour rappel, cela fait maintenant des années que l’Entente, le MCG et l’UDC analysent et amendent le budget municipal sans que jamais cela ne convienne à l'Alternative et à la majorité du Conseil Administratif. Lesquels semblent ignorer qu'une autre politique est possible et souhaitable. Nous appelons ainsi l’Alternative à mettre fin à ses insultes constantes et gratuites qui ne cessent pas depuis qu’elle a perdu la majorité parlementaire.

Nous réitérons, comme l'année dernière, notre volonté de discussion avec le Conseil Administratif. Sachant qu'il faut être deux pour cela. Nous ne transigerons cependant ni sur notre programme politique ni sur notre volonté de réformer et d’améliorer le fonctionnement de la Ville de Genève. Nous viendrons ainsi avec d’autres mesures et propositions que celles refusées ce jour par la population.

La bataille du budget 2016 est close, celle du budget 2017 commence.

23/05/2016

Budget municipal 2016 : des économies nécessaires et indolores

La double votation municipale du 5 juin 2016 révèle bien des surprises. Elle révèle ainsi le dangereux visage de ceux qui estiment que les subventions publiques sont un droit et sont prêts à tout pour les conserver.

Sur un plan plus politique, elle doit aussi nous amener à une brève analyse. Notamment sur l'incohérence de certains, en terme de programme comme de discours politique.

Alors que l'écologie politique est entrée dans les mœurs, laquelle stipule qu'on doit réduire nos émanations de Co2 et notre consommation. Afin de ne pas épuiser les ressources de notre planète pour les générations futures. Force est de constater que les partis de la gauche municipale n'appliquent pas ce principe en matière de finances publiques. Pour preuve l'actuelle gestion financière de la Ville de Genève.

En effet, avec une dette municipale qui dépasse 1.5 milliard de francs, faire des excédents budgétaires permettant de rembourser la dette devrait être un devoir pour tout exécutif municipal qui se veut un minimum responsable. Cela devrait être d'autant plus un devoir que la Ville de Genève, dépense chaque année, des dizaines de millions pour des politiques publiques inutiles qui n'améliorent en rien le confort et la qualité de vie de notre population. Raison pour laquelle le PLR et la majorité du Conseil Municipal ont décidé qu'il était temps de faire des économies.

Cette campagne de votation permet cependant de faire tomber quelques masques. Par exemple, les Verts qui ne voient aucun problème à voir la dette augmenter lors du budget 2016 et qui vont donc à l'encontre du principe de développement durable censé être la base de leur programme. Ou encore un Parti Socialiste qui a pour slogan «pour toutes et tous sans privilèges» mais trouve pourtant, ses alliés de gauche avec lui, qu'il est scandaleux de remettre en cause et même de discuter de la bonne attribution des subventions publiques. Comme quoi les privilèges de certains semblent valoir davantage que d'autres.

A les entendre, c'est la culture qu'on assassine, le fonctionnement de la municipalité qu'on remet en cause et une diminution inacceptable de prestations publiques indispensables à la population qui est en jeu. Avez-vous cependant ressenti une déperdition de l'offre culturelle depuis le mois de janvier 2016? Trouvez-vous que le tissu social s'est abîmé ou que la Ville de Genève offre moins de prestations à sa population? Que les préaux sont moins bien nettoyés? Bien sûr que non. On voit donc bien que les économies demandées (7.5 millions sur un budget de plus d'un milliard de francs) ne remettent rien en cause. Sinon une forme de clientélisme politique dont la gauche municipale s'est fait la spécialité. Vivez-vous ainsi mieux en Ville de Genève depuis 2002? Pourtant vous devriez vu que les dépenses par habitants sont passées de 5360 à 5944 francs.

Les récents comptes budgétaires de la Ville de Genève, soit ceux de l'année 2015 avec un excédent de près de 39 millions ne changent hélas rien à l'affaire. En effet, ce dernier s'est construit via des recettes exceptionnelles et inattendues dont rien ne dit qu'elles se reproduiront les années futures. Ce qui devrait amener l'exécutif municipal, sa magistrate en charge des finances en tête, à davantage de circonspection pour ne pas dire de réflexion. Surtout lorsqu'on a vu son dernier projet de budget rejeté par le Conseil Municipal.

Il est ainsi amusant de constater le double discours de la gauche genevoise. Lorsque le Grand Conseil refuse le budget du Conseil d’État, c'est parce que l'exécutif cantonal – son ministre des finances en tête – serait incompétent. Alors que lorsque la même situation se produit en Ville de Genève, c'est parce que le Conseil Municipal refuserait de faire son travail. Vous avez dit incohérence?

La véritable incohérence réside dans le fait que le budget municipal, plus précisément ses charges, est bien moins soumise aux aléas conjoncturels que le budget du canton. Il est donc bien plus facile de faire un budget municipal acceptable sachant qu'en plus, la loi sur l'administration des communes ne permet pas qu'il soit déficitaire.

Aujourd'hui, le problème réside dans le fait que la majorité politique du Conseil Administratif ne correspond pas à celle du Conseil Municipal. L'Alternative y étant clairement surreprésentée avec 80% des sièges alors qu'elle ne représentent que 46% du Conseil Municipal. Surtout, ils refusent d'accepter la nouvelle majorité parlementaire issue des dernières élections. Pour preuve le refus constant de construire un projet pour notre Ville avec la majorité politique du Conseil Municipal. Faute de vouloir remettre en cause le dogme alternatif qui consiste à dépenser l'argent que nous n'avons pas.

Lors de la votation municipale du 5 juin 2016, la population jugera avant tout la méthode de la coupe linéaire, laquelle était malheureusement la seule utilisable cette année pour demander à l'exécutif de faire un effort en matière de dépenses. Ce budget 2016 est ainsi la conséquence du refus du Conseil Administratif de travailler en bonne entente avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal qui n'est, dorénavant, plus à ses ordres.

Quoiqu'il arrive lors de cette votation, le budget 2017 sera une nouvelle épreuve de force si l'exécutif n'accepte pas de travailler avec la nouvelle majorité du Conseil Municipal. Pour sa part, le PLR Ville de Genève continuera de s'engager pour une baisse de la dette, une maîtrise des charges et des dépenses publiques orientées vers les besoins réels de la population.

07/09/2015

Ville de Genève : après No Bunkers, No Budget ?

Avec une législature municipale 2015-2020 qui a démarré en fanfare, Via le dossier No Bunkers dans lequel le Conseil Administratif de la Ville de Genève s'est fait le complice d'une occupation illicite, force est de constater que l'exécutif municipal semble toujours s’apparenter davantage à un Conseil de l'Alternative qu'un à Conseil Administratif désireux de défendre les intérêts de la population.

Dans le cadre du dossier No Bunkers, le PLR a demandé dès le mois de juin, via le dépôt d'une motion que j'ai rédigée (voir ici), la fin de l'occupation illicite et du soutien tacite de l'exécutif envers un collectif autoproclamé qui ne représentait que lui-même. Malheureusement sans succès jusqu'à l'épilogue que l'on connaît. Ce dossier a cependant montré, une nouvelle fois, que le Conseil Administratif se met à l'écoute de la société civile uniquement lorsque cela l'arrange tant il ne semble pas concevoir de vision de société en dehors de son dogme politique.

A cet effet, on aurait aimé voir le Conseil Administratif écouter avec autant d'attention la population qui a voté non à la piétonisation des rues. Et, à présent, un Conseil Municipal dont la majorité n'est de loin pas la même qu'à l'exécutif. Ceci, par exemple, dans le cadre de l'élaboration du budget.

Ainsi, à l'orée d'une législature municipale qui s'annonce passionnante. La rentrée politique a vu le Conseil Administratif présenter un projet de budget 2016 sans aucune discussion préalable avec les partis composant la majorité du Conseil Municipal malgré la demande expresse de ceux-ci. Si jusqu'à présent, tout se décidait dans les caucus et les assemblées des partis de l'Alternative, la majorité du Conseil Administratif va pourtant devoir se résigner à ne plus mépriser les partis n'appartenant pas à son bord politique si elle souhaite avoir un budget et, surtout, ne pas paralyser la municipalité.

Pourtant, à ce jour, le Conseil Administratif semble n'avoir toujours pas compris que la majorité du Conseil Municipal a définitivement changé le 19 avril 2015. Ce faisant, il met en danger le budget de la Ville de Genève en refusant d'écouter les demandes légitimes des partis majoritaires.

Alors que l'excédent du budget 2015 de la Ville de Genève n'était que 13'895 francs, le projet de budget 2016 voit pour sa part un boni prévisionnel à hauteur de 1.3 millions. Si l'excédent prévu est meilleur pour l'exercice 2016, il ne l'est malheureusement, une nouvelle fois, que de façade. Par ailleurs, il n'est du qu'à une circonstance exceptionnelle (la modification de la péréquation financière intercommunale suite à l'exceptionnelle rentrée fiscale de la commune d'Anières) et pas par une réelle volonté politique.

En effet, ces excédents ne sont pas le fait d'un choix politique mais bien d'une obligation légale qui oblige les communes à ne pas avoir de budget déficitaire. Dans le cas d'espèce, une nouvelle fois, les dépenses sont poussées jusqu'à l'extrême-limite de la marge de manœuvre légale. Ceci fait qu'on peut raisonnablement penser que l'excédent se transformera en déficit avec la baisse prévue des rentrées fiscales. Il sera donc nécessaire de faire des choix si l'on veut que le budget municipal soit acceptable et, surtout, qu'on ne continue pas à creuser une dette qui pèsera sur le futur.

Pour rappel, le budget municipal était de 978'543'374 CHF en 2002. Aujourd'hui, selon le projet de budget 2016, il se monte à 1'144'400'000 CHF. Soit une augmentation de 166 millions en 12 ans. Estimez-vous que votre qualité de vie s'est améliorée entre temps ou qu'il fait mieux vivre à Genève ? La réponse à ces deux questions vous permettra de savoir si cet argent a été correctement dépensé.